ALGER, 15 & 16 FÉVRIER 2010: colloque « PHILOSOPHIE ET POLITIQUE – PENSÉE ET ACTION »

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Le Centre National de Recherches Préhistoriques Anthropologiques et Historiques

Organise Un Colloque International

Philosophie et Politique

dans la pensée et l’action

de Georges Labica

– Alger, 15 et 16 février 2010 –

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Les liens du philosophe français Georges Labica avec l’Algérie étaient anciens et denses. Il y a passé les années décisives de sa vie de jeune professeur de philosophie, celles de son engagement pour l’indépendance et la liberté du peuple algérien ; il y a connu son épouse et vu naître deux de ses enfants ; il y a contribué à former les premières promotions de philosophes algériens et de politistes et y a publié ses premiers livres. Cette forte relation, Georges Labica l’a toujours entretenue et enrichie. Au-delà même des rapports personnels qu’il avait tissés avec des acteurs de la guerre de libération nationale ainsi qu’avec des artistes et de nombreux intellectuels algériens, parmi lesquels d’anciens étudiants devenus ses collègues et amis, Georges Labica n’a jamais cessé de suivre les évolutions du pays : intervenant chaque fois que cela lui a été possible dans des colloques et séminaires à Alger, Constantine et Oran ; s’impliquant, au cours de la terrible décennie quatre-vingt dix, parmi les initiateurs du Comité International de Solidarité avec les Intellectuels Algériens.

Mais, bien sûr, la vie et l’action de Georges Labica ne se résument pas à l’Algérie. De la fin des années soixante jusqu’au moment de son décès, il n’a cessé d’être sur la brèche, réfléchissant et agissant, au sein de l’Université et hors d’elle, auprès des universitaires et au-delà d’eux. Fidèle à des convictions forgées au sein du milieu familial et social modeste mais combatif d’où il est issu, dans un temps marqué par la guerre froide et l’essor des mouvements anti-colonialistes, Georges Labica ne séparait pas la pensée et l’action, la philosophie et la politique. Il a été de tous les débats théoriques et idéologiques, défendant, avec d’autres, un idéal révolutionnaire contre les affadissements et les refroidissements qui le dénaturaient et l’altéraient. Fort d’un sens historique critique et théorique, qui n’épargnera pas le marxisme académique et institutionnel lui-même, il a sans cesse attiré l’attention sur la signification et la radicalité inentamées de certaines thèses marxiennes anti-capitalistes et sur les vertus de l’utopie révolutionnaire. Il s’est porté aux côtés des luttes de libération et d’émancipation en Palestine et au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et ailleurs.

Au cours de cette riche trajectoire de vie et de pensée, cinq décennies durant, Georges Labica a su également, grâce à ses qualités humaines exceptionnelles, sa sensibilité et son attention aux autres, grâce aussi à la sincérité et à la fermeté de ses convictions, à la fois éthiques et politiques, gagner l’amitié et le respect de beaucoup de ceux qui l’ont côtoyé.

En hommage au philosophe, au professeur, à l’intellectuel engagé et à l’homme, Le Centre National de Recherches Préhistoriques Anthropologiques et Historiques organise à Alger un colloque international, en février 2010, à l’occasion du premier anniversaire de sa mort. Des contributions venant de tous les lieux où il se reconnaissait parmi les siens sont attendues. Elles porteront sur la pensée et l’action de Georges Labica et aussi, de façon plus ouverte, autour de cette question qu’inspirent son oeuvre et sa vie: « La philosophie peut-elle être en colère contre ce monde-là? »


Le Comité scientifique : Ahmed Ben Naoum – Ali El Kenz – Omar Lardjane – Mohamed Moulfi.


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