ALAIN SORAL ÉGRATIGNE TARIQ RAMADAN

Cette polémique contribue à éclairer une question majeure: quelle est
la pierre de touche qui permet d’évaluer de la façon la plus fiable
la validité des projets de société préconisés par les uns ou les
autres dans leurs analyses, prêches et plates-formes ?

Le critère le
plus pertinent n’est pas dans les références idéologiques affichées et
sacralisées, qu’elles soient à point de départ religieux ou profane.

La ligne de partage véritable est dans l’existence, l’absence ou
l’ambigüité des orientations démocratiques et sociales dans les actes
et les engagements réels de ceux qui défendent leurs projets de
société idéale dans l’arène politique.

JUGER AUX ACTES reste le
meilleur fil conducteur pour tous ceux qui aspirent à la liberté, à la
paix, à la justice et la solidarité sociales, à la fraternité humaine
sur la planète.

oumma.com

le 13. septembre 2012

La polémique entre Alain Soral et Tariq Ramadan se poursuit sur le net. Depuis le 15 janvier 2012, Tariq Ramadan est devenu à Doha le directeur du «Centre de recherche pour la législation islamique et l’éthique»,totalement financé par la monarchie du Qatar.

Sans faire le procès de T. Ramadan, force est de constater que l’éthique musulmane (un des objectifs de ce centre de recherche) est très éloignée de cette monarchie du Golfe, véritable dictature où l’on peut être condamné pour blasphème (peine de 100 coups de fouet, lire rapport Amnesty International), sans compter l’arrestation et torture des opposants.

Temple du consumérisme et du luxe, adepte du libéralisme économique, le Qatar réserve par ailleurs un sort effroyable aux immigrés originaires d’Asie du Sud et du Sud-Est. « Les travailleurs étrangers, qui constituaient plus de 80 % de la population du Qatar, continuaient d’être exposés aux abus et à l’exploitation de la part de leurs employeurs. Ils ne bénéficiaient toujours pas d’une protection juridique satisfaisante. Les employées de maison étrangères risquaient tout particulièrement d’être exploitées et maltraitées, et notamment d’être battues ou violées, entre autres violences sexuelles » selon Amnesty International.

Hébergeant une base militaire américaine colossale sur son sol, cette monarchie archaïque jouit d’une excellente image en Occident grâce à ses gazo-dollars. Ce sont ces caractéristiques de la monarchie du Qatar que l’essayiste à succès Alain Soral (son dernier ouvrage Comprendre l’empire s’est vendu à plus de 40 000 exemplaires) pointe du doigt dans ses traditionnels entretiens mensuels suivis par un très nombreux public sur le net.

Dans son intervention diffusée le 11 septembre 2012, Alain Soral interpelle l’islamologue suisse en ces termes: «Être religieux en dernier instance, c’est prouver qu’on craint Dieu dans ses actes. Et que Personne après ça ne vienne me donner de leçons de théologie authentique. Et je peux même poser la question en annexe. Comment Ramadan fait-il aujourd’hui pour accepter l’argent des Qataris? S’il est capable de comprendre ce qui se joue en ce moment, notamment en écoutant un grand théologien musulman qui est Cheikh Imran Hosein (…) J’ai un très grand respect pourCheikh Imran Hosein, j’en ai un peu moins pour Tariq Ramadan (…) je pense qu’il a été séduit, je pense malheureusement que le diable qui existe et les envoyés du diable lui ont chanté une chanson aux oreilles qui a un peu perturbé sa saine compréhension de la religion du Dieu unique.»

Le passage en question sur Tariq Ramadan dans son intégralité

est accessible en cliquant ici…soral.jpg.

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