11 FÉVRIER – PARIS: « LE DÉFI DÉMOCRATIQUE » – TABLE RONDE à L’ OCCASION DE LA SORTIE DU N°29 DE LA REVUE NAQD

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Cher(e)s ami(e)s

de la revue

NAQD,

Vous êtes

toutes et tous

invités

à la table-ronde

samedi

11 février à 12h30

Hôtel de Ville de Paris

à l’occasion

du 20e anniversaire de NAQD

et de la sortie de son N°29

consacré au thème brûlant :

« Le Défi démocratique ».

Merci de diffuser autour de vous l’information.

Avec toutes nos amitiés

P/La rédaction


Daho Djerbal – Editor Publisher

Tel. Office : +213 21 73 43 52 – Fax. Office::+213 21 73 43 52

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LES RÉVOLUTIONS ARABES, UN AN PLUS TARD

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par Samir AMIN(*)

1er février 2012

Les évènements importants qui se sont déroulés après la sortie de mon livre “Le monde arabe dans la longue durée, le printemps arabe?” – septembre 2011, appellent les commentaires qui suivent.

LES VICTOIRES ÉLECTORALES DE L’ISLAM POLITIQUE EN ÉGYPTE ET EN TUNISIE

La victoire électorale des Frères Musulmans et des Salafistes en Egypte (janvier 2012) n’est guère surprenante. La dégradation produite par la mondialisation capitaliste contemporaine a entraîné un gonflement prodigieux des activités dites «informelles», qui, en Egypte, fournissent leurs moyens de survie à plus de la moitié de la population (les statistiques disent: 60%). Or les Frères Musulmans, sont fort bien placées pour tirer profit de cette dégradation et en perpétuer la reproduction. Leur idéologie simple donne une légitimité à cette économie primitive de marché/ de bazar. Les moyens financiers fabuleux mis à leur disposition (par le Golfe) permettent de le traduire en moyens d’action efficaces: avances financières à l’économie informelle, charité d’accompagnement (centres de soins et autres).

C’est par ce moyen que les Frères s’implantent dans la société réelle et la place sous leur dépendance. Mais ce succès aurait été difficile s’il n’avait pas répondu parfaitement aux objectifs des pays du Golfe, de Washington et d’Israël. Ces trois alliés intimes partagent la même préoccupation: faire échouer le redressement de l’Egypte. Car une Egypte forte, debout, c’est la fin du triple hégémonisme du Golfe (la soumission au discours de l’islamisation de la société), des Etats Unis (l’Egypte compradorisée et misérabilisée reste dans leur giron) et d’Israël (l’Egypte impuissante laisse faire en Palestine).

L’avortement planifié de la «révolution égyptienne» garantirait donc la continuité du système mis en place depuis Sadate, fondé sur l’alliance du commandement de l’armée et de l’Islam politique. Une révision du dosage dans le partage des bénéfices de cette alliance au bénéfice des Frères peut néanmoins s’avérer difficile.

L’Assemblée Constituante sortie des élections d’octobre 2011 en Tunisie sera dominée par un bloc de droite qui associera le parti islamiste Ennahda et les nombreux cadres réactionnaires, hier encore associés au régime de Ben Ali, toujours en place et infiltrés dans les «nouveaux partis» sous le nom de «bourguibistes»! Les uns et les autres partagent le même ralliement inconditionnel à «l’économie de marché» telle qu’elle est, c’est-à-dire un système de capitalisme dépendant et subalterne. La France et les Etats Unis, n’en demandent pas plus: «tout changer afin que rien ne change».

Deux changements sont néanmoins à l’ordre du jour. Positif: une démocratie politique mais non sociale (c’est-à-dire une «démocratie de faible intensité») qui tolèrera la diversité des opinions, respectera davantage les «droits de l’homme» et mettra un terme aux horreurs policières du régime précédent. Négatif: un recul probable des droits des femmes. Autrement dit un retour à un «bourguibisme» pluripartiste coloré d’islamisme. Le plan des puissances occidentales, fondé sur le pouvoir du bloc réactionnaire compradore, mettra un terme à cette transition qu’on voulait «courte» (ce que le mouvement a accepté sans en mesurer les conséquences), ne laissant pas le temps aux luttes sociales pour s’organiser, et permettra la mise en place de sa «légitimité» exclusive, à travers des élections «correctes». Le mouvement tunisien s’était largement désintéressé de la «politique économique» du régime déchu, concentrant ses critiques sur la «corruption» du président et de sa famille. Beaucoup des contestataires, même «à gauche» ne remettaient pas en cause les orientations fondamentales du mode de développement mis en œuvre Bourguiba et Ben Ali. L’issue était donc prévisible.

Il reste que les mêmes causes produisent parfois les mêmes effets. Que penseront et feront les classes populaires en Egypte et en Tunisie quand elles verront se poursuivre inexorablement la dégradation de leurs conditions sociales, avec son cortège de chômage et de précarisation, sans compter probablement avec les dégradations supplémentaires intensifiées par la crise générale de la mondialisation capitaliste?

Il est trop tôt pour le dire; mais on ne peut pas s’obstiner à ignorer que seule la cristallisation rapide d’une gauche radicale, allant bien au-delà de la revendication d’élections correctes, peut permettre une reprise des luttes pour un changement digne de ce nom. Il appartient à cette gauche radicale de savoir formuler une stratégie de démocratisation de la société qui irait bien plus loin que la simple tenue d’élections correctes, d’associer cette démocratisation au progrès social, ce qui implique l’abandon du modèle de développement en place, et de renforcer ses initiatives par une posture internationale indépendante et franchement anti impérialiste.

Ce ne sont pas les monopoles impérialistes et leurs serviteurs internationaux (la Banque Mondiale, le FMI, l’OMC) qui aideront les pays du Sud à sortir des ornières; c’est en se tournant vers de nouveaux partenaires du Sud que cela deviendra moins difficile.

Aucune de ces questions fondamentales ne paraissent préoccuper les acteurs politiques majeurs. Tout se passe comme si l’objectif final de la «révolution» avait été d’obtenir rapidement des élections. Comme si la source exclusive de légitimité du pouvoir résidait dans les urnes.

Mais il y a pourtant une autre légitimité, supérieure – celle des luttes! Ces deux légitimités sont appelées à des confrontations sérieuses à venir.

DES RÉFORMES MAÎTRISÉES DE L’INTERIEUR SERONT-ELLES POSSIBLES EN ALGERIE?

L’Algérie et l’Egypte ont été, dans le monde arabe, les deux pays d’avant-garde du premier «éveil du Sud», à l’époque de Bandoung, du Non-Alignement et du déploiement victorieux de l’affirmation nationale post-coloniale, associé à d’authentiques réalisations économiques et sociales importantes et progressistes qui auguraient de belles possibilités d’avenir. Mais par la suite les deux pays se sont enlisés pour finalement accepter le «retour au bercail» des Etats et des sociétés dominées par l’impérialisme.

Le modèle algérien a donné des signes évidents d’une plus forte consistance, ce qui explique qu’il ait mieux résisté à sa dégradation ultérieure. De ce fait, la classe dirigeante algérienne demeure composite et divisée, partagée entre les aspirations nationales encore présentes chez les uns et le ralliement soumis à la compradorisation chez les autres (parfois même ces deux composantes conflictuelles se combinent chez les mêmes personnes!). En Egypte par contre, cette classe dominante est devenue intégralement, avec Sadate et Moubarak, une bourgeoisie compradore, ne nourrissant plus aucune aspiration nationale.

Deux raisons majeures rendent compte de cette différence. La guerre de libération en Algérie avait produit, naturellement, une radicalisation sociale et idéologique. Par contre en Egypte le nassérisme vient en fin de période d’essor du mouvement initié par la révolution de 1919, qui se radicalise en 1946. Le coup d’Etat ambigu de 1952 vient donc en réponse à l’impasse du mouvement. Par ailleurs, la société algérienne avait subi, avec la colonisation, des assauts destructifs majeurs. La nouvelle société algérienne, issue de la reconquête de l’indépendance, n’avait plus rien en commun avec celle des époques précoloniales. Elle était devenue une société plébéienne, marquée par une très forte aspiration à l’égalité.

Cette aspiration – avec la même force – ne se retrouve nulle part ailleurs dans le monde arabe, ni au Maghreb ni au Mashrek.

Par contre, l’Egypte moderne a été construite dès le départ (à partir de Mohamed Ali) par son aristocratie devenue progressivement une «bourgeoisie aristocratique» (ou une «aristocratie capitaliste»).

De ces différences découle une autre, d’une importance évidente, concernant l’avenir de l’Islam politique. Comme Hocine Belalloufi le montre (“La démocratie en Algérie : réforme ou révolution?” ouvrage en cours de publication), l’Islam politique algérien (le FIS), qui avait dévoilé sa figure hideuse, a été véritablement mis en déroute. Cela certes ne signifie pas que cette question soit définitivement dépassée. Mais la différence est grande avec la situation en Egypte, caractérisée par la convergence solide entre le pouvoir de la bourgeoisie compradore et l’Islam politique des Frères Musulmans.

De toutes ces différences entre les deux pays découlent des possibilités différentes de réponses aux défis actuels. L’Algérie me paraît mieux placée (ou moins mal placée) pour répondre à ces défis, dans le court terme au moins. Des réformes économiques, politiques et sociales maîtrisées de l’intérieur me semblent avoir encore leurs chances en Algérie. Par contre, en Egypte, la confrontation entre «le mouvement» et le bloc réactionnaire «antirévolutionnaire» paraît devoir inexorablement s’aggraver.

L’Algérie et l’Egypte constituent deux exemples magistraux de l’impuissance des sociétés concernées, jusqu’à ce jour, à faire face au défi.

L’Algérie et l’Egypte sont les deux pays du monde arabe qui sont des candidats possibles à «l’émergence». La responsabilité majeure des classes dirigeantes et des systèmes de pouvoirs en place, dans l’échec des deux pays à le devenir, est certaine. Mais celle des sociétés, de leurs intellectuels, des militants des mouvements en lutte doit tout également être prise en sérieuse considération.

Le même espoir d’une évolution démocratique pacifique est il possible au Maroc? J’en doute tant que le peuple marocain continuera à adhérer au dogme archaïque qui ne dissocie pas la Monarchie (de droit divin: «amir el mouminine») de la nation. C’est sans doute là la raison pour laquelle les Marocains ne comprennent pas la question Sahraouie: les nomades fiers du Sahara ont une autre conception de l’Islam, qui leur interdit de s’agenouiller devant autre qu’Allah, fut-il Roi.

LE DRAME SYRIEN

Le régime de Bashar el Assad n’est guère plus qu’une dictature policière accompagnant sa soumission aux exigences du «libéralisme» mondialisé. La légitimité de la révolte du peuple syrien n’est donc pas contestable.

Il reste que la destruction de la Syrie constitue l’objectif des trois partenaires que sont les Etats Unis, Israël et l’Arabie Saoudite, qui mobilisent à cette fin les Frères Musulmans, voire leur procurent des armes. Leur victoire éventuelle – par l’intervention militaire étrangère ou sans elle – produirait l’éclatement du pays, le massacre d’Alaouites, de Druzes et de Chrétiens. Mais qu’importe. L’objectif de Washington et de ses alliés n’est pas de libérer la Syrie de son dictateur, mais de détruire le pays, comme il n’était pas de libérer l’Iraq de Saddam Hussein mais de détruire le pays.

La seule solution démocratique passerait par des réformes substantielles au bénéfice des forces populaires et démocratiques qui existent et refusent de se laisser enrôler par les Frères Musulmans.

Si le régime s’avère incapable de le comprendre, rien n’arrêtera la marche du drame de se poursuivre jusqu’à son terme. Il est amusant de savoir que ce sont désormais le Sultan de Qatar et le Roi d’Arabie Saoudite qui sont les champions de la promotion de la démocratie (chez les autres). Difficile de pousser la farce plus loin !

LA GÉOSTRATÉGIE DE L’ IMPÉRIALISME ET LA QUESTION DÉMOCRATIQUE

J’ai voulu montrer dans ce livre que la dépolitisation avait été décisive dans la montée en scène de l’Islam politique. Cette dépolitisation n’est certainement pas spécifique à l’Egypte nassérienne. Elle a été la pratique dominante dans toutes les expériences nationales populaires du premier éveil du Sud et même dans celles des socialismes historiques après que la première phase de bouillonnement révolutionnaire ait été dépassée.

Dénominateur commun : la suppression de la pratique démocratique (que je ne réduis pas à la tenue d’élections pluripartites), c’est-à-dire du respect de la diversité des opinions et des propositions politiques et de leur organisation éventuelle.

La politisation exige la démocratie. Et la démocratie n’existe que lorsque la liberté est donnée aux «adversaires». Dans tous les cas sa suppression, à l’origine donc de la dépolitisation, est responsable du désastre ultérieur. Que celui-ci prenne la forme de retours aux passéismes (religieux ou autres). Ou qu’il prenne celle de l’adhésion au «consumisme» et au faux individualisme proposée par les médias occidentaux, comme ce fut le cas chez les peuples de l’Europe orientale et de l’ex URSS, comme c’est le cas ailleurs également non pas seulement au sein des classes moyennes (bénéficiaires éventuels du développement) mais également au sein des classes populaires qui, faute d’alternative, aspirent à en bénéficier, même à une toute petite échelle (ce qui est évidemment parfaitement compréhensible et légitime).

Dans le cas des sociétés musulmanes, cette dépolitisation revêt la forme principale du «retour» (apparent) de l’Islam. L’articulation associant le pouvoir de l’Islam politique réactionnaire, la soumission compradore et la paupérisation par l’informalisation de l’économie de bazar n’est pas spécifique à l’Egypte. Elle caractérise déjà la plupart des sociétés arabes et musulmanes, jusqu’au Pakistan et au-delà.

Cette même articulation opère en Iran; le triomphe de cette économie de bazar avait été signalé dès le départ comme le résultat majeur de la «révolution khomeyniste». Cette même articulation pouvoir islamique /économie de marché de bazar a dévasté la Somalie, désormais effacée de la carte des nations existantes (voir mon article sur le sujet, site de Pambazuka, 1/2/2011).

Que peut-on donc imaginer si cet Islam politique accédait au pouvoir en Egypte et ailleurs?

Nous sommes envahis par des discours rassurants à cet effet, d’une incroyable naïveté, sincère ou fausse. «C’était fatal, nos sociétés sont imprégnées par l’Islam; on a voulu l’ignorer; il s’est imposé» disent les uns. Comme si ce succès de l’Islam politique n’était pas dû à la dépolitisation et à la dégradation sociale qu’on veut ignorer. «Cela n’est pas si dangereux; le succès est passager et la faillite du pouvoir exercé par l’Islam politique amènera les opinions à s’en détacher». Comme si les Frères en question étaient acquis au principe du respect des principes démocratiques! Ce à quoi font semblant de croire Washington, les «opinions» fabriquées par les médias dominants et la cohorte des «intellectuels» arabes, par opportunisme ou absence de lucidité.

Non. L’exercice du pouvoir par l’Islam politique réactionnaire serait appelé à durer… 50 ans? Et alors qu’il contribuerait à enfoncer les sociétés qu’il soumettrait chaque jour dans l’insignifiance sur l’échiquier mondial, les «autres» poursuivraient leurs avancées. Au terme de cette triste «transition» les pays concernés se retrouveront au bas de l’échelle de la classification mondiale.

La question de la politisation démocratique constitue, dans le monde arabe comme ailleurs, l’axe central du défi. Notre époque n’est pas celle d’avancées démocratiques, mais au contraire de reculs dans ce domaine.

La centralisation extrême du capital des monopoles généralisés permet et exige la soumission inconditionnelle et totale du pouvoir politique à ses ordres.

L’accentualisation de pouvoirs «présidentiels», d’apparence individualisés à l’extrême mais en fait intégralement soumis au service de la ploutocratie financière, constitue la forme de cette dérive qui annihile la portée de la défunte démocratie bourgeoise (elle-même renforcée un temps par les conquêtes des travailleurs) et lui substitue la farce démocratique. Dans les périphéries les embryons de démocratie, quand ils existent, associés à des régressions sociales encore plus violentes que dans les centres du système, perdent leur crédibilité.

Le recul de la démocratie est synonyme de dépolitisation. Car celle-ci implique l’affirmation sur la scène de citoyens capables de formuler des projets de société alternatifs, et non seulement d’envisager, par des élections sans portée, «l’alternance» (sans changement!).

Le citoyen capable d’imagination créatrice disparu, l’individu dépolitisé qui lui succède est un spectateur passif de la scène politique, un consommateur modelé par le système qui se pense (à tort) individu libre.

Avancer sur les chemins de la démocratisation des sociétés et de la repolitisation des peuples, indissociables. Mais par où commencer? Le mouvement peut être amorcé à partir de l’un ou de l’autre de ces deux pôles.

Rien ici ne peut être substitué à l’analyse concrète des situations concrètes, en Algérie, en Egypte, tout comme en Grèce, en Chine, au Congo, en Bolivie, en France ou en Allemagne.

À défaut d’avancées visibles dans ces directions le monde s’engagera, comme il l’est déjà, dans la tourmente chaotique associée à l’implosion du système. Le pire est alors à craindre.

1er février 2012. Texte publié par le Comité Valmy

(*) Samir Amin est directeur du Forum du Tiers monde


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Sources: http://www.pambazuka.org/fr/category/features/79533, le 30 janvier 2012->http://www.pambazuka.org/fr/category/features/79533 ]


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Le monde arabe dans la longue durée, le printemps arabe?

Le temps des cerises

Essai – paru le 12 septembre 2011

ISBN : 9782841098941

17 pages –

Format: 140 x 200

17 €

->http://www.letempsdescerises.net/noyau/index.php?menu_id=20&type=livre&idLivre=824]

PCA-CDL (Combattants de la libération) et FLN-ALN DANS LA GUERRE D’ INDÉPENDANCE: LIENS UTILES SUR SOCIALGERIE »

50ème ANNIVERSAIRE

DE LA FIN DE LA GUERRE DE LIBÉRATION EN ALGÉRIE

LIENS UTILES

www.socialgerie.net


1er Novembre 1954

proclamation du Front de Libération Nationale

Déclaration du Bureau Politique du Parti Communiste Algérien


Front de Libération Nationale -PROCLAMATION du 1er Novembre 1954


DÉCLARATION DU BUREAU POLITIQUE DU PARTI COMMUNISTE ALGÉRIEN du 2 Novembre 1954

Texte en format pdf téléchargeable

Une du journal LIBERTÉ du 4 novembre 1954 (scan)


Lire aussi le document :

Le 1er novembre 1954, chez les Benni Yenni (extraits du livre « En Algérie du temps de la France » de Jean Galland)…

donné en document joint de l’article : L’HISTOIRE PAR LE BOUT D’UNE LORGNETTE IDÉOLOGIQUE


Les relations du FLN et du PCA

exemple de relations informelles à la veille du 1er novembre 1954

L’HISTOIRE PAR LE BOUT D’UNE LORGNETTE IDÉOLOGIQUELES COMMUNISTES ET LE 1ER NOVEMBRE 54article de Sadek hadherès le 6 novembre 2005

Lire document :
Amar Ouamrane, juin 1954 (extraits du livre « En Algérie du temps de la France » de Jean Galland) …


après le 1er novembre 1954

« 4 Avril 1956 : OPERATION C.D.L-HENRI MAILLOT, PRÉLUDE AUX ACCORDS PCA – FLN»article de Sadek Hadjerès.


MAI – JUIN 1956 – avant la Soummam: FLN ET PCA : RENCONTRES ET PREMIERS ACCORDS Témoignage de Sadek Hadjerès


1956 – témoignage de Jacqueline GUERROUDJ, « DES DOUARS ET DES PRISONS » – extrait du chapitre du livre : « Refuser l’inacceptable » scan/pdf des pages 32 à 41 du livre « Des douars et des prisons »


LETTRES DU COMITÉ CENTRAL DU PCA AU FLN LE 12 JUILLET 1956 ET LE 16 AOÛT 1956


AL HOURIYA”, LE 20 SEPTEMBRE 1962 LETTRES ADRESSÉES AU G.P.R.A. AU COURS DE LA GUERRE POUR L’INDÉPENDANCE – AU NOM DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE ALGÉRIEN LE 15 NOVEMBRE 1958 & LE 15 JUILLET 1959

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QUELQUES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS AUTOUR DES RELATIONS PCA-FLN DURANT LA GUERRE DE LIBÉRATIONpar Sadek Hadjeres


LES VIOLENCES INTERALGÉRIENNES -FATALITÉ OU MALADIE GUÉRISSABLE? – Sadek Hadjerès – 1995


Les communistes pendant la guerre de libération


COMMENT ONT COMBATTU LES COMMUNISTES, « DES CHEMINS ET DES HOMMES » PAR MOHAMED REBAHSAADOUN, REBAH ET AUTRES FIGURES DE LA LUTTE LIBÉRATRICEarticle de Sadek HADJERES


SERKADJI, QUARTIER DES FEMMES – 1960

Lire le texte tel que publié dans AL HOURIYA, 1960


SAOUT EL CHAAB N°93: 30ème ANNIVERSAIRE DU 1er NOVEMBRE 1954, accessible sur socialgérie

Scan de Saout el Chaab


[HOMMAGE DU PCA AUX FEMMES DE L’ALGÉRIE EN GUERRE – 1961

Lire LIBERTÉ (AL HOURIYA) n° 38 du 18 février 1961 – scan->http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/1961_11_18_LIBERTE_n38_Femmes_K9.pdf]


Manifestations du 11 décembre 1960


“11 décembre 1960 – LE DIÊN BIÊN PHU POLITIQUE DE LA GUERRE D’ ALGÉRIE”


« 11 DECEMBRE 1960 : LE DIEN BIEN PHU POLITIQUE ALGÉRIEN », mise en ligne socialgerie le 11 décembre 2011
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Parmi les textes du PCA pendant la guerre de libération


Sixième année de guerre, il y a un demi siècle PCA, 1960 : « NOTRE PEUPLE VAINCRA » Une analyse critique et mobilisatrice


Mai 1962 – « AL HOURRIYA » (PCA) : « ESSAI SUR LES PROBLÈMES DE LA DÉMOCRATIE DANS L’ ALGÉRIE INDÉPENDANTE »


[POUR OUVRIR LA VOIE AU SOCIALISME
1962 , 18 avril – Alger : PROGRAMME DU PARTI COMMUNISTE ALGÉRIEN
POUR L’INDÉPENDANCE TOTALE, LA TERRE ET LE PAIN, LE TRAVAIL ET L’INSTRUCTION, LA PAIX ET LA DÉMOCRATIE RÉELLE->233]

Scan du document original


Relations du PCA avec le PCF


Intervention de Sadek Hadjerès pour le cinquantième anniversaire du 1er novembre 1954 au
 siège 
du
 PCF – 
Colonel
 Fabien – 
le
 28 
Octobre 
2004


Relations du FLN avec les pays socialistes

pendant la guerre de libération


1957 : POURQUOI RETARDER LE SOUTIEN ACTIF DES PAYS SOCIALISTES À L’ALGÉRIE EN GUERRE?


RELATIONS du FLN et du GPRA avec LES PAYS SOCIALISTES – POURQUOI AVOIR TANT TARDÉ?


LA GUERRE ALGÉRIENNE DE LIBÉRATION ET LES PAYS COMMUNISTES


Autres thèmes


Saint Arnaud conquérant

Victor Hugo civilisateur humaniste

et démocratiseur à la Tocqueville

“ALGÉRIE – OCCIDENT, REPRÉSENTATIONS CROISÉES” article de Sadek Hadjerès paru en 1999 dans la Revue Herodote n° 94

où sont cités des extraits du livre de Tsvetan Todorov “DE LA COLONIE EN ALGERIE”, éd Complexes, Bruxelles, 1989 –


“ DAHRA, DIEN BIEN PHU, LA CASBAH ET LES INVALIDES DE L’HISTOIRE”de Abdelmadjid Kaouah

où sont cités des extraits de: «L’HONNEUR DE SAINT-ARNAUD» – de François Maspero – VICTOR HUGO DANS « CHOSES VUES »,

QUAND TOCQUEVILLE LÉGITIMAIT LES BOUCHERIES – article de Olivier Le Cour Grandmaison – Monde Diplomatique juin 2001, repris par Al-oufok


Le code de l’indigénat, et autres crimes de l’arsenal juridique colonialiste

LES CRIMES DE L’ARSENAL JURIDIQUE COLONIALISTE

Les Algériens sous le régime de la « responsabilité collective » et du « droit de seconde qualité »


L’hécatombe du 8 mai 1945

8 MAI 1945


8 Mai – quarante ans après – UNE DOUBLE SIGNIFICATIONRevue Socialiste (PAGS) N°21.


mobilisations et traditions politiques

du mouvement national, social et culturel d’avant guerre

exemples

[1951 Création du Front Algérien pour la Défense et le Respect e la Liberté -FADRL

scan de «Liberté» du 2 août 1951->http://www.socialgerie.net/IMG/jpg/FADR.jpg]


1951 -1952 : Mireille MIAILHE & Boris TASLITZKI, DEUX PEINTRES EN ALGÉRIE À LA VEILLE DE L’INSURRECTION


FÉVRIER 1950 : UN DÉFI CINGLANT A L’ÉTAT COLONIALLA GRÈVE HISTORIQUE DES DOCKERS D’ORAN


LE 1er MAI 1951 à SIDI AMRANE


LE LEVAIN POUR NOVEMBRE 1954: FAITS ET MOUVEMENTS SOCIAUX 1950/1954


CHRONOLOGIE DES FAITS ET MOUVEMENTS SOCIAUX ET POLITIQUES EN ALGÉRIE-1830 – 1954

http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/chronologie_des_faits_et_mouvements_sociaux_en_Algerie_1830_1954_reprise.pdf


SYRIE: CE QUE DISENT VRAIMENT LES OBSERVATEURS ARABES

Le rapport de la mission des observateurs de la ligue arabe est disponible sur le net. Il révèle des faits qui sont passés sous silence dans les grands médias occidentaux. Quelques extraits significatifs sur les affrontements armés à Homs, Hama et Idlib :

« 26 – La Mission a observé dans les deux secteurs de Homs et Hama des actes de violence du fait des groupes armés contre les forces gouvernementales, qui ont fait des tués et des blessés parmi les troupes gouvernementales. Dans certaines situations, les forces gouvernementales ont recours à la violence comme réaction aux attaques perpétrées contre ses membres. Les observateurs de la mission ont noté que les groupes armés ont recours aux bombes thermiques et aux missiles anti-blindage.

27 – La Mission a été témoin dans les secteurs de Homs, Idlib et Hama des actes de violence contre les troupes gouvernementales et contre les citoyens entraînant de nombreux décès et blessures. C’est le cas de l’explosion de l’autobus civil, tuant huit personnes et blessant plusieurs autres, dont des femmes et des enfants ; celui du sabotage à l’explosif d’un train chargé du transport du diesel ainsi que d’autres événements à Homs, dont la destruction de l’autobus de la police tuant deux d’entre eux, l’attaque à l’explosif du pipeline de carburant, et autres attentats de moindre importance.

28 – La mission a noté l’émission de faux rapports émanant de plusieurs parties faisant état de plusieurs attentats à la bombe et de violence dans certaines régions. Lorsque les observateurs se sont dirigés vers ces zones pour enquêter, les données recueillies ont montré que ces rapports n’étaient pas crédibles.

29 – La mission a noté également, se basant sur les documents et les rapports émanant des équipes sur le terrain, qu’il ya des exagérations médiatiques sur la nature et l’ampleur des accidents et des personnes tuées ou blessées à la suite des événements et des manifestations qui ont eu lieu dans certaines villes. »

Le rapport est disponible sur le site de l’Institut tunisien des relations internationales

De larges extraits de ce rapport ont été repris par [“Le forum des démocrates”, le 6 févroer 2012 sous le titre:

LE RAPPORT DE LA MISSION DES OBSERVATEURS ARABES EN SYRIE;->http://forumdesdemocrates.over-blog.com/article-le-rapport-de-la-mission-des-observateurs-arabes-en-syrie-98684301.html]
algerie-infos

Samedi 4 février 2012

CUBA, OU L’ ÉTOUFFANT BLOCUS ÉTOUFFÉ

par Abdelkader Leklek

Le commencement ne se fera ni par le cigare cohiba, ni par la station balnéaire de Varadéro, encore moins par le rhum, Havana club, vieilli sept ans. Mais par José Marti et ces chiffres.

Le taux d’alphabétisation des femmes est de 99,7 %, et le taux d’alphabétisation des hommes est de 99,7 %, à Cuba. Et au-delà de la parfaite parité hommes-femmes dans ce secteur. Ces chiffres d’un côté, ne sont atteints, ni en Amérique du Nord, ni en Europe, ni en Asie, ni en Océanie. Et en Afrique cela relève de l’absolu inaccessible. Mais, de l’autre, et ce qui accentue leur agressivité, jusqu’à outrager tous ce qui sont en charge de l’enseignement, de la scolarisation et de l’instruction, à travers tous ces continents. C’est que Cuba et les Cubains sont sous embargo américain cruel depuis le 07 février 1962. Et ce boycottage affecte, les enfants, les vieux, les vielles, les hommes et les femmes, sur l’île. Touche tous les produits, tous les services, jusqu’à atteindre l’absurdité dans l’aberration. Puisque, par exemple, il n’est officiellement pas interdit aux américains de voyager à Cuba, mais il est interdit, pour ceux qui oseraient faire cette promenade patriotiquement déloyale, de dépenser le moindre dollar sur l’île et d’acheter quoi que cela soit. Dilemme ou bien situation intenable? En tout état de cause, au pays de la liberté et de sa statue, cette façon de procéder est liberticide, sans dire son nom. Et pour ceux des lecteurs de cette chronique, qui voudraient se rendre compte de l’immensité de la bêtise humaine, made in U S A. Un excellent ouvrage dresse un inventaire, qui ferait pâlir de par le monde, les rois, les tsars et les shahin chah de l’imbécillité humaine toutes catégories confondues.

Il s’agit de: «Etat de siège» de Salim Lamrani, publié en 2011 aux éditions Estrella. Il relate entre autres stupidités étasuniennes, que : le 2 septembre 2004, la compagnie aérienne espagnole Iberia se voit infliger une amende de 55 000 dollars par la justice américaine, car elle avait transporté du tabac cubain en faisant escale à Miami, sans que la cargaison n’ait jamais quitté la soute de l’avion. Un autre exemple, qui cette fois-ci caractérise la violation flagrante, par le pays de la démocratie, des règles premières du droit international. L’extraterritorialité et l’unilatéralité de cette décision, portant sanctions économiques tous azimuts.

L’entreprise japonaise Nikon a été au cœur d’un scandale qui illustre la portée extraterritoriale de ces sanctions économiques contre Cuba. Raysel Sosa Rojas est un jeune garçon de 13 ans souffrant d’hémophilie héréditaire incurable. Il a remporté le XVème Concours international de dessin d’enfants du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Lors de la cérémonie célébrée le 5 juin 2006, jour de l’environnement, au Palais des Nations d’Alger, le prix – un appareil photo de marque Nikon – n’a pas pu lui être remis, pour les raisons suivantes : «Au regard de l’embargo décrété par les USA, nous ne pouvons pas offrir l’appareil de photo Nikon à un Cubain ». En effet, suite à des pressions étasuniennes, la multinationale nippone avait ainsi refusé de remettre l’appareil numérique décerné par les Nations Unies car il contenait des composants étasuniens. Cet exemple illustre parfaitement, le despotisme de l’application extraterritoriale de cet embargo.

Le conflit unilatéralement déclaré par les Etats-Unis contre Cuba, se trouve appliqué, par l’ignominieuse complicité de la multinationale qui prive un gosse et de surcroît malade de recevoir son cadeau, bien mérité, mais en Algérie, avec l’inqualifiable silence complice, de l’organisme chargé de l’environnement de l’O N U, et de cette organisation elle même. Les officiels algériens avaient le jour même, fortement protesté auprès des hauts fonctionnaires des Nations Unies. Et bravo mon pays. Comment tout cela a-t-il commencé ? Tout avait commencé le 7 février 1962 à la suite des nationalisations expropriant des compagnies américaines se trouvant sur l’île, qui activaient notamment dans le secteur du sucre et du tabac. Ces compagnies et des citoyens américains furent expropriés de 1 200 000 hectares sans compensation par les révolutionnaires dirigeants de Cuba, avec à leur tête Fidel Castro. Les sociétés activant dans le tourisme, particulièrement les casinos, furent également nationalisées. Elles se redéploieront dans l’Etat du Nevada à Las Vegas et à Reno.

Au lendemain de la victoire de la révolution cubaine sur le putchiste dictateur, Fulgencio Batista, le premier janvier 1959, la majorité des cubains soutenaient Fidel Castro. Ayant obtenu la certitude de cette adhésion populaire, les stratèges américains, et tous, républicains ou bien démocrates, envisagèrent la mise en place de cet embargo. Ils espéraient faire se désolidariser les Cubains de la révolution et de ses leaders, parce que tout viendrait d’un coup à manquer. Des plus nécessaires aliments vitaux, aux plus petites choses dont chacun pouvait sans en souffrir, se passer. Enthousiastes et croyants en leur révolution les Cubains ne cédèrent point et les stratèges U S, vite désenchantèrent. Ils passèrent alors, en plus de ce boycott économique, à la manière forte. Et ils employèrent la force, pour faire plier les Cubains. Ce fut le débarquement de la baie des cochons. Les Américains envoyèrent 1500 mercenaires envahir et libérer l’ile des dictateurs rouges, et rétablir les compagnies américaines frustrées, dans leurs droits, c’était le 17 avril 1961. Deux jours après, le 19 avril, cette invasion prit fin en faveur des cubains. Les envahisseurs furent mis en déroute. 118 d’entre eux furent tués et 1 189 furent faits prisonniers. Les Cubains perdirent 176 des leurs. De sources vérifiées les prisonniers ne subirent ni tortures, ni humiliations. Ensuite au mois d’octobre 1962, intervint la crise des missiles nucléaires de Cuba. C’est cette crise qui fut à l’origine de ce qui allait s’appeler la guerre froide, qui se transforma ensuite et jusqu’à la chute de mur de Berlin en 1989, et engendra le concept de la coexistence pacifique. L’affaire avait failli se faire opposer les forces de l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes, et les forces américaines au large de l’île de Cuba en un combat aux armes nucléaires. Ayant eu des informations que les Américains allaient reproduire, l’envahissement de Cuba, mais cette fois-ci en utilisant leurs propres forces armées régulières. Nikita Khrouchtchev, d’ailleurs inspirateur de la coexistence pacifique, déclencha l’Opération Anadyr. Opération de déploiement de l’armée rouge, pour protéger Cuba. Au mois de mai 1962: il expédia 50 000 soldats, trente-six missiles nucléaires SS-4 et deux SS-5, ainsi que quatre sous-marins à Cuba pour dissuader et empêcher les États-Unis d’envahir l’île. Depuis ces évènements, les Cubains subissent un blocus écrasant dans les plus simples actes de leur vie, et parfois au dépend des plus simples droits de la personne humaine. Néanmoins et loin de se soumettre à la fatalité.

Tous les jours, les Cubains défient ce boycottage et de la plus belle des manières. Et ils ne doivent pas ces attitudes et ces comportements de vainqueurs et de gagneurs au hasard. Le plus vénéré des hommes de Cuba, José Marti, ce poète, philosophe, homme politique, penseur et journaliste fondateur du parti révolutionnaire cubain, dans l’un de ses plus beaux et plus célèbre poème : versos sencillos, ou les vers simples. Dont est tiré le texte de la plus célèbre chanson cubaine : guantanamera guajira. Joan Baez, en chante une merveilleuse version. Disait sur son séjour au Guatemala cela : « J’arrivai il y a quelques mois dans ce beau pays – j’étais pauvre, inconnu et triste ; sans porter atteinte à ma dignité, sans heurter mon amour-propre, le peuple de ce pays, sincère et généreux, accueillit l’humble pèlerin que j’étais : il en fit un maître, c’est-à-dire un créateur». José Marti avait une idée d’une certaine éducation, qui ferait de celui qui la reçoit, un acteur de son temps, et actant sur les évènements de son époque. C’était sa conception envers les apprenants et cela se passait au début du siècle dernier. Dans sa conceptualisation de l’éducation, il confie à l’appreneur, c’est à dire l’enseignant, le rôle primordial et déterminant, pour que des gosses devenant adultes, et à travers tous coins de la terre. Ne s’embarrasseront plus de subir un quelconque blocus encore moins, se résigner et attendre qu’on vienne les en délivrer. José Marti déclamer : « L’éducation doit apprendre aux hommes à obtenir librement et honnêtement les moyens qui leur sont indispensables pour vivre dans l’époque à laquelle ils appartiennent, sans négliger pour autant la délicatesse et les aspirations supérieures et spirituelles de ce que l’être humain a de meilleur en lui.

L’éducation a envers l’homme un devoir auquel elle ne peut se soustraire, l’adapter à son époque sans le détourner de la grande finalité humaine. Éduquer, c’est donner à l’homme les clés du monde, qui sont l’indépendance et l’amour, et l’armer pour qu’il puisse parcourir l’univers, du pas allègre qui est celui des hommes libres naturels. Plus concrètement encore, poursuivait-il, l’éducation est une création constante». Et pour Martí, l’agent principal de cette création, c’est le maître. Regardons autour de nous et peut être serions-nous perspicaces, pour voir d’où nous viennent les échecs scolaires de nos gosses, chaque année, répétés. Nous pourrions voir aussi et comprendre, pourquoi les Cubains réussissent dans des domaines aussi sensibles, mais pourvoyeurs de bienfaits, en besoins sociaux essentiels, pour un peuple, que sont l’éducation et la santé. En plus du fort taux d’alphabétisation, nulle part au monde égalé, et sans les mêmes moyens que les Américains et les Européens. Et malgré l’amplification intense de ce blocus étouffé, puisque aucune presse n’en parle, comme si les Cubains n’étaient pas des humains dignes, que l’on s’intéresse à leurs problèmes et à leurs malheurs.

Cependant et malgré cette impitoyable infortune, la médecine cubaine créée par les Cubains et avec leurs propres moyens, rivalise haut la main, avec, ce qui se fait dans les meilleurs hôpitaux occidentaux. Et dans certains domaines de la recherche scientifique médicale, les Cubains dament le pion, à des laboratoires riches à milliards de dollars, ne travaillant qu’aux bénéfices à engranger pour eux-mêmes, et aux intérêts des actionnaires à rétribuer, omettant toute humanité, même quand il s’agit de brevets de médicaments tombés dans le domaine public, pour la fabrication de génériques.

A la fin du mois de novembre 2011, les Cubains annonçaient que les essais du CIMAVAX EGF, le vaccin cubain contre le cancer du poumon avaient prouvé, son efficacité. Oui Cuba c’est le pays du cigare Cohiba, mais également, le pays des découvreurs de ce vaccin thérapeutique, auquel ils ont consacré 15 ans recherche.

Ce médicament favorise la génération d’anticorps contre les protéines qui déclenchent la prolifération sans contrôle des cellules cancérigènes. Et au diable les dividendes dont les Cubains ont honnêtement et intelligemment privé les grands laboratoires. Et parions, sans quasiment le moindre risque de perdre l’enjeu que les Cubains, comme ils savent bien le faire, loin de toute cupidité mercantile, ne monnayeront pas la disponibilité de ce vaccin pour tous ceux qui souffrent, les auteurs, les initiateurs et les promoteurs du blocus de Cuba y compris. Les chercheurs cubains ont fait aux dernières informations disponibles, de grandes avancées sur le traitement de la maladie, dite du pied du diabétique. Cette malade qui provoque d’énormes dégâts chez ceux déjà souffrant du diabète, puisque dans la majorité des cas, ils finissent par être amputés du pied, avec toutes les conséquences qui suivent, pour eux-mêmes, pour leurs entourages, et bien sur pour les dépenses qu’engage la communauté nationale.

Chez nous les Cubains ont construit loin de leurs bases, quatre hôpitaux ophtalmiques, à Djelfa, à El-Oued, à Ouargla et à Adrar.

Même si ces projets se sont réalisés en partenariat, ils profitent au premier chef, aux malades algériens, mais pas seulement. Les Cubains sont une population de 11 477 459, mais dans le cadre de la coopération, ils ont été en mesure de mettre à la disposition des malades algériens et généralement dans les coins les plus reculés, à travers les wilayas de l’intérieur de pays, 400 médecins spécialistes. Et là bravo à mon pays et merci à Cuba. La même coopération médicale se fait avec plusieurs pays d’Amérique latine, où des médecins et des personnels paramédicaux cubains, sont opérationnels sur le terrain.

Dans la presque majorité de ces pays d’Amérique du Sud, où les politiques U S, républicains et démocrates, tentent toujours et vaille que vaille d’exporter leur démocratie, ils n’ont jamais dépensé le moindre dollar, pour l’éducation des enfants, ou bien pour soigner et soulager les plus faibles et plus vulnérables. Toujours de plus en plus arrogants les américains, innovent pour maintenir le blocus de Cuba, sans que les opinions publiques du monde entier, ne s’en émeuvent, ou ne trouvent à en redire et à en dénoncer. Les causes pour justifier cet embargo par tous omis, sont mises à jour à chaque époque. Sous Eseinhower et Kennedy, il s’agissait de contenir le péril rouge des communistes soviétiques. Depuis la disparition de l’URSS, les motivations ont changé et concernent désormais le respect des droits de l’homme à Cuba. C’est-à-dire que l’embargo est la réponse au non-respect des droits de l’homme. Comme s’il existait un pays, un seul au monde où ces droits sont respectés dans leur lettre, dans leur esprit et dans leur application. Est-ce qu’ils sont respectés à Cuba ? Tout est relatif. Et commençons par ce qui se fait en la matière aux Etats-Unis.

Prenons un seul exemple, celui de la crise sociale de février 2007 induite par les subprimes. Cet anglicisme passé en français, pour désigner les emprunts risqués, mais très attractifs, que les banques américaines avaient accordés à des clients, alors qu’elles savaient, que la couche sociale de ces emprunteurs, sera insolvable à moment donné de la vie du crédit, considérant les conditions que ces mêmes banques avaient elles-mêmes mis sur les contrats de prêt.

L’enjeu était pour ces institutions financières américaines, de procéder à la saisie des biens des personnes et des ménages endettés et de les revendre pour se payer et en tirer profit en sus, dès que leurs débiteurs, n’honoraient plus une seule mensualité. Mais les choses ne se passèrent pas comme l’avaient planifié ces banques. Il y eut tellement de saisies d’immeubles, essentiellement des habitations, que le marché américain de l’immobilier se trouva d’un coup saturé. Le parc habitat détenu désormais par les banques créancières, non seulement, ne trouva pas preneur, mais subit une vertigineuse perte de sa valeur. En conséquence, des milliers de familles américaines, malheureusement presque toutes de couleur noire, avaient perdu leur logement et sont venues gonfler le nombre des S D F. Les effets d’entraînement ne se firent pas attendre. Et le lugubre cortège de dislocation de liens familiaux, de divorces, d’enfants dans la rue, et des pertes d’emploi par paquet, fit irruption. Le logement est un facteur de stabilité. Le droit à un logement convenable a été reconnu comme faisant partie intégrante du droit à un niveau de vie suffisant, dans la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 octobre 1948,et dans le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966. Le droit international relatif aux droits de l’homme fait obligation aux gouvernements d’explorer toutes les solutions de remplacement possible avant de procéder à une expulsion afin d’éviter, ou tout au moins de minimiser, la nécessité d’un recours à la force. Lorsqu’une expulsion est pratiquée en dernier recours, les personnes concernées doivent bénéficier de garanties de procédure efficaces, susceptibles d’avoir un effet dissuasif sur les expulsions projetées. Le gouvernement américain a-t-il respecté le droit en l’espèce ? J’en doute fort et les preuves à ce sujet sont légion. Alors droits de l’homme au deçà du golfe de Floride et droits de l’homme au-delà du même golfe ! Chacun appréciera. Par ailleurs, et même si le blocus a été allégé en matière de fourniture de produits alimentaires U S à Cuba, beaucoup de dénis de droit en direction du peuple cubain demeurent. Alors qu’attend le président Obama à la veille de briguer un second mandant présidentiel, pour prendre les mesures idoines ? Ou bien est-il prisonnier du lobby des exilés cubains, comme il l’est pour les droits des palestiniens, otage du lobby sioniste aux Etats-Unis et ailleurs, pour se faire réélire ? Mais au-delà des promoteurs et des continuateurs de cet embargo et ils sont nombreux, il est à noter, qu’avant le blocus de 1962, les Cubains furent depuis longtemps travaillés au corps, par les lois américaines. Il y a eu le trading with the ennemy act, ou loi sur le commerce avec l’ennemi, promulguée en 1917 comme mesure de guerre pour restreindre le commerce avec des nations jugées hostiles.

C’est sur cette loi que se fondent les premières réglementations du blocus contre Cuba depuis 1962. Ensuite vint le foreign assistance act, ou loi sur l’aide extérieure promulguée en septembre 1961.

Le Congrès américain avait alors autorisé le président à établir et maintenir un embargo total sur le commerce entre les États-Unis et Cuba. Il avait également interdit l’octroi de n’importe quelle aide au gouvernement cubain. Puis il y eut l’export administration act dite loi sur la gestion des exportations. Adoptée en 1979, à la suite d’une révision des contrôles sur les exportations, qui avait conféré au président l’autorité pour contrôler en général les exportations et réexportations de biens et technologies, en particulier celles qui seraient jugées comme se faisant au détriment de la sécurité nationale des USA. Subséquemment, ce fut cuban democracy act, ou loi relative à la démocratie cubaine, plus connue sous le nom de loi Torricelli, signée par le président Bush père en octobre 1992. Elle avait permis à l’administration des Etats-Unis de renforcer ses mesures économiques contre Cuba et avait fourni une justification normative à l’extraterritorialité du blocus. Elle avait interdit, entre autres prohibitions, à des filiales de sociétés américaines dans des pays tiers de faire des transactions avec Cuba ou avec des ressortissants cubains, et avait interdit aux cargos de pays tiers qui auraient accosté dans des ports cubains à entrer dans des ports américains durant un délai de 180 jours. Puis vint le tour du cuban liberty and democratic solidarity act, ou loi relative à la solidarité démocratique et à la liberté cubaine, plus connue comme loi Helms-Burton et signée par le président Clinton en mars 1996. Elle visait à décourager les investissements étrangers et à internationaliser le blocus contre Cuba. Elle avait codifié les dispositions du blocus, et avait limité les prérogatives du président à suspendre cette politique et élargi sa portée extraterritoriale.

Elle déniait l’entrée aux USA des cadres de sociétés étrangères et à leurs familles qui auraient investi dans des biens saisis à Cuba et avait fixé la possibilité d’actions légales contre eux, devant des cours américaines. Enfin ce fut: l’export Administration regulations, ou les réglementations concernant la gestion des exportations régissant les exceptions à la loi sur la gestion des exportations et les autorisations délivrées par le bureau d’industrie et de sécurité du département du Commerce[[Rapport de Cuba sur la résolution 65/6 de l’assemblée générale des Nations Unies]].

L’ampleur de cet arsenal des législations et réglementations précitées prouve qu’aucun blocus n’a été aussi total, barbare et brutal que celui que les Etats-Unis imposent et maintiennent contre Cuba, dans un silence sidéral. Au vu de cela n’y a-t-il pas là de complicité, même au sein du groupe des pays amis de Cuba? En droit pénal, il existe un concept qui s’appelle la commission par omission, et qui entendu plus largement, signifie, la non-assistance à pays et à sa population en danger. En ne rien faisant, on devient passivement complice de ce que vivent ou subissent des populations à travers le monde, opprimées, violentées et réduites à des conditions de vie indécentes, par la contrainte, dont l’illustration réelle se vit au quotidien par le peuple cubain.

Pour ma part, et à partir de ce petit coin que m’offre le Q.O, j’interpelle Monsieur Obama à revenir à ses déclarations de janvier 2004, quand jeune candidat au poste de sénateur de l’état de l’Illinois, il déclarait que: «le blocus de Cuba est une horreur, et je pense qu’il est temps pour nous de lever l’embargo». Il est vrai qu’entre temps il est devenu président des Etats-Unis, et que questionné en avril 2009, sur ses affirmations de 2004, il répondait ceci : « Euh, en 2004, ça fait une éternité! Qu’est-ce que je faisais en 2004?». Mais ne vaut-il pas tard que jamais? Le 29 septembre 2009, Monsieur Obama, affirmait devant tous pays membres de l’O N U: «Aucune nation ne doit être forcée d’accepter la tyrannie d’une autre nation, aucune nation ne peut ni ne doit tenter de dominer une autre nation». Bien vu, bien dit, mais Monsieur le président des U S A, passez de la parole aux actes. Le monde entier vous en saura gré d’avoir aboli, le mot est choisi à escient, ce qui asphyxie les Cubains: El Bloquéo comme ils l’appellent sur l’île.

« MAWLID MOUBAREK » questions ?

Questions…

à propos du Mouloud et de l’Achoura

d’un citoyen à un autre

qui lui souhaitait « Mawlid Moubarek »

Il y a des néo-islamistes qui considèrent que le Mouloud, institué seulement 2 siècles après la mort du prophète, est une « bidâa » (càd: mauvaise nouvelle invention). Et toute bidâa est une « dhalalal » (une perdition) et toute dhalala est en enfer (fi’nar). Donc toute bidâa est en enfer.

Mais « âchoura » (10ème jour du mois de mouharram) a été célébré par Mohammed.

C’est une fête commune au juifs et aux musulmans où les deux communautés pratiquent le jeûne. Cela correspond pour les juifs au jour où Moise a été sauvé par Dieu.

Mohammed aurait dit alors: « Nous avons la priorité sur Moise par rapport aux juifs » et il a demandé que les musulmans jeûnent également « le Tassouâa », (9ème jour) pour affirmer la différence.

Les hommes sont compliqués! hein!

VOUS VOUS POSEZ DES QUESTIONS SUR ISRAËL, LIBYE, PAKISTAN, SYRIE?

L’actualité vous questionne ?

1. Que répondre à François Hollande «Israël est très critiqué, car c’est une grande démocratie»?

2. Pourquoi le gentil Pakistan est-il soudain devenu le méchant Pakistan?

3. Les «démocrates libyens» amenés au pouvoir par l’Otan pratiquent la torture en masse et sont en train de perdre plusieurs villes?

4. En Syrie, qui a tué le journaliste français Jaquier? Pourquoi les médias français se sont-ils contredits entre eux?

Nos livres vous éclairent :

1. “Israël, parlons-en” de Michel Collon. Particulièrement les chapitres 4, 7 et 8.

2. “La Stratégie du chaos” par Michel Collon et Grégoire Lalieu.

Particulièrement le chapitre «Pakistan : si les USA sont éjectés de cette zone, ils sont finis» (entretien avec Mohamed Hassan)

3. “Libye, Otan et médiamensonges”, par Michel Collon. Particulièrement le «Vrai ou faux?» sur les médias européens.

4. “Syriana, la conquête continue” de Bahar Kimyongür. Particulièrement pages 120 à 135.


Investig’Action – michelcollon.info ne peut exister que grâce à vos dons et commandes de livres

FÉVRIER – MARS 2012 – PARIS – « MAGHREB DES FILMS » – PROGRAMME

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Samedi 4 février à 10h30

projection du film

« Le Thé d’Ania »

de Saïd Ould Khélifa

à La Pagode

57, rue de Babylone 75007

Séance organisée par Ciné Histoire en partenariat avec Le Maghreb des films

Alger. La décennie noire…

Comment revenir de si loin? se demande Mehdi Mehdi, écrivain algérien que la violence intégriste a longtemps transformé en cible potentielle.

Comment vivre avec la peur lorsque tout est de l’ordre de la peur?

Mehdi n’a plus le courage de parler. Il vit avec la peur, planqué comme fonctionnaire au Service des décès de la Ville d’Alger.

Lorsqu’il ne travaille pas, il reste reclus chez lui avec ses feuilles de papier qu’il noircit.

En face vit Ania, fille de Pieds noirs, la “femme d’à-côté” qui apparaît souvent à sa fenêtre sur la cour.

Elle se bat pour le convertir à la culture de la vie et de l’amour. Elle lui apporte du thé, au risque de trouver souvent porte close…

Prix spécial du jury au festival de cinéma méditerranéen de Bruxelles.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page du site consacrée à ce film http://maghrebdesfilms.fr/The-d-Ania-Le

La séance sera suivie d’un débat

sur le cinéma algérien depuis 1962,

débat animé par Dominique Vidal

en présence du réalisateur Saïd Ould Khelifa, journaliste en
Algérie puis en France


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Projections

à

venir

Mercredi

8 février

à 21h

aux 3 Luxembourg :

[« My Land »

de Nabil Ayouch->http://www.maghrebdesfilms.fr/My-Land]


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Jeudi 9 février

à 21h

aux 3 Luxembourg :

[« Mourir

à Charonne,

pourquoi? »

de Daniel Kupferstein->http://www.maghrebdesfilms.fr/Mourir-a-Charonne-pourquoi]

débat animé par Mouloud Mimoun

en présence du réalisateur

et de Jean-Luc Einaudi


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Jeudi 23 février à 21h

aux 3 Luxembourg :

« Notre Etrangère »

de Sarah Bouyain,

dans le cadre d’une «carte blanche»

donnée au festival de Besançon

«Lumières d‘Afrique»


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Samedi 10 mars à 10h30

à La Pagode :

« Le Soleil assassiné »

de Abdelkrim Bahloul,

en partenariat avec CinéHistoire


Mercredi 14 mars

21h

aux 3 Luxembourg :

«OAS, un passé très présent»

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de Djamel Zaoui,

en mémoire de Mouloud Feraoun,

Salah Ould Aoudia,

Ali Hammoutène,

Marcel Basset,

Robert Geymard,

Max Marchand,

assassinés par l’OAS

le 15 mars 1962

débat animé par Mouloud Mimoun

avec le réalisateur

et Jean-Philippe Ould Aoudia


Adhérez à l’association Le Maghreb des films. Vous serez ainsi «partenaire» de la manifestation; vous participerez à la définition de ses orientations et de sa programmation; et vous serez informés des réalisations du Maghreb des films et contribuerez à animer l’associ ation. Rendez-vous à la page Association du site: http://maghrebdesfilms.fr/Bulletin-d-adhesion

PÉTITION POUR MOURAD DHINA

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Pétition

Cette pétition sera présentée au Premier Ministre Français, M. François Fillon.

Non à l’extradition du Dr Mourad Dhina en Algérie!

Les autorités françaises ont arrêté le Dr Mourad Dhina, lundi 16 janvier 2012 à l’aéroport d’Orly. Le Dr Dhina est membre fondateur du Mouvement Rachad qui appelle à un changement politique en Algérie et à l’instauration d’un Etat de droit et de bonne gouvernance par des moyens pacifiques. Il œuvre pour le respect des droits de l’homme dans le monde arabe au sein de l’ONG Alkarama dont il est le directeur exécutif. Physicien réputé, le Dr Dhina vit en Suisse et il est père de six enfants.

La chambre d’instruction de la Cour de Paris, statuant sur la demande d’arrestation provisoire formulée par les autorités algériennes, a, à l’issue de sa comparution le 17 janvier 2012, ordonné son placement en détention. Ces dernières l’accusent d’avoir commis des actions terroristes à Zurich en Suisse durant les années 1997-1999. Les autorités suisses avaient toujours refusé de donner suite aux nombreuses demandes d’arrestation et d’extradition du Dr Mourad Dhina formulées par le régime algérien.

Nous condamnons fermement cette mise en détention et craignons qu’elle n’obéisse à des considérations d’ordre politique. Une extradition du Dr Dhina vers l’Algérie constituerait une violation de la loi française et des conventions internationales qui interdisent strictement toute extradition d’opposants politiques vers des pays qui, comme l’Algérie, violent les droits de l’homme.

Nous resterons mobilisées jusqu’à sa libération et appelons tous les partisans de la liberté et des droits de l’homme à le soutenir et à demander aux autorités françaises de le libérer.

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[Pour signer la pétition aller sur le lien:

http://www.freemourad.org/petition.html->http://www.freemourad.org/petition.html]

SIX CARACTÉRISTIQUES D’UN PARTI COMMUNISTE SELON ALVARO CUNHAL

Ce texte adressé à Socialgerie est une façon d’alimenter le débat sur les fondements et les perspectives du mouvemnt communiste. Il donne une vision de la lutte pour la démocratie et le socialisme telle que la concevaient au siècle dernier nombre de combattants communistes prestigieux soumis aux conditions les plus dures des dictatures fascistes.

Les extraits ci dessous illustrent la fermeté et l’attachement aux principes fondamentaux, en même temps que les questionnements naissants et aux réponses non encore abouties qui ont accompagné la disparition des régimes socialistes en tant que système.

Les lecteurs qui souhaitent prendre connaissance du texte intégral le trouveront en pièce jointe


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Pour Pascal Brula qui présente ce texte[[Texte rédigé pour le meeting international “Force et actualisation du marxisme”, organisé par la fondation Rodney Arismendi à Montevideo le 15 septembre 2001.]], « Alvaro Cunhal soulignait le besoin pour les partis communistes et autres partis révolutionnaires de ne surtout pas oublier les outils que nous ont légués nos prédécesseurs, à savoir le marxisme-léninisme, la conscience de classe et l’organisation.

Son histoire personnelle liée à l’histoire du Portugal explique sans doute sa détermination, sa lucidité et son refus de succomber aux ors de la démocratie bourgeoise. Rappelons qu’il adhère au PCP à vingt ans, qu’il devient rapidement secrétaire général des jeunesses communistes et qu’il passera, après la seconde guerre mondiale, onze années dans les geôles du fasciste Salazar, dont huit en isolement total, dont il s’évadera en 1960 pour devenir secrétaire général du PCP dans la clandestinité. Il décèdera en 2005.

Dans le texte ci-dessous, Alvaro Cunhal définit six conditions pour qu’un parti puisse se réclamer du communisme, et notamment celle d’avoir comme objectif la construction d’une société sans exploiteurs ni exploités, à savoir une société socialiste, « l’échelle qui monte au communisme » comme dirait ma camarade Danielle…

On voit mal comment il pourrait en être autrement dans nos pays gangrénés par une crise systémique du capitalisme, c’est-à-dire qui ne pourra être réglée qu’avec une rupture, un changement de système… le socialisme.


extraits:

…/…

Le cadre des forces révolutionnaires qui existent dans le monde a changé durant les dernières décennies du XXe siècle. Le mouvement communiste international et les partis le composant ont subi de profondes modifications suite à la chute de l’URSS et des autres pays socialistes et de la victoire du capitalisme dans sa rivalité avec le socialisme.

Il y a des partis qui ont nié leur passé de lutte, leur nature de classe, leur objectif d’une société socialiste et leur théorie révolutionnaire. Dans plusieurs cas, ces partis ont intégré le système et ont fini par disparaître.

Cette nouvelle situation au sein du mouvement communiste international a ouvert des espaces dans la société dans laquelle d’autres partis révolutionnaires ont assumé la relève et, dans les conditions concrètes de leur pays, se sont identifiés aux partis communistes sur des aspects importants et parfois avec leurs objectifs et leur action.

Ainsi, lorsque nous parlons aujourd’hui du mouvement communiste international, nous ne pouvons pas, comme dans le passé, tracer une ligne entre les partis communistes et tous les autres partis révolutionnaires. Le mouvement communiste a maintenant une nouvelle composition et de nouvelles limites.

Ces développements ne signifient pas que les partis communistes, avec leur identité propre, ne sont pas nécessaires à la société. Au contraire. Avec les éléments fondamentaux qui les caractérisent, les partis communistes sont nécessaires, indispensables et irremplaçables. Mais de la même manière qu’il n’y a pas de « modèle » de société socialiste, il n’y a pas de « modèle » de parti communiste.

Avec des réponses concrètes différentes à la situation concrète, il est possible d’identifier six caractéristiques fondamentales d’un parti communiste, qu’il ait ce nom ou un autre :

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5 – Un parti qui définit comme objectif la construction d’une société sans exploiteurs ni exploités, une société socialiste.

Cet objectif est également complètement moderne. Mais les expériences positives ou négatives de construction du socialisme dans un certain nombre de pays et les profonds changements dans la situation globale, demandent une analyse critique du passé et une redéfinition de la société socialiste, objectif des partis communistes.


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