MAI 2011 – LECTURES

COMPRENDRE LE RÉVEIL ARABE MANIÈRE DE VOIR n°117 / Juin-juillet 2011.


« TRAINS DE NUIT – UNE CAPTIVITÉ A L’OMBRE DES AURÉS » de Boualem MAKOUF, éditions BOUCHENE.


FOUCAULT, DELEUZE, ALTHUSSER & MARX – la politique dans la philosophie, livre de Isabelle Garo


REVUE CONFLUENCES MÉDITERRANÉE – PARUTION DU NUMÉRO 76 – HIVER 2010-2011


PEOPLE’S POWER – THE ARAB WORLD IN REVOLT, “PERSPECTIVES MIDDLE EAST” du 2 Mai 2011 – Numéro spécial, texte en anglais.


VIENT DE PARAÎTRE: «ARABESQUE AMÉRICAINE: LE RÔLE DES ÉTATS-UNIS DANS LES RÉVOLTES DE LA RUE ARABE», livre de Ahmed Bensaada, aux éditions Michel Brûlé – Québec.


LE MANUEL ÉTATS-UNIEN POUR UNE RÉVOLUTION COLORÉE EN EGYPTE voltairenet.org, le 1er mars 2011


TRAFIC DE DROGUE CONNEXION FRANCO-MAROCAINE”, enquêtes -témoignages, voltairenet.org, 1995-1996.


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MANIÈRE DE VOIR n°117 / Juin-juillet 2011

En kiosques et sur notre boutique en ligne

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COMPRENDRE LE RÉVEIL ARABE

Numéro coordonné

par Alain Gresh

Les chemins de la liberté et de la dignité qu’a ouverts le peuple tunisien, et dans lesquels se sont engouffrés après lui les autres peuples arabes, restent incertains, escarpés, périlleux. Mais, déjà, le retour en arrière n’est plus possible.

La suite de l’éditorial: Les chemins de la liberté: En quelques semaines, et au prix d’un millier de morts au total, les peuples tunisien et égyptien se sont débarrassés pacifiquement de leur dictateur. Rapidement, le mouvement s’est étendu, du Maroc à la Syrie, en passant par l’Arabie saoudite et l’Irak. Partout une même aspiration à la liberté, à la dignité, partout une même volonté de non-violence


I. Le temps du soulèvement

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Comme une traînée de poudre, les révoltes arabes se sont propagées de la Tunisie à l’Egypte puis à l’ensemble du monde arabe. Aucun pays n’a été épargné et, malgré les difficultés, une période sombre de l’histoire de la région s’achève. Ce n’est pas seulement la vie des peuples de cette zone qui sera affectée, mais aussi celle des voisins, et en premier lieu l’Europe. Toute la géopolitique de la région est à revoir. Si les armées gardent un rôle important, il faut également compter avec les mouvements sociaux et populaires qui, de l’Egypte à l’Algérie en passant par la Tunisie, ont préparé le terrain aux actuels bouleversements.

Tout le monde a souligné la place qu’ont occupée dans les mobilisations les réseaux sociaux. Pourtant, les révolutions arabes possèdent nombre de traits qui ont marqué les révolutions du passé, en France ou en Russie. Elles expriment aussi une volonté de tourner la page du partage colonial qui, au siècle passé, a profondément traumatisé les peuples.

Ce que change le réveil arabe

Alain Gresh

«L’impossible arrive»

Serge Halimi

L’OTAN dans l’engrenage libyen

Philippe Leymarie

Les armées, le peuple et les autocrates

Salam Kawakibi et Bassma Kodmani

Jacqueries et réseaux de résistance en Algérie

Kader Abderrahim

Racines ouvrières de la révolte égyptienne

Raphaël Kempf

Brûlantes cicatrices du partage colonial

Jacques Thobie

De quelques caractéristiques des révolutions

Tarik Tazdaït et Naceur Chaabane

Internet sème la parole démocratique

Marie Bénilde


II. Un si long hiver

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Plus que la défaite de 1948, celle de la guerre de juin 1967 a profondément traumatisé une génération qui avait tout misé sur le nationalisme arabe et le développement autonome accéléré. Partout se sont enracinés des régimes autocratiques dont l’impéritie a fait regretter les dirigeants qui, comme Habib Bourguiba ou Gamal Abdel Nasser, avaient su incarner une certaine idée de l’indépendance. Tandis que l’argent du pétrole était gaspillé ou sous-utilisé, comme en Algérie, les populations vacillaient entre les nouvelles normes religieuses et des pouvoirs autoritaires. Et, tout en fermant la porte aux mouvements islamistes modérés, les pouvoirs s’appuyaient sur les groupes salafistes les plus radicaux, socialement conservateurs mais politiquement soumis. Dans ce contexte, nombre d’intellectuels attachés aux réformes démocratiques ont cherché protection auprès de l’Etat contre les oulémas. En échange, ils ont consenti à soutenir leurs dirigeants. A leurs yeux, un gouvernement même très autoritaire constitue un mal moindre que l’islamisme.

“Une génération ébranlée par la défaite”

B. K.

Bataille pour l’hégémonie culturelle

Hicham Ben Abdallah El Alaoui

Deuil subversif en Tunisie

Kamel Labidi

La Méditerranée, une frontière à effacer

Georges Corm

En Algérie, où va l’argent ?

Jean-Pierre Séréni

Les pays arabes et l’Occident : deux mondes liés

Maxime Rodinson

Salafistes contre Frères musulmans

François Burgat


III. Résistances culturelles

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Malgré le long hiver qui a marqué les sociétés arabes durant près d’un demi-siècle, sous l’autoritarisme et la censure se sont développées des formes de production culturelle qui ont sapé les pouvoirs en place et constitué autant de résistances: des conteurs de la place Jemaa-el-Fna (Marrakech) aux clowns du cirque d’Etat égyptien, en passant par des feuilletons télévisés saoudiens inventifs, critiques des travers du pouvoir comme de la société.

Au fil des ans a aussi émergé une nouvelle génération d’artistes: elle a imposé un vocabulaire esthétique métissé, hybride, qui, à l’image de bien d’autres formes artistiques contemporaines, emprunte à toutes les cultures du monde, sans nécessairement perdre son identité arabe. Mais c’est surtout la création de la télévision satellitaire Al-Jazira, en 1996, qui a bouleversé les termes du débat public et réveillé une immense soif de liberté.

La langue arabe, la Rolls et la Volkswagen

Edward W. Said

Jemaa-el-Fna, patrimoine oral de l’humanité

Juan Goytisolo

Le feuilleton qui bouscule la société saoudienne

Pascal Ménoret

L’art contemporain, de la tutelle étatique au marché

Yves Gonzalez-Quijano

Mon expérience du cinéma

Salah Abou Seif

Mister President’s Circus

Mona Abouissa

Cette télévision qui dérange

David Hirst


Réalisation

Maria Ierardi


Iconographie

Ce numéro est accompagné de photographies

de Denis Dailleux, de l’agence VU.


Impuissante Ligue arabe

Alain Gresh et Olivier Pironet

Abdallah Akar, peintre-calligraphe, a réalisé l’habillage des encadrés présentant les pays de la Ligue des Etats arabes.

Algérie – Arabie saoudite – Bahreïn – Comores – Djibouti – Egypte – Emirats arabes unis – Irak – Jordanie – Koweït – Liban – Libye – Maroc – Mauritanie – Oman – Palestine – Qatar – Somalie – Soudan – Syrie – Tunisie – Yémen


Cartographie

Philippe Rekacewicz (réalisation Agnès Stienne)

Un monde inégalitaire en transformation

La longue lutte contre le colonialisme

De la Mauritanie au Pakistan, l’arc des crises


Documentation

Olivier Pironet

Chronologie

Bibliographie


LE SOMMAIRE EN LIGNE


« Comprendre le réveil arabe », Manière de voir n°117, en kiosques
et sur notre boutique en ligne.


Retrouvez toute la collection de Manière de voir :

http://www.monde-diplomatique.fr/mav/

Les anciens numéros sont en vente sur notre boutique en ligne :

http://monde-diplomatique.fr/boutique/manieredevoir/


© Le Monde diplomatique mai 2011

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VIENT DE PARAÎTRE

« TRAINS DE NUIT – UNE CAPTIVITÉ A L’OMBRE DES AURÉS »

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Auteur:

Boualem Makouf

Titre: “Trains de nuit

Une captivité

à l’ombre des Aurès

Préface de

Mohammed Harbi

Collection :

Bibliothèque Escale

ISBN :

978-2-35676-019-7

Prix : 10 €.

15,5×24 cm – 130 pages

La centrale de Lambèse, de sinistre réputation était connue, bien avant le 1er Novembre 1954, par les patriotes algériens, marocains, tunisiens. Des démocrates français en lutte contre Pétain pendant la Deuxième Guerre mondiale, y furent enfermés.

L’intensification de la résistance et de la répression coloniale, l’afflux de milliers de combattants prisonniers en firent un bagne, un haut lieu de l’indicible, de la barbarie.

Un haut lieu aussi de résistance.

Désormais, les mains nues, dans cette centrale perdue en pleine zone opérationnelle, ces hommes ont surmonté et vaincu cette mécanique coloniale de l’horreur et préservé leur dignité.

Étrange et merveilleuse alchimie humaine. Soif de liberté, de dignité.

Envers et contre tout, ils ont entretenu, gardé le feu, nourri leurs rêves, leurs certitudes de voir l’Algérie libérée.

Boualem Makouf (*)

Trains de nuit

Une captivité à l’ombre des Aurès

Préface de Mohammed Harbi

extraits

Cette préface est moins la présentation d’un ouvrage qu’un hommage à un compagnon d’infortune de retour au pays natal après trois décennies d’exil.

L’intérêt et, me semble-t-il, le mérite de ce récit est de nous rendre compte d’un vécu qui témoigne de la capacité collective des détenus politiques à faire face en temps de guerre à un adversaire qui pensait être seul à détenir les clés de l’univers carcéral.

On voit les identités individuelles locales et régionales, se fondre, non sans contradictions, dans le creuset national et devenir une force matérielle qui contraint les serviteurs de l’ordre colonial à transiger.

On omet souvent de signaler quand on évoque notre combat pour l’émancipation nationale que le fusil n’était pas la seule arme des combattants de l’indépendance.

Les guerres coloniales sont d’abord et avant tout des guerres politiques.

Les acteurs du conflit sont partout, dans la population civile, dans les maquis, dans les prisons et les camps d’internement.

La diplomatie, l’information épaulent l’engagement armé et lui donnent toute son efficacité.

On peut comprendre dès lors pourquoi les grèves des détenus politiques pour la défense de leur dignité et l’affirmation de leurs droits humains ont mis à mal le mythe d’une France, patrie des droits de l’homme.

Leur écho a popularisé notre cause dans l’opinion internationale et déchiré le voile qui dissimulait les rapports de domination.

L’adhésion aux principes de l’internationalisme est à la base du militantisme de Boualem Makouf. À l’exemple des damnés de la terre, ses frères, il veut sa part de bonheur et de poésie et a conscience que sans la solidarité internationale, ce but resterait hors de sa portée. Son récit ne recèle nulle trace de chauvinisme.

Cet ouvrage n’est pas une autobiographie. Son auteur ne nous raconte pas l’histoire de sa vie.

En témoin oculaire, il consigne des faits et enregistre son témoignage à côté d’autres. Pour l’Histoire. On ne peut donc lui faire le reproche de prétendre tout dire.

J’ai connu Makouf dans des circonstances singulières, en juillet 1962 à Alger.

Je regagnais l’Hôtel Aletti où les chefs de la Zone Autonome ont, à titre provisoire, logé le personnel du GPRA originaire des autres régions du pays. Pour la seconde fois, en une semaine, je me suis trouvé pris dans un échange de tirs entre frères ennemis du FLN, candidats à la succession du colonisateur. Debout devant l’entrée de l’hôtel, le colonel Salah Boubnider lançait courageusement des appels au cessez-le-feu. Il finit par avoir gain de cause.

À ses côtés se tenait Boualem. Enfant de Belcourt, Boualem s’est retrouvé à sa sortie de prison, intégré à la wilaya II. Son amitié avec Aballah Fadel, son compagnon au pénitencier de Lambèse, avait scellé son destin. Il va participer à ses côtés à la reconstruction d’un mouvement de jeunesse, d’abord à Constantine puis à l’échelle nationale.

Mohammed Harbi …

[

ISBN : 978-2-35676-019-7

format 15,5×24 cm. 130 pages

->http://www.bouchene.com/pages/lesnouveautes.html]

(*) Boualem Makouf est né le 11 février 1936.

Membre du PCA, il milita à Alger dans les groupes armés du FLN et fut emprisonné de 1956 à l’indépendance, en 1962.

Membre du secrétariat national de la Jeunesse FLN, directeur de l’hebdomadaire Jeunesse, jusqu’à son arrestation à la suite du 19 juin 1965.

Pour accéder à la fiche du livre aux éditions Bouchene, cliquer ici …


Dans la presse:

El-Watan du 14 mai 2011:

Enfer, enfermement

Un récit à partir de l’intérieur du sinistre pénitencier de Lambèze.

Boualem Makouf, ancien membre des Combattants de la libération, branche armée du Parti communiste algérien, puis des réseaux du Front de libération nationale, suite aux accords en ce sens entre le PCA et le FLN des printemps-été 1956, vient de commettre aux éditions Bouchène un livre intitulé “Trains de nuit: une captivité à l’ombre des Aurès” et préfacé par l’historien Mohammed Harbi.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une autobiographie, mais plutôt d’un témoignage sur les affres subies durant la guerre d’indépendance par les combattants algériens, dans les geôles coloniales françaises, en particulier dans la tristement célèbre prison de Lambèse, située au cœur des Aurès, dans l’Est algérien. L’auteur y a été incarcéré, de 1957 à 1961, avant d’être transféré, avec d’autres de ses frères de lutte, vers des prisons en métropole.

Auparavant, l’intéressé avait passé une année environ (1956-1957) dans la prison de Barberousse, à Alger, autre haut lieu des crimes d’Etat français en Algérie.

Ce livre se veut également un démenti au révisionnisme, ces dernières années, de la part des nostalgiques de «l’Algérie française» et à la loi scélérate de 2005 sur «les bienfaits de la colonisation».

Pour les autorités coloniales françaises (Parti socialiste et Parti radical, et la droite, selon l’alternance au pouvoir), les prisons constituaient un maillon de premier plan de la machine de guerre visant à briser l’irrésistible aspiration du peuple algérien à mettre fin à la longue nuit coloniale.

Ainsi, les conventions internationales, en premier lieu les Accords de Genève, sur les prisonniers de guerre, y étaient-elles totalement ou en grande partie bafouées, parce que la France ne reconnaissait pas la qualité de résistant algérien.

Par une imposture juridique, elle avait qualifié d’«opérations de maintien de l’ordre» la guerre à outrance qu’elle menait contre les Algériennes et les Algériens.

Boualem Makouf raconte par le menu comment les 2500 prisonniers politiques ou de guerre étaient réduits par l’administration pénitentiaire de Lambèse à des matricules, afin d’effacer leur identité d’êtres humains.

Ils constituaient les souffre-douleur quotidiens de gardiens sadiques, dont les plus féroces étaient «pieds-noirs». Parmi ces derniers, certains étaient d’extrême-droite, et la plupart ne cachaient pas leur opposition farouche à l’indépendance. Ils ne se privaient d’ailleurs pas de le faire savoir aux prisonniers : «Jamais, nous ne nous laisserons gouverner par des bougnoules».

Dès leur arrivée au centre de détention, les prisonniers devaient affronter un premier calvaire, celui de la fouille au corps et de la douche. Ils parcouraient ensuite quelques dizaines de mètres au milieu de deux rangées de gardiens déchaînés, qui faisaient abattre sur eux une pluie de coups de barres de fer, de trousseaux de grosses clés, d’injures bassement racistes, les bousculant et les faisant trébucher, etc. Ils devaient se rendre enfin, nus, dans une température glaciale, dans les douches toujours en courant où les gardiens, hilares, avaient pris soin de savonner le trajet. Ce qui provoquait des chutes nombreuses et douloureuses. Les gardiens faisaient aussi brusquement couler sur eux de l’eau bouillante; ce qui entraînait de nombreuses brûlures, dont certaines graves.

Que ce soit pour déjeuner le matin et à midi, ou pour dîner, les prisonniers devaient, sous les insultes et les coups d’une nuée de gardiens à l’affût, courir, toujours courir, puis saisir au vol l’une des gamelles disposées en pyramide. Ils étaient confrontés à la faim, au manque d’hygiène ainsi qu’aux poux qui pullulaient dans les cellules.

Les détenus, gravement malades, étaient laissés à dessein sans soins à l’infirmerie ou dans les cellules jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il était également courant qu’un gardien provoque un détenu ou trouve un quelconque prétexte, pour ensuite le passer à tabac et/ou l’envoyer au cachot pour une durée d’un à quatre-vingt-dix jours.

Dans ce terrible lieu, il était soumis à l’arbitraire et aux pires supplices par un détenu de droit commun, que les prisonniers avaient surnommé le «Sanglier», à cause de sa force bestiale, de sa face hideuse et de sa grande cruauté (voir aussi sa description dans “Lambèze” de Abdelhamid Benzine). Une salle était aménagée à l’abri des regards, pour les policiers, déguisés en gardiens, qui torturaient les prisonniers, soupçonnés d’entretenir des contacts avec la résistance à l’extérieur.

En dépit de cette horreur quotidienne, les détenus étaient parvenus à s’organiser, afin de résister à l’atteinte à leur dignité et à leur intégrité physique.

Ils tenaient pour cela à leur bien le plus précieux face à la «broyeuse» pénitentiaire coloniale: leur unité.

Ils ont commencé par avancer les plus petites revendications, puis une fois celles-ci obtenues, ils les utilisaient comme points d’appui pour d’autres revendications, et ainsi de suite. Ces revendications étaient ponctuées occasionnellement de grèves de la faim.

Le sort commun des prisonniers engendra également entre eux fraternité et solidarité. A titre d’exemple, les achats à la cantine de la prison, ainsi que les rares mandats et colis qui parvenaient à certains codétenus étaient partagés équitablement entre tous les prisonniers.

Ils se prodiguaient aussi, le plus souvent, sans cahiers et sans livres, des cours de français, de droit, de mathématiques, d’histoire, etc.

À ces luttes, les prisonniers de droit commun et les gardiens algériens de souche apportaient une aide précieuse.

Certains adhérèrent aux réseaux de la résistance de la prison, d’autres parmi ces gardiens désertèrent vers les maquis.

Les évènements politiques majeurs à l’extérieur jalonnant la guerre d’Algérie n’étaient pas sans effets sur l’état d’esprit des gardiens, et donc sur leurs conditions de prisonniers.

Ainsi, le complot, fomenté en sous-main par le général de Gaulle, le 13 mai 1958, qui lui avait permis de revenir au pouvoir, grâce à une alliance entre la grande majorité des gaullistes et «… tout ce que la France contient de fascistes, d’ex-collabos, de pétainistes, et d’anciens des guerres coloniales»; le coup d’Etat militaire fasciste avorté du 21 avril 1961 d’un «quarteron de généraux» factieux, qui projetaient de débarquer sur Paris et y renverser le gouvernement de la République; ou bien le terrorisme de la terre brûlée et du bain de sang de la fasciste OAS (Organisation de l’armée secrète), pour s’opposer à l’indépendance de l’Algérie et aux négociations pour l’indépendance dans la ville d’ Evian.

Mais l’histoire…

Hakim Arabdiou

pour accéder à l’article en ligne, cliquer ici …


“L’Humanité” du 21 avril 2011

Un combattant anticolonialiste au bagne de Lambèze

Militant du Parti communiste algérien, Boualem Makouf s’engagea très tôt dans 
la lutte armée pour l’indépendance de 
son pays. Il est arrêté en 1956 avec Fernand Yveton, qui sera condamné à mort et guillotiné au début de l’année suivante à la prison Serkadji.

Boualem, lui, ira de prison en prison pendant les six années suivantes jusqu’à la victoire sur l’oppression coloniale.

Son récit à la première personne est principalement consacré à la centrale 
de Lambèze, de lugubre réputation (elle fut notamment utilisée par le régime pétainiste contre 
la Résistance française au nazisme), où il effectue 
le plus gros de sa détention. Récit qui englobe toutes les grandes étapes ultérieures d’une guerre dont Paris s’obstinait à cacher le nom, du coup d’État du 
13 mai 1958, qui signa la fin de la IVe République et le retour de De Gaulle au pouvoir, à la folie sanglante de l’OAS, en passant par la Semaine des barricades et la tentative d’un nouveau putsch militaire dirigé, cette fois contre le gouvernement qui n’avait pu se constituer que grâce au précédent.

Événements chaque fois racontés à travers le microcosme carcéral, d’un point de vue délibérément subjectif, donnant à cet ouvrage le style insolite et décapant qui en fait l’originalité dans l’abondante littérature consacrée 
à la guerre de libération algérienne.


«Le fusil n’était pas la seule arme des combattants 
de l’indépendance, observe l’historien et ancien dirigeant du FLN, Mohammed Harbi dans sa préface. Les guerres coloniales sont d’abord et avant tout 
des guerres politiques. Les acteurs du conflit sont partout, dans la population civile, dans les maquis, dans les prisons et les camps d’internement.»

L’organisation clandestine de la centrale de Lambèze impulsa maintes initiatives de résistance à la brutalité et à la haine raciste accueillant les détenus politiques, les conduisant périodiquement à des grèves de la faim dont l’écho hors des murs mettait à mal la mythologie de la patrie des droits de l’homme que le colonialisme tentait de perpétrer envers et contre tout.

École 
de vie, de lutte, de formation dans tous les domaines, souligne Boualem Makouf, parlant de «militantisme syndicalo-taulard», le bagne de Lambèze fut un haut lieu de barbarie, mais aussi, de façon indissociable, «un haut lieu de résistance. Désormais, les mains nues, ces hommes ont surmonté et vaincu cette mécanique coloniale de l’horreur et préservé leur dignité»


Une leçon de ténacité et de courage.

Jean Chatain

Pour lire en ligne cliquer sur le lien …

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VIENT DE PARAITRE :

Isabelle Garo

FOUCAULT, DELEUZE,

ALTHUSSER & MARX

la politique dans la philosophie

Editions Démopolis

432 pages – 21 euros

À distance de tous les a priori, cet ouvrage aborde de façon originale les œuvres de Gilles Deleuze, Michel Foucault et Louis Althusser. En effet, c’est leur rapport à Marx et au marxisme, situé au point de rencontre de l’activité théorique et de l’engagement, qui est le fil directeur de l’enquête.

Il permet de mettre en évidence la nature d’intervention intellectuelle et politique de ces œuvres majeures.

Irréductibles à leur contexte, ces trois parcours philosophiques sont en permanence immergés en leur temps et agissent sur lui en retour, contribuant à modifier en profondeur le paysage intellectuel et politique contemporain.

Nous sommes les héritiers de ces transformations, alors que se pose de nouveau la question de l’engagement et de l’action politique.

L’analyse précise et critique de cette histoire permet seule d’aborder de façon renouvelée la question de l’actualité de ces œuvres, en la reliant à celle de l’actualité du marxisme, à l’heure où ressurgit la question des alternatives au capitalisme.

(Isabelle Garo enseigne la philosophie. Elle a publié notamment Marx, une critique de la philosophie (Seuil, 2000) et L’idéologie ou la pensée embarquée (La Fabrique, 2009). Elle collabore au Séminaire « Marx au 21e siècle » (Paris-I), à la GEME (Grande Edition des Œuvres de Marx et d’Engels en français) et à la revue Contretemps.)

L’introduction et la table des matières sont en accès libre sur le site du séminaire « Marx au 21e siècle » , pour lire, cliquer ici …

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REVUE CONFLUENCES MÉDITERRANÉE

PARUTION DU NUMÉRO 76 – HIVER 2010-2011

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Alors même que de Tunis au Caire, nous assistons, en ce début d’année 2011, à des révoltes sociales et politiques de grande envergure, tout se passe comme si nos perceptions du monde arabe, de l’Iran et, dans une moindre mesure, de la Turquie étaient encore plus ou moins calées sur une grille de lecture remontant aux années 1970. L’islam politique s’appréhende encore largement comme un ensemble compact, dangereux, foncièrement antidémocratique et antioccidental. Nombre de médias et d’observateurs cherchent toujours à décrypter les bouleversements en cours dans cette région par des interrogations sur le « péril islamiste » alors même que les partis et les leaders de cette mouvance plurielle ont été absents de ces vastes manifestations aussi bien en Tunisie qu’en Egypte sans oublier le fait, capital, qu’en 2009 c’est tout une fraction du peuple iranien qui a manifesté contre le régime autoritaire des ayatollahs et la réélection truquée de Mahmoud Ahmadinejad.

__________

DOSSIER

• Introduction : Stratégies islamistes Jean-Paul Chagnollaud

• Entretien avec François Burgat

• Vers un islamo-nationalisme Luz Gomez Garcia

• Laïcité, islam politique et démocratie conservatrice en Turquie Didier Billion

• Les relations inter-palestiniennes au temps mort Roger Heacock

• 23 ans après sa création… où va le Hamas? Raed Eshnaiwer

• Recompositions sociopolitiques dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk : La montée en puissance du Hamas depuis la fin des années 1990. Valentina Napolitano

• Iran – Liban : une relation stratégique? Bernard Hourcade

• Le Hezbollah libanais et la résistance islamique au Liban: des stratégies complémentaires Aurélie Daher

• Entretien avec Abed Al-Halim Fadlallah, réalisé le 21 octobre 2010 à Beyrouth par Pierre Blanc.

• The Muslim Brothers in Jordan: From Alliance to Divergence Jamal Al Shalabi

• L’islamisme algérien, vingt ans après Séverine Labat

• Les groupes islamistes se réclamant d’Al-Qaïda au Maghreb et au Nord de l’Afrique Michel Masson

ACTUEL

• A propos du partenariat franco-algérien Hubert Colin de Verdière

• A la mémoire d’André Prenant

CULTURE

• Retour sur une relation identitaire: L’Italien vu de Nice Robert Serravalle

• Langues régionales: il y a deux siècles, une mort programmée… Robert Bistolfi

• Les défenseurs des langues régionales Christophe Chiclet


Vous pouvez vous procurer, en version numérique, cet article ou l’intégralité du Numéro 76 : Stratégies islamistes sur le site deCairn.info à l’adresse suivante:

http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2011-1.htm


Confluences Méditerranée est une revue trimestrielle créée en 1991, dont l’ambition est d’aborder les grandes questions politiques et culturelles qui concernent les peuples et les sociétés du bassin méditerranéen.

Équipe du Comité de rédaction

Sébastien Abis, Paul Balta, Karine Bennafla, Robert Bistolfi, Pierre Blanc, Christophe Chiclet, Jean-François Coustillière, Sepideh Farkhondeh, Burhan Ghalioun, Nilüfer Göle, Abderrahim Lamchichi, Farouk Mardam-Bey, Ivan Martin, Barah Mikaïl, Bénédicte Muller, Bernard Ravenel, Claudine Rulleau, Anne Volery, Sylviane de Wangen

Fondateur: Hamadi Essid (1939-1991)

Directeur de la rédaction : Jean-Paul Chagnollaud

Rédacteur en chef : Pierre Blanc


Contact : Chloé Fraisse-Bonnaud

iReMMO 5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris (Maubert Mutualité)

01 43 29 05 65 / iremmo.sg@gmail.com

www.confluences-mediterranee.com

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PRINT AND ONLINE PUBLICATION

Perspectives 2 Mai 2011

Numéro spécial:

PEOPLE’S POWER

THE ARAB WORLD IN REVOLT

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Perspectives #2 Mai 2011

Special Issue: People’s Power – The Arab World in Revolt

(PDF; 264 pages 2.8MB)

The self-immolation of young and jobless Tunisian Mohamed Bouazizi in the provincial town of Sidi Bouzid, being deprived of his vegetable stand and humiliated by the authorities, triggered popular movements and historic events in the Arab World completely unexpected in their magnitude…

… but were they really that unexpected? Have not generations of activists, journalists, and ordinary citizens for decades tirelessly pointed to the repressive practices of their governments? Was it not common knowledge that thousands were executed, imprisoned, exiled, and dissent silenced in many other ways; was not testimony after testimony collected, and report after report submitted? Did not countless experts, Arab and foreign, repeatedly stress the need for comprehensive political reforms, for economic opportunities for the growing youth population, for a redistribution of wealth, and the establishment of accountable and transparent governance?

Two questions therefore are to be asked:

First, what has happened? What burst the dam and finally pushed millions of citizens to the streets in the Arab cities and countryside; which element tore down the wall of fear that had prevented Arab societies for decades from holding their leaders accountable; how can it be explained that it is neither political parties nor religious movements that took to the streets, but people – people, peacefully shaking the foundations of deeply entrenched authoritarian rule and emerging as new and proud political actors?

And second, what has invested these regimes – if most of them had already lost legitimacy a long time ago – with such long-lasting resilience (some of them remaining resilient at this point of time)?

History is still very much in the making. What seems clear, however, is that the current popular revolutions have cracked two central myths. International actors, skeptical towards prospects for democracy in the Arab world on the one hand, and authoritarian leaders themselves on the other dearly held on to these narratives: First, that Arab societies constituted an “exception” and were not „mature“ for democracy; and second, that political Islam and/or chaos would constitute the only alternative to dictatorship.
The initial euphoria about people’s power to enforce change has been clouded by the staggering numbers of victims mainly in Libya, but also by the brutality employed against protesters in Bahrain, Yemen and Syria. It is clear however that there is no going back. Euphoria has transformed into broad political awareness, and while the remarkable process of people’s self-empowerment demands respect, it also demands the international community to thoroughly review existing policies towards the region. The opening of the political space provides a unique opportunity to finally listen to what the populations on the Southern shores of the Mediterranean, and especially the young generation, have to say.
Apart from the already enormous tasks of democratizing state institutions, organizing elections, and reforming the notorious security apparatuses, huge efforts will be necessary in order to match political participation with demands for equality and socio-economic development. While the magnitude of transformations and challenges are immense, the future remains volatile.

Since the events started to unfold in December 2010, much has been speculated about the Arab “Spring,” “Awakening” or “Renaissance.”

Will these popular revolts translate into sustainable change? Will counter-movements emerge, once citizens do not feel that their lives have improved? In what way will foreign interests determine the course of events?

The authors in this special edition of “Perspectives Middle East” address the above questions and many more. The edition seeks to offer a forum for a diversity of voices and viewpoints – ranging from in-depth analytical insights to opinion pieces and testimonies.

With Contributions from Mouin Rabbani, Fawaz Traboulsi, Ahmad Beydoun, Mohammed Ali Atassi, Hussein Yaakoub, Yassine Temlali [[La version originale (française) de l’article « Printemps arabe, fin ou renouveau de l’arabisme? » sera bientôt publiée dans la revue « Afkar-Idées » .]], Asef Bayat, Muhammad Ali Khalidi, Terry Regier, Mansoura Ez-Eldin, Aref Hijjawi, Magda Abu-Fadil, Doreen Khoury, Eva Lehnen, Adib Nehme, Ibrahim Saif, Ziad Abdel Samad, Kinda Mohamadieh, Rami Zurayk, Mehdi Mabrouk, Issandr El Amrani, Dalal Bizri, Yassin al-Haj Salih, Ghazi Gheblawi, Ghania Mouffok, George Giacaman, Anbara Abu-Ayyash, Hassan Abbas, Malek Sghiri, Nahla Daoud, Muzna Al-Masri, Raed Fakeeh, Urs Fruehauf, Tasnim Qutait and Nicolas Pelham.

Les articles sont en anglais.

Pour consulter le numéro spécial de « Perspectives Middle East » consacré aux « Révolutions arabes »., cliquer ici …

Pour accéder directement au format pdf, cliquer ici …

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VIENT DE PARAITRE :

« ARABESQUE AMÉRICAINE :

LE RÔLE DES ÉTATS-UNIS

DANS LES RÉVOLTES DE LA RUE ARABE »

éditions Michel Brûlé

Ahmed Bensaada annonce sur son site la sortie de son livre « Arabesque américaine, au Québec, le 27 avril 2011.

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pour lire la couverture en ligne cliquer sur le lien …

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La sortie en librairie de cet essai a été annoncé dans El Watan du 20 avril 2011:

À contre-courant des analyses qui occupent l’espace médiatique arabe et international, l’auteur montréalais d’origine algérienne Ahmed Bensaada (www.ahmedbensaada.com) vient de signer un essai très documenté sur le rôle des Etats-Unis dans le vent de révolte qui balaie le monde arabe depuis décembre dernier.

«Arabesque Américaine : Le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe» est le titre de son livre dont la sortie officielle est prévue la semaine prochaine au Québec (Canada) aux éditions Michel Brûlé.

Pour ce docteur en physique et récipiendaire d’une multitude de prix d’excellence au Canada «Il est clair que ce ne sont pas les Etats-Unis qui ont fait cette révolution, mais il n’en demeure pas moins que ce sont eux qui ont accompagné et encadré les principaux activistes que ce soit en Tunisie, en Egypte et dans les autres pays arabes à travers leur formation et ce bien avant le début de la contestation».

Une formation assurée par des organismes américains qui «exportent la démocratie» tels que l‘USAID, la National Endowment for Democracy (NED), la Freedom House ou l’Open Society Institute. Plusieurs dizaines d’ONG arabes de l’Atlantique au Golfe, dont quelques algériennes, ont bénéficié de leur aide à travers des sessions de formation ou des subventions directes.

Le lien entre les dirigeants de Twitter, Facebook et Google avec l’administration américaine et leurs rôles sont aussi analysés le long de cet ouvrage de 120 pages aux multiples notes et références. Un travail de longue haleine qui a permis aux Etats-Unis, comme ce fut le cas pour les révolutions colorées en Europe de l’Est, de surfer sur la vague de la révolte et de ne pas l’avoir en face.

«Bizarrement, aucun drapeau américain n’a été brûlé pendant la contestation. La logique aurait voulu que les foules huent ceux qui ont soutenu les autocrates pendant des décennies», affirme celui qui trouve déplacé qu’on l’accuse de verser dans la théorie du complot ou de suggérer que le monde arabe est incapable de se débarrasser de ses dictateurs sans l’intervention des pays occidentaux. Bien au contraire son livre regorge de note et de références vérifiables.

L’auteur met en garde le lecteur contre toute mauvaise interprétation de ses intentions: «…Il n’y est, en aucun cas, question de cautionner les régimes autocratiques qui ont longtemps régné sans partage sur les pays arabes ni de minimiser l’engagement, l’abnégation et la fougue des mouvements populaires qui ont mené (ou qui vont mener) à la chute des régimes despotiques et à la fuite de leurs dirigeants».

Ahmed Bensaada soutient que son seul souci, pendant la rédaction de son ouvrage, était d’avoir la vision la plus objective possible sur le rôle des Etats-Unis dans la révolte actuelle en se basant sur des sources publiques. Il a d’ailleurs mis cette citation au début de son livre:

«Il y a pire que de ne pas être informé, c’est penser l’être».

Samir Ben

Source: El Watan du 20 avril 2011

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Sur le même thème, on peut visionner l’intéressant documentaire de Sofia Amara:

« MONDE ARABE : L’ONDE DE CHOC »

DOCUMENTAIRE DE SOFIA AMARA (2011)

Les équipes de Spécial Investigation ont suivi la révolution égyptienne et ses répercussions en Algérie, au Yémen et en Syrie. Dans tous ces pays, la jeunesse réclame plus de justice et plus de démocratie.

Ses armes : la non violence et les réseaux sociaux d’Internet.

Mais tout n’est pas aussi «spontané» qu’il n’y paraît.

Cette enquête révèle que certains activistes arabes ont été formés à la meilleure école: celle des révolutions démocratiques des pays de l’Est, en Europe, dans les années 2000…

En fait, en plus des Égyptiens (information contenue dans mon livre), on y apprend que des Algériens ont été formés par Popovic et les Serbes de CANVAS (Voir fin de la partie 1 et début de la partie 2).

Rappelons que CANVAS est un centre de formation pour activistes spécialisé dans les méthodes de la non-violence théorisées par l’Américain Gene Sharp. CANVAS est financé par des organisations américaines comme Freedom House et l’IRI de…McCain.

C’est long, mais instructif!

• Partie 1

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Extrait du documentaire: « En juin 2009, Adel Mohamed est parti en Europe avec 14 autres militants égyptiens et algériens: direction la Serbie »

• Partie 2

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• Partie 3

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• Partie 4

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En cas de non ouverture des liens, ce documentaire de 55′ est aussi accessible sur le lien suivant:

http://interobjectif.net/special-investigation-monde-arabe-l-onde-de-choc/

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Pour rappel, socialgerie a déjà mis en ligne le 27 février un article de Ahmed Bensaada: “LE RÔLE DES ÉTATS-UNIS DANS LES RÉVOLTES DE LA RUE ARABE: LE CAS DE L’ÉGYPTE »” (Source: Le Quotidien d’Oran du 24 février 2011 – article socialgerie 389: “ALGÉRIE – FÉVRIER 2011 : OPINIONS ET DÉBATS SUR CE QUI SE PASSE EN ALGÉRIE”,

pour accéder à ce texte, cliquer ici …

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LE MANUEL ÉTATS-UNIEN POUR UNE RÉVOLUTION COLORÉE EN EGYPTE

voltairenet.org, le 1er mars 2011

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Les Etats-Unis anticipaient depuis longtemps une révolution en Egypte, même s’ils prévoyaient celle-ci uniquement à la mort de leur marionnette Hosni Moubarak. En conséquence, ils se tenaient prêts à intervenir.

Dès la première semaine de manifestation au Caire, Washington a déployé les équipes de l’Albert Einstein Institute. Un manuel, déjà utilisé dans d’autres pays, a été adapté et traduit en arabe. Il a été distribué pour canaliser les manifestants. Il renvoie aux services facebook et twitter mis en place par le département d’Etat et la CIA.

Ce manuel donne des instructions précises sur le parcours des défilés. Il contient des schémas et vues aériennes, alors que les Egyptiens ont une représentations spatiale différente et utilisent rarement des plans. Les photos aériennes sont créditées pour respecter les droits de copyright, alors que ceux-ci sont ignorés en Egypte.

Le manuel donne des conseils vestimentaires pour se protéger des gaz lacrymogènes, en reproduisant une illustration occidentale et sans tenir compte des habitudes vestimentaires locales.

Sur une illustration, le personnage de droite a été redessiné pour faire apparaître une femme voilée. Le personnage central est un policier et non pas un militaire. La pancarte indique : « La police et le peuple contre l’injustice. Vive l’Egypte ». Il s’agit de faire passer un message d’unité populaire et de fraternisation avec les policiers, mais au Caire la fraternisation s’est faite avec l’armée. Le recyclage du dessin illustre sans le vouloir la rapidité et l’impréparation avec laquelle le manuel a été adapté à l’Egypte.

Le manuel formule ce que les Etats-Unis souhaitaient imposer comme objectifs au mouvement : renversement de Moubarak et bonne gouvernance civile. Il vise à exclure tout slogan contre l’impérialisme et le sionisme ou pour la libération de la Palestine.

Cette manipulation a, en définitive, totalement échoué.

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Manuel de l’Albert Einstein Institution pour une révolution colorée en Egypte. 26 pp. 2,6 Mo.

Source: voltairenet…

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TRAFIC DE DROGUE

CONNEXION FRANCO-MAROCAINE

voltairenet.org, 1995-1996

Des liens entre la drogue, la pègre française, la maffia, Charles Pasqua et le Maroc de « notre ami le roi »…

Pour ceux que cela intéresse, ci dessous une série de liens sur cette connexion franco-marocaine :

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20 decembre 1995

« ALI BOUREQUAT STORY »

Où l’on apprend comment un citoyen français a obtenu l’asile politique aux États-Unis en raison de sa dénonciation des trafics de drogue auxquels se livreraient de hauts responsables français et marocains, dont messieurs Pasqua et Hassan II.

Extraits de la déposition d’Ali Bourequat pour obtenir l’asile politique aux États-Unis :

« Moi, Ali Bourequat, demande l’asile politique aux États-Unis du fait que je crains d’être persécuté par le gouvernement français si je retourne en France.

Après avoir été emprisonné pendant plus de dix-huit ans [au Maroc] je suis retourné en France en janvier 1992. J’ai alors commencé à m’exprimer au sujet d’informations que j’avais reçues concernant l’implication d’officiels français dans le trafic de drogues. (…)

J’avais de surcroît des informations quant à l’enlèvement et au meurtre de Mehdi Ben Barka. »

Après avoir, à l’époque, accordé un entretien à un journaliste du Monde, Bourequat se plaint d’avoir reçu une visite, suivie d’une dizaine d’autres, de la part « de gens qu’[il] ne connaissait pas » et qui lui conseillaient fermement de se taire.

En plus de ces menaces, son appartement ainsi que celui de son frère auraient été « visités ». Il aurait trouvé un micro chez lui, etc., etc.

pour lire la suite, cliquer sur le lien ….

http://www.voltairenet.org/article6812.html, le 20 decembre 1995

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« L’HOMME QUI EN SAVAIT TROP »

« LETTRE OUVERTE À ALI BOUREQUAT »

PAR MICHEL SITBON 20 MARS 1996

En février 1995, le français Ali Auguste Bourequat, libéré en 1993 du bagne marocain de Tazmamart après 18 années de détention, demandait l’asile politique aux Etats-Unis.

Les informations qu’il avait recueillies concernant les implications de hauts responsables politiques français et marocains dans le trafic de drogues lui faisaient craindre pour sa vie.

Il est vrai que le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, censé assurer sa sécurité, était le premier visé par ces révélations. Deux mois plus tard, l’asile était accordé à Bourequat.

Plus récemment, en février 1996, une citoyenne française, Jacqueline Hémard, se voyait accorder l’asile politique aux USA, sur la base des mêmes craintes pour sa vie si elle demeurait sur le sol français (lire encadré). Elle aussi accusait Pasqua et Hassan II.

Où l’on apprend que ceux qui en savent « trop » n’intéressent ni les juges ni les journalistes…

pour lire la suite, cliquer sur le lien …

http://www.voltairenet.org/article6815.html, le 20 mars 1996

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« UNE FAMILLE EN OR »

« MAINTENANT », le 20 mars 1996

« Si je retourne en France, je serai persécutée en raison des informations que je possède à propos d’individus, à l’intérieur du gouvernement français, qui sont profondément impliqués dans le trafic de drogue… »

« Maintenant » a pu se procurer la déposition faite par Mme Jacqueline Pile Hémard, citoyenne française, en vue d’obtenir l’asile politique aux Etats-Unis. Sur la base de ces déclarations, l’asile lui a été accordé par l’administration américaine en février 1996 .

Je, soussignée, Jacqueline Hémard fais cette déclaration pour appuyer ma demande d’asile politique [aux Etats-Unis]. Je suis majeure et en état de faire cette déclaration.

Je crains d’être persécutée si je suis renvoyée en France. Je crains d’être persécutée là-bas par des fonctionnaires du gouvernement français. Je le dis pour les raisons suivantes…

Pour lire la suite, cliquer sur le lien …

http://www.voltairenet.org/article6816.html, le 20 mars 1996

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