PROLONGER LE 24 FEVRIER 1971: UNE GRANDE DATE DANS L’HISTOIRE NATIONALE

Depuis 41 ans, l’Algérie et son peuple, malgré leurs malheurs et les agissements d’un régime antidémocratique, ont pu survivre et tenir debout grâce au fruit des nationalisations dans les domaines industriel et agricole qui ont marqué cette date.

Ces mesures avaient fait honneur à l’Algérie, dans la droite ligne de sa renommée mondiale après la guerre d’indépendance. Les gestions anti-populaires sont parvenues à plusieurs reprises à atténuer ou dévoyer – et quelquefois ont été sur le point de remettre en cause – une conquête qui a donné un contenu concret à l’indépendance et à la souveraineté nationale.

Aux travailleurs et aux autres forces vives de la Nation qui avaient assuré à l’époque le succès de cette mesure, de s’unir et lutter aujourd’hui pour les nouveaux pas en avant difficiles mais nécessaires.

Le développement doit être économique et non reposer sur une base financière vulnérable et corruptrice.

Il doit être équilibré et bannir les pratiques nocives et dangereuses de rente pétrolière sans effort productif planifié et diversifié, sans progrès social, sans orientation démocratique, sans vigilance souverainiste et anti-impérialiste.

L’avenir de l’Algérie et de son peuple est là et non dans les gymnastiques politiciennes, dans les réformes de vitrine.et dans les rivalités identitaires et idéologiques quand elles sont artificiellement aiguisées pour masquer les véritables enjeux concrets et rassembleurs.

En cet anniversaire, Socialgerie rend hommage à tous ceux et toutes celles qui déploient courage, initiative et dignité dans l’esprit du grand 24 Février, l’esprit d’un large front d’action sociale et démocratique, pour la sauvegarde et la prospérité nationales.


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NATIONALISATION DES HYDROCARBURES EN 1971:

UN “TOURNANT CAPITAL” (Nicolas Sarkis)

Jeudi 23 février 2012

Dans un entretien à l’APS, Nicolas Sarkis, directeur du Centre arabe d’études pétrolières a estimé que la nationalisation de l’industrie algérienne des hydrocarbures a marqué un « tournant capital » dans l’histoire de cette industrie aussi bien en Algérie qu’au niveau mondial.

« Cette nationalisation a en effet brisé le traumatisme créé dans les pays producteurs par le demi-échec de la nationalisation du pétrole iranien par l’ancien Premier ministre iranien, Mohamed Mossadegh dans les années 50, et elle a ouvert la voie aux mesures de nationalisation ou de prise de contrôle prises à partir de 1972 en Irak, en Libye puis dans les pays du Golfe », a-t-il dit.

Pour M. Sarkis, le succès des nationalisations algériennes « a été d’autant plus remarquable que l’Algérie était relativement un nouveau venu sur la scène pétrolière mondiale » et que sa Société nationale des hydrocarbures (Sonatrach), « n’avait encore que six ans et avait encore des cadres peu nombreux mais très motivés et dévoués ».

Du point de vue du directeur du Centre arabe d’études pétrolières, ce succès est également attribuable « au courage dont les dirigeants algériens de l’époque ont fait preuve et au pragmatisme avec lequel ils ont fait la distinction entre, d’une part, les sociétés et les pays qui cherchaient à torpiller les nationalisations et, d’autre part, ceux qui ont accepté de continuer à coopérer avec la Sonatrach ».

Au niveau national, a-t-il ajouté, les nationalisations de 1971 ont permis à la compagnie nationale des hydrocarbures de jouer « un rôle de premier plan » dans le développement de l’économie algérienne et d’acquérir, au niveau mondial, « la stature d’une société pétrolière et gazière qui a âprement disputé la place qui est aujourd’hui la sienne parmi les grandes sociétés internationales ».

M. Sarkis considère par ailleurs que dans la foulée des nationalisations, l’Algérie a également joué « un rôle de pionnier » dans le grand mouvement de relèvement des prix et des revenus pétroliers des pays producteurs et ce, « aussi bien dans le cadre de sa politique pétrolière nationale qu’au sein de l’OPEP ».

« Le grand défi » de l’Algérie pour l’avenir consiste, a-t-il souligné, dans le développement de sources renouvelables d’énergie et d’autres secteurs de production susceptibles de remplacer progressivement le pétrole et le gaz comme principal source de revenus.

« Pour les années à venir, la nécessité absolue pour l’Algérie d’utiliser les hydrocarbures et leurs revenus pour diversifier l’économie nationale et pouvoir exporter d’autres produits est tout aussi impérieuse que la nécessité qu’il y avait en 1971 de prendre le contrôle de ses richesses pétrolières et gazières », a estimé M. Sarkis.

MaghrebEmergent, 23 février 2012


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