NOUVELLE VICTOIRE ÉLECTORALE DE HUGO CHAVEZ: CE QUI RESTE ENCORE À FAIRE


NOUVELLE VICTOIRE ÉLECTORALE DE HUGO CHAVEZ: CE QUI RESTE ENCORE À FAIRE – par Hocine Bellaloufi – La Nation.info – le 10 octobre 2012.


À PROPOS DE CHAVEZ: FRANCE 2 RECONNAIT SES MENSONGES



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NOUVELLE VICTOIRE ÉLECTORALE DE HUGO CHAVEZ

par Hocine Bellaloufi

La Nation.info, le 10 octobre 2012

http://www.lanation.info/Nouvelle-victoire-electorale-d-Hugo-Chavez_a1482.html

Quatorze années passées à la tête de l’Etat n’ont pas empêché Hugo Chavez de remporter une victoire nette et sans bavure à l’élection présidentielle du 7 octobre 2012. Le « président des pauvres » rempile donc pour un nouveau mandat qui devrait le mener jusqu’à 2019. Mais en attendant, quelle signification politique peut bien revêtir ce succès ?

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Hugo Chavez dirige le Venezuela depuis 1998. Crédits photo: JORGE SILVA/REUTERS

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Vénézuela: la signification d’une victoire !

En votant pour Chavez, la majorité des 19 millions d’électeurs
vénézuéliens ont sanctionné positivement son bilan et opté pour la
poursuite de cette politique. Ils ont soutenu son « plan pour la
patrie 2013-2019 » qui prévoit la mise en œuvre de grandes missions:
la mission Vivienda de construction de 3 millions de logements, la
mission Amor mayor qui devrait aligner et augmenter les pensions de
retraite des salariés, des mères au foyer, des travailleurs de
l’informel, des petits paysans et pêcheurs sur le salaire minimum. La
mission Fils du Venezuela fera bénéficier les enfants en difficulté et
leurs mères d’un accès à l’éducation, à la santé gratuite… ainsi qu’à
une aide financière.

Mais si Hugo Chavez a remporté une nette victoire, l’opposition n’a
pas été écrasée. Elle relève la tête, semble avoir trouvé un chef et
défini une tactique électorale. Il lui faudra consolider ces acquis
pour espérer triompher. Elle espère que les ennuis de santé du
charismatique président vénézuélien le contraindront à abandonner le
pouvoir avant la fin de son mandat. Espoir ténu, mais qui peut
totalement écarter le scénario pire?

Mais Chavez et ses partisans devront néanmoins s’interroger sur le
score de l’opposition. L’oligarchie dont l’opposition est l’expression
politique ne représente pas 45% de la population. Elle est extrêmement
minoritaire sur le plan social, ce qui signifie qu’elle a marqué des
points et acquis une surface électorale appréciable (près de 50%). Une
partie de la population, parmi les couches moyennes, mais également au
niveau des couches déshéritées, ne semble pas satisfaite de la
politique de Chavez.

Il est vrai, comme le reconnaissent nombre de partisans du projet
bolivarien, que tout n’est pas parfait. La corruption et la
bureaucratie opportuniste fragilisent les réalisations du gouvernement
qu’elles menacent à terme. Autre préoccupation de taille, l’inflation
reste élevée et sanctionne en premier lieu les catégories démunies.
Elle menace de fait une bonne partie des réalisations du gouvernement.
La violence urbaine constitue un autre fléau majeur à éradiquer
impérativement.

Le gouvernement Chavez condamné à approfondir la révolution bolivarienne

Le Venezuela dirigé par Hugo Chavez n’a pas le choix. Il est contraint
d’aller de l’avant en s’attaquant au pouvoir économique de
l’oligarchie et en remettant toujours davantage en cause la dépendance
du pays vis-à-vis du marché mondial dominé par une poignée de
puissances capitalistes (les pays du G 7) qui imposent leur loi au
reste du monde. Il devra pour ce faire s’appuyer résolument sur la
population en s’attaquant à la bureaucratie de l’Etat et du parti
présidentiel qui entrave la mobilisation et l’engagement populaire,
conditions de la réussite de l’entreprise bolivarienne.

La dépendance vis-à-vis des hydrocarbures (90% des recettes en devises
du pays) révèle le fort degré de dépendance de l’économie du pays.
Mais contrairement à ce qu’affirment les néolibéraux qui soutiennent
qu’étatisme économique rime avec sujétion à la « rente pétrolière »,
cette dépendance découle d’abord et avant tout d’une division
internationale du travail imposée par les grands pays capitalistes qui
assignent à chaque pays une place et un rôle particuliers répondant
aux intérêts généraux de l’impérialisme.

Elargir la résistance régionale et internationale dans un contexte difficile

Remettre en cause la place et le rôle de producteur d’hydrocarbures
pour le centre capitaliste (Etats-Unis essentiellement) relève d’une
stratégie régionale et mondiale que Chavez a commencé à mettre en
œuvre avec la mise en place de l’Alliance bolivarienne pour les
Amériques (Alba), l’Union des nations sud-américaines (Unasur) et
l’adhésion au Mercosur (Marché du cône sud du continent).

Rompant avec la logique de la recherche effrénée du profit, des
nations latino-américaines (du Sud et du Centre du continent) ont
commencé à tisser des relations fondées sur des bases égalitaires et
mutuellement avantageuses. C’est ainsi que Caracas cède une partie de
son pétrole gratuitement ou à un prix très réduits à un certain nombre
de pays de la région (Nicaragua, pays de la zone des Caraïbes…). Une
dynamique régionale d’autonomisation économique, financière et
politique à l’égard des Etats-Unis se met en place.

Cet axe de la stratégie bolivarienne s’avère décisif. Il s’étend à
d’autres pays menacés par la triade impérialiste (Etats-Unis, Europe,
Japon) tels que l’Iran qui tente de remettre en cause la domination
absolue du dollar sur les échanges pétroliers.

Des victoires indéniables ont ainsi été remportées en Amérique latine.
La précieuse réélection de Chavez en constitue une nouvelle, pleine de
promesses. Mais la joie ne doit pas se transformer en euphorie car des
nuages sont apparus ces dernières années. Le chemin s’est révélé
particulièrement ardu pour Hugo Chavez, Rafael Correa, Evo Morales et
Christina Kirchner. Cuba fait toujours face à un embargo qui tente de
l’étouffer. Les Etats-Unis d’Obama et leurs alliés locaux ont réussi à
renverser deux présidents légitimes par un coup d’Etat militaire
(Honduras) et un coup d’Etat constitutionnel (Paraguay). La droite est
revenue au pouvoir au Chili et s’est renforcée en Colombie… La dérive
social-libérale du Brésil se confirme avec Dilma Roussef, ce qui ne
signifie pas pour autant que la première puissance sud-américaine à
renoncer à défendre l’indépendance du pays et du continent face aux
Etats-Unis.

La lutte qui oppose depuis près de deux siècles les peuples d’Amérique
latine aux Etats-Unis se poursuit donc de plus belle sur fond de crise
mondiale du capitalisme qui accroît l’agressivité des grandes
puissances impérialistes. L’aptitude des dirigeants politiques à
exprimer fidèlement les aspirations de leurs peuples, à satisfaire
leurs revendications élémentaires et à leur permettre de prendre
effectivement leur destin en marche déterminera l’issue de ce combat.

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À PROPOS DE CHAVEZ:

FRANCE 2 RECONNAIT SES MENSONGES

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Sources: http://www.oulala.info/2012/10/chavez-france2-reconnait-ses-mensonges/

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