Les AMIS d’ ALGER RÉPUBLICAIN en France: COMMÉMORATION du 1er NOVEMBRE 1954

Les Amis d’ ALGER RÉPUBLICAIN en France

Seraient honorés de votre présence à la

COMMÉMORATION DU 55° ANNIVERSAIRE du 1er novembre 1954

Afin de célébrer le déclenchement du combat armé et populaire du peuple Algérien pour son indépendance nationale

Samedi 31 octobre 2009 à 15 heures

Maison de la Vie Associative 26-28 rue Victor Hugo – Malakoff

Au programme :

Intervention de Kamel Badaoui , membre du Bureau de l’association

Projection du film « Moujahidate » d’Alexandra Dols consacré au combat des femmes Algériennes pendant la guerre de libération nationale qui sera suivi d’un débat


Réponse de Sadek Hadjeres :

Chers amis d’Alger républicain en France

Je vous remercie de l’invitation que vous m’avez adressée pour la commémoration du 55ème anniversaire du 1er Novembre 1954.

Je n’aurai malheureusement pas le plaisir de partager cette célébration avec vous, car je ne serai pas à Paris à cette date . Je souhaite plein succès à votre initiative et j’en informerai le maximum d’amis, en particulier les visiteurs de mon site : www.socialgerie.net

Je trouve excellente votre idée d’associer cette célébration à une thématique concrète. Qui plus est, au rôle des femmes souvent méconnu ou réduit à des dimensions étriquées et caricaturales qui ne couvrent pas l’étendue et la profondeur de ce rôle dans les luttes de libération nationales, sociales ou culturelles.

Leur rôle irremplaçable est plus lourd à porter que celui de leurs frères, fils, pères ou maris, car elles et leurs familles, sociologiquement et pratiquement plus vulnérables que les hommes, sont le plus souvent le socle et le bouclier qui ont dû affronter à armes inégales les méfaits de la barbarie coloniale puis de la déferlante réactionnaire intégriste.

Elles ont pesé d’un poids déterminant dans les résistances, non seulement armée mais dans le rôle plus ingrat et néanmoins incontournable de défendre et maintenir souvent au péril de leur vie les continuités familiales, sociales et professionnelles contre les interdits et préjugés émanant de divers secteurs.

Votre initiative de célébrer ce rôle à sa juste valeur encouragera et éclairera davantage encore les efforts difficiles à venir. Si les vagues d’antiféminisme, comme toutes sortes d’autres préjugés identitaires, se font plus virulentes, c’est qu’elles tentent en vain de freiner les profonds courants souterrains et processus d’émancipation qui mobilisent hommes et femmes pour les libertés démocratiques, l’égalité et la justice sociale, en dépit des obstacles et apparents retours en arrière.

Bien qu’absent, je verse à votre manifestation la modeste contribution d’un document consacré aux moudjahidate. Il a été écrit par l’une d’entre elles dans « Al-Hourriya » (Liberté) durant la guerre de libération, et intitulé
« Serkadji, quartier des femmes ».

(Georgeo Perlès connaît cette camarade, pour avoir participé avec elle en 1961 à une mission extrêmement dangereuse de trois mois dans Oran infestée par l’OAS).

Vous pourrez trouver aussi ce texte publié sur mon site au cours de l’été, en même temps que celui de Zohra Drif répondant aux calomnies « négationnistes » visant l’héroïne Djamila Bouhired, sous le titre « FEMMES DANS LA GUERRE D’INDÉPENDANCE DE L’ALGÉRIE »

Mes chaleureuses salutations