LE RAPPORT DE LA LIGUE ARABE DONNE DES PREUVES DE L’IMPLICATION DE LA CIA, DU MI6 ET DU MOSSAD DERRIÈRE LES VIOLENCES EN SYRIE

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08/02/2012

Des extraits du rapport des observateurs de la Ligue Arabe en Syrie montrent clairement que les médias ne disent qu’une partie de l’histoire et exagèrent la violence exercée par le gouvernemnt Al-Assad et ses forces de l’ordre.

Le rapport mentionne une “entité armée” qui tue des civils et des policiers et perpétue des attaques terroristes ciblant des civils innocents. Les pertes de ces attaques sont ensuite attribuées au gouvernement Al-Assad et utilisées pour construire de toute pièce un cas contre la Syrie aux Nations-Unies.

D’après le rapport de la Ligue Arabe, “l’armée libre syrienne” et les “groupes d’opposition armés” sont responsables de bon nombre des meurtres commis.

En Janvier, il a été rapporté que le MI6 britannique, la CIA et les forces spéciales du SAS britannique étaient en Syrie et travaillaient avec l’armée libre syrienne et le Conseil National Syrien (CNS) afin de renverser le régime du président Al-Assad. L’armée syrienne libre est largement reconnue comme étant une création de l’OTAN. Elle est pour la plus grande partie composée de militants des frères musulmans, confrérie elle-même création des services de renseignement britanniques et est soutenue et financée par les Etats-Unis, Israël et la Turquie.

Le rapport fait confiance à des rapports écrits en Novembre par le journaliste Webster Tarpley lors de sa visite dans la nation moyen-orientale.

“Ce que les citoyens de base de tous groupes ethniques confondus disent, est que ce sont des francs-tireurs qui leur tirent dessus. Les gens se plaignaient qu’il y avait des tireurs embusqués terroristes qui tiraient sur les civils, manœuvre de terrorisme aveugle désignée pour le simple but de déstabiliser le pays. Je n’appellerai pas cela une guerre civile, c’est un terme très ambigu. Ce à quoi les gens font face sont des escadrons de la mort, ils doivent gérer des commandos de la terreur, ce qui est une méthode typique de la CIA. Dans ce cas précis, c’est une opération jointe entre la CIA, le MI6, le Mossad, avec de l’argent saoudien, émirati et qatari”, avait dit Tarpley à RT.

Tarpley avait dit que les Etats-Unis poussaient un “modèle ruiné de révolution colorée, soutenu par des groupes terroristes, des gens d’Al Qaïda et des frères musulmans” et que l’objectif était de “détruire le Moyen-Orient en suivant les lignes ethniques”.

Les extraits du rapport des observateurs de la Ligue Arabe établissent “qu’il y a une violence émergeant des deux côtés, mais que l’opposition et les médias occidentaux ont exagéré la violence et le nombre de victimes imputées aux forces gouvernementales”, écrit Nicolas Davies pour le blog War Is A Crime, ex-After Downing Street.

“L’ONU a cessé d’accepter les chiffres des victimes donnés par l’opposition et a gelé ses estimations officielles de morts de civils au chiffre de 5 400, sans reconnaître le fait que cela pourrait déjà être exagéré”, a expliqué Davies. “Ceci n’est pas encore un bain de sang à l’échelle de la Libye, où même le nouveau gouvernement admet qu’au moins 25 000 personnes ont été tuées lors de la guerre menée par l’OTAN. La Syrie pourrait bien suivre le modèle Libyen si l’OTAN et le CCG continuent à donner des armes et de l’entrainement miliaire à l’armée libre syrienne et sont préparés à développer plus de forces spéciales au sol et aussi loin que l’ONU approuve une zone d’interdiction aérienne pour pouvoir protéger une nouvelle bordée de quelques 9 700 attaques aériennes.”

Les médias de masse mettent le nombre de morts à entre 1000 et 5000. La cour internationale de justice, Hisham Abu Hajer (des “rebelles libyens, en d’autres termes: Al Qaïda), la Pravda et d’autres sources mettent ce chiffre entre 50 000 et 100 000 morts. Tarpley a estimé le nombre à environ 150 000, un chiffre incroyable pour une population de juste 6 millions et demi de personnes.

Des extraits intéressants du rapport du chef de la mission des états de la Ligue Arabe en Syrie du 24 Décembre 2011 au 18 Janvier 2012 stipulent:

“La mission a déterminé qu’il y avait une entité armée qui n’est pas mentionnée dans le protocole. Ce développement sur le terrain peut indubitablement être imputé à l’emploi excessif de la force par les forces gouvernementales en réponse aux manifestations qui se sont déroulées avant le déploiement de la mission demandant la chute du régime. Dans certaines zones, cette entité armée a réagi en attaquant les forces de sécurité syriennes, ce qui occasionna une plus violente réaction du gouvernement. A la fin, des citoyens innocents paient le prix de ces actions de leur vie et de leurs membres…

A Homs, Idib et Hama, la mission d’observation a été témoin d’actes de violence commis contre les forces du gouvernement et des civils ce qui a résulté en plusieurs morts et de nombreux blessés. Des exemples de ces actes incluent le bombardement d’un bus de civil, tuant 8 personnes et en blessant d’autres, femmes et enfants inclus et le bombardement d’un train transportant du gasoil. Dans un autre incident a Homs, un bus de la police a explosé, tuant deux policiers. Un pipeline et des petits ponts ont également été endommagés par des bombes…

28. La mission a remarqué que beaucoup de parties ont reporté de manière erronnée que des explosions ou des violences ont eu lieu dans plusieurs endroits. Quand les observateurs se rendirent sur place, ils se rendirent compte que ces rapports étaient totalement infondés…

29. La mission a aussi remarqué que, d’après ses équipes de terrain, les médias exagéraient la nature des incidents et le nombre de personnes tuées dans ces incidents ainsi que les manifestations dans certains endroits…

D’après leurs derniers rapports et leurs briefings au chef de mission le 17 Janvier 2012, en préparation de ce rapport, les chefs de groupes ont été témoins de manifestations pacifiques à la fois par les supporteurs du gouvernement et de l’opposition et ce en plusieurs endroits différents. Aucune de ces manifestations ne fut dérangée, à part quelques disputes mineures entre la mission, les loyalistes et l’opposition. Celles-ci n’occasionnèrent aucune mort depuis la dernière présentation devant le comité ministériel arabe sur la situation en Syrie du 8 Janvier 2012.

Quelques observateurs ont fait défaut à leur devoir et ont brisé le serment prêté. Ils ont pris contact avec des officiels de leur pays et leur ont donné un compte exagéré des évènements. Ces officiels ont conséquemment développé une image sombre et non réaliste de la situation.

Les audiences arabes et étrangères de certaines organisations médiatiques ont questionné la crédibilité de la mission parce que ces organisations utilisent les médias pour déformer les faits. Il sera difficile de résoudre ce probème à moins qu’il n’y ait un soutien politique et médiatique pour la mission et son mandat. Il est naturel que certains incidents négatifs se produisent alors qu’elle vaque à ses activités, parce que ces incidents sont normaux au cours de missions d’observation similaires.

75. Il y a eu récemment des incidents qui pourraient creuser le fossé et augmenter l’amertume entre les parties incriminées. Ces incidents pourraient avoir des conséquences graves et mener à la perte de vies humaines et de propriétés. Ces incidents incluent le bombardement de buildings, de trains transportant du fuel domestique, des véhicules transportant du gasoil et des explosions visant la police, des membres des médias et des pipelines. Certaines de ces attaques ont été perpétrées par l’armée syrienne libre et par d’autres groupes membre de l’opposition armée.

Depuis le départ, les attitudes envers la mission ont été caractérisées par le manque de sincérité ou, de manière plus générale, par un manque de sérieux. Avant même qu’elle commence à exercer son mandat et même avant que ses membres n’arrivent sur place, la mission a été prise pour cible dans une campagne vicieuse dirigée contre les états de la Ligue Arabe et le chef de mission, une campagne qui a augmentée en intensité après le déploiement des observateurs. La mission n’a toujours pas reçu le soutien politique et médiatique nécessaire pour remplir correctement son mandat. Si ce mandat est prolongé, les objectifs établis dans le protocole ne pourront pas être atteints à moins que le soutien ne soit fourni et que la mission reçoive le soutien nécessaire pour assurer le succès de la solution arabe.”

Texte original en anglais :

http://www.infowars.com/arab-league-report-provides-evidence-cia-mi6-mossad-behind-violence-in-syria/print/ le 07/02/2012

Traduction : Résistance 71

GUERRE D’ ALGÉRIE: RÉVÉLATIONS SUR L’AFFAIRE AUDIN

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En juin 1957, des militaires français ont arrêté le mathématicien de 25 ans. Le jeune homme, jamais retrouvé, est devenu l’un des symboles des atrocités de ce conflit. Exclusif, « le Nouvel Obs » relance l’enquête.

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Derrière la porte en contreplaqué, le vieil homme fait le mort. Il n’a jamais répondu aux courriers envoyés. Il a raccroché d’un ton sec à l’interphone, quelques minutes auparavant. « Je suis dans mon lit, je n’ai rien à voir avec cette histoire, je ne vous ouvrirai pas… » Une voisine sortie faire ses courses, prend un air entendu :

« Oh, vous savez, il n’est pas facile, même moi qui habite dans son immeuble depuis des années, il ne me laisse pas entrer. C’est un ancien militaire. Quand il était plus jeune, il marchait à grandes enjambées, droit comme un i. On dit qu’il a fait la guerre d’Algérie, avec ce général, comment il s’appelle, déjà, ce général ? …

 Aussaresses ?

 Ah oui, c’est ça, Aussaresses. Mais enfin les rumeurs… »

La petite équipe s’était installée à la Villa des Tourelles

Derrière cette porte qui va rester close, au quatrième étage d’un bâtiment blanc et jaune, surgi dans les années 1970, près du chenal d’une ville de Bretagne, se cache peut-être l’un des derniers secrets de la guerre d’Algérie. Le vieil homme a été un adolescent volontaire qui a pris les armes contre les Allemands, dans le maquis du Vercors, pendant la Seconde Guerre mondiale, a décroché ses galons d’officier sur les bancs de Saint-Cyr, a servi la France, partout dans le monde puis s’est retrouvé de l’autre côté de la Méditerranée pendant la bataille d’Alger en 1957, l’une des périodes les plus sombres de notre histoire.

Il a travaillé aux côtés du général Jacques Massu, le « chef de la police » à Alger, avant de rejoindre comme sous-lieutenant, le groupe du commandant Paul Aussaresses, alors coordonnateur des services de renseignement. La petite équipe s’était installée à la Villa des Tourelles, une de ces majestueuses demeures blanches, noyées sous les bougainvilliers, où l’on se chargeait des basses besognes et où l’on se débarrassait discrètement des prisonniers encombrants.

« L’agent d’exécution » pensait avoir été oublié

Le vieil homme a plus de 80 ans aujourd’hui. Il pensait sans doute avoir été oublié. Son nom figure noir sur blanc dans un document manuscrit, écrit de la main du colonel Yves Godard, dont « le Nouvel Observateur » révèle aujourd’hui l’existence et qui sera publié d’ici quelques jours dans « le Camp de Lodi », aux éditions Stock (de Nathalie Funès, à paraitre le 14 mars 2012).

L’ancien commandant de la zone Alger-Sahel, l’un des plus hauts gradés de l’époque, aujourd’hui décédé, le désigne comme « l’agent d’exécution » de Maurice Audin, jeune professeur de mathématiques de la faculté d’Alger, arrêté par les parachutistes le 11 juin 1957, conduit au centre d’interrogatoire d’El-Biar, sur les hauteurs d’Alger, avant de disparaître à tout jamais. Ce texte inédit, conservé avec les archives de Godard, à l’Université Stanford, en Californie, est le premier document signé d’un officier de l’armée française confirmant que le mathématicien algérois a bien été exécuté par un militaire. Et qu’il ne s’est pas évadé, comme le veut la thèse officielle, encore soutenue de nos jours. […]

« Le Nouvel Observateur » s’est procuré ce document inédit, révélant pour la première fois l’identité probable de son meurtrier et le publie dans l’enquête de Nathalie Funès parue dans le numéro du 1er mars 2012.

Par Nathalie Funes

MESSAGE DE HOCINE AÏT AHMED AU CONSEIL NATIONAL DU FFS

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Alger, le 2 mars 2012

«Les guerres peuvent être menées avec des armes mais elles sont gagnées par des hommes. C’est l’esprit des hommes, de ceux qui suivent et celui de ceux qui précédent, qui remporte la victoire.» Georges S. Patton.

Chers amis, Salam Alaykoum,

Mon opinion concernant cette élection est faite depuis un certain temps. J’ai pourtant tenu à prendre la température au sein du parti et à m’imprégner des délibérations des militants avant de me prononcer.

Je tiens d’abord à rendre un hommage particulier aux militants de base dont l’engagement sans failles s’accomplit depuis des années dans la plus rude des conjonctures politiques.

Je tiens également à remercier la direction – non moins militante- du parti pour les efforts consentis sur le chemin de la reconstruction –sans cesse recommencée- du lien politique à l’intérieur de l’appareil du parti, au sein du parti, avec nos partenaires dans la société et avec la population.

J’ai suivi et lu attentivement vos débats, vos remarques, vos inquiétudes et vos attentes. Je m’en suis trouvé conforté dans mes convictions et dans ma décision.

Depuis un an, depuis l’éclosion des révoltes populaires dans le monde arabe, on ne cesse de nous poser la question : Pourquoi l’Algérie ne fait pas comme les autres pays de la région?

Notre réponse a toujours été très claire: Il existe une voie algérienne vers la libération de la dictature comme il a existé une voie algérienne pour la libération du colonialisme.

Et si la voie pacifique a échoué à libérer l’Algérie de la colonisation française pour laisser la place à la lutte armée, la voie de la violence a échoué à libérer l’Algérie de la dictature, du sous-développement et des menaces extérieures et doit laisser place à la lutte politique au sens le plus sérieux du terme.

C’est d’abord la voie de la violence du régime qui a échoué. La violence de la prise du pouvoir par la force. La violence de la répression des libertés, la violence de la dépossession du peuple algérien de son droit à l’auto-organisation, la violence de l’exclusion politique et donc économique et culturelle.

Puis est venue la violence de la sale guerre avec son lot de haines, de brutalités inouïes, de révisionnismes intolérables qui ont réhabilité les conduites méprisantes et les discours néo-colonialistes les plus scandaleux.

Derrière la guerre au terrorisme et derrière l’alibi du néo-libéralisme économique, le pays a été renvoyé plusieurs siècles en arrière. Et je n’exagère rien.

Les dernières intempéries sont venues démontrer à quel point déposséder une population du droit à s’organiser autour de ses propres conditions de vie et de travail conduit à la catastrophe.

Et si les classements déshonorants de notre pays dans tous les domaines par les institutions internationales laissent nos dirigeants de marbre, ils sont douloureusement ressentis par notre peuple et nos cadres qui à chaque fois que l’occasion leur en a été donnée ont su montrer de quel génie nous sommes capables.

Oui, les intempéries ont mis à nu une rhétorique creuse et des chiffres ronflants de dépenses destinées à finir dans les poches de la corruption qui gangrène le pays.

Ce n’est pas seulement le pouvoir central qui se désintéresse de ce qui se passe dans les régions, c’est le pouvoir local lui-même qui se retrouve totalement démuni par ce que tout a été fait pour le réduire d’abord en contrôle (et donc en soutien) populaire ensuite en moyens et en prérogatives.

Il y a des régions d’Algérie qui sont aujourd’hui passées sous le contrôle quasi-total des mafias, des régions où la notion d’état n’existe presque plus. Des potentats locaux et des seigneurs de guerre font régner leur propre loi en s’appuyant sur leurs hommes de mains. Certains rêvent peut-être de cela en Kabylie.

Certains voient dans cette déliquescence la forme idéale d’autonomie pour nos sociétés en sous-développement accéléré. La voie de l’écrasement de l’encadrement politique de la population sous la puissance de l’argent sale, de la violence et de la manipulation des foules.

L’autre voie violente qui a échoué et a activement participé à la régression du pays est celle de l’intégrisme.

L’intégrisme islamiste et l’intégrisme anti-islamiste ont combattu le pluralisme irréductible de notre société. Ils ont – tous deux – contribué à aggraver les dégâts préalablement occasionnés par l’autoritarisme et l’intolérance du parti unique. Les deux ont également servi de base de manipulation des passions et des personnes par la police politique du régime.

Et c’est une violence supplémentaire que de réduire l’importance de toutes ces violences cumulées dans l’état de délabrement actuel du pays.

Demander aux algériens d’aller voter pour sauver le pays des périls sans rien changer de sa démarche est une des inconséquences habituelles de ce pouvoir. Car, avant toute autre, c’est sa démarche qui est en cause.

On vient nous dire aujourd’hui que le pays est en danger, qu’il traverse un moment « sensible » et autres discours qu’aucune vision politique ne porte et que n’incarne aucun programme sérieux de sortie de crise. On ne nous apprend rien.

Cela fait des décennies que nous vous disons que votre démarche conduit le pays à sa perte !

Et vous venez maintenant nous dire que le pays est en danger ! Tout en persistant dans votre vision biaisée et unilatérale et en manoeuvrant en sous-main vos réseaux pour qu’ils entravent notre travail de construction politique et pacifique de notre société!

Notre démarche, depuis le congrès de la Soummam, se distingue de la votre par l’option stratégique de la primauté que nous accordons à la construction du politique.

La primauté du politique parce qu’elle signifie l’engagement conscient et actif du peuple. Parce qu’elle signifie l’organisation de la société autour de la défense de ses intérêts. La primauté du politique parce qu’elle signifie la concertation la plus large possible, et le rassemblement conscient des volontés non l’abdication ou l’exacerbation des passions.

La primauté du politique parce qu’elle exclue le recours à la violence entre algériens dans la conduite de leurs affaires et dans la gestion de leurs différends. La primauté du politique parce qu’elle met en présence des citoyens égaux en droits et en devoirs et non des maitres et des esclaves.

La primauté du politique parce qu’elle se construit sur des pouvoirs et des contre-pouvoirs. Et par ce qu’elle organise les rapports entre les deux.
La primauté du politique enfin parce que les partis et les militants qui se distinguent par une ligne politique véritable savent détecter la vérité du mensonge et peuvent apprendre de leurs propres faiblesses les moyens de reconstruire leurs forces.

C’est à cause de cette primauté que nous accordons au politique que le sens de notre action s’est toujours distingué de celle du régime.

Notre conception de la démocratie n’est pas la même que la leur: Nous la concevons comme une organisation légale des droits et libertés de notre peuple portée et défendue par des institutions ancrées dans la société et qui incarnent des pouvoirs et des contre-pouvoirs clairement définis.

Notre conception de la participation électorale n’est pas la même que la leur: Nous nous investissons dans la mobilisation des citoyens en vue d’une finalité politique collective alors qu’ils s’investissent dans la promotion des clientèles en vue d’un intérêt privé.

Notre conception du contrat politique n’est pas la même que la leur. Nous avons débattu avec des partenaires politiques à Rome en 1995 et nous avons publiquement proposé au pouvoir une plate-forme de sortie de crise en 14 points. En toute transparence. Pour la gestion des différends au sein de la société et entre la société et le pouvoir.

Ils ont été discuté dans des maquis, ou ailleurs, et nous ont insinué, par des fuites organisées dans la presse, qu’ils avaient conclu un accord avec des groupes armés. Un accord dont personne ne sait toujours rien!

Notre réconciliation n’est pas la même que la leur. Ils l’ont décrétée au travers d’une charte qui interdit aux algériens de porter devant la justice des crimes qui relèvent de cette sombre page de notre histoire. Au mépris de toutes les souffrances occasionnées à ce peuple. Au mépris de toutes ces victimes, les morts, les disparus, les blessés, les traumatisés, les exilés, les déplacés… Ils ont interdit aux algériens de faire face à ce qui leur a été imposé et de s’en saisir pacifiquement en s’appuyant sur leur sens moral pour dépasser ce sombre épisode.

Nous avons toujours défendu le principe d’une réconciliation qui s’appuie sur la vérité et la justice comme préalable et comme garantie contre l’impunité autant que contre les ingérences.

La liste est longue qui illustre la permanence de nos positions respectives. Celle du pouvoir basée sur la manœuvre à courte vue et la notre basée sur la conviction que seule la mobilisation politique et pacifique de notre peuple peut mettre le développement, la justice et la démocratie à portée de notre société et notre pays à l’abri des ingérences extérieures.

Pour toutes ces raisons notre cheminement va continuer à diverger avec celui du pouvoir dans ses deux déclinaisons: celle qui s’exprime à l’intérieur du cadre institutionnel et celle qui attaque ce cadre sitôt qu’elle en est exclue.

Chers amis,

Je considère que la participation à ces élections est une nécessité tactique pour le FFS qui s’inscrit en droite ligne de notre stratégie de construction pacifique de l’alternative démocratique à ce régime despotique, destructeur et corrompu.

Je sais, nombre d’entre vous craignent la puissante attractivité de la mangeoire du régime.

Ceux-là, je les comprends, je partage leur souci et je les rassure : nous pouvons, nous devons et nous allons, nous donner les moyens du contrôle de notre participation. Cette participation a tiré les enseignements de nos lacunes de 1997 et nous allons tout mettre en œuvre pour les combler.

D’abord par ce que notre but ne réside pas dans un quota de sièges à atteindre. Notre but est dans la remobilisation politique et pacifique de notre parti et de notre peuple. C’est là l’essentiel de notre décision. Remettre du mouvement dans le Statu quo.

Le pouvoir a conduit le pays dans une impasse. Une triple impasse : celle du pouvoir, celle du pays et celle de la Kabylie.

Le démantèlement du politique partout dans le pays a particulièrement ciblé la Kabylie par ce qu’elle a pendant des décennies constitué le réservoir de mobilisation démocratique et de contestation politique du pays.

Ces vingt dernières années ont constitué une régression phénoménale dans tous les domaines à l’échelle nationale. Le renforcement du régime s’est fait dans le sillage du démantèlement de structures de l’état partout à travers le pays. En Kabylie, c’est également au démantèlement d’une organisation et d’un engagement politique de la population qu’il a été procédé. Car ces derniers s’étaient maintenus dans la région contre vents et marées. Je vous ai longuement décrit ce processus machiavélique dans ma note sur les arouchs.
Chers amis,

Aujourd’hui, plus que jamais, c’est sur chaque militant et chaque militante que nous devons nous appuyer pour gagner la bataille de la remobilisation politique.

C’est en toute sérénité que le parti doit aborder cette étape de son parcours, et dans le respect de tous ceux qui, hors du parti, défendront de manière respectable d’autres visions que la notre, mais il est exclu que quiconque nous donne des leçons en politique, en démocratie, en militantisme, en patriotisme ou en Takbaylit.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir ni de ceux qui veulent nous apprendre comment défendre notre parcours- qu’ils n’ont pas- ni de ceux pour qui l’engagement ne fût qu’une alternance de trahisons. Trahir une cause puis une autre avec l’irresponsabilité politique, l’outrance verbale et le mensonge comme seules constantes.

Nous avons appris, dans la pratique des êtres, à identifier et choisir ceux qui nous agréent comme camarades, comme frères et comme amis et ceux qui ne nous agréent à aucun de ces titres mais que nous supportons car ils sont, malgré tout, des compatriotes.

Chers amis,

Une fois la décision du conseil national prise et rendue publique nous allons nous concerter et dégager ensemble la stratégie et les moyens à mettre en œuvre pour les étapes suivantes.

Je vous transmets mes salutations militantes.

Hocine Aït Ahmed, publié dans FFS-dz.net

LES MANIPULATIONS DANGEREUSES DE CAROLINE FOUREST

Pour avoir spectaculairement contesté Caroline Fourest à l’Université Libre de Bruxelles, le chercheur Souhail Chichah va-t-il être bientôt exclu de cette université?

Avant de se faire une opinion, il nous semble indispensable de vérifier les quatre questions posées dans ce dossier spécial:

  1. Les médias ont-ils rapporté les faits correctement?
  2. En arrêtant subitement la conférence, certaines forces politiques cherchaient-elles à jouer les victimes?
  3. Fourest est-elle une chercheuse objective ou une serial menteuse, comme l’en accusent Pascal Boniface (« Les intellectuels faussaires ») et d’autres analystes?
  4. L’université en général dérive-t-elle vers la dictature du marché et de la pensée unique?

Grégoire Lalieu et Michel Collon


Burqa Pride à l’Université Libre de Bruxelles

Fourest chahutée à Bruxelles : atteinte à la démocratie, oui mais par qui? – Grégoire Lalieu

Au nom de la démocratie, il faut exclure le chahuteur qui demandait plus de démocratie…

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Clash Chichah/Fourest, l’ULB : Alma Mater ou Matamore? – Bahar Kimyongür

Un petit fichu agité devant Fourest et c’est le péril vert qui se répand dans nos chaumières.


La méthode Fourest

Oui, certes… mais les Grecs sont quand même des salauds! – CPPN

La méthode Fourest pour les Nuls…

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À propos de « Frère Tariq », de Caroline Fourest – Alain Gérard

L’ouvrage qui a propulsé la carrière de Fourest passé au détecteur de mensonges.


À l’école de la pensée unique?

Pourquoi je démissionne de l’université après dix ans d’enseignement – Annick Stevens

« Il n’y a plus de temps à perdre à lutter contre une institution qui se trompe d’excellence».

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La pensée critique dans l’enclos universitaire – Pierre Rimbert

« Les intellectuels critiques n’ont pourtant pas disparu. Que font-ils?»


PRESSIONS EXERCÉES CONTRE LA TENUE DE COLLOQUES SUR LA GUERRE D’ ALGÉRIE – DÉNONCÉES PAR L’ « ASSOCIATION LES AMIS DE MAX MARCHAND, DE MOULOUD FERAOUN ET DE LEURS COMPAGNONS »


ASSOCIATION LES AMIS DE MAX MARCHAND,
DE MOULOUD FERAOUN ET DE LEURS COMPAGNONS

2 mars 2012

COMMUNIQUÉ

La République au service des extrémistes de l’Algérie française

D’anciens ultras imposent aux pouvoirs publics complaisants une écriture et une mémoire partisanes de la guerre d’Algérie.

Sous leur pression, un ancien ministre et un secrétaire d’État en exercice n’ont pas hésité, en deux circonstances récentes, à porter atteinte aux libertés de réunion et d’expression:

  • le 9 février, le député-maire de Nice, Christian Estrosi, s’est publiquement opposé à la tenue d’une conférence-débat animée par des historiens sur le thème « Algérie 1962, pourquoi une fin de guerre si tragique? », incitant, par sa démarche, à la perturbation du colloque ;

Dans ce même contexte, un déjeuner de travail a eu lieu le 22 février entre Christian Frémont, directeur de cabinet du président de la République et Renaud Bachy, président de la Mission interministérielle aux rapatriés d’une part et, d’autre part, des représentants du lobby pro colonial, l’un d’entre eux ancien déserteur et membre de l’OAS.

Lors de cette rencontre, rapportée par l’un des participants, le directeur de cabinet de M. Nicolas Sarkozy se serait ému que des colloques[se référer sur socialgerie à l’article: [50ème anniversaire de l’Indépendance: Liste de rencontres, colloques…annoncés sur socialgerie]] universitaires puissent se tenir, même sur des sujets rigoureusement neutres, tels que « Les Accords d’Évian: la paix en Algérie? » , thème retenu par notre association dans le cadre de son assemblée générale annuelle le 17 mars prochain.

Serait-il interdit à des historiens, enseignants dans des Universités, d’essayer de répondre à une question historique, dès lors que celle-ci concerne l’écriture de la guerre d’Algérie? Les partisans de la colonisation auraient-ils l’exclusivité de la vérité sur cette période de l’histoire de France?

Christian Frémont aurait même demandé quelle serait l’initiative du candidat Nicolas Sarkozy susceptible de plaire à ses interlocuteurs. Ainsi, pour des mobiles électoraux, la République flatte ceux-là même qui regrettent toujours de n’avoir pu la renverser et assassiner le général de Gaulle.

Porteuse du souvenir des six dirigeants des Centres sociaux éducatifs assassinés le 15 mars 1962 par «les singes sanglants de l’OAS qui faisaient la loi à Alger [[Article de Germaine Tillion, déportée résistante fondatrice des Centres sociaux, Le Monde 18 mars 1962]]», l’association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons condamne les manoeuvres de l’État partial, tendant à museler les universitaires pour récupérer les suffrages d’extrémistes de l’Algérie française.

Jean-Philippe Ould Aoudia

Président.


association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons

BP 33 – 92 362 Meudon-la-forêt Cedex

06 85 40 44 16


8 MARS – IREMMO – FEMMES ET RÉVOLTES ARABES

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Controverse spéciale

Journée internationale des Femmes

Jeudi 8 Mars 2012

18h-20h


FEMMES ET RÉVOLTES ARABES


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À l’occasion de la journée internationale des femmes, quatre personnalités aux parcours artistiques et intellectuels reviendront sur le rôle des femmes dans les révoltes arabes.

Visibles pendant les évènements, les femmes semblent aujourd’hui souffrir d’une exclusion de l’espace public et politique.

Sophie Bessis, directrice de recherches à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) de Paris et secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH),

Habiba Hassan-Wassef, membre de la coalition des femmes de la révolution égyptienne,

Lamia Safizeddine, chorégraphe libanaise,

Faouzia Zouari, écrivaine d’origine tunisienne.

Agnès Levallois, journaliste indépendante, animera le débat.


Inscription: infos@iremmo.org

Participation: 8€ et 5€ (étudiants et demandeurs d’emploi)


iReMMO – 5, rue Basse des Carmes 75005 Paris

Maubert Mutualité

01 43 29 05 65

www.iremmo.org


8 MARS 2012 – TIZI-OUZOU: PROJECTION DU FILM « WHO IS FATIMA? »

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À l’occasion du 08 mars

médiathèque Amusnaw

10h

rue des frères Bouzidi Tizi-Ouzou

en face du trésor

à coté de la poste centre ville TO

projection du film « Who is Fatima? »

&

le 09 mars 2012

au siège du projet Amusnaw-FNUD

10h

rue des frères OUCHEN axe rue khodja khaled

face au pénitencier Tizi-Ouzou

Ce film est réalisé dans le cadre d’une étude sur la Réception de l’Image des Femmes dans les Médias est présenté par le centre CAWTAR.

À l’issu de la projection un débat sera ouvert avec le public

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