septembre-octobre 2009, INVITATIONS À LIRE

Ci-dessous quelques unes des lectures qui nous ont été signalées.
N’hésitez pas à nous indiquer les ouvrages, sites ou manifestatiions culturelles susceptibles, par leur thématique ou leur actualité, d’intéresser la gamme diversifiée des lecteurs progressistes.

AUTOUR DU 11 SEPTEMBRE et alors que le compte-rendu officiel US sur cet attentat est de plus en plus contesté, « SOCIALGERIE » a retenu deux articles parus sur le site « voltairenet.org »:

. En Russie l’article du Général Leonid IVASHOV qui avance des faits pour qualifier le 11 septembre de test de provocation mondiale;

. Aux USA, Alan MILLER reprend les demandes d’éclaircissement de 41 experts états-uniens, ayant une longue expérience dans les services du Renseignement et du Contre-terrorisme, qui mettent en doute la validité des conclusions du Rapport de la Commission sur le 11 septembre.

AU SUJET DE CUBA, le livre de SALIM LAMRANI signalé à SOCIALGERIE par plusieurs lecteurs.

SUR « L’IMMIGRATION SOUS SURVEILLANCE » telle que pratiquée en Europe et en France plus particulièrement, trois livres de parution récente:

. « DOUCE FRANCE: RAFLES, RÉTENTIONS, EXPULSIONS », écrit par un collectif autour de Olivier Le Cour Grandmaison;

. « LES CLASSES ET QUARTIERS POPULAIRES. PAUPÉRISATION, ETHNICISATION ET DISCRIMINATION », de Said Bouamama;

. « REJET DES EXILÉS – LE GRAND RETOURNEMENT DU DROIT D’ASILE » de Jérôme VALLUY;

. ainsi qu’un poème, adressé au site après la mort de Ikram – Annaba qui tentait de rejoindre Cristelle en France. D’une rive et de l’autre de la Méditerranée leurs demandes de visas avaient été rejetées sans explications et à plusieurs reprises depuis 4 ans.

PARMI LES LIVRES ALGÉRIENS DE PUBLICATION RÉCENTE:

. « RETOUR EN ALGÉRIE » de Abdelmadjid KAOUAH

. « LE RAPT » , de Anouar BENMALEK

LE FILM – AL BI’R (LE PUITS), DE BÉATRICE DUBELL, documentaire autour des engagements et liens de solidarité et de lutte qui se sont développés à Lyon, entre Français et Algériens, pendant la Guerre d’Indépendance de l’Algérie.
Pprésentation du film par Gilbert Meynier, universitaire, historien.

AU FUR ET À MESURE DES NOUVELLES PUBLICATIONS:

. LES ARABES ET LA SHOAH, de Gilbert ACHCAR.

. UN POÈME DE MAHMOUD DARWICH

LE 11 SEPTEMBRE 2001, VU DE RUSSIE ET LA CONTESTATION AMÉRICAINE

Cliche_2009-10-03_18-30-20.jpg 1.  » VU DE RUSSIE

LE 11 SEPTEMBRE 2001: UNE PROVOCATION MONDIALE »

Moscou, le 17 mars 2009; par Général Leonid IVASHOV

Politologue russe influent, issu des milieux nationalistes, le général Léonid Ivashov était chef d’état-major des armées le 11 septembre 2001. Ce jour-là, il avait placé ses satellites en alerte pour observer les manœuvres militaires aériennes annoncées aux USA, mais c’est un tout autre spectacle auquel il fut confronté. Au vu des analyses de cet événement par ses experts, il a écarté l’hypothèse Al-Qaïda et conclu à une provocation de l’élite financière anglo-saxonne. Sur cette base, il a développé la vision stratégique russe du monde post-11-Septembre.

Son article est représentatif de la pensée des officiers supérieurs russes.Ce qui est considéré comme un délire dans les pays de l’OTAN est une vérité d’évidence en Russie, comme dans de nombreux autres régions du monde.

L’honnêteté intellectuelle exige d’accepter la relativité des points de vue. Pour la suite, cliquez ici…


Cliche_2009-10-03_19-31-01.jpg2. « 41 CITOYENS ÉTATS-UNIENS, DE L’ANTI-TERRORISME ET DU RENSEIGNEMENT METTENT EN CAUSE LA VERSION OFFICIELLE DU 11SEPTEMBRE »

par Alan Miller, éditeur du site PatriotsQuestion911.com

Le compte-rendu officiel du 11 septembre: « terriblement défectueux », « bourré de contradictions », « une plaisanterie », « une façade ».

Plus de 40 citoyens états-uniens ayant travaillé pour différents services de Renseignement et de Contre-terrorisme ont sévèrement critiqué le compte-rendu officiel du 11 Septembre; la plupart d’entre eux demandent une nouvelle enquête.

La majorité des États-uniens [et des populations des pays de l’OTAN] sont maintenus dans l’ignorance totale de leurs déclarations publiques, conséquence immédiate du refus des organismes de la presse comme des médias de masse de traiter cette question. La crédibilité de ces personnes et leur loyauté envers leur pays ne peuvent être mises en doute, avec leurs années de service passées à collecter et analyser l’information, à planifier, et effectuer des opérations cruciales pour la sécurité nationale des États-Unis.

Ces 41 personnes ont travaillé pour le Département d’État, l’Agence de la sécurité nationale (NSA), l’Agence centrale de Renseignement (CIA), le Bureau fédéral d’investigation (FBI), l’Administration fédérale de l’Aviation (FAA), Le Bureau des douanes et de la protection des frontières ainsi que pour diverses sections de l’armée des États-Unis.

La suite de l’article [en suivant le lien:

 >http://www.voltairenet.org/article160106.html]

voir aussi le document complet joint à l’article (téléchargeable en pdf) en cliquant ici


Cliche_2009-10-03_16-10-32.jpg « CUBA. CE QUE LES MÉDIAS NE VOUS DIRONT JAMAIS » de Salim Lamrani, universitaire, chargé de cours aux universités Paris-Descartes et Paris-Est Marne-la-Vallée,
Paris, Editions Estrella, 2009, 300 pages, 18¤

Prologue de Nelson Mandela

fiche du livre voir ici …

Pour toute commande dédicacée, contacter directement : lamranisalim@yahoo.fr

Critique du livre « CUBA. Ce que les médias ne vous diront jamais », par Maxime VIVAS:

« Salim Lamrani occupe un créneau particulier parmi les auteurs : il écrit sur Cuba (alors que la mode pavlovienne veut qu’on écrive toujours contre) et il le fait avec une précision clinique, une rigueur scientifique marquées par une originalité : à chacune de ses affirmations, à chacune de ses informations qui vont à l’encontre des idées reçues, des mensonges déversées, des trucages, il fournit ses sources. Celles-ci sont surabondantes (plus de 600 !) et irréfutables.

Son dernier livre, «CUBA, ce que les médias ne vous diront jamais» est une démonstration implacable d’une incontournable vérité : Cuba n’est pas un paradis, et moins encore l’enfer que nous décrivent nos médias. Et Salim Lamrani démonte, avec une minutie d’horloger, les mensonges, les censures, les partis pris, l’acharnement à nuire contre ce petit pays qui aime le nôtre depuis des siècles.

Il fait aussi la démonstration de cette astuce journalistique perverse qui bâtit des impostures avec des images et des informations vraies. Il suffit en effet de débiter ce qui ne va pas, en chapelet ininterrompu, de taire le reste, pour construire un mur du mensonge en empilant des briques de vérités. Ainsi, ils plongent le vrai visage de Cuba dans l’ombre et projettent sa caricature sous des projecteurs qui ne s’éteignent jamais.

Le livre s’ouvre sur un prologue de Nelson Mandela, homme de courage qui, à peine élu président de l’Afrique du Sud au sortir des geôles racistes, fonça ostensiblement à Cuba pour son premier voyage officiel, information qui fait partie de «ce que les médias ne vous diront jamais».

Maxime Vivas (écrivain, Prix Roger Vailland 1997)

Une autre présentation du livre, par Thierry Meyssan:

Salim Lamrani … y passe en revue, de manière systématique, tous les arguments utilisés par la propagande étasunienne pour justifier a posteriori l’embargo imposé unilatéralement par Washington en violation du droit international. Ce tour d’horizon permet de mesurer à quel point les critiques du gouvernement révolutionnaire sont irréelles. Une annexe historique souligne aussi la permanence de l’attitude des administrations étasuniennes successives, indépendamment de l’alternance de façade entre démocrates et républicains. On regrettera l’absence d’index qui aurait permis d’utiliser ce livre comme une encyclopédie ; quoi qu’il en soit, son caractère exhaustif et la précision de son argumentation en font un ouvrage de référence pour tous ceux qui souhaitent approfondir cette question…

La suite du commentaire ainsi qu’un extrait du livre
dans l’article « LES MERCENAIRES CUBAINS À LA MAISON BLANCHE » sur le site « voltaire ».
Cliquez ici…

Voir aussi l’interview de Salim Lamrani par André Garand en cliquant ici …


MIGRATIONS EN FRANCE

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Vient de paraître: LES CLASSES ET QUARTIERS POPULAIRES. PAUPÉRISATION, ETHNICISATION ET DISCRIMINATION, de Saïd Bouamama. Éditions du Cygne, 2009. 22 euros. Voir la présentation du livre en cliquant ici…

Lire aussi l’article: « LA STIGMATISATION DES QUARTIERS POPULAIRES EMPÊCHE TOUTE CRITIQUE SOCIALE »,
entretien, réalisé par Ixchel Delaporte et paru dans l’Humanité du 29 septembre 2009, avec le sociologue SAÏD BOUAMAMA, chargé de recherche à l’IFAR (Intervention, formation, action, recherche) de Lille. Lire en cliquant ici

Auteur de nombreux ouvrages, Saïd Bouamama revient dans ce livre sur vingt ans d’observation et de – recherche concernant les rapports entre la paupérisation des quartiers populaires, leur ethnicisation et les idéologies libérales qui en tirent profit. Le sociologue dissèque le culturalisme, présenté souvent comme la seule explication des problèmes des quartiers populaires : leurs habitants ne s’en sortiraient pas du fait d’une religion, d’une culture ou d’un mode de vie différents. Saïd Bouamama dénonce cette posture stigmatisante qui évacue les causes socio-économiques du contexte difficile dans lequel évoluent certains territoires. Lire la suite…


Cliche_2009-10-03_11-56-12.jpg DOUCE FRANCE: RAFLES, RÉTENTIONS, EXPULSIONS

Éditeur : Seuil – Pages : 295, Prix : 19 €

ouvrage collectif sous la direction d’Olivier Le Cour Grandmaison

« Nous connaissons les existences et les espoirs ruinés de ceux qui sont raflés placés en centre de rétention, puis forcés d’embarquer dans des avions ou des navires à destination de leur pays d’origine. Telle est la situation qui nous porte à écrire, telle est la raison d’être de ce livre : témoigner, penser, résister, autant que faire se peut. »

Élaboré avec le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), Douce France est un livre engagé … lire la présentation du livre sur le site Al-Oufok ici… avec la présentation des différents chapitres, constitués de témoignages et analyses: * Première partie : Traquer, interner, expulser. * Deuxième partie : Les droits et libertés mis à mal. * sont donnés deux annexes: Annexe 1. Extrait de jugement de la Grande Chambre de la Cour Européenne des droits de l’homme
Annexe 2. Extraits de la lettre de mission reçue par Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire

Dans l’ « INTRODUCTION » , Olivier Le Cour Grandmaison démasque
ce nouveau ministère » de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et codéveloppement » , qui acceptant comme critère de son efficacité d’être jaugé sur«le nombre de reconduite à la frontière» – , devrait mieux être désigné sous un nom plus adéquate de « ministère des expulsions » .

de même qu’il dénonce la
« Politique des mots et les mots de la politique qui s’insinuent dans le langage courant pour mieux le pervertir, gouverner les consciences, anesthésier les perceptions des citoyens et des acteurs en banalisant les agissements de tous les fonctionnaires – préfets, gendarmes, policiers – dont la mission est de traquer, placer en rétention puis renvoyer dans leur contrée les hommes, les femmes et les enfants identifiés comme des sans-papiers….
et la « Xénophobie d’Etat »

Pour voir le texte de l’Introduction cliquez ici…

Voir fiche du livre ici:


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« REJET DES EXILÉS – Le grand retournement du droit d’asile », de Jérôme VALLUY, éditions Du Croquant, janvier 2009. Dans ce livre J Valluy défend la thèse d’une xénophobie de gouvernement qui a transformé l’image publique des étrangers, les stigmatisant comme une menace. Un phénomène qui sert aujourd’hui à justifier les politiques de fermeture des frontières…

Lire la présentation du livre, article de l’Humanité, repris sur le site Al-Oufok:

« On construit politiquement l’étranger comme un problème de société …»

en cliquant ici…


LE RÊVE D’IKRAM ET DE CRISTELLE

Ikram rêvait d’une autre vie

Généreuse

comme le nom qu’il portait

De portes et de fenêtres

que l’on ouvre à souhait

Pour inventer

tous les parfums du large

Et attendre

l’aurore se lever

sur une rive à venir

un visage

une main

une lèvre, un parfum et un rêve demain.

6

Ensemble ils ont rêvé

De passerelles et de ponts

Jetés par-dessus l’horizon

Pour apprendre le monde

Sur les doigts de la main.

Adressé par un ami de Mohamed Mahieddine

pour lire le poème, cliquez ici…


LIVRES PARUS RÉCEMMENT:

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« RETOUR EN ALGÉRIE – AMÈRE SAISON » de Abdelmadjid KAOUAH
édition « La Louve », collection « Terre de mémoire », 2009. 12,00 €.

C’est bien d’un voyage dont il s’agit. D’une parenthèse. D’un retour nécessaire, même s’il n’a pas été définitif.
… l’auteur est retourné dans le pays qu’il a dû quitter, contraint et forcé.

Il raconte ces mois de retrouvailles, plongée douloureuse dans l’histoire récente de l’Algérie : celle d’une période de sang et de larmes, où l’intolérance multipliait les massacres.

Alors, Abdelmadjid Kaouah prend sa plume d’homme engagé pour faire partager sa douleur et ses combats, pour dire son amour des autres, proches, frères humains.

Mais il sait troquer cette plume acérée pour celle, plus douce, de l’écrivain qu’il demeure, envers et contre tout : dès qu’il évoque les lieux et les paysages d’Algérie, depuis Alger vue du ciel jusqu’aux étranges gorges de la Chiffa, ses mots se font tendres, chargés d’images et de couleurs, au point que l’on se demande très vite comment tant d’horreur a pu naître devant tant de beauté.

Et surtout, ce texte inspiré porte en filigrane, au long de ses pages, un message essentiel et d’apparence faussement banale : l’intolérance n’est d’aucun peuple.
l’humanisme et la fraternité non plus. L’espoir est vivant.

Pour voir le blogde Abdelmadjid KAOUAH cliquez ici…


LE RAPT
« LE RAPT » de Anouar BENMALEK,
Fayard, 514 p., 23 €

Dans ce livre, le thème principal est l’influence de la guerre d’Algérie sur l’Algérie contemporaine et sur le devoir de mémoire envers les victimes, entre autre, de Melouza…

Se référer au
site de Anouar Benmalek en cliquant ici:

…Benmalek jette une lumière cruelle sur les horreurs dont l’être humain s’est rendu capable en Algérie. Pas pour le plaisir de rouvrir des plaies mais parce que, comme il le fait dire au ravisseur dont la blessure n’a cessé de s’envenimer depuis cinquante ans : « Le passé ne se transforme en passé que si on l’y aide. Avec bienveillance, avec tendresse, avec le respect dû à ceux qui ont souffert. »

En vrai romancier, Benmalek est impitoyable dans sa relation des faits, mais plein de compassion envers ses personnages, comme s’il n’avait cessé de se demander en écrivant leur ­histoire ce qu’il aurait fait à leur place, montrant comment un homme idéaliste peut devenir un tortionnaire, comment un homme qui fit preuve de lâcheté peut être amené à se dépasser, à se racheter. «Je ne condamne personne, je n’absous personne», écrivait Tchekhov cité en ­exergue.
(extrait d’une critique du Figaro) … « Le respect dû à ceux qui ont souffert ». Pour lire l’article en entier, cliquer ici …

Videos sur le roman « Le rapt »:

 Un commentaire de Claude Sérillon sur ce livre dans l’émission « Vivement dimanche prochain » de France 2, ce dimanche 4 octobre :

 Une interview sur ce thème donnée à la chaîne Berbère TV

 Une interview donnée à Hachette Livre :


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EL BI’R – LE PUITS, 2008, DVD disponible sur atheles.org, 20€.

Réalisation: Béatrice DUBELL

Résistances anti-coloniales à Lyon : des parcours oubliés

Le film revisite le trou de mémoire de la guerre d’Algérie, à partir des liens de solidarité et de lutte développés en France pendant la guerre entre Français et Algériens.
Il met en lumière le parcours de ces personnes, qui, dans les années cinquante, dans leur engagement dans une même lutte anti-coloniale étaient guidés par l’idée de la construction d’une future amitié entre les peuples. Leurs histoires manquent dans les représentations communément partagées. Cet héritage symbolique n’a été assumé collectivement, ni d’un côté, ni de l’autre de la Méditerranée

Lire la fiche technique complète du film sur atheles.org

Le film nous a été signalé par Gilbert Meynier, universitaire à Nancy II, historien:

Le film de Béatrice Dubell est une première en ce qu’il est une synthèse documentaire visuelle sur des faits méconnus : les engagements de fraternité humaine entre Algérien(ne)s et Français(es), à contre-courant de la sale guerre à contretemps de reconquête coloniale de 1954-1962. …

… (Le) film – al bi’r : le puits, en arabe – est plus qu’une margelle : il permet de retrouver l’eau du passé enfoui, du passé qui dérange, … … C’est aussi un puits de lumière sur le monde décisif des petits et des sans grade qui, quasi souterrainement, font aussi l’histoire. Il remet à leur morne place les idéologues crispés de la prétendue «identité nationale». Il renvoie dos à dos les lobbies de mémoire qui tonitruent sur place au nord de la Méditerranée et, au sud, cet obscurantisme structurel qui poigne l’Algérie, et que tentent de secouer tant d’engagements multiformes dans la société civile….

… Al Bi’r invite à méditer sur les voies et moyens d’un avenir partagé de respect et de concorde de part et d’autre de la Méditerranée qui soit autre chose qu’un fourre-tout combinant médiatisation et marché ; je le ressens comme un message d’espoir, aussi bien, ici, pour les jeunes d’ascendance algérienne désorientés que, là-bas, pour les harragas désespérés. …

Lire la présentation complète (Avant-propos) de Gilbert Meynier sur le site « grandensemble » en cliquant ici…


AU FUR ET À MESURE DES NOUVELLE PUBLICATIONS:

9782742782420-1.jpgLES ARABES ET LA SHOAH, de Gilbert Achcar. Éditions Actes Sud, Sindbad, 2009, 522 pages, 24 euros.

« ….L’apport essentiel du livre est dans l’analyse des positions des divers courants qui traversent les pays arabes, des «libéraux occidentalisés» aux marxistes, en passant par les nationalistes et les islamistes. C’est dans cette dernière catégorie que se recrutent antisémites et négationnistes les plus notoires. Les positions des autres partis sont diverses et évoluent en fonction du conflit. Car, pour l’auteur, «l’antisémitisme est une importation occidentale» que deux éléments ont fait prospérer, contribuant à ce qu’il appelle «un nouvel antisémitisme» : l’aggravation de la colonisation israélienne et «l’industrie de l’Holocauste». Elle a d’abord suscité un négationnisme odieux – surtout en Égypte et en Jordanie. Aujourd’hui, les Palestiniens retournent le raisonnement en se disant eux-mêmes «les juifs d’Israël». Un effet miroir qui interpelle les «justes» d’Israël, pour peu qu’ils échappent à la pensée unique. Ce livre et les débats qu’il ne manquera pas de susciter pourraient y être une puissante contribution. »

Voir l’article en entier de Françoise Germain-Robin, « Regards arabes sur le génocide » dans L’Humanité

Lire la fiche du livre …


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LE POÈME DE MAHMOUD DARWICH:

_ « SI NOUS LE VOULONS »

« Nous serons un peuple, si nous le voulons, lorsque nous saurons que nous ne sommes pas des anges et que le mal n’est pas le propre des autres.

Nous serons un peuple lorsque nous ne dirons pas une prière d’action de grâces à la patrie sacrée chaque fois que le pauvre aura trouvé de quoi dîner.

Nous serons un peuple chaque fois que nous insulterons le sultan et le chambellan du sultan, sans être jugés.

Nous serons un peuple lorsque le poète pourra faire une description érotique du ventre de la danseuse.

Nous serons un peuple lorsque nous oublierons ce que dit la tribu, que l’individu s’attachera aux petits détails.

Nous serons un peuple lorsque l’écrivain regardera les étoiles sans dire : notre patrie est encore plus élevée et plus belle!

Nous serons un peuple lorsque la police des mœurs protègera la prostituée et la femme adultère contre les bastonnades de la rue.

Nous serons un peuple lorsque le Palestinien se souviendra de son drapeau sur les stades, dans les concours de beauté et lors des commémorations de la Nakba. Seulement.

Nous serons un peuple lorsque le chanteur sera autorisé à psalmodier un verset de la sourate du Rahmân dans un mariage mixte.

Nous serons un peuple lorsque nous respecterons la justesse et que nous respecterons l’erreur. »

Extrait de la Trace du papillon

(Pages d’un journal : été 2006-été 2007)

Mahmoud Darwich

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