AVRIL 2011 – LE MAGHREB DES FILMS – PROGRAMME

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Lettre d’information du 28 mars 2011

Le Maghreb des films
Présente en Avant-première

FISSURES DE HICHAM AYOUCH (75mn)

le lundi 4 avril à 21h

à Paris, cinéma Les 3 Luxembourg

(67, rue Monsieur le Prince 75006)

et le mardi 5 avril à 20h

à Lille, cinéma L’Univers

(16 rue Georges Danton 59000 Lille)

Un OFNI (objet Filmique Non Identifié)

dans le ciel du cinéma marocain

«JULES ET JIM version trash» “Jeune Afrique”

«Un film rebelle symbole de la nouvelle vague arabe» “Tel Quel”

La projection sera suivie d’un débat

animé par Mouloud Mimoun.

À Paris, le débat aura lieu avec la participation du réalisateur

et de Dominique Caubet, professeur d’arabe maghrébin à l’INALCO

Dominique Caubet est l’auteur du film «Casanayda!» (2007),

elle travaille sur la «movida» marocaine ou «nayda» depuis 2004

et est en train de tourner un autre documentaire sur Casablanca.

À Lille la projection de «Fissures» sera précédée par celle de «La Cuisine en héritage», très beau film de Mouna Meddour sur la transmission du savoir-faire culinaire au Maroc.

Pour la séance à Paris, il est prudent de réserver sa place par mail à l’adresse suivante : mdf@maghrebdesfilms.fr

Pour en savoir plus (résumé du film, commentaires du réalisateur, etc.),

ouvrez la lettre d’information publiée sur le site Internet : http://maghrebdesfilms.fr/Lettre-d-information-du-28-mars .

Voir aussi le dossier de presse : http://maghrebdesfilms.fr/FISSURES-de-Hicham-Ayouch


Prochaines projections aux 3 Luxembourg :

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Sweet home ” de Fatma Cherif

le Jeudi 21 avril à 21h

aux 3 Luxembourg,

en partenariat avec le Manifeste des libertés;

débat avec la réalisatrice et Tewfik Allal

«Thouraya travaille comme femme de ménage dans la maison de mes parents.

Je la suis dans ce lieu qui délimite notre familiarité, nos conversations tournent autour du rapport entre les hommes et les femmes, du désir, du droit à l’avortement, de la science, de la religion…

[Autant de sujets qui nous distinguent en soulignant nos origines sociales différentes.

Autant de sujets qui nous rapprochent malgré tout…»
Fatma Cherif ->http://maghrebdesfilms.fr/Sweet-home]

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Reprise de “Allah Ghaleb” de Nadia Makhlouf

et de “Avant de franchir l’horizon” de Habiba Djahnine, fin avril,

date exacte à préciser),

en partenariat avec le Manifeste des libertés,

avec débat avec les réalisatrices.

Ces films ont été projetés le 23 mars dernier, mais en raison d’une forte affluence, beaucoup n’ont pu entrer en salle. Une nouvelle projection a donc été décidée.


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En avant-première,

projection de « Fissures » de Hicham Ayouch (75mn)

Dans Tanger, ville mystérieuse et magique, trois marginaux en quête d’amour et de délivrance vont se rencontrer et s’aimer : Abdelsellem, un homme brisé qui sort de prison, Noureddine, son meilleur ami, et Marcela, un brésilienne fantasque, excessive et suicidaire.

«Par l’audace de son sujet – une histoire d’amour à trois personnages – et son «écriture», très physique et qui évoque beaucoup le style de John Cassavetes (notamment FACES), FISSURES apparaît in fine comme une sorte d’OFNI (Objet Filmique Non Identifié) dans le ciel du cinéma marocain ; le premier jalon d’une « nouvelle vague », comme le fut ici, en son temps A BOUT DE SOUFFLE, avec lequel il entretient plus d’une similitude stylistique et narrative.» G.V.

« JULES ET JIM version trash » Jeune Afrique

« Un film rebelle symbole de la nouvelle vague arabe » Tel Quel

Avec Abdelsellem Bounouacha, Marcela Moura, Noureddine Denoul

« Fissures » sort en salles le mercredi 6 avril 2011.

  • Festival National du Film Marocain de Tanger :

    Prix de la meilleure première œuvre, du meilleur montage, du meilleur second rôle masculin
  • Festival du Film Arabe de Fameck :

    Prix de la Presse
  • Sélection Coup de Cœur au Festival International du Film de Marrakech

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Hicham Ayouch

Propos

Genèse Ce film est né d’une urgence, d’un besoin d’expression insoutenable.
J’ai voulu tenter une expérience cinématographique où la liberté et la capture des émotions étaient ma quête, j’ai voulu tourner la vie. Je n’avais pas d’argent, je n’avais pas de scénario, mais je savais qu’il fallait que je m’exprime d’une manière ou d’une autre.

J’ai donc appelé six amis aux quatre coins du Maroc, acteurs ou metteurs en scène et je leur ai fait part de mon projet un peu fou de tourner un film sans scénario, les six ont accepté.

J’ai parlé de mon projet au Directeur du CCM qui a accepté de me donner une autorisation étant donné le caractère expérimental du projet.

Tournage C’était très intéressant, toute l’équipe s’est retrouvée à Tanger et pendant deux jours, nous avons travaillé sur un pré-séquencier, au total, nous avons imaginé une trentaine de séquences sans dialogues, juste avec la description de la scène.

Puis, l’aventure a commencé, chaque jour, nous inventions l’histoire le matin et nous tournions l’après-midi et la nuit.

C’était une expérience magique, faite de liberté, d’intuitions, d’improvisation, de rencontres, nous étions en permanence à la recherche de l’émotion.

Le tournage a duré treize jours, il était d’une intensité rare, nous étions en permanence sur le fil du rasoir, nous oscillions entre rires et larmes. La plupart des scènes ont été tournées en une seule prise, sans répétition, et le plus souvent, je mêlais les acteurs aux habitants de la ville qui improvisaient naturellement avec nous.

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Fiction Le film est une fiction, mais il a été pensé et tourné comme un documentaire, en filmant de cette manière, débarrassé de tout artifice, je voulais aller le plus loin possible dans ma quête d’un cinéma différent.

J’ai donc tourné sans donner d’importance aux éléments qui composent un film classique, costumes, raccords, maquillage, mouvements de caméra, l’essentiel était d’essayer de capturer l’émotion.

En tournant FISSURES j’ai également voulu montrer un Maroc différent, un Maroc où l’on boit de l’alcool, un Maroc où l’on fait l’amour, un Maroc où l’on vit librement et j’ai utilisé une liberté cinématographique pour essayer de retranscrire au mieux cette réalité.

Nouvelle vague FISSURES est un film différent qui essaye de chercher d’autres voies d’expression, les fenêtres d’exposition sont rares pour ce type de projet.

C’est un film fragile qui comporte des faiblesses, mais ce sont ces faiblesses et cette prise de risque qui lui confèrent également toute sa force.

Ce type de cinéma indépendant a déjà été pratiqué en Europe avec la «Nouvelle Vague» ou «Dogma», également aux Etats-Unis avec des réalisateurs comme Cassavetes, mais au Maroc, je pense que cette expérience est la première du genre.