COUP DE CŒUR – HAUT LE CŒUR!

Que dire après cette information de notre ami Fateh, qui serait rocambolesque et ridicule si elle n’était tristement vraie et durement vécue par des milliers de compatriotes?

À l’Est, au Sud, à l’Ouest et au Nord de la Méditerranée, les cœurs se soulèvent de dégoût et de colère envers la gabegie, le cynisme et l’incompétence avec laquelle les gouvernants et les puissances financières qui en tiennent les fils mettent au dernier rang de leurs préoccupations la vie des administrés.

Je recevais à peine cette information algéroise qu’un autre mail venant de Grèce m’écrit avec émotion: « j’allais entrer acheter du pain à une boulangerie, je vois une dame et son fils d’une douzaine d’années, correctement habillés mais la mine bouffie et très mal en point, fouiller longuement dans la grande poubelle au bas du trottoir. Mon sang se fige à ce spectacle combien de fois répété. Au même instant, la boulangère sort émue et remet à la dame un sachet plastique avec un gros pain rond. La dame remercie mais continue à fouiller… ».

Détresses et solidarités partagées, dignité et retenue toujours présentes sous la colère qui gronde dans les conversations.

La veille, la télé avait montré les foules espagnoles dire massivement non à l’arbitraire de l’austérité imposée par les pillards et fossoyeurs de l’économie.

Quelques jours plus tôt, de la Nation à la Bastille déferlait à Paris le cortège des espoirs et de la combativité populaire.

A Athènes, les citoyens se moquaient des autorités qui à l’occasion de la fête nationale avaient fait arracher les fruits des orangers qui embellissaient la place Syndagma, de crainte qu’ils ne servent de projectiles contre les officiels totalement discrédités.

En apprenant les mésaventures quotidiennes de mes amis algérois, je me suis souvent dit: quand et comment les administrés par centaines et milliers, multiplieront-ils les démarches, les pétitions, les délégations, quand se masseront-ils pacifiquement devant les bureaux, les administrations, les services publics qui n’effectuent pas les missions au service des citoyens auxquelles la loi les oblige? Non pas contre les employés et les cadres de ces services, eux mêmes souvent victimes des carences nationales. Mais pour obliger les grands responsables à descendre de leurs discours pompeux et leurs calculs tortueux sur les élections, à donner à ces dernières un vrai contenu, obliger les candidats à s’associer à leurs démarches et revendications, à prendre des engagements précis, contraindre les administrations à remplir correctement leurs obligations légales et à rendre compte à la population, aux travailleurs, aux citoyens.

Cela viendra. Le règne de l’injustice et de la médiocrité, la passivité apparente de la société ne seront pas éternels. Beaucoup de signes le montrent. Autour de la Méditerranée et dans le reste du monde, partout se lèvent dans l’action les vents du bon sens, de la liberté et de la justice

30 mars 2012, Rabah Serradj


COUP DE CŒUR

DU VENDREDI

HAUT LE CŒUR

Ammi Noureddine me raconte écœuré! Qui veulent-ils punir mon ami? on
me coupe le téléphone pour défaut de paiement, n’ayant pas reçu la
facture donc ne connaissant pas le montant que vais-je payer je t’en
prie? quelques jours après je la reçois et là penaud je m’aperçois
qu’elle datait d’une quinzaine de jours et …d’une semaine après la
coupure!

Je sais que je te donne le tournis! Mais attend, je pars donc
réclamer, le préposé des Pet T me répond, «il te faudrait voir avec
ton facteur, qui dois lui-même vérifier avec le centre de tri de
BIRTOUTA pour connaitre les raisons de ce retard!»


Donc si tu as
bien saisi, moi qui habite ALGER centre, je devrais envoyer mon
facteur à BIRTOUTA distante d’une trentaine de kilomètres, s’il le veut
bien sur! pour m’informer pourquoi la facture m’est parvenue en retard!

Qu’à cela ne tienne! je ne vais pas rester sans téléphone quand
même, je me présente au bureau de poste le samedi 26 MARS dernier de
la rue Khelifa Boukhalfa à Alger qui d’habitude était toujours bondé
de monde avec des files interminables de travailleurs et de retraites
attendant d’encaisser leurs chèques! ce jour-là rien! Les guichets
s’offraient a moi majestueusement, alors je fonce heureux! et là je
suis stoppé net par le caissier qui m’annonça qu’il n’y avait pas
d’argent a la poste!

Pas d’argent à la poste? mais où le trouver
alors? Qui veut-on punir ainsi? je prend donc mon courage a deux
mains et je me présente a un autre bureau de poste , celui de la rue
Hassiba Benbouali, oh!que nenni; j’ai eu droit a la même réponse pas
d’argent! Des retraités étaient là attendant hypothétiquement
l’éventuelle arrivée des fonds! Mais de qui se moque-t-on enfin!

Qui veut-on punir dans notre pays! Le vieux qui a une ordonnance à la
main attendant depuis le matin pour retirer les quelques billets de
quoi s’acheter les médicaments pour sa maladie chronique?

Ou cet
autre qui attend la fin du mois pour s’acheter un morceau de viande à
1400 Da le kg; l’équivalent d’un dixième de sa pension de retraite
mensuelle!?

Ou bien moi la victime de la ligne téléphonique coupée? qui veut-on punir bon sang! Les petits salariés et les retraités?

En réalité c’est ainsi et partout qu’on traite le peuple avec mépris,
mais jusqu’à quand?

Prépare-t-on aussi la privatisation de certains services de la poste?
« koulouhanna» dites le nous si c’est ça! Pour que les milliers de
travailleurs de la poste, laissés seuls en face de la colère des
usagers, prennent conscience des enjeux, que servir leurs clients
convenablement est la condition nécessaire pour préserver leur outil
de travail!

Qui veut-on punir dans notre pays ? Et que veut-on
détruire? Pas d’argent dans les bureaux de poste, ça c’est la
meilleure!

Et quoi encore? RABBI YASTOR!

Quoi encore

O ! Système du sachet noir!

De la « CHKARA » Système « haggar » de bazar,

Ton jour viendra !

FATEH AGRANE


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