FRANCE: NON – DROIT AU LOGEMENT: EXPULSIONS … VIOLENCES SUR DES FEMMES ET DES ENFANTS SANS DÉFENSE… (VIDEO )

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Évacuation de familles sans logement à la Courneuve

En bas de la tour Balzac, dont ils ont été expulsés, des familles, des femmes et des enfants sans logement sont évacués par des CRS

téléchargé sur dailymotion le 27 07 2010

pour accéder à la vidéo, cliquer sur le lien suivant:

http://www.dailymotion.com/video/xe63l2_evacuation-de-familles-sans-logemen_news


Lire aussi:

Expulsion La courneuve – communiqué du Dal

mercredi 28 juillet 2010

Droit au Logement

Droit Au logement Paris et environs

– 24 rue de la Banque – 75002 Paris

tél : 01 42 78 22 00

fax 01 42 78 22 11

COMMUNIQUÉ

Paris le 28 juillet 2010 La Courneuve :

point sur la lutte des expulsés/brutalisés de la barre Balzac, au 4000.

À la suite de la publication par médiapart des scènes particulièrement choquantes de l’évacuation du campement des expulsés de la Courneuve, mercredi 21 juillet, Droit Au logement, qui défend ces familles afin qu’elles soient logées dignement, rappelle :

  • 190 adultes et 49 enfants ont perdu leur logement lorsqu’elles ont été expulsées sans relogement le 9 juillet, au petit matin, par d’importantes forces de police.
  • Pour rester ensemble et défendre leur droit au logement, ils ne sont pas monté dans les bus de la mairie, qui leur proposait 3 nuits d’hôtel.
  • Ces personnes ont un emploi, souvent pénible. Une moitié sont de nationalité française ou ont une carte de séjour, les autres sont demandeurs d’un titre de séjour.
  • Ils habitaient depuis plus d’un an dans des logements de la tour Balzac, sans bail, mais payaient chaque mois une indemnité d’occupation de 500 à 700 euros. L’office HLM de la Seine St Denis avait encaissé les loyers de juillet, alors que l’expulsion était déjà programmée. Ils avaient supprimé les boites aux lettre depuis l’hiver.
  • Enfants : Les familles ont décidé le 18 juillet, après de nombreux débats, de rester sur le campement, car elles n’avaient pas d’espoir de relogement. Dès lors les enfants sont restés avec leur parents, ce que savait la police lorsqu’elle est intervenue.
  • Blessées : Plusieurs personnes ont été blessées, surtout des femmes, et une militante (celle dont un policier tord le bras, tandis qu’un autre la tire par les pieds).
  • Pressions sur le DAL : Le porte parole du DAL JB Eyraud présent sur place avec quelques militants du DAL, a été arrêté au tout début des opérations, et mis en garde à vue, pour «manifestation non déclarée», puis relaché le soir vers 18h, sans convocation au tribunal.

    Depuis quelques mois, à chaque fois que le DAL participe à un campement ou une action des mal-logés, il est l’objet d’un PV pour manifestation non déclarée, passible de 6 mois de prison et de 7500 euros d’amende.

    C’est une nouvelle stratégie, pour réduire le DAL et les mouvements sociaux au silence, après l’échec de la pénalisation par le dépôt de tentes.
  • Pas de solidarité municipale : pas de point d’eau pendant les 14 jours de campement, refus d’héberger dans un gymnase, malgré les exemples donnés par les maires de Cachan, de Sevran ou de Fontenay sous Bois, il y a quelques années, qui ont abouti au relogement (pas dans la commune) des expulsés ;
  • Les suites : Négociations et hôtels : Les expulsés ont été placés progressivement dans des hôtels. Un dispositif de police est toujours sur les lieux. Trois réunion ont eu lieu, dont la première, le lendemain des faits, avec le Préfet du 93, les autres avec le Préfet à l’égalité de chance, le sous Préfet de Saint Denis, les délégués, DAL, SOS racisme, CSP 75…

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  • Une nouvelle réunion se tiendra jeudi, il sera rendu compte aux expulsés, à la Courneuve à 17h30 Place . La délégation attends depuis le 23 juillet le compte rendu de réunion 22 juillet avec le Préfet du 93, afin de connaître les intentions actuelles de l’État.
  • Droit Au Logement demande des sanctions : En effet, les forces de police doivent user de la force proportionnellement à celle qu’ils ont en face. Dans ce cas de figure, elle était manifestement disproportionnée, puisqu’ils se trouvaient en face de mères de familles avec enfants. Cette brutalité policière doit être découragée, car elle menace aussi les mobilisations futures.

Droit Au logement, solidaire, demande le relogement des expulsés, et s’associe à la demande de régularisation des sans papiers .

Voir la suite en cliquant ici:
http://lille.indymedia.org/article23232.html

[Pour accéder aux vidéos du DAL, cliquer ici:

http://tv.dal-info.org/expulsion-a-la-courneuve.html->http://tv.dal-info.org/expulsion-a-la-courneuve.html]


Lire aussi:

Une vidéo corrobore les témoignages sur la violence de l’expulsion des “squatteurs” de Balzac

Il y a trois semaines, la police expulsait les familles africaines qui squattaient dans la barre Balzac, promise à la démolition. Ce jour-là déjà, alors que la préfecture évoquait une évacuation dans le calme, les tee-shirts déchirés des expulsés ainsi que les petites plaies que nous avions vues sur leurs mains et leurs genoux nous avaient laissé supposer le contraire.

Parmi les personnes que nous avions rencontrées, plusieurs travaillaient et expliquaient leur détresse de ne pas trouver de logement, alors même qu’elles pouvaient payer un loyer.

Refusant les trois nuits d’hôtels proposées ce jour-là, l’ensemble du groupe avait décidé de rester sur place dans un campement de fortune jusqu’à ce qu’une solution pérenne soit trouvée.

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Il y a une semaine, la police expulsait les expulsés de leur campement de fortune.

Une fois encore, le service de presse de la préfecture nous avait assuré que tout s’était passé dans le calme, tandis qu‘Awa, jeune maman d’une petite fille de six mois nous racontait avoir été bousculée violemment par la police alors qu’elle portait son bébé dans le dos, les forces de l’ordre ayant refusé qu’elle prenne du lait avant d’être emmenée au commissariat.

D’autres témoignages évoquaient des violences ainsi que des marques aux poignets et encore des tee-shirts déchirés.

Une vidéo, qu’une personne présente sur place mercredi dernier a remise à Mediapart, confirme les témoignages que nous avions recueillis la semaine passée.

On y voit notamment une femme traînée au sol alors qu’elle porte un enfant dans le dos, des enfants arrachés à leurs mères, une femme enceinte prise de malaise allongée sur le trottoir sans assistance.

Pour lire la suite, voir
le blog d’Aline Leclerc et d’Elodie Ratsimbazafy

« Urbains sensibles » – « Une saison aux 4000 »

voir http://lacourneuve.blog.lemonde.fr/