26 JUILLET AU 4 AOÛT 2014 : SÉLECTION DE LA SEMAINE

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RAPPEL

ÉTÉ 2014 : UNE PAUSE DANS LES MISES EN LIGNE DE «SOCIALGERIE»

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LES SÉISMES EN ALGÉRIE: QUE FAIRE POUR «ÉCONOMISER» DES VIES HUMAINES?K. Bencheikh – le 4 août 2014;


CLASH OF CIVILIZATIONSle 4 août 2014 – Gilad Atzmon – et traduction Messaoud Benyoucef braniya chiricahua;


Mise au point de Patrice Bruel: Ulcéré par des « rumeurs infâmes », Patrick Bruel s’exprime sur le conflit israélo-palestinien: «JE SUIS UN HOMME DE PAIX»;


AUX RACINES DE LA SAUVAGERIE SIONISTEMessaoud Benyoucef – le 1er août 2014 – braniya chiricahua blog;


LA MANIFESTATION DE SAMEDI 2 AOÛT, À PARIS, SUR FRANCE 3(vidéo);


ALGÉRIE RENTRÉE SCOLAIRE 2014 QUID DE LA RÉPUBLIQUE DE DEMAIN?par El-Houari Dilmi – Le Quotidien d’Oran – le 30 juillet 2014;


CUBA, UN MODÈLE SELON L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉSalim Lamrani – le 29 juillet 2014 – Opera Mundi;


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LES SÉISMES EN ALGÉRIE:

QUE FAIRE POUR «ÉCONOMISER» DES VIES HUMAINES?

K. Bencheikh

le 4 août 2014

L’attention de la population a été récemment attirée par une secousse sismique qui, malgré son caractère «mineur», a provoqué des morts et des blessés.

Les milliers de morts lors des séismes de Chlef et de Boumerdès sont pourtant dans toutes les mémoires.

Mieux, si l’on peut dire, on sait qu’Alger a été détruite par un séisme au 16ème siècle et qu’il est certain qu’un séisme de grande intensité aura lieu un jour sur le site de la capitale. Il s’en suivra sans aucun doute des pertes humaines et matérielles énormes.

Les solutions techniques existent pour les constructions neuves et pour la consolidation des ouvrages existants.

À la fin des années 70 et jusqu’en 1988, des normes parasismiques avaient été élaborées, résultat d’un travail coopératif avec des spécialistes étrangers qui avaient le savoir faire et qui avaient pour le suivi sur le terrain, bénéficié d’un réseau de techniciens qui contrôlaient et corrigeaient les études de tous les programmes d’État de construction.

Comment se sont comportés ces ouvrages? Que s’est-il passé dans les années 90? Que sont devenus les CTC (Centre de Contrôle Technique), que sont devenus les programmes de construction? Qui les réalise? Qui investit?

Les réponses à ces questions permettent de comprendre pourquoi les solutions adoptées dans les années 80 ont été abandonnées, sans être remplacées.

Le conflit d’intérêt entre ceux qui investissaient et les nécessités des techniques de construction ont conduit, pour améliorer les marges financières, à négliger dans les faits les exigences de la technique imposées par les structures étatiques des années 70-80.

Les sociétés nationales construisaient alors (en nombre insuffisant, il est vrai), des logements, des usines, des infrastructures décidées à partir de critères auxquels la rentabilité financière n’étaient pas absolument primordiaux.

Les changements dans l’économie et la politique nationales ont fait que depuis 25 ans, les logements sont construits principalement pour et par des investisseurs privés, préoccupés avant tout par l’appât du gain, et non par la pérennité des constructions.

Lors du séisme «majeur» de Boumerdès il y a quelques années, les constructions récentes se sont écroulées, provoquant la mort de centaines de personnes, tandis que les constructions des années 70 (instituts, laboratoires, bâtiments de classes,…) résistaient sans problème.

Quelle confiance peut-on avoir si les ouvrages sont réalisés sans contrôle par des investisseurs qui, bien sûr ne les occuperont pas, mais les vendront au prix fort?

Le problème de la sécurité des ouvrages est directement relié à la conception du rôle de l’État quant à la sécurité des citoyens.

C’est donc un problème politique.

K. Bencheikh

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CLASH OF CIVILIZATIONS

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MONDAY, AUGUST 4, 2014

GILAD ATZMON

The Israeli army confirmed today that up to 130 Palestinian civilians were slaughtered in Rafah last Friday following the triggering of the Hannibal protocol – an IDF directive that is designed to thwart the capture of Israeli combatants. Israel unleashed its full firepower and flattened an entire neighbourhood using tanks, artillery and gunships murdering130 Palestinians just to make sure that one Israeli soldier, Lt. Hadar Goldin didn’t fall into Hamas’ hands alive.

The only interpretation of this massacre is that Israel is a homicidal state completely immune to international conventions and without any respect for civilian lives.

In the light of the actions taken by the Jewish State in the last few days and the overwhelming support for Israel from Jews around the world, it is evident that we are witnessing a clash of civilizations. Humanity is faced with a savage tribe that shows a complete absence of empathy yet for some peculiar reason believes itself to be chosen.

For the sake of world peace, humanity has to use whatever resources it has to dismantle the Jewish State and its lobby.

Enough is enough.

Gilad Atzmon

The Wandering Who? A Study Of Jewish Identity politics and Jewish Power in particular – available on Amazon.com & Amazon.co.uk

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Sources:

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DÉMANTELER L’ÉTAT JUIF ET SON LOBBY

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traduction Messaoud Benyoucef

braniya chiricahua blog

->http://braniya.blogspot.fr/2014/08/demanteler-letat-juif-et-son-lobby.html]

Mieux vaut un soldat mort que captif : le « protocole Hannibal » mis en oeuvre par les hordes sauvages de l’état juif part de ce principe. Et c’est en son nom que la ville de Rafah a subi un déluge de feu. Détruire une ville pour, finalement, s’assurer que le soudard sioniste est bien mort et pas captif, quelle leçon donne à l’humanité l’armée la plus morale du monde!

Voici ce qu’en dit Gilad Atzmon qui, lui, appelle un chat, un chat et des sauvages, des sauvages.

« L’armée israélienne a confirmé aujourd’hui que jusqu’à 130 civils palestiniens ont été abattus à Rafah vendredi dernier après le déclenchement du protocole Hannibal – une procédure mise en place pour contrecarrer la capture de soldats israéliens.

Israël a déclenché sa pleine puissance de feu et rasé tout un quartier à l’aide de chars, d’artillerie et d’hélicoptères de combat, assassinant 130 Palestiniens juste pour s’assurer qu’un soldat israélien, le lieutenant Hadar Goldin ne tombe pas vivant entre les mains du Hamas.

La seule lecture que l’on peut faire de ce massacre est qu’Israël est un État meurtrier totalement à l’abri des conventions internationales et sans aucun respect pour la vie des civils.

À la lumière des mesures prises par l’État juif au cours des derniers jours et le soutien massif envers Israël des Juifs du monde entier, il est évident que nous assistons à un choc des civilisations.

L’humanité est confrontée à une tribu sauvage qui montre une absence totale d’empathie toujours au nom du motif curieux de se croire élu.

Pour la paix dans le monde, l’humanité doit utiliser toutes les ressources qu’elle a pour démanteler l’État juif et son lobby.

Assez, c’est assez. »

Gilad Atzmon

http://www.gilad.co.uk/writings/clash-of-civilizations.html

Sources: traduction – braniya chiricahua

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Ulcéré par des « rumeurs infâmes »

Patrick Bruel s’exprime sur le conflit israélo-palestinien:

«JE SUIS UN HOMME DE PAIX»

Ulcéré par «des rumeurs et des contre-vérités aussi absurdes qu’infâmes», Patrick Bruel a réagi: alors que des certains faisaient de lui un sponsor de l’armée israélienne, le chanteur a pris position pour la paix sur sa page Facebook.

Profondément blessé par les messages qu’il a reçus, Patrick Bruel s’est aujourd’hui tourné vers Facebook pour faire une mise au point et s’exprimer sur le conflit en Palestine, préférant couper court à «des rumeurs et des contre-vérités aussi absurdes qu’infâmes». Dans un long message émouvant, le chanteur veut rétablir la vérité:

«Contrairement à ce que je peux lire avec effroi, je n’ai jamais donné un centime à l’armée israélienne, ni à une armée quelle qu’elle soit et cela ne me traversera jamais l’esprit.»

Au contraire. En effet, Patrick Bruel affirme sans détour: «Je suis un homme de paix», expliquant avoir participé «à des concerts pour des associations caritatives, pour des hôpitaux, des enfants défavorisés ou atteints de maladies rares», partout où on le lui a demandé.

Il profite également de cette tribune pour rappeler ses nombreuses actions en faveur de la paix entre Israël et Palestine, de la conférence de Genève, au concert à l’Opéra de Versailles, ou encore à son livre.

«J’ai toujours prôné la création d’un Etat Palestinien qui reconnaisse l’Etat d’Israël et respecte sa sécurité et vice-versa, explique-t-il. Je l’ai réitéré il y a à peine un an sur i24 news , chaîne d’info israélienne, ce qui m’a même valu les remarques -parfois violentes- d’une certaine partie de la communauté juive. La paix se fait à deux! D’où que l’on vienne, quoique l’on pense ou souffre au plus profond de soi, la réponse ne peut pas se faire sur ce terrain. Des enfants et des civils sont au cœur de cette tragédie. JUSQU’À QUAND…? Aucune cause ne peut justifier ça!

Cette escalade et ces images quotidiennes me font horreur et j’implore les responsables politiques de s’assoir à une table de négociation. Seule une solution politique est possible et le dialogue s’impose.»

Le chanteur s’alarme aussi des répércussions du conflit en France et dans d’autres pays: «Depuis combien de temps je crie haut et fort qu’il faut arrêter de transférer ce conflit chez nous, s’indigne-t-il. Cet amalgame est intolérable et j’en appelle à la responsabilité collective des leaders d’opinion ( politiques ou autres) pour calmer les tensions et endiguer cette dérive dangereuse pour notre République. Appeler à un cessez-le-feu est plus que légitime mais pourquoi se servir de ces malheurs pour réveiller et déverser une telle haine envers des gens (juifs ou musulmans ) qui n’ont rien à voir avec ce conflit . En France, en Belgique ou ailleurs, qu’ont à voir les enfants dans les écoles, les fidèles dans les lieux de cultes ou les gens dans leur quotidien avec la folie meurtrière d’un conflit malheureusement sans fin.

De grâce, cessons de tout mélanger et de mettre de l’huile sur un feu déjà tellement dévastateur.»

Pour conclure, le chanteur appellent toues les bonnes volontés à s’unir pour faire avancer la paix: «Tout ça ne peut conduire qu’au chaos de part et d’autre.Que des voix musulmanes, juives et chrétiennes entre autres, s’élèvent pour apaiser ce qui est en train de devenir une catastrophe, et ramènent le monde sur le chemin du « vivre ensemble »…»

Sources:

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GAZA

LA MANIFESTATION DE SAMEDI À PARIS SUR FRANCE 3

(vidéo)

Ce très bon compte rendu coïncide avec l’annonce de la dissolution de la Ligue de défense juive. L’opinion publique française commence-t-elle à se libérer de l’emprise du lobby sioniste sur les médias?

France3. Edition du soir du 2 août 2014

https://www.youtube.com/watch?v=vS44KY6uy48

Sources blog algerieinfos-saoudi

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voir aussi images des manifestations dans toute la France:

https://www.google.com/search?q=manifestation+palestine+france&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=F0vfU6aVDOeY1AW7yIFI&ved=0CAcQ_AUoAg&biw=1366&bih=630#facrc=_&imgdii=_&imgrc=R4OHpz7c370gRM%253A%3BMfrftEVLydRj0M%3Bhttps%253A%252F%252Fpbs.twimg.com%252Fmedia%252FBuCbJFNIEAE-MWE.jpg%3Bhttp%253A%252F%252Fwww.francetvinfo.fr%252Fsociete%252Fmanifestations-propalestiniennes-en-france%252Fdirect-manifestation-pro-palestinienne-a-paris_661737.html%3B600%3B448

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AUX RACINES DE LA SAUVAGERIE SIONISTE

Messaoud Benyoucef

le 1er août 2014

braniya chiricahua blog

Une femme devant sa maison détruite

«Il n’ y aura pas d’école demain (en Palestine) on a tué tous les enfants» , chantent en dansant des «citoyens» de l’état juif qui dispose de «l’armée la plus morale du monde», disent-ils.

Visionnez donc cette vidéo, amis lecteurs :

http://oumma.com/202770/israeliens-se-rejouissent-n-y-aura-d-ecole-demain-on-

http://www.youtube.com/watch?v=L0lqnSdEUCw

Comment une telle ignominie est-elle possible? Comment des êtres humains peuvent-ils se réjouir du massacre d’enfants? Sont-ils seulement des humains? En vérité, ce sont des monstres. Aristote définissait le monstre (thèrion) comme celui qui est incapable de vivre avec les humains. Que fait d’autre l’état-monstre sioniste en s’isolant de ses voisins par de gigantesques murailles de béton, en déclarant que nul n’est autorisé à devenir «citoyen» de son pays à moins d’être juif, en exterminant les authentiques autochtones de ce pays parce que non-juifs, en se plaçant au-dessus de la loi humaine parce que «peuple élu»?

LA DÉCOUVERTE

Le minaret de la mosquée Al Soussi

En 1958 -j’avais 15 ans-, j’étais en Seconde classique. Notre professeur de Lettres nous prévint que nous devions lire la Bible si nous voulions comprendre quelque chose aux auteurs essentiels du programme, tels Agrippa d’Aubigné et Bossuet. Je me mis à la tâche au cours des vacances d’hiver. Pour moi, qui n’avais qu’indifférence à l’égard des religions (mon père, proche des réformistes de Benbadis et du PCA, m’avait interdit catégoriquement de fréquenter l’école coranique), la Bible était le Coran des chrétiens et je ne savais absolument rien de ces deux livres. La religion pour moi, c’était la bonté sans exclusive de mes parents, de notre voisine, Mme Cassado, catholique qui aimait tant ma famille, de M. Jacob Bensoussan, juif et ami intime de mon père, du seul ami vrai que j’eus durant mes études, Joseph, chrétien fervent.

Au lieu de quoi, je découvrais, effaré, un Dieu sanguinaire qui tue tous les nouveaux-nés d’un pays sur lequel il envoie neuf autres plaies toutes plus cruelles les unes que les autres, un Dieu exterminateur qui ordonne des génocides en bonne et due forme à des sicaires tel Josué, un Dieu qui choisit l’une des peuplades qu’il a créées pour qu’elle s’asservisse toutes les autres. Je n’en revenais pas! Que des peuples entiers et les trois religions abrahamiques sacralisent et idolâtrent un tel texte -au lieu de l’interdire tout simplement pour apologie de la violence et de la haine raciale- me sidérait. Je refermai ce catalogue de l’horreur et l’abandonnai définitivement «à la critique rongeuse des souris».

LE RETOUR DU REFOULÉ

L’Histoire nous rattrape toujours, heureusement. Face à l’incroyable sauvagerie de l’état sioniste et de la société qu’il a sécrétée -société faite de bric et de broc, dont les membres n’ont rien d’autre en commun (un Russe et un Falacha?), que le système de valeurs que va leur inculquer l’état sioniste-, il est impossible d’éviter plus avant de se poser la question de l’origine de cette sauvagerie. La réponse est contenue dans les prémisses: un système de valeurs -une culture- qui tire son essence de la Torah (l’ancien testament) et de son incessante rumination, le Talmud, voilà la racine du mal.

On a prétendu que le sionisme était un mouvement politique laïque. Si c’était le cas, pourquoi aurait-il refusé les solutions alternatives à la Palestine qui s’offraient à lui: Argentine, Ouganda, Madagascar?

Un mouvement laïque aurait choisi l’un de ces pays pour éviter justement que la religion ait trop de poids.

En préférant la Palestine, le sionisme savait très bien ce qu’il faisait; se servir du poids énorme de la religion afin d’asseoir son état sur des bases que personne ne pourrait remettre en cause et qui souderaient des populations hétérogènes. En vérité, les dirigeants sionistes -quelle que soit leur obédience politique- n’ont jamais perdu de vue leur objectif ultime: l’édification d’un état juif, fait pour les seuls juifs, s’étendant du Nil à l’Euphrate.

DU NIL À L’EUPHRATE

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Pourquoi du Nil à l’Euphrate? Parce que la bible prétend que c’était la terre des Hébreux; en réalité, il s’agissait d’un espace où nomadisaient plusieurs tribus de langues sémitiques: des Arabes, des Syriaques, des Araméens, des Hébreux… Les grotesques mensonges de la bible (repris et prolongés par le Coran) servent aujourd’hui encore, au XXI° siècle, à légitimer une politique criminelle de rapine et de génocide!

L’éminente égyptologue (et résistante) française, Christiane Desroches-Noblecourt, n’avait de cesse de dénoncer ces mensonges bibliques. Ainsi de l’engloutissement de l’armée de Ramsès II par les flots alors que l’on dispose d’une pièce hiéroglyphique (une pierre) qui atteste qu’à ce moment précis le pharaon guerroyait en Asie mineure contre les Hittites (qu’il vainquit et dont il épousa la fille de leur roi pour manifester son désir de paix). Ainsi également du prétendu esclavage des Hébreux en Égypte: C.D-N rappelle que nous disposons d’un document (une pierre gravée) qui «raconte» la visite de pharaon à un chantier de construction et son dialogue avec les ouvriers hébreux qui demandaient une augmentation de leur rétribution.

Du reste, Karl Marx s’était déjà avisé que la société pharaonique ne pouvait pas «fonctionner» sur le mode esclavagiste et avait suggéré la notion de «mode de production asiatique» pour qualifier les sociétés chinoise, indienne et égyptienne.

K.A. Wittfogel prolongera cette réflexion en parlant, lui, de «sociétés hydrauliques» dans lesquelles les castes des dirigeants et des prêtres sont confondues. Dit autrement, ces sociétés fonctionnent à l’idéologie, pas à la contrainte.

Avant tout le monde, cependant, c’est Ibn-Khaldoun qui pointait l’un des plus gros mensonges bibliques: l’errance des Hébreux dans le désert du Sinaï. Critiquant l’historien et géographe arabe El Mas’oudi -qui prenait pour argent comptant ce que disait la bible sur ce chapitre-, Ibn-Khaldoun montre que les «50 feux» hébreux soi-disant sortis d’Égypte auraient donné au bout de 40 ans (deux générations) à peu près 600 000 personnes. Comment un espace aussi aride et désertique que le Sinaï aurait-il pu nourrir et abreuver une masse aussi considérable d’individus avec leurs troupeaux? (D’ailleurs, on peut se demander comment de prétendus esclaves pouvaient posséder autant de biens!). Le cadi (juge) musulman qu’était Ibn-Khaldoun ne voyait aucune contradiction à exercer son esprit critique, fût-ce aux dépens de la bible, donc du Coran! Courageux! Les musulmans d’aujourd’hui, ceux que révolte à juste raison le martyre du peuple palestinien, feraient bien de réfléchir à ce fait que la justification de la sauvagerie sioniste est inscrite dans la bible, bible validée par le Coran.

[[N.B. Voici ce que dit Wikipedia à propos de cet épisode biblique :

«Les événements racontés par la Bible depuis l’exil d’Égypte jusqu’à la conquête du pays de Canaan qui se seraient produits aux environs du XIIIe siècle av. J.-C., ne sont en rien confirmés par les données archéologiques. Pour toute la période qui précède le XIe siècle av. J.-C. et le règne de Saül, on parle de «la protohistoire d’Israël». Les Benê Israël, ouvriers sur des chantiers dans le delta du Nil, qui seraient sortis d’Égypte et qui se seraient installés dans le pays de Canaan n’auraient été en réalité que « plusieurs centaines, un millier tout au plus, très loin des centaines de milliers que laisse entrevoir le texte biblique».]]

LE DIEU EXTERMINATEUR

Un bombardement israélien a visé un marché

L’édification d’un état juif du Nil à l’Euphrate est consubstantielle à un nettoyage ethnique -exigé par le dieu exterminateur de la bible- qui débarrasserait cet espace des Arabes, chrétiens et musulmans.

L’Établissement ashkénaze -formé en très grande majorité de migrants polonais et russes- qui dirige l’état sioniste depuis sa création ne s’est jamais fait faute de le rappeler. Remarquons que lui qui manie à tout bout de champ le chantage à l’antisémitisme englobe dans son racisme anti-arabe les juifs sépharades, perçus comme autant d’Arabes! D’où la tendance de ces derniers (nombreux en France) à être encore plus féroces envers les Arabes, à être plus sionistes que les ashkénazes.

À ce propos, il convient de rappeler que le terme «sémite» ne désigne nullement une race ou une ethnie mais seulement un groupe de langues dit «chamito-sémitique» et comprenant, entre autres, l’amharique, l’arabe, l’araméen, l’hébreu, le syriaque… Au vrai, la notion d’antisémitisme telle qu’elle est instrumentalisée par l’état sioniste et ses sayanim (=agents d’influence) est une invention du XIX° siècle, quand l’Europe se découvrait sous les espèces de l’homme blanc colonisant le monde et soumettant les peuples à sa volonté.

L’antisémite serait, ainsi, un raciste qui hait les Sémites (qui sont des langues)! Le tour de passe-passe a consisté à substituer le mot «sémite» au mot «juif».

Le résultat de cet amalgame est une perversion générale du débat d’idées qui devient simplement impossible: ainsi, vous n’avez pas le droit de dire que vous n’aimez pas la religion hébraïque sans vous faire traiter de raciste; vous n’avez pas le droit de contester l’existence de l’état sioniste paria sans vous faire traiter d’antisémite, etc.. Une police de la pensée s’est mise en place qui exerce un terrorisme digne de l’Inquisition.

En France -comble de lâcheté et de démission-, c’est même une loi (donc la police) et non la libre recherche qui dit ce que doit être la vérité historique!

RENDRE PENSABLE LA DISPARITION DE L’ÉTAT D’APARTHEID SIONISTE

L’OLP (Organisation de libération de la Palestine) avait une charte sur la base de laquelle elle posait ses objectifs politiques à long terme: établir sur tout le territoire de la Palestine historique un état démocratique pluraliste et multiconfessionnel. C’était là, prendre à contre-pied le projet sioniste de construction d’un état juif -fait pour les seuls juifs- s’étalant du Nil à l’Euphrate.

La propagande sioniste, disposant de moyens colossaux, avait entrepris une formidable campagne de désinformation visant cette charte. Tous les médias du monde occidental -plus ou moins tenus par les réseaux d’influence sioniste- s’y étaient mis. Le résultat recherché fut atteint: rendre inimaginable l’idée même d’une remise en cause de l’existence de l’état sioniste paria.

Parallèlement, les services secrets sionistes (dont la devise est “Par la ruse”) préparaient l’arme fatale contre l’OLP: la construction d’un mouvement islamiste, le Hamas, qu’ils financèrent et encouragèrent (oubliant qu’une chose se transforme toujours en son contraire).

Avec sa charte démocratique, l’OLP était en accord avec les valeurs universelles qui fondent et définissent les états modernes.

L’entité sioniste entendait priver l’OLP d’un pareil titre en se fabriquant un ennemi idéal: l’Autre absolu dans sa différence radicale, afin de pouvoir se présenter devant l’Occident comme «la seule démocratie du Moyen-Orient».

L’époque, les années 80, étaient à la découverte par les yankees (résultat de la métabolisation de leur longue alliance avec la tribu des Al Saoud) que l’islam pouvait servir à asseoir la domination de l’Occident. On a dit de la vulgate wahabite qu’elle était l’équivalent du protestantisme en chrétienté. De fait, le wahabisme en tant qu’il est retour à la lettre coranique est retour à la bible, à l’ancien testament. Ce n’est pas là la moindre raison qui a fait que les yankees s’entendent si bien avec les Al Saoud. On a pu dire également du wahabisme qu’il était une judaïsation de l’islam: ritualisme sans spiritualité et soumission à un dieu abstrait. Cela est-il étranger à la convergence d’intérêts nettement observable entre l’état sioniste et la tribu des Al Saoud?

Rien dans ce monde n’est éternel et moins encore les états: près de nous, les régimes racistes d’Afrique australe -dont l’un, la république sud-africaine, était une puissance nucléaire-, la Yougoslavie ont disparu. Si l’état sioniste est parvenu à convaincre la majorité de l’opinion occidentale que son existence fait partie de la nature des choses, il le doit en grande partie au soubassement culturel religieux de cet Occident: la bible.

Depuis le XIX° siècle, en effet, depuis que Nietzsche -cet homme fou dont on serait bien en peine de définir et de classer le verbiage- a inventé la notion radicalement fausse de «judéo-christianisme», l’Occident chrétien a été sommé de revivre son histoire religieuse sous les espèces de la continuité entre judaïsme et christianisme. Rien de plus grotesque. Le christianisme s’est inscrit à sa naissance comme une négation du judaïsme dont il a fait un procès en règle, comme le montre avec éclat l’évangile de Matthieu. Il n’empêche: l’hégémonisme anglo-saxon et ses prétentions à la domination mondiale ont produit et légitimé cette alliance judéo-chrétienne (essentiellement protestante) qui se donne comme le pilier de la défense de l’Occident face à la barbarie.

DÉSHUMANISER L’INDIGÈNE

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Et c’est à ce niveau que l’alliance spéciale des USA et de l’état sioniste trouve l’une de ses explications, la raison de fond étant que les deux entités se reconnaissent comme des nations de pionniers fuyant les persécutions et la misère de la vieille Europe. D’où la compréhension des yankees -qui ont effacé de la surface de la terre des dizaines de nations indiennes- pour le génocide lent des Palestiniens par l’état sioniste. D’où, également, la solidarité de l’Australie -territoire-bagne où le Royaume-Uni avait exilé ses coupeurs de route et autres assassins qui éradiquèrent les aborigènes de Tasmanie- avec l’état juif. Le Canada est lui aussi tenté de rejoindre ses cousins anglo-saxons n’était le Québec.

C’est que le colon a besoin de déshumaniser l’indigène pour se donner bonne conscience quand il le tuera et lui volera sa terre. Si les Algériens ont survécu à la colonisation, ils le doivent à Napoléon III qui s’était écrié, lors de son second voyage en Algérie (1865): «Nous ne permettrons pas que cette race fière et généreuse subisse le sort des Indiens d’Amérique!». C’est dire que le risque était bien réel. La III° République -celle de Jules Ferry- lâchera, par contre, ses chiens civilisateurs sur le pays avec l’aide des généraux félons, Mac Mahon, Pélissier et Cavaignac, le sinistre «nettoyeur» des ouvriers parisiens insurgés en 1848.

LA RUSE DES DEUX ÉTATS

La propanda staffel sioniste a dû, cependant consentir une petite concession aux humanistes de tout bord qui s’inquiétaient, quand même, du sort fait aux Palestiniens. Elle inventa alors la fable aimable des deux états.

Depuis les accords d’Oslo (1993) consacrant cette duperie, que s’est-il passé? Un Premier ministre (Rabin, celui-là même qui ordonnait de casser au gourdin les bras des enfants lanceurs de pierres de la première Intifadha) assassiné, le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat empoisonné et le nombre de colons juifs en Cisjordanie multiplié par trois.

Un état palestinien à côté de ce monstre froid, armé jusqu’aux dents par son acolyte yankee et qui montre à chaque instant une indifférence radicale à l’égard d’humains qu’il traite comme des choses, imbu qu’il est de sa supériorité ontologique?

Sinistre plaisanterie. Une entité palestinienne viable ne le serait qu’à l’ombre d’une protection internationale, le temps de débarrasser l’humanité du monstre sioniste.

Car il faut rendre pensable la disparition de cette aberration; il ne faut plus craindre de penser sa fin comme l’unique solution qui réglerait le problème définitivement.

LA FIN D’UNE IMPOSTURE

C’est là la tâche de chacun, et d’abord des intellectuels -pour peu qu’ils existent encore! Ces derniers, en effet, de recul en soumission devant les sayanim, ont disparu du paysage.

La France, qui prétend être l’inventeur des intellectuels, est devenue le plus caricatural des cas: ses sayanim -tous issus de la mouvance trotsko-maoïste (ce n’est pas un hasard: Trotsky et Mao étaient des sanguinaires)- exercent un terrorisme idéologique inconnu jusque-là dans son histoire.

Telle une outre pleine de vent, les autres se sont dégonflés, se terrent ou, pour une majorité d’entre eux, se font les supplétifs des sayanim triomphants.

Yes we kill

FULL METAL JACKET

Tout cela n’aura qu’un temps. Restera seulement la honte et le sentiment d’autodévalorisation quand l’état sioniste paria sera démonté par ses propres parrains et que ses sayanim se cacheront pour ne jamais reparaître, la honte de ne pas avoir résisté comme cet admirable petit peuple qui fait face à la barbarie de l’empire du mal avec ses moyens dérisoires.

Dans le film «Full metal jacket», le très talentueux Stanley Kubrick met en scène la fabrique des surhommes, les GI’s américains. Il montre comment ils sont dépersonnalisés, déshumanisés afin de faire d’eux des machines à tuer. Puis, la caméra les suit en situation réelle, durant la guerre du Vietnam. Au cours d’une longue séquence admirable de maîtrise, le film montre la progression d’une section de surhommes stoppée net par un tireur vietnamien. Il s’agissait d’une frêle jeune fille, presque une adolescente, qui mettait ainsi en échec les machines à tuer.

Comme à Gaza aujourd’hui. Comme hier au sud Liban. Et de même que les yankees ont détalé du Vietnam comme des lapins, les sionistes détaleront de la Palestine. Leur présence ne laissera pas plus de traces -seulement le souvenir d’une sauvagerie rare- que n’en ont laissé les royaumes francs de Jérusalem car ils ne sont que «des passants à la parole passagère», comme les avait prévenus Mahmoud Darwich.

Sources: braniya chiricahua blog

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ALGÉRIE RENTRÉE SCOLAIRE 2014

QUID DE LA RÉPUBLIQUE DE DEMAIN?

par El-Houari Dilmi

Véritable baromètre de la vie sociale, la rentrée scolaire est un événement annuel qui donne de l’urticaire à tous les responsables aux manettes des affaires de l’Etat. Cette année, plus de 9 millions d’élèves sont attendus pour rejoindre les bancs des écoles, le 7 septembre prochain, dans un pays où le rôle et la mission de l’institution publique qu’est l’école est au centre de l’équation très complexe du projet de société à donner aux Algériens d’aujourd’hui et de demain.

Le niet opposé par le gouvernement à l’octroi d’une augmentation de la prime de zone place justement le secteur de l’éducation en tête du front de la contestation, à quelques encablures de la rentrée sociale qui risque d’être marquée par d’autres dossiers «brûlants». Véritable revendication leitmotiv du corps enseignant, surtout pour ceux des Hauts Plateaux et du Grand Sud, l’augmentation de la prime de zone a été refusée aux enseignants au motif que «cela mettait gravement en cause les équilibres financiers de l’Etat». Pour la très volontariste ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, il s’agit là d’un sérieux point d’achoppement avec les syndicats du secteur. Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), menace de «chahuter» la rentrée si le gouvernement de Sellal ne revoit pas sa copie concernant la prime de zone. Ce même responsable syndical a qualifié cette décision «d’aberrante (…), qui risque de mettre de l’huile sur le feu et inciter les syndicats à entamer des grèves pour faire valoir leurs droits».

Pour l’instant, l’application de la prime de zone ne fera pas l’objet d’une révision, en raison de «l’incidence financière qui en découlera et qui touchera les équilibres financiers de l’Etat après l’augmentation des salaires qu’induira la révision de cette indemnisation», a tranché dans le vif le Premier ministre Abdelmalek Sellal. Rejetant d’un revers de la main les arguments avancés par le PM, Meziane Meriane du Snapest, qui plaide en faveur d’un ajustement de la prime de zone et non d’une augmentation, a affirmé que «ce n’est pas une petite prime calculée sur le nouveau salaire de base qui va créer un déséquilibre financier, mais ce sont les salaires astronomiques des cadres qui peuvent influer considérablement sur les équilibres financiers de l’Etat».

Deux points de vue très loin d’être conciliables, surtout que le ministère de tutelle, après ses promesses, est attendu au tournant dès la mi-août pour donner des réponses claires aux syndicats sur les dossiers en suspens. Benghebrit, bénéficiant d’une sorte d’état de grâce jusqu’à la prochaine rentrée, a fait l’engagement ferme que «le dialogue sera ouvert à tous les partenaires sociaux pour trouver les solutions possibles», promettant de remettre les points de désaccord sur le tapis durant la troisième semaine du mois d’août. Même si les Algériens se sont habitués, depuis de nombreuses années, aux perturbations et autres mouvements sociaux dans ce secteur poids lourd, un autre point incite à l’optimisme : celui de voir la tutelle, les syndicats, les associations de parents d’élèves «enjamber» ensemble tous les obstacles pour avancer d’un pas ferme et faire de l’école d’aujourd’hui le socle solide de la République de demain. Il y va de l’Algérie de nos enfants.

Sources: Le Quotidien d’Oran

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CUBA, UN MODÈLE

SELON L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

Salim Lamrani

le 29 juillet 2014

Opera Mundi

Selon l’organisme onusien, le système de santé à Cuba a valeur d’exemple pour tous les pays du monde

Le système de santé cubain est mondialement reconnu pour son excellence et son efficacité. Malgré des ressources extrêmement limitées et l’impact dramatique causé par les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle, Cuba a réussi à universaliser l’accès aux soins à toutes les catégories de la population et à obtenir des résultats similaires à ceux des nations les plus développées.

Lors de sa récente visite à La Havane en juillet 2014, Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, a fait l’éloge du système de santé cubain et s’est montrée impressionnée par les réussites dans ce domaine. «Cuba est le seul pays qui dispose d’un système de santé étroitement lié à la recherche et au développement en cycle fermé. C’est la voie à suivre, car la santé humaine ne peut s’améliorer que grâce à l’innovation», a-t-elle déclaré. Elle a salué «les efforts de la direction de ce pays pour faire de la santé un pilier essentiel de développement[[Prensa Latina, « Directora de OMS reconoció labor de Cuba en materia de salud », 16 juillet 2014.]]».

Cuba a basé son système de santé sur la médecine préventive et ses résultats sont exceptionnels. Selon Margaret Chan, le monde doit suivre l’exemple de l’île dans ce domaine et remplacer le modèle curatif, inefficace et plus coûteux, par un système basé sur la prévention. «Nous souhaitons ardemment que tous les habitants de la planète puissent avoir accès à des services médicaux de qualité, comme à Cuba», a-t-elle souligné[[Agencia Cubana de Noticias, « World Health Organization Praises Cuba’s Achievements », 14 juillet 2014.]].

L'Ecole latino-américaine de médecine (ELAM)

L’OMS rappelle que le manque d’accès aux soins dans le monde n’est en aucun cas une fatalité découlant d’un manque de ressources. Il traduit, au contraire, un manque de volonté politique de la part des dirigeants de protéger les populations les plus vulnérables.

L’organisation cite à ce titre le cas de l’île de la Caraïbe comme étant le parfait contre-exemple[[Prensa Latina, « Directora de OMS reconoció labor de Cuba en materia de salud», op. cit.]].

D’ailleurs, en mai 2014, en guise de reconnaissance à l’excellence de son système de santé, Cuba a présidé la 67ème Assemblée mondiale de la Santé[[EFE, «Directora general de la OMS está en Cuba para ver avances en investigaciones», 15 juillet 2014.]].

Avec un taux de mortalité infantile de 4,2 pour mille, l’île de la Caraïbe présente le meilleur indicateur du continent et du Tiers-Monde, reflétant ainsi la qualité de son système et l’impact sur le bien-être des enfants et des femmes enceintes. Le taux de mortalité infantile de Cuba est même inférieur à celui des Etats-Unis et se situe parmi les plus bas au monde[[EFE, «Cuba cierra 2013 con la tasa de mortalidad infantil más baja de su historia», 2 janvier 2014.]].

Avec une espérance de vie de 78 ans, Cuba est l’un des meilleurs élèves du continent américain et du Tiers-monde, avec un indicateur similaire à celui des nations les plus développées.

En moyenne, les Cubains vivent 30 ans de plus que leurs voisins haïtiens.

En 2025, Cuba disposera de la plus grande proportion de personnes de plus de 60 ans d’Amérique latine[6][[Oscar Alfonso Sosa, «Crece esperanza de vida geriátrica en Cuba”, Cubadebate, 29 avril 2014.]].

Un système de santé au service des peuples du Tiers-monde

Cuba fait également bénéficier les populations du Tiers-monde de son expertise dans le domaine de la santé. En effet, depuis 1963, Cuba envoie des médecins et autres personnels de santé dans les pays du Tiers-Monde afin de soigner les déshérités. Actuellement, près de 30 000 collaborateurs médicaux travaillent dans plus de 60 pays de la planète[[Salim Lamrani, Cuba: les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013, p. 49.]].

L’exemple emblématique de cette solidarité vis-à-vis des plus démunis est l’Opération Miracle lancée en 2004 par Fidel Castro et Hugo Chávez. Cette campagne humanitaire, mise en place au niveau continental dans le cadre du projet d’intégration de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), consiste à opérer gratuitement les Latino-américains pauvres atteints de cataractes et autres maladies oculaires[[Cubadebate, «La Misión Milagro cumple hoy diez años : ha devuelto la vista a 3,4 millones de personas», 8 juillet 2014.]].

En une décennie, près de 3,5 millions de personnes ont pu retrouver la vue grâce à l’internationalisme cubain. Ce programme social, créé dans un premier temps pour le Venezuela, a été étendu à tout le continent avec l’objectif d’opérer un total de 6 millions de personnes. En plus des opérations chirurgicales, la Mission Miracle fournit gratuitement des lunettes et des lentilles de contact aux personnes atteintes de troubles de la vue[[Ibid.]].

Au total, près de 165 institutions cubaines participent à l’Opération Miracle, qui dispose d’un réseau de 49 centres ophtalmologiques et de 82 blocs opératoires dans 14 pays d’Amérique latine : la Bolivie, le Costa Rica, l’Equateur, le Guatemala, le Guyana, Haïti, le Honduras, la Grenade, le Nicaragua, le Panama, le Paraguay, Saint-Vincent et les Grenadines, le Venezuela et l’Uruguay[[Ibid.]].

La solidarité médicale cubaine s’étend également à l’Afrique. En 2014, LABIOFAM, l’entreprise de production chimique et biopharmaceutique cubaine, a lancé une campagne de vaccination contre le paludisme en Afrique de l’Ouest, dans pas moins de 15 pays[[Agencia Cubana de Noticias, «Cuba’s LABIOFARM Launches Malaria Campaign in Western Africa», 30 mai 2014.]]. Selon l’OMS, ce virus, qui affecte en majorité les enfants, coûte la vie à pas de moins de 630 000 personnes par an, «la plupart étant des enfants âgés de moins de cinq ans vivant en Afrique». «Cela signifie que 1 000 jeunes enfants meurent chaque jour de paludisme[[Organisation mondiale de la santé, «World Malaria Report 2013 », 2013, p. v. http://www.who.int/malaria/publications/world_malaria_report_2013/report/en/ (site consulté le 19 juillet 2014).]]», rappelle l’Organisation.

De la même manière, Cuba forme de jeunes médecins du monde entier au sein de l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM).

Depuis sa création en 1998, l’ELAM a diplômé plus de 20 000 médecins de plus de 123 pays. Actuellement, 11 000 jeunes en provenance de plus de 120 nations suivent une carrière de médecine au sein de l’institution cubaine.

Selon Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations unies, l’ELAM est «l’école de médecine la plus avancée au monde».

Il a également fait l’éloge des médecins cubains qui travaillent dans le monde entier et notamment à Haïti: «Ce sont toujours les premiers arrivés et ce sont les derniers à partir. Ils restent sur place après les crises. Cuba peut montrer au monde entier son système de santé, un modèle pour beaucoup de pays[[Nyliam Vásquez García, « La escuela médica más avanzada del mundo », Juventud Rebelde, 28 janvier 2014.]]».

En faisant l’éloge de Cuba, l’Organisation mondiale de la santé souligne qu’il est possible pour un pays du Tiers-monde aux ressources limitées de mettre en place un système de santé performant et d’offrir à l’ensemble des populations une protection sociale digne de ce nom, s’il y a la volonté politique de placer l’être humain au centre du projet de société.

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule « Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité », Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

Sources: Opera Mundi

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