SANS ELLE VOUS NE SEREZ JAMAIS DEBOUT!


Non ce n’est pas un cauchemar !

On tabasse ma mère devant moi

Ma sœur, ma fille, et ma femme

Mes yeux plantés au dard

Mes bras liés de foi !

Je me tais……

Je me hais !

Ma langue cousue de soie !

Je me noie !

Que suis-je devenu mes frères ?

Est-il de retour,

Le temps des malheurs ?

Qu’on croyait révolu !

A-t-on oublié que l’honneur

Passé à la meule du sein

A donné zabana [[AHMED ZABAN: premier CHAHID guillotiné a la prison de Barberousse par le colonialisme français]], IVETON [[FERNAND IVETON chahid guillotiné à BARBEROUSSE par le colonialisme FRANCAIS]]

GAID MALIKA [[MALIKA GAID chahida de la révolution algérienne]] et AUDIN [[MAURICE AUDIN chahid de la révolution algérienne]]

Elles ont bougé les tombes !

Nous tendant des mains

A-t-on oublié les yeux éclatés

De HASSIBA [[HASSIBA BEN BOUALI chahida de la révolution algérienne]] la bombe!

ZOUBIDA [[ZOUBIDA DEBZ chahida de la révolution algérienne]] en mille, et ABBASIA FODIL [[ABBASSIA FODIL, chahida de la révolution algérienne]]

C’était déjà demain !

Non ce n’est pas un cauchemar

Je les revois de vrais !

L’étendard en bandoulière

L’étoile qui pleure défaite ;

Et le croissant faisant courbette !

Sur leur front,

L’écriteau honte a vous !

Sur notre front ils ont collé

Sans elle vous ne serez jamais debout !

Fateh AGRANE

6 -09- 2011

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Il ne faudrait pas se taire, ces hommes qui portent le hidjab dans leur têtes contre la femme , il faudrait leur faire barrage , il faudrait faire la pression sur les décideurs pour appliquer la loi , rien que la loi et la constitution algérienne contre ces hors la loi qui défient tout le monde;

un philosophe avait dit que l’exploitation de l’homme par l’homme a commencé par l’exploitation de la femme par l’homme, ça continue toujours!

battons nous la où nous sommes!

je ne voudrais pas que ma mère, ma sœur, ma tante; ma femme, ma fille et ma voisine soient harcelées dans la rue!

« ach del aar aalina ya oulidat el djazair » de Hassiba Ben Bouali, Abbassia Fodil, Debz Zoubida,Yvette Loup, Meriem Bouatoura, Djamila Bouhired , Annie Steiner, Meriem Ben….. , de milliers de femmes martyres et combattantes anonymes de Algérie républicaine!
Hier ces valeureuses combattantes, le stylo, la seringue, la galette, l’arme à la main ont terrassé les forces de l’otan avec haik ou sans, personne ne leur a demandé de se cacher le corps, car ils l’ont offert pour la patrie!

Faisons barrage à ces exécuteurs zélés d’un ordre qu’on croyait révolu, et qui est toujours présent!

Partout où nous sommes battons nous pour le savoir et le travail pour la femme!

Elle est en train de nous administrer chaque jour des leçons d’abnégation et de détermination, nous n’avons qu’a regarder par exemple la composante de nos universités et les résultats du baccalauréat!

Ces jeunes trompés agresseurs de femmes sont les victime d’un ordre qui – il ne faudrait pas s’étonner – ouvrira les portes demain aux néo coloniaux , nous sommes entrain de les voir sous nos yeux en IRAK en LIBYE, en TUNISIE

s’attaquer aux femmes de mon pays c’est aussi s’aligner sur la politique de ces mercenaires des oligarchies wahhabistes du Golf et de leurs maitres les impérialistes du N.E.T.O et d’ailleurs!

Résistons et agissons en ouvrant le débat, les femmes, notre peuple et notre pays est en danger!

Sources:

Les femmes face à la vindicte populaire

par Fateh Agrane, mercredi 7 septembre 2011, 12:05


Il ne se passe pas un jour sans qu’une femme essuie la «colère populaire», parce qu’elle n’a pas suffisamment caché ses formes. Les auteurs des agressions contre les femmes n’affichent pourtant aucune appartenance extrémiste religieuse.

Vas te couvrir un peu, regardez-la comme elle est habillée, il ne faut pas s’étonner que des tremblements de terre et des tsunamis dévastateurs ébranlent cette planète.» C’est en ces termes que s’adresse un passant à une jeune femme inconnue dans la rue. La scène se passe à la rue Hassiba Ben Bouali, à Alger. La fille, elle, porte un tee-shirt sans manches et un jean. Elle porte des talons très hauts et a lâché ses cheveux. Lui, il porte un pantalon court, blanc, un débardeur et ses cheveux sont coupés à la mode de l’équipe nationale algérienne, c’est-à-dire une coupe ce qu’il y a de plus moderne, minutieusement entretenue avec du gel. La fille presse le pas. Si au début, elle ne prête aucune attention à ce que dit le jeune homme, elle a fini par se rendre compte de l’ampleur de la situation et a eu peur. Le jeune homme n’est pas seul, il y a quelqu’un d’autre qui lui prête assistance dans sa sale besogne consistant à intimider la fille.

Elle ne veut pas se retrouver seule, elle s’échappe en s’introduisant dans une boutique de lingerie féminine et attend que ses deux agresseurs disparaissent. Des femmes sont quotidiennement violentées pour avoir osé porter des tenues jugées légères. Il ne se passe pas un jour, sans qu’une fille soit mise à la solde de la vindicte populaire, parce qu’elle n’a pas suffisamment caché ses formes et a osé montrer un bout de ses bras et des centimètres de ses jambes. Ces pratiques qu’on croyait à jamais révolues sont-elles de retour ? Des actes d’intolérance qui touchaient par le passé particulièrement les non-jeûneurs et les «buveurs» sur la voie publique se sont étendus aujourd’hui aux femmes qui se hasardent à sortir avec un pantalon serré, une jupe courte ou une robe décolletée. Des insultes, et toutes sortes d’insanités accompagnent les plus téméraires.
Il y a quelques jours, une jeune fille n’a dû son salut qu’à l’intervention d’une patrouille de policiers qui lui a évité un lynchage certain par un groupe d’hommes. Selon notre confrère du quotidien l’Expression, ces hommes voulaient «corriger» cette femme accompagnée d’un jeune homme et qui a porté atteinte aux valeurs du mois sacré de Ramadhan, en s’affichant habillée d’un short. Les policiers ont remis un pantalon à la fille dans le commissariat où elle a été conduite. Des femmes n’osent plus porter certains vêtements, de peur d’être agressées, insultées ou violentées. Pour éviter toute mésaventure, nombreuses sont celles qui ont opté pour des tenues qui «n’attirent pas l’attention». Une tunique ample et longue, un pantalon large, de préférence, précisent plusieurs femmes. «J’habitais dans un quartier du centre-ville de Réghaïa, des jeunes n’ont pas hésité à me lancer des pierres car je portrais une jupe.
La jupe n’était pas trop courte ni trop serrée. Je me suis échappée, et depuis j’ai dû renoncer à porter mes jupes de peur d’être à nouveau agressée», raconte dans le détail une jeune femme encore terrorisée. «Ils me balançaient des phrases du genre essetri rouhek (couvre-toi).» Les femmes subissent ce genre d’attaques dans les bus aussi. «Il suffit d’avoir les cheveux découverts pour mériter l’agressivité de certains individus qui ne se gênent pas pour le montrer. J’étais à mes derniers mois de grossesse, personne ne voulait me céder une place dans le bus, mais il a suffi qu’une femme ‘’moutahadjiba’’ (femme portant hidjab) monte dans le bus pour que les autres se dépêchent pour lui céder une place». Les auteurs de ce genre d’agressions n’affichent pourtant aucune appartenance extrémiste religieuse. Bien au contraire, ces individus, à peine pubères, imitent les plus célèbres des icônes de la mode masculine: cheveux piqués et vêtements dernier cri.

Fatima Arab