ALGÉRIE – FRANCE: ACCORDS SECRETS? APRÈS LE NUCLÉAIRE LES GAZ DE SHISTES?

« La France doit cesser de considérer l’Algérie et ses anciennes colonies comme ses laboratoires d’expérimentation en jouant à l’apprenti sorcier au détriment des conditions de vie des populations locales et de la préservation de leur environnement. (ONG: “Amis de la Terre”.


Chronique du jour : ICI MIEUX QUE LÀ-BAS

Une année Gangnam style !

par Arezki Metref

Le Soir d’Algérie – le 30 décembre 2012

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/12/30/article.php?sid=143360&cid=8

extraits:

… / …
Suite à la chronique de la semaine dernière,[[
ICI MIEUX QUE LA-BAS
Algérie-France, mémoire et gaz de schiste – par Arezki Metref –
arezkimetref@free.fr

…/… Alors que Hollande se trouvait encore à Alger, l’hebdomadaire “Le Point” rapportait en exclusivité des confidences de Laurent Fabius à un petit nombre de journalistes.

Parmi les informations sorties de cette rencontre avec le ministre des Affaires étrangères français, on retiendra celle-ci: la France et l’Algérie vont signer un accord permettant des recherches françaises sur le territoire algérien du gaz de schiste. Cet accord fait-il partie des «7 à 8 accords», annoncés par Abdelmalek Sellal à l’issue du voyage de Hollande en Algérie?

Si l’information est vérifiée, ça craint!

Les alliés Verts du gouvernement socialiste ne veulent pas de l’exploitation du gaz de schiste, carburant abondant et bon marché, dont la France regorge. Les plus grands gisements d’Europe y dormiraient. Les écologistes s’y opposent du fait des désastres occasionnés par son exploitation. Pollution des nappes phréatiques et des sols, émanation des produits toxiques dans l’atmosphère, réchauffement climatique…

De fréquents accidents sont dénoncés aux Etats-Unis, au Canada, en Chine, où la fracturation hydraulique, la seule méthode connue jusqu’à présent, est pratiquée de façon massive. Elle consiste en l’extraction du gaz de schiste, emprisonné au sein de roches sédimentaires d’origine argileuse, par la réalisation d’un forage à travers lequel est injecté un liquide composé d’eau, de sable et d’additifs destiné à fracturer la roche. Le gaz emprunte des micro-fissures pour remonter à la surface, polluant au passage les nappes phréatiques. Aux Etats-Unis, des études ont montré la nocivité de cette méthode. En France donc où la conscience écologiste est traduite en force politique, l’exploration même à titre expérimental est interdite, en dépit de la pression des compagnies pétrolières comme Total qui essayent de minimiser les dégâts.

Pourquoi l’Algérie accepte-t-elle ce que la France refuse? Eh bien, comme dit l’autre, c’est qu’en France, ça râle et pas en Algérie!

Un extrait du communiqué de l’ONG les Amis de la Terre en donne un aperçu: «La France doit cesser de considérer l’Algérie et ses anciennes colonies comme ses laboratoires d’expérimentation en jouant à l’apprenti sorcier au détriment des conditions de vie des populations locales et de la préservation de leur environnement.

Rappelons qu’entre 1960 et 1966, la France a réalisé de nombreux essais nucléaires dans le désert algérien, refusant pourtant encore aujourd’hui de reconnaître sa responsabilité dans la catastrophe environnementale et sanitaire dont elle est à l’origine.»
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j’ai reçu ce message du Dr Hocine Bensaad: «Merci pour ce rappel concernant le gaz de schiste. Il aurait fallu, comme je le soulignais dans mon article paru dans le Quotidien d’Oran le 26 mai 2012, ajouter aux essais nucléaires, les essais d’armes chimiques et bactériologiques menés par la France dans les années soixante, toujours au Sahara. Ce qui soulève la question de la souveraineté de l’Algérie sur son territoire. Ces essais n’auraient jamais eu lieu si la partie algérienne n’était point consentante. Ce qui signifie qu’il existe bel et bien des accords secrets conclus en même temps que les accords d’Evian autorisant la partie française à poursuivre son programme de développement d’armes de destruction massive. Mais ces accords n’ont jamais fait l’objet de publication, cinquante ans après l’indépendance. Faut-il alors s’étonner du maintien du secret sur les archives de la guerre de Libération nationale et d’apprendre par la voix du ministre des Affaires étrangères français qu’un accord sur le gaz de schiste a bel et bien été conclu entre les deux pays alors que le Premier ministre algérien tenait, quelque temps auparavant devant le syndicat et le patronat, un tout autre langage ! Le Sahara demeure donc un polygone d’essais et de convoitise pour l’ex-colonisateur qui récusait jadis l’appartenance de ce territoire à l’Algérie. Peut-on vraiment parler de souveraineté ? Ou est-ce alors une allégeance en bonne et due forme ?»

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