HOMMAGE À GEORGES ACAMPORA, RESCAPÉ DE LA GUILLOTINE

Rien de plus réconfortant, pour lui même et ses anciens camarades de lutte, que l’hommage rendu à ses 83 ans à ce militant communiste, patriote algérien résolu et syndicaliste européen anticolonialiste.

Homme d’une modestie légendaire, attaché à ses racines de Bab El Oued jusq’au bout des ongles, tout comme comme son épouse Juliette à l’accent de quartier inimitable, un quartier qu’ils n’ont jamais quitté aux pires moments de la noire décennie 90, assurés qu’ils étaient du soutien et de la protection de la population, notamment des jeunes séduits par sa gentillesse, sa disponibilité envers les autres et avec qui il a toujours entretenu d’excellents rapports.

Homme de courage et d’audace, mais aussi de réflexion et de bon sens.

Je me souviens (c’était en juin 1955 dans un studio de la rue Pirette) avec quel bonheur et satisfaction, avec quel sourire tranquille, il avait accueilli la décision ferme et équilibrée d’intégration des CDL (Combattants de la Libération) dans l’ALN, suite aux accords récents conclus entre le PCA et le FLN.

« Georgeo », le pêcheur de Chiffalo, devenu après l’indépendance haut gradé des Services de Protection Civile, ami intime de Mazouzi ex-ministre du Travail, un autre grand résistant et le plus ancien des détenus politiques algériens, analysait toujours avec sang froid (comme les regrettés Julot (Jules Molina) ou Baptiste Pastor) les évènements les plus dérangeants ou les situations les plus dangereuses.

Il a mis à l’honneur par sa propre vie la fameuse maxime: plus de patriotisme renforce l’internationalisme et plus d’internationalisme renforce le patriotisme.

S. Hadjerès

Hommage à George Acampora,

rescapé de la guillotine

Hier, au cours d’une cérémonie présidée par Mostefa Boudina,

organisée au siège de l’association nationale des anciens condamnés à mort,

un vibrant et chaleureux hommage a été rendu

à George Acampora, ancien condamné à mort,

par ses compagnons d’armes.

Aujourd’hui âgé de 83 ans, George Acampora fut un militant de la cause nationale et de la cause ouvrière au sein du Parti communiste algérien (PCA) dans les années 1940-1950.

Avec un «commando de choc», il prit part, notamment, à l’attaque du commissariat de police de la Redoute (El Mouradia).

Fait prisonnier fin août 1956, il fut condamné à mort et partagea la cellule de Serkadji avec Mustapha Fettal.

Dans une courte allocution, George Acampora mit en exergue le rôle des ouvriers dans la lutte armée pour l’Indépendance nationale.

EL WATAN DU 21 03 2011, page 29

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