FÉVRIER 2013: LECTURES

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LIVRES par Belkacem AHCENE-DJABALLAH – Le Quotidien d’Oran – L’actualité Autrement Vue – le 25 février 2013;

« MOHIA, LE PLUS CÉLÈBRE DES INCONNUS » raconté par Abderrahmane Lounès;


“UN HOMME DU PEUPLE” de Youcef Khider Louelh – El Dar El Othmania Éditions – Alger – 2012 – article de Kaddour M’HAMSADJI – le 20 Février 2013 – L’Expression;


L’ERMITE DU DJURDJURARoman d’une vie et d’une époque – Un porte-voix des humbles – de AMAR METREF;


Revue NAQD n°30automne hiver 2012 – LES IN DÉPENDANCES;


LA LETTRE DE LA FONDATION GABRIEL PÉRI – Février 2013


LE CAPITALISME DE RENTE. DE LA SOCIÉTÉ DU TRAVAIL INDUSTRIEL À LA SOCIÉTÉ DES RENTIERS”” – Ahmed Henni – printemps 2012 – “un livre neuf” – signalé par Gilbert Meynier


REPENSER L’ALGÉRIE DANS L’HISTOIRE par T. Khalfoune et G. Meynier – essai;


LIVRES : CLAUDINE, «LA DAME DE LA MITIDJA»

par Belkacem AHCENE-DJABALLAH

Le Quotidien d’Oran

L’actualité Autrement Vue

le 25 février 2013;

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5179508

À première vue, pour les grands lecteurs et les lecteurs difficiles, l’édition algérienne est en retard. Beaucoup de retard. Mais, en fait, même si nous ne trouvons que difficilement «chaussure à notre pied», la production nationale est assez suffisante pour nous occuper durant les longues soirées d’hiver. Il s’agit seulement de fréquenter régulièrement les (rares mais bonnes) librairies (celles de l’Opu, de l’Enag et de l’Anep y compris malgré cet «air de tristesse» que l’on rencontre souvent dans les bureaux des entreprises publiques).

Le grand problème réside, à mon sens, dans l’absence d’œuvres traduites de l’arabe vers le français et du français à l’arabe (et, aussi, vers le tamazigh). Il faut rapidement résoudre ce problème…peut-être par une aide de l’Etat (à inscrire dans la prochaine loi sur le livre) qui n’irait qu’à ceux qui feraient œuvre de traduction… des ouvrages nationaux (essais, mémoires, histoire, études et travaux universitaires, ainsi que les romans et la poésie, pourquoi pas). Une exception culturelle bienvenue!

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LA CONQUÊTE DE LA CITOYENNETÉ

Hommage à Claudine Chaulet.

Actes du Colloque organisé par l’AADRESS le 19 mai 2011.

Editions Barzakh/Naqd

Alger 2012

280 pages (+ un Cd)

500 dinars

Les journées commémoratives sont toujours émouvantes et, en général, elles sont toujours consacrées à un être cher… au pays… au peuple… à un groupe de gens… à une famille… mais, la plupart du temps, c’est un être décédé qui nous manque ou, alors, qu’on aurait voulu voir encore vivant afin, on l’espère, on le croit, qu’il change le cours des choses qui ont pris – on le croit… et on le démontre, s’il le faut – un mauvais tournant depuis son départ.

Mais, les journées les plus super-émouvantes sont bien celles consacrées à un être cher qui, encore vivant, ce qui accroît l’émotion, par ses idées, par son comportement, par son intelligence, a apporté et essaye d’apporter encore et encore, malgré le poids des ans et les douleurs de la vie, du sens et du changement autour de lui.

C’est le cas, le 19 mai 2011 (Journée de l’étudiant), pour Madame Claudine Chaulet (épouse de feu Monsieur Pierre Chaulet); l’hommage par le biais d’interventions et de témoignages d’une foultitude d’amis, d’anciens étudiants, d’anciens jeunes collaborateurs devenus des «grands»; des «grands» qui acceptent d’être, sans complexe, «petits»… Abdelhamid Bencharif, Cherifa Hadjidj, Fatima Oussedik, Tayeb Kennouche, Chérif Benguergoura, M. Harbi, Daho Djerbal, Malika Ladjali, Madjid Merdaci, Djamila Musette, Nadji Safir, Hamid Grine, Naceur Bourenane, Gauthier de Villiers, Rabah Zerari dit «Commandant Azzedine»… Claudine Chaulet, la sociologue qui, après un rôle historique durant la guerre de libération nationale a, juste après l’indépendance, préféré le travail sur le terrain de la connaissance et la formation des générations futures. Elle a fait le choix de travailler avec ceux qu’elle a trouvé «en bas» et «dont on a escamoté l’existence à coups de raccourcis historiques et d’analyses sociologiques à connotation structuralistes» (extrait de l’introduction).

Avis: Certes un hommage à la «dame de la Mitidja» mais aussi, une occasion pour poser une problématique essentielle et d’actualité, celle de la citoyenneté… avec des questionnements: résultat d’une lutte et d’une conquête ou don octroyé par une autorité supérieure, le pouvoir d’Etat? Claudine Chaulet s’y est, bien sûr, mêlée… avec de superbes textes… et, on dégustera avec délectation son texte sur «L’éloge du couscous». Bravo à Naqd, bravo à l’Aadress et merci aux «sponsors».

Phrase à méditer : «Claudine Chaulet a toujours mis au service des autres son temps, son énergie et ses compétences sans vouloir en retirer quelque avantage personnel. Cette humilité, cet engagement désintéressé sont la plus belle définition d’une citoyenneté authentique» (p. 22)

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LE POUVOIR, LA PRESSE ET LES DROITS DE L’HOMME EN ALGÉRIE

Recueil d’études

de Brahim Brahimi

Enag Editions

Alger 2012

192 pages

600 dinars

Le Pr Brahim Brahimi est un homme connu pour son franc-parler, en matière de politique, et en matière de communication. C’est, pour cela, certainement, qu’il est et reste un acteur apprécié du paysage médiatique national et un défenseur impénitent des droits de l’homme. Enseignant universitaire, chercheur, il cumule, à son actif, une expérience de plus de quarante années… ainsi que plusieurs ouvrages (et études). Il est, actuellement, directeur de la nouvelle “Ecole nationale supérieure de journalisme” (Ensjsi) de Ben Aknoun/Alger.

Son dernier-–né (l’ouvrage), après «le pouvoir, la presse et les intellectuels» (1989), s’intéresse de très près aux relations (toujours mouvementés) du Pouvoir (au sens large du terme d’autant que ce dernier a «glissé» – réalité ou illusion?- ces dernières décennies, du militaire au politique… avec des incursions et des invasions dans l’économique et le commercial), avec la presse et des relations de ceux-ci avec la défense (ou l’étouffement) des droits de l’homme.

Une première partie (65-88) rappelle les blocages du parti unique, les pratiques autoritaires et bureaucratiques.

La seconde (88-91), «assez exceptionnelle», revient sur l’émergence de la société civile et l’apprentissage difficile de la démocratie après les évènements d’Octobre 88.

Enfin, la troisième partie (92-95), «également exceptionnelle», est consacrée à l’analyse des rapports entre le pouvoir, la presse et les droits de l’homme, marqués par la violence et le terrorisme.

L’ouvrage est consacré surtout à la période 1989-1995… Donc, ne pas (trop et vite) tirer des conclusions pour le présent.

Avis : Absolument nécessaire aux étudiants et aux jeunes défenseurs et autres illustrateurs des droits de l’homme et de la justice

Phrase à méditer : «Peut-on espérer, après toutes ces souffrances, que le «printemps ne sera que plus beau?» (p.185)

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ENTREPRENEURS, POUVOIR ET SOCIÉTÉ EN ALGÉRIE

Essai de Nordine Grim

Présentation de Arezki Idjerouidène

Péface de Boualem Aliouat

Casbah Editions

Alger 2012.

187 pages

850 dinars

Depuis l’Indépendance du pays, un (01) seul patron (privé) a fait partie d’un gouvernement, au début des années 1990 (Reda Hamiani, au département des Pme, et actuel Président du Fce)… Depuis, plus rien? Avant, impensable!

Depuis la création de la Bourse d’Alger, c’est seulement début février 2013 qu’il est annoncé la prochaine entrée (avec 25% du capital social) d’une entreprise industrielle (Nca Rouiba) à composante familiale. Jusqu’ici, même si de puissantes Sarl (d’essence familiale) étaient transformées en Spa, comme actionnaires, il n’y a que «les, parents et alliés».

C’est dire le fossé qui sépare encore le comportement «étatiste» des pouvoirs publics du pays… et le comportement «familialiste» des entrepreneurs algériens du secteur privé. C’est dire la mentalité des uns, une mentalité hégémonique qui perdure contre vents et marées, et les craintes d’un secteur privé qui, souvent malmené, menacé… utilisé, séduit puis abandonné, est devenu plus que méfiant… tout cela laissant la place à un «informel» – surtout depuis 1990, avec la démonopolisation du commerce extérieur – dévastateur de l’économie nationale… et la place à un secteur économique public d’abord abandonné, puis «repris», enfin méprisé, mais sous perfusion permanente (une sorte de «pension alimentaire» versée surtout quand on veut).

Heureusement que le Fmi et le Socialisme algérien ont existé… Les boucs émissaires de tous les échecs !

Avis : Les textes du Pdg d’entreprise qui présente l’ouvrage et du professeur d’Université qui fait la préface sont, bien sûr, à «parcourir» par les spécialistes.

Mais le reste, les textes de Nordine Grim, homme de terrain, ancien haut fonctionnaire et cadre fin connaisseur des rouages sont à lire, car leur écriture est précise, directe, concise. C’est celle du journaliste spécialisé qui s’est frotté au(x) terrain(s). Donc à lire, non par les entrepreneurs, non par les chercheurs et universitaires… tous déjà, au fait des situations, mais surtout par les gouvernants, les politiques, les députés, les sénateurs, les «décideurs» réels… Pour une prise de conscience urgente des problèmes vécus et à venir, et de la problématique.

Phrase à méditer : C’est tout l’ouvrage qui est à méditer, la présentation, la préface, le texte …et la caricature de la dernière page de couverture.

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Un Homme du peuple

de Youcef Khider Louelh

El Dar El Othmania Éditions

Alger – 2012

312 pages


UN HOMME DU PEUPLE de YOUCEF KHIDER LOUELH – Revivre les épisodes du passé par Kaddour M’HAMSADJI – le 20 Février 2013- L’Expression;


« mémoires en minuscules » [« mémoires en minuscules » titre donné au moment de la pubication du livre de Youcef Khider LOUELH en France]] – [Livre de Nassim – préface de Sadek HadjerèsSadek Hadjerès, le 29 avril 2011;


[ENTRETIEN AVEC LAOUELH KHIDER – BRTV reçoit Khider LOUELH
pour la réédition algérienne de son livre – mise en ligne le 4 février 2013;
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par Kaddour M’HAMSADJI

Mercredi 20 Février 2013

L’Expression

Faire renaître le passé, c’est la meilleure thérapie pour l’homme d’honneur souffrant sans remède pour son propre avenir.

Ce n’est pas une philosophie: c’est une expérience de vie que nous propose Youcef Khider Louelh dans son ouvrage au titre largement explicatif “Un Homme du peuple”.
(…) pour lire la suite cliquer sur le lien …

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VIENT DE PARAÎTRE

« MOHIA, LE PLUS CÉLÈBRE DES INCONNUS »

[

Hamida Mechaï

El-Watan

le 12 février 2013

->http://www.elwatan.com/culture/parution-mohia-le-plus-celebre-des-inconnus-12-02-2013-203057_113.php]

Mohia…le plus célèbre des inconnus est raconté par Abderrahmane Lounès dans un livre paru il y a quelques mois. Un bref voyage saisissant nous fait re-découvrir un homme au destin «tragique», à l’œuvre majeure…

Il a su comment traduire des œuvres théâtrales universelles en kabyle et les rendre ainsi accessibles à tous les locuteurs kabyles sans distinction. Pas seulement…

Des œuvres universelles qui peut être «sont élitaires dans leur langue d’origine» et que Mohia a «kabylisé». La langue kabyle s’est donc réappropriée grâce à Mohia des œuvres-clés de l’histoire de la littérature universelle. À propos de l’usage du kabyle, Mohia répondait : «la langue que j’utilise, c’est tout simplement la langue des gens auxquels je suis sensé m’adresser» .

Se référer aux œuvres universelles représentait pour lui une sorte de «raccourci» pour avancer plus rapidement. « Surtout qu’on venait tout juste de sortir du Moyen age ».

Son souci était aussi de critiquer la société de plus en plus pervertie et en déphasage avec ses valeurs, de la critiquer avec une touche d’humour qui lui était propre. Il confiait ceci dans un entretien accordé à la revue clandestine Tafsut en 1985: «se moquer de nos faiblesses, de nos illusions, prendre à contre-pied les idées reçues, pousser certains raisonnements jusqu’à l’absurde, démystifier ce qui nous entoure, c’est finalement ce à quoi je m’amuse le plus souvent».

Sur la question linguistique Mohia tranche: «c’est que si l’on veut être compris de la majorité, on ne peut que s’exprimer dans nos langues vernaculaires, c’est-à-dire le berbère ou l’arabe populaire».
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Première de couverture du livre « Mohia, le plus célèbre des inconnus »

Essai bibliographique

Mohia, le plus célèbres des inconnus

de Abderrahmane Lounès

Editions El Dar El Othmania

149 pages

Alger – Année 2012

L’auteur du livre nous apprend que Mohia « a traduit ou adapté en kabyle des textes (poèmes, chansons, contes, nouvelles, extraits philosophiques) de Platon, Racine,Tristan Corbière,Voltaire… ».

Immense talent! «Le plus célèbre des inconnus n’a jamais eu la carrière escomptée malgré un talent fou», regrette l’auteur du livre. Peut-être bien que le destin de Mohia a été tracé au rythme d’une Algérie qui était répulsive à sa réalité identitaire et linguistique et donc aux hommes que cette réalité accouchait. Car comme le dit si bien Abderrahmane Lounès dans le présent livre «interdites en Algérie, ses œuvres s’écoulent sous le manteau en Kabylie grâce à un «réseau de distribution» underground bien rôdé».

«Le plus célèbre des inconnus» est un livre qui nous permet de faire connaissance avec Mohia et son œuvre. On y découvre l’essentiel sur Mohia et sur son œuvre. C’est en cela qu’il est intéressant.
«Mohia est déprimé de (sur) vivre en exil, mais en même temps, pour moult raisons trop compliquées…Il ne peut plus revenir. Il revoit l’Algérie pour la dernière fois en 1993, en pleine décennie rouge sang », relate A.Lounès. « Son exil était incountournable,en vérité, c’était une question de survie (artistique) », note l’auteur.

Pour revenir à la langue vernaculaire et à propos des emprunts opérés par la langue kabyle, Mohia analysait dans l’entretien accordé à la revue Tafsut publié dans le présent ouvrage: «tout se passe dans ces cas-là comme si le recours aux emprunts devenait un palliatif, non par manque de ressources dont souffrirait la langue maternelle mais à la méconnaissance de ces ressources(…). Nous avons dès lors le sentiment que les emprunts concurrencent et finalement court-circuitent les ressources propres à la langue vernaculaire ».

Des court-circuit qui nous atteignent sans doute culturellement, politiquement, socialement…Et on se recherche, on se recherche…Pourtant nous avons tout pour nous en débarrasser. Nous avons l’œuvre de Mohia …et de bien d’autres encore. Chacun avec sa particularité. Celle de Mohia réside dans le désir de son auteur de diagnostiquer toutes les faiblesses, nos faiblesses avant de considérer celles des autres…

Hamida Mechaï

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sur socialgerie voir aussi l’article 310, mis en ligne le 8 décembre 2010:

“MOHIA : L’HONNEUR DE LA CRÉATION CULTURELLE AMAZIGH”SIX ANS APRES SA DISPARITION – UN EXEMPLE STIMULANT, À LA JONCTION DU TERREAU NATIONAL ET DE L’UNIVERSEL

témoignages souvenirs de Sadek Hadjerès et de Khelifa Hareb.

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L’ERMITE DU DJURDJURA

Roman d’une vie et d’une époque

Un porte-voix des humbles

de AMAR METREF

édition El-Amel, 2011

L’Ermite du Djurdjura d’Amar Metref, sous-titré Roman d’une vie et d’une époque, possède tout à la fois les qualités dramatiques propres à la forme romanesque et celles de l’authenticité du témoignage. Ménageant une large place aux notations historiques et ethnologiques, il donne une mine d’informations sur le vécu d’une région, de ses habitants, et à travers elle, de toute l’Algérie.

Roman d’une vie, celle de Ramdane né à la fin du XIXe siècle à Agouni-Ahmed, village des Aït Yenni, qui deviendra l’un des principaux rédacteurs de “La Voix des humbles”, tribune des instituteurs dits indigènes, sous le pseudonyme de l’Ermite du Djurdjura.

Roman d’une époque, celle de l’Algérie coloniale de la fin du XIXe siècle jusqu’à l’indépendance, soumise à l’asservissement et au mépris du colonat.

Comme beaucoup de petits Kabyles de cette époque, Ramdane naît au sein d’une famille pauvre mais aimante et bienveillante à l’égard de ses enfants. Il a 10 ans, lorsque son père meurt. Yamina, sa mère, une femme de tête et de cœur, assume avec détermination les contraintes du quotidien. Bien que non instruite, elle saisit intuitivement l’importance de l’école.

Un couple d’instituteurs français «animés de la foi laïque que l’Ecole normale leur avait inculquée» remarquera l’étonnante intelligence de Ramdane et le guidera vers sa vocation d’enseignant.

Premier voyage à Alger où, tout imprégné de l’œuvre d’Homère, Ramdane découvre «la grande bleue». Le blédard se métamorphose en citadin pour entrer à Sarrouy, l’école primaire supérieure, avant d’intégrer quelques années plus tard l’“Ecole normale de Bouzaréah”, «contact d’une autre civilisation, d’un autre mode de penser qu’ils devaient s’approprier sans être dépersonnalisés, sans être aliénés». Si la discipline y est monastique, qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit, en implantant cette institution en Algérie, de casser l’influence des missionnaires du Cardinal Lavigerie.

Ramdane a dix-neuf ans lorsqu’il reçoit sa première affectation à Marsotte, à la frontière algéro-tunisienne. La famille s’agrandit et les affectations se succèdent: Rabta, Tighilt Oukerrouch, Tirmitine…

Partout, une population pauvre mais généreuse, «figée dans ses valeurs surannées et sublimes à la foi», l’accueille avec le respect que l’on voue aux lettrés. Il y croise des figures hautes en couleur comme ce cantonnier lecteur de Diderot et de D’Alembert, ou le directeur d’école, M.Servet, avec qui il prend goût au débat contradictoire.

C’est le temps du code de l’indigénat qui enchaîne l’autochtone à une condition de sous humanité. Les «petits Blancs», voraces et sans scrupules, s’approprient les terres réduisant leurs propriétaires légitimes à la servitude, avec la complicité des «sous-fifres indigènes», caïds et bachagas. Spoliations, bastonnades, humiliations…

Ramdane s’engage dans l’action politique et syndicale et partage son temps entre ses élèves à qui il dispense l’instruction nécessaire à l’émancipation des esprits, et la lutte contre l’injustice sociale et l’obscurantisme par “La Voix des humbles”, défi «aux chantres de la supériorité raciale». Dans son combat contre l’ignorance, les faux dévots et les mystificateurs, il fera siennes ces paroles de Ben Badis: «Peu importe la langue dans laquelle vous enseignez… La vérité peut s’enseigner dans toutes les langues.»

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme redouble de férocité et c’est la traque aux progressistes. Révoqué de l’éducation nationale, Ramdane redevient fellah dans son village natal, sitôt confronté aux confiscations abusives, à la misère et à la maladie.

Après guerre, la colonisation redevient arrogante, et les massacres de Sétif ont exacerbé les sentiments nationalistes et patriotiques. Les instituteurs «indigènes», à force de pugnacité, ont arraché quelques droits: parité des salaires, nominations des directeurs au mérite. Ramdane retrouve son poste à Taourirt dans la plus vieille école du pays.

Mais le dernier combat est à venir. La révolution est en marche, et Ramdane reprend ses réunions clandestines. Surveillé, harcelé, perquisitionné par la gendarmerie, il sera, lors d’une rafle de représailles, arrêté avec ses fils. Il n’aura la vie sauve qu’en s’enfuyant à Alger.

À l’indépendance, l’ancien instituteur reprend du service dans une école de la cité Amirouche. Puis, la vieillesse venue, il redevient berger s’adonnant aux promenades discursives entre amis et autres plaisirs d’une vie apaisée.

Ainsi s’achève le roman de la vie d’un homme exemplaire, celui d’une époque, celui d’un pays.

“L’Ermite du Djurdjura” est un document rare qui puise à la source de l’amour du pays et de la complexité de son histoire.

Marie-Joëlle Rupp

[sur socialgerie voir aussi
“PARIS – 20 FEVRIER : L’ACB OUVRE LES GUILLEMETS À AMAR METREF”->br639]

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Après bien des péripéties, le N°30 daté Automne-Hiver 2012 vient de sortir des presses.

NAQD

IN DÉPENDANCES

La revue NAQD d’études et de critique sociale a voulu marquer le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie en apportant une dimension continentale à l’évènement. La rédaction est convaincue que les luttes menées par les peuples d’Afrique, quelles que furent leur forme particulière, les voies empruntées et les moyens utilisés, ont fait avancer la cause de l’émancipation et de la libération non pas d’un seul pays, mais de tout le continent. Leur combat a marqué le XXème siècle et a semblé avoir inauguré l’ère de l’émancipation et de la liberté pour nous tous.

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Pourtant, les cinquante années qui viennent de s’écouler ont donné lieu à des remises en question, à des renoncements et parfois même à des impostures. le désenchantement a gagné les esprits et a ouvert la voie du retour à la domination étrangère, au despotisme et à l’oppression par nos propres gouvernants. les souverainetés nationales ou territoriale sà peine reconnues ont vite été remises en question. Les frontières héritées sont redevenues mouvantes ou poreuses au gré des intérêts des puissances étrangères. Pire, les solidarités inaugurées dans la lutte contre le colonialisme, par-delà les appartenances ethniques ou confessionnelles, ont laissé place à des antagonismes segmentaires et à des luttes fratricides. La vague révisionniste et revancharde se répand partout annonçant ici ou là des retours au statu quo ante.

En choisissant d’aborder la question du cinquantenaire de l’indépendance dans sa dimension continentale, nous avons voulu sortir du localisme et dégager les éléments qui concourent à une meilleure compréhension des processus internes comme des traits communs des changements intervenus depuis l’accession aux indépendances.

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En somme nous avons essayé de répondre à la question lancinante: Qu’avons- nous fait de nos indépendances?

Naqd n°30 vient de paraître

il sera disponible auprès

de vos libraires à Alger, Oran

Constantine, Tizi-Ouzou, Bejaïa…

Pour tout renseignement

commande ou abonnement, s’adresser à:

NAQD

tél./Fax: +213 21 73 43 52

revue.naqd@gmail.com

revue_naqd@yahoo.fr

http://www.revue-naqd.org

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LA LETTRE DE LA FONDATION GABRIEL PÉRI

Février 2013

Abonnements, désabonnements

L’abonnement à cette lettre est gratuit et résiliable à tout moment

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Vous pouvez aider la Fondation tout en bénéficiant d’une réduction d’impôts.

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INITIATIVE

CONTENUS D’ENSEIGNEMENT: POLITIQUES, SUPPORTS ET USAGES

Mardi 12 février à 18h00

présentation du dossier publié dans le numéro 372 de “La Pensée”


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NOUS AVONS LE CHOIX!

Mardi 19 février 2013, à 18h30

rencontre avec les auteurs, Louise Gaxie et Alain Obadia.

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Cycle de conférences sur l’espace sahélo-saharien

Prochaine séance:

« RESSOURCES STRATÉGIQUES ET ÉVOLUTIONS POLITIQUES EN ZONE SAHÉLO-SAHARIENNE »

le mardi 26 février 2013 à 14 h 30.

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LA CHINE APRÈS LE 18e CONGRÈS: CHANGEMENT OU CONTINUITÉ?

Mercredi 27 février 2012 à 18h30

rencontre avec Dominique Bari , journaliste, Zheng Ruolin , correspondant du quotidien shanghaien “Wen Hui Bao”, et Jean-Claude Delaunay , économiste

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PUBLICATIONS

LA PENSEE n° 372

Dossier : Contenus d’enseignement

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POUR ACHETER EN LIGNE

LE POUVOIR A-T-IL UN SEXE?

organisé en collaboration avec des membres du groupe « Femmes et Pouvoir » de l’Initiative Féministe Européenne pour une autre Europe.

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POUR ACHETER EN LIGNE

NOUS AVONS LE CHOIX!

Ouvrage de Louise Gaxie et Alain Obadia,

publié par la Fondation Gabriel Péri.

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POUR ACHETER EN LIGNE

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Fondation Gabriel Péri

11 rue Étienne Marcel – 93500 Pantin – France

T +33 (0) 1 41 83 88 50 F +33 (0) 1 41 83 88 59

Site : http://www.gabrielperi.fr

Courriel : fondation@gabrielperi.fr

Abonnement à la liste : liste-subscribe@listes.gabrielperi.fr

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Un livre neuf à lire

Cher(e)s ami(e)s,
_ Mon ami Ahmed Henni, docteur en économie de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne -il est aujourd’hui professeur d’économie à l’université d’Artois-, a publié au printemps 2012 un livre neuf,“ LE CAPITALISME DE RENTE. DE LA SOCIÉTÉ DU TRAVAIL INDUSTRIEL À LA SOCIÉTÉ DES RENTIERS”


Paris: L’Harmattan

2012

258 p.

prix: 26,00 €

Je me permets de vous signaler cette parution : Ahmed écrit des choses que vous ne trouverez guère ailleurs, et sa réflexion permet à mon sens de mieux comprendre l’actualité que nous vivons.

Vous trouverez en pièce attachée la couverture de son livre avec le synopsis de l’oeuvre figurant sur la 4ème de couverture.
Avec mon cordial compliment, et mes voeux de bonne lecture si la chose vous paraît possible! – Gilbert Meynier

4ème de couverture:

LE CAPITALISME

DE RENTE

De la société du travail industriel

à la société des rentiers

Ahmed HENNI

L’Harmattan

La révolution électronique des années 1970 a donné naissance à une économie de l’usage où le même produit (logiciel, image, son) peut, comme le terre, être indéfiniment réutilisé. Cet usage répété du même produit est à l’origine de la capture des rentes associées, comme pour le foncier ou le minier, à la propriété de brevets ou de gisements scientifiques et intellectuels. Ceci a conduit les entreprises des pays développés à se détourner du profit industriel pour investir dans ces gisements et percevoir de nouvelles rentes.

Simultanément, en 1971, une révolution monétaire s’est produite à la suite de la décision américaine de mettre fin à la convertibilité-or du dollar. Les Etats-Unis ont pu ainsi émettre autant de dollars que de besoin, acheter des produits matériels au reste du monde et se détourner de la production industrielle pour investir massivement dans l’économie de l’électronique et de l’usage.

Ce livre démontre comment, depuis les années 1970, le capitalisme des pays riches a connu une mutation rentière le conduisant à délaisser l’industrie pour s’enrichir davantage encore par l’usage de monnaies, logiciels, images, sons, nouvelles molécules, etc.

Le travail matériellement productif est ainsi relégué dans des contrées exotiques où s’activent de nouveaux ilotes.

Les sociétés capitalistes développées, quant à elles, deviennent des sociétés rentières, marquées par un affolement rentier des aspirations s’appuyant sur des corporatismes, des communautarismes et nationalismes qui mettent la modernité en échec.

Les crises bancaires de 2008 et souveraine de 2010 illustrent amplement des mécanismes rentiers et trouvent ici une explication structurelle hors des sentiers battus.

Ahmed Henni est professeur d’économie ? Il a exercé aussi des responsabilités en Algérie comme directeur général des impôts et membre du Conseil de la monnaie et du crédit.

ISBN : 978-2-296-55839-7

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REPENSER L’ALGÉRIE DANS L’HISTOIRE

par Tahar KHALFOUNE

et Georges MEYNIER

Bibliothèque iREMMO N° 8

Essai de réflexion

Paris : L’Harmattan

janvier 2013

118 p.

(Bibliothèque de l’iREMMO, N° 8).

  • Ci-contre: la couverture du livre;
  • Ci-dessous: le 4ème de couverture:

    Tahar Khalfoune

    Gilbert Meynier

Repenser l’Algérie

dans l’histoire

Cet essai est le produit d’une réflexion partagée par les deux auteurs, nourrie par des années de recherche et d’échanges entre un historien spécialiste de l’Algérie et un juriste dont les grilles d’analyse reposent aussi sur une expérience de terrain.

• D’une étude qui se propose d’inclure synthétiquement l’histoire de l’Algérie dans le temps lonhg via notamment sa phase coloniale.
Si celle-ci est encore présente dans la m&émoire collective des Algériens, celui-là les structure dans leur inconscient.

• D’un bilan de l’Algérie indépendante qui reste fortement marqué par son passé colonial, mais qui renvoie aussi à toute une structuration de la société et des pouvoirs – formes et pratiques – héritée de l’histoire antérieure et forgée également par la nouveauté des dernières décennies où s’enchevêtrent violence et désir d’ouverture. Reste à savoir si les réponses apportées aux problèmes de l’heure sont à la hauteur des enjeux…

• Des documents officiels indiquant que l’histoire commune franco-algérienne reste un enjeu politique majeur où la volonté des deux États est d’exercer un contrôle sur la recherche et l’écriture de l’histoire et de les instrumentaliser à des fins politiques.

Gilbert Meynier est historien de l’Algérie, ancien enseignant au lycée Pasteur à Oran et à l’université de Constantine; professeur émérite de l’université de Nancy 2. Auteur de «Traces de temps long et épilogue colonial», revu par Tahar Khalfoune.

Tahar Khalfoune juriste à l’association lyonnaise Forum refugiés, intervenant à l’IUT de l’université

Lyon 2. Co-auteur, avec Gilbert Meynier, de
«Les 50 ans de l’Algérie indépendante».

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Collection dirigée par Pierre Blanc

et Bruno Péquignot

Retrouvez les articles et l’actualité

de l’iremmo sur :

http://www.iremmo.org

ISBN : 978-2-296-96591-1

  • NB: le prix indiqué en 4ème de couverture (13,50 €) est incorrect: le livre est en fait vendu en librairie 10,00 €.

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L’ENNEMI DE L’ALGERIE EST-IL LE CHOMEUR, LE TRAVAILLEUR, LE MILITANT SYNDICAL ? OU PLUTOT LE ROI DE LA CH’KARA ET DU COMPTE EN BANQUE CLANDESTIN ?

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Le drame de l’Algérie est que les appareils et les services d’Etat fonctionnent à contre-sens des orientations d’une RADP (République Algérienne Démocratique et Populaire) au service de laquelle ils ont été créés.

L’intérêt de la Nation, le bon sens et la sagesse inspireront-ils à temps les acteurs, gouvernés et gouvernants, à agir pour remettre les choses à l’endroit et RETABLIR LE BRAS DE LA JUSTICE avant le naufrage et une nouvelle tragédie ?

Il n’y aura pas de miracle sans l’action unie, résolue et pacifique de l’ensemble des couches sociales et patriotiques intéressées à faire reculer les méfaits du couple « CORRUPTION-HOGRA  » qui, bras dessus-bras dessous dans sa marche arrogante et achetant son impunité, piétine la vie de millions de familles de travailleurs et sans emploi.


LIRE CI-DESSOUS:


LE CHÔMEUR ABSOLU N’EST LE NEVEU DE PERSONNEchronique de Kamal Daoud – le Quotidien d’Oran du 23 février 2013;


MOUHIB KHATIR, ÉLU 9e MEILLEUR MAIRE DU MONDE POUR SA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION EN ALGÉRIEalgerie-focus – 23 février 2013;


Communiqué: « ALGÉRIE : VAGUE DE RÉPRESSION CONTRE LES MILITANTS DU DROIT AU TRAVAIL » – le 22 février 2013;


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ALGÉRIE : Vague de répression contre les militants du droit au travail

Alger, Genève-Paris, 21 février 2013 – Nos organisations condamnent fermement les deux derniers incidents dont ont été victimes des militants du droit au travail hier en Algérie.

Le premier incident concerne dix jeunes membres d’associations de chômeurs du Maghreb, qui devaient participer à la première rencontre du Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et le travail précaire à Alger les 20-21 février 2013. Les jeunes militants dont 5 jeunes militants tunisiens[[Il s’agit de : Benamor Salah, Idoudi Souheil, Boussaa Kamel, Affout Intissar et Benammour Noaman.]], 3 mauritaniens[[Il s’agit de: Widdady Abdou, Haimedane Ahmed et Bayrouk Fatimetou.]] et 2 marocains[[Il s’agit de : Louchacha Dhahbi et Kalou Imade.]], s’étaient rendus à cet évènement qui devait se dérouler à la Maison des syndicats de Bab Ezzouar (quartier d’Alger). Selon nos informations, le 20 février, les membres des trois délégations ont été arrêtés, puis emmenés à l’aéroport après avoir été retenus toute la journée au Commissariat de quartier. Si les jeunes mauritaniens et tunisiens ont déjà pu être rapatriés entre hier et ce matin, il semble que les membres de la délégation marocaine soient toujours retenus à l’aéroport, coupés de tout contact avec l’extérieur.

Nos organisations dénoncent cette tentative de réprimer une réunion pacifique portant sur le droit au travail et appellent les autorités algériennes à mettre un terme aux violations des libertés de réunion, d’association, d’expression ainsi qu’aux libertés syndicales dont sont victimes les défenseurs des droits de l’Homme en Algérie.

Nos organisations ajoutent que les chambres d’hôtel des 10 militants ont également été fouillées par la police. Mourad Thicko, membre du Syndicat National Autonome du Personnel de l’Administration Publique (SNAPAP), et Abdelkader Kherba, membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), ont par ailleurs été arrêtés et retenus au Commissariat jusqu’au soir.

Dès le matin très tôt du 20 février, des agents de police ont également encerclé l’immeuble où se trouve la Maison des syndicats pour empêcher l’accès des autres participants. La Maison des syndicats, occupée de façon régulière par le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) depuis janvier 2013, est un local privé utilisé comme un lieu de rencontres, de formation et des débats pour les militants syndicaux et associatifs. Nos organisations soulignent que les organisateurs du Forum n’ont violé aucune disposition de la loi contrairement aux déclarations faites à El Watan par le directeur de la cellule de la communication de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN)[[Cf. http://www.elwatan.com/actualite/11-syndicalistes-etrangers-et-2-algeriens-arretes-21-02-2013-204187_109.php]]. En effet, conformément à la loi 91-19 du 2 décembre 1991 relative aux réunions et manifestations publiques, toute réunion privée organisée sur la base d’invitations personnelles et nominatives est «dispensée[s] de la déclaration préalable» (art. 14).

Par ailleurs, suite à une manifestation organisée le même jour à Laghouat (Sud de l’Algérie) devant le bureau de main d’œuvre de la ville pour revendiquer le droit au travail, dix-sept autres jeunes activistes connus pour leur engagement, notamment MM. Mohamed Rag, Aissa Tadj, Mohamed Bendjillali, Mustapha Ternoukha et Ahmed Akouche, ont été arrêtés. Ils se trouvent actuellement devant le procureur du Tribunal de Laghouat.

Nos organisations demandent aux autorités algériennes de :

  • Libérer de manière immédiate et inconditionnelle les 17 militants de Laghouat, en ce que leur détention ne semble viser qu’à sanctionner leurs activités de défense des droits de l’Homme;
  • Ne pas procéder à l’expulsion des militants maghrébins qui demeurent sur le territoire algérien et, pour l’avenir, garantir leur libre accès au territoire algérien;
  • Mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme conformément aux dispositions de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits humains;
  • Garantir l’exercice des libertés de réunion, d’association et d’expression ainsi que des libertés syndicales, conformément à la Constitution algérienne et les dispositions du Pacte international pour les droits civils et politiques (PIDCP) et des Conventions de l’OIT, ratifiés par l’Algérie;
  • Garantir la sécurité et l’accès au local de la Maison des syndicats ainsi que le déroulement de toute activité légitiment organisée dans ce cadre

Contacts :

  • REMDH : Hayet Zeghiche : +32 488 08 00 41
  • FIDH : Arthur Manet / Audrey Couprie : +33 1 43 55 25 18
  • OMCT : Delphine Reculeau : +41 22 809 49 39

Organisations signataires :

  • Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH)
  • Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT)
  • Collectif des familles des disparu(e)s en Algérie (CFDA)
  • Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH)
  • Syndicat National Autonome du Personnel de l’Administration Publique (SNAPAP)
  • Réseau d’Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDH)
  • Agir pour le Changement Démocratique en Algérie (ACDA)
  • Comité International de Soutien au Syndicalisme Autonome Algérien (CISA)

Informations supplémentaires :

Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et le travail précaire

Les organisations conviées au premier Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et le travail précaire sont :

  • le Comité national des contrats pré-emploi et filet social d’Algérie,
  • l’Union des Diplômés Chômeurs (UDC) de Tunisie,
  • l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs (ANDCM) du Maroc,
  • l’Association Mauritanienne des Diplômés Chômeurs (AMDC) de Mauritanie,
  • le Comité national pour la défense des droits des chômeurs (Algérie),
  • le Comité national des diplômés chômeurs (Algérie).

Maison des syndicats
Il faut rappeler que l’ancienne Maison des syndicats à Dar El Beida (Est Alger) avait été cambriolée dans la nuit du 3 mai 2012, suite à l’annonce de la constitution d’une confédération syndicale – “la Confédération nationale autonome des travailleurs algériens (CNATA)” -.

Seuls les ordinateurs avaient été emportés, laissant penser à une intimidation qui porterait atteinte à l’exercice de la liberté syndicale.

Par ailleurs, la plainte déposée par le SNAPAP suite au cambriolage du 8 mai 2011, ainsi que les anciens contentieux liés à la fermeture administrative de la “Maison des associations” (Oran 2002) et de “la Maison des Syndicats” (Alger 2010) n’ont à ce jour eu aucune suite.

Pour plus d’informations, voir le communiqué conjoint du “Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme” (REMDH) et “l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme”, un programme conjoint de la “Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme” (FIDH) et de “l’Organisation mondiale contre la torture” (OMCT), du 14 mai 2010:

http://www.euromedrights.org/fra/2010/05/17/algerie-fermeture-administrative-de-la-maison-des-syndicats-a-la-veille-de-la-tenue-du-forum-syndical-maghrebin/

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LE CHÔMEUR ABSOLU N’EST LE NEVEU DE PERSONNE

chronique

Kamal Daoud

le Quotidien d’Oran

le 23 février 2013;

C’est le nouvel ennemi : le chômeur. Encerclé à Alger, expulsé s’il est Maghrébin activiste, capturé et jugé à Ouargla. C’est donc la nouvelle ligne de confrontation. L’un a tout. L’autre n’a rien et cela le rend indépendant, incontrôlable, impossible à formater parce qu’il est hors du seul lien qui lie le régime à ses Algériens: le salaire, alias la rente, prénom du pétrole quand il est bien raffiné. Le chômeur étant libre, sa liberté est devenue aussi insupportable. Il menace par son statut car il n’a pas de parenté, ni de cordes. Mais pourquoi le régime ne l’intègre pas tout simplement? Parce que le chômeur est d’une double nature : il y a le chômeur assis. Celui qui n’a pas de conviction militante. Celui qui n’a pas fait le lien entre sa condition et le fonctionnement général du politique. Celui qui ne réclame pas mais qui attend doucement ou violement. Celui-là est favori. A la limite, il coupe une route mais ne veut pas réveiller tout un peuple. On lui donne et il peut ne pas rembourser les banques ni payer les impôts. Il est alors associé, et pas seulement recruté. C’est un poids mort. «Je veux seulement un logement, je ne suis pas Bouazizi» a crié un jour un immolé à Alger. L’immolé avait compris la fine distinction à proclamer pour que son acte passe dans la comptabilité de l’acte isolé et bénéficie d’un traitement isolé et ne soit pas politiquement dangereux pour lui.

L’autre chômeur est celui déjà irrécupérable: il a fait la jonction entre sa condition et le dossier Khellil. Il est conscient, désaliéné selon le langage périmé de la gauche. Il a compris et maintenant ne veut pas un salaire mais un Etat. Il est réveillé et ne veut pas dormir. Alors il encercle celui qui encercle son puits. Un chômeur nu, glissant entre les doigts, insaisissable, est plus menaçant qu’un haut corrompu (on dit d’ailleurs «le neveu de Bejaoui», alors qu’un chômeur n’est le neveu de personne). Si le neveu de Bejaoui, aujourd’hui cité dans les journaux comme un intermédiaire pour de lourds dossiers de corruption, était un chômeur a Ouargla, il aurait peut-être été fiché, traqué, surveillé, arrêté et inculpé souvent. A Zéro dinar, il est une inquiétude. A 200 millions de dollars, il est une norme. C’est ce qui explique un peu ce paradoxe algérien : le régime chez nous est doté d’une formidable capacité d’intuition sur les essences et les raisons. Il devine très vite l’intention profonde. Né au maquis, il ne croit pas aux pensées mais aux arrière-pensées. Un corrompu est toujours un client, un chômeur militant est essentiellement un dissident. D’où cette étrange guerre algérienne : on ne pourchasse pas les corrompus, mais ceux qu’on n’arrive pas à corrompre parce que c’est trop tard.

sources:

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5179591

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MOUHIB KHATIR, ÉLU 9e MEILLEUR MAIRE DU MONDE POUR SA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION EN ALGÉRIE

algerie-focus

23 février 2013

Mouhib Khatir, maire de Zéralda en 2012 a été reconnu comme l’un des meilleurs maires au Monde pour sa lutte constante contre la corruption. Il est le seul maire du continent africain à avoir été primé.

Un Algérien parmi les 10 maires les plus importants dans le monde. Mouhib Khatir a réussi cet exploit grâce à son combat incessant contre la corruption, un fléau qui ronge l’Algérie. Son courage a été récompensé par l’organisation « City Mayors Foundation » qui organise chaque année le »World Mayor Project » visant à souligner le travail et le mérite des maires dans le monde. Ce prix est attribué en fonction de l’honnêteté, de la politique, de la gestion économique du maire, ou encore du lien entre l’élu et sa communauté.

D’après les citoyens de sa ville, Mouhib Khatir, a toujours «protégé sa ville d’un développement de la mafia locale». C’est pourquoi il a reçu les félicitations de cette organisation qui invite tous les hommes politiques du monde à suivre son exemple et à être aussi persévérant que lui lorsqu’il était maire de Zéralda.

Ce dernier a rencontré un grand nombre d’obstacles et pourtant, il a poursuivi sa politique anti-corruption durant de nombreuses années. En 2011, il a été emprisonné pendant sept mois, pour une affaire d’escroquerie, mais a été innocenté et relâché après l’intervention de nombreuses ONG dont Transparency International. Son emprisonnement avait suscité une grande mobilisation.

Entre 2007 et 2012, «j’ai, avec mes collègues, fait l’objet de menaces, de harcèlement et de chantage par les mêmes personnes qui m’ont enlevé et m’ont envoyé en prison pendant sept mois sous de fausses accusations. Le seul but de me faire taire. Avec les derniers développements, la corruption n’est pas près de disparaître de nos villes. Je vais continuer à travailler et à lutter contre toutes les formes de corruption et d’abus de pouvoir,» avait alors promis Mouhib Khatir.

Sources: algerie-focus

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PARIS – 22 FÉVRIER 2013: AHMED ZIR, LE CINÉMA EN LIBERTÉ

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Vendredi 22 Février 2013

à 21h30

Bernard Cerf présente Ahmed Zir,

à la cinémathèque française

(salle Georges Franju, 51 Rue de Bercy – 75012 Paris)

8 films d’Ahmed Zir

dont la plupart ont été tournés initialement en super 8

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Ahmed Zir, cinéaste Algérien, a réalisé depuis 1979 pas moins de 47 court-métrages dont 35 ont été primés dans des festivals nationaux et internationaux.

Il manie la caméra comme un porte voix pour mettre en scène dans la plus grande liberté les grandes questions humanistes: l’amour, la guerre, le respect, la dignité, la paix.

Ses films dressent un portrait sans freins et sans concessions de la société Algérienne.

Ahmed Zir a fait l’objet d’un hommage au Maghreb des films 2012 dans le cadre de «Le cinéma algérien, un souffle nouveau»

  • Les films d’Ahmed Zir tournés en super 8 ont été numérisés par Cinémémoire.

Pour en savoir plus, consulter la liste des fims projetés, rendez-vous sur le site du Maghreb des films et consultez La lettre d’information qui lui est consacrée

Le Maghreb des films a 4 années d’existence, 8 séquences, 400 films projetés, un réseau de 40 salles, téléchargez la plaquette de présentation des activités du Maghreb des films. en se rendant sur la pages d’accueil du site.

4 éditions depuis 2009 en 8 séquences, d’une durée de une à deux semaines chacune


Venez nous rejoindre également sur notre page Facebook:

Asso MaghrebDesFilms.

Le Maghreb des films


Tannant uselmed n Tmaziɣt – STAGE DE FORMATION DE LANGUE AMAZIGHE

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Ilmend n wass agraɣlan n tutlayt tayemmat –tayawalt (21 Furar)

(à l‘occasion de la journée international de la langue maternelle -21 Fev)

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ilmend umulli wis-24 n tmettant ubabat-nneɣ ayiman “ Dda Lmulud At Mɛemmer“

(à l‘occasion du 24ème anniversaire de la mort de notre père spirituel «Mouloud Mammeri»).


Dda Lmulud At Mɛemmer 28 Duǧamber 1917/ 25 Furar 1989.

Mouloud Mammeri (1917 – 1989)

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Tiddukla tadelsant Numidya n Wehran

ad tessudes

“ass uselmed n Tmaziɣt”

neɣ tannant

“Tamaziɣt d tutlayt
timezgit”,

ara d-yilin ass n Sem (lǧemɛa)

22 Furar 2O13;

seg 9, 30 n tnezzakt alamma d 17, 00.

L’association culturelle Numidya d’Oran

organise un
stage de formation

de langue Amazighe

Le vendredi

22 février 2013

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“Tecfam-d i Tmaziɣt-nni, mi ggullen deg-s ur tt-neɣri

Nekker nenǧer-as-d iswi, aql-aɣ a d-nuɣal”

Yidir


D tajmilt i umusnaw-nneɣ ameqqran “Kamal Uẓerrad”

(en hommage a notre grand professeur “ Kamal Nait Zerrad”).

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Kamal d iseɣ n Tmaziɣt akk d Imaziɣen deg Wehran.

Kamal mačči kan d aselmad-nneɣ, maca, d ameddakel-nneɣ, d imwelleh-nneɣ, d amnir-nneɣ…

Kamal est la fierté de la cause Amazighe à Oran.

Notre frère et ami Kamal Nait Zerrad est :

  • Professeur des Universités (langue et linguistique berbères) à l’Inalco, Paris.
  • Docteur en micro-optoélectronique.
  • Ingénieur en télécommunication)…

« Tudert i Tmaziɣt, d kunwi i d lakul ideg tt-neɣra»

Imaziɣen Imula.

Ahil n tannant

(programme):

9,30 ar 17,00.

“Tannant uselmed n Tmaziɣt ”

sɣur: Ǧamal BENƐUF.

17,00 ar 17,30.

Tafilt tagnennayt

table ronde – (tanagiwin)

sɣur: Yunes GRAYIN d dda Ɛebdella ḤAMAN …

17, 30 ar 17, 50.

Ayninaw – monologue

« Babur ɣreq»

n Sliman Benɛisa,

asuqel d wurar

sɣur: Ɛ/Ḥamid BAḤFIR.

Tikci ugerdas n yiseɣ

“Kamal Uẓerrad”

i tin neɣ win ara d-yufraren si tannant-agi

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“ Dda Lmulud yerẓa asalu, nekkni deg webrid-is nteddu”.

Ansuf yes-wen(kent) ɣer usideg n tiddukla n Numidya:

5, aɣlad Ɛemrani Ɛli- Wehran.


Akli aweqqas

– d tajmilt i umeddakel-nneɣ Kamal Uẓerrad-

Sɣur umedyaz ameqqran: Sɛid At Mɛemmer, Lalman.

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Kamal di Frankfurt am-main (Lalman) asmi yesselmad dinna Tamaziɣt.

Ger inelmaden-agi:

Sɛid At Mɛemmer yakk d Dda Akli Qbayli.

Sell i inagan la qqaren, yiwen ur yezzeγzeγ ur yenγi.

Tekfa tidet s imγaren, iγiγden nnan ur nerγi.

Kker a d-tzedmeḍ isγaren, ḥamu deg wul ma d-yemγi!

Yettγaḍ usirem iεeǧǧren, yeẓẓlen deg irebbi uwezγi.

Asirem yessen amḍiq-is, γas γur-s werǧin yewwiḍ.

I tiṭṭ γef wacu tetterqiqis? Ay abujad kečč teẓriḍ.

Lemmer si zik ur neṭṭis, ur nγumm s trakna usemmiḍ.

Ur d-yettili uqelleb n yidis, a s-tent-nesseεreq i yiḍ.

Yessen-aγ yiḍ yufa-yaγ-d ixef, yettnejbad deg-s nettbeεnunuz.

Nebra i tεessast n yilef, awi-d kan ur daγ-yettruẓ.

Nγil deg tferka ayla-s a t-yaf, nekkni aḍu-s ur d aγ-yetthuzz.

Ziγ akken ur d aγ-yettaṭṭaf, ilaq ad neddem adebbuz.

Amennuγ nekkni ur t-nḥemmel, ttun-t ula d imγaren-nneγ.

Igenni ula i d as-nmel, yeldi-d tiwwura-s γur-neγ.

Assen i d-tluleḍ a Kamal, targit di Fransa i γ-d-teffeγ.

Γas temẓi-k di Wihran i tkemmel, yes-k i ldint wallen-nneγ.

Aḍar yiwen ur aγ-t-iqerreḍ, imi i tira yuli llsas.

Seg wallaγ tura ammus yefreḍ, terra-t tmaziγt d afessas.

A win yenwan a t-tafeḍ, yura i warrac i tullas.

A mass Kamal Uzerrad, terriḍ- aγ yal iḍ am wass.

S tafat-ik a mass nettwali

Σeẓrayen yendi iweryan, yessa i yal amḍiq ḥenṭeḍ.

Ladγa nekcem εemrayen, s ajeǧǧiḍ-is akk nenṭeḍ.

Medden deg yiman-nsen εyan, kerhen ad asen-tessiwleḍ.

Kečč turiḍ-aγ-d aweryan n izarismen d-tessufγeḍ.

Tunṭict-ik amek a tt-nettu?

S tmaziγt i turiḍ ussan, taswast, uṭṭunen, agguren.

Aseggas, awines, agimilan, amdan di tmetti war uguren.

S amulli n Masin ur nessen, lγaci s tujjma i nnubegten.

S axxam-ik γer tgebta a d-asen, γer webrid iḥeddaden.

A s-nderrez i Maziγ-ik

Tiziri teḍfer-d tizwar, Azza yerna-d deffir Wezwaw.

Adlis-ik ccan-is meqqer, seg tezwart γer wedriraw.

Semmus d mraw di Ǧember , agim tẓa n timaḍ tam d semmusan.

Tunṭict n wassen ur teffer, tlul-d tafat n wussan.

D amulli-k a mass Uzerrad.

Tikta ɣur-k lamči d yiwet, ulac tamnaṭ ur tnudaḍ.

Am umawal n timmarewt, idlisen-ik ma ten-id-tadreḍ.

Wa yeẓẓa wa yesserwet, kečč tettnadiḍ tettafeḍ.

Akud yettγurrun ur k-yewwet, Yakuc a k-yeǧǧ ad teddreḍ.

Nessaram-ak teγzi n tudert.

Sɛid At Mɛemmer


ƔAS YEMMUT ASS-A I D-ILUL

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Tabrat yuran s ufus n dda Lmulud At Mɛemmer i umeddakel-ines dda Ɛebdella Ḥaman.

Asefru-ya** yettwaɣra-d ass n tenṭelt (temṭelt) n Dda Lmulud At Mɛemmer, fell-as tamella n Yakuc (rreḥma n Rebbi), di taddart “ Tawrirt n Mimun” mi t-ddmen s aẓekka.

Sɣur Ɛebdella Ḥaman* (Wehran)

Amzun d iṭij i d-yecreq

S tidet d lḥeqq

Iḍall-d usigna iɣumm-it

Ata wul fell-as yeḥreq

Tasa tceqqeq
Aṭas i teḥzen terwiḥt

Dda Lmulud yid-neɣ yefreq

Nedɛa-k a lxaleq

Ɣer lǧennet n ddwam awi-t.

U ad ɛezziɣ At Mɛemmer

D tmurt n Lezzayer

Di mmi-s itri ixesfen

Asmi yella yedder

Yeflali inewwer

D lqedra i t-id-yessafen

Rebbi deg-s a ɣ-d-yazen ṣṣber

Ad yifrir ḍḍer

Si leǧruḥ yessenzafen.

U ad ɛezziɣ iman-iw

Ɣas ru ay iẓri-w

Ma tjerḥeḍ ɣur-k lḥeqq

D lemɣiḍat ɣef weḥbib-iw

Arfiq n temẓi-w

Si ddunit yid-neɣ yefreq

Wali-t s rreḥma a bab-iw

Tṣebbreḍ ul-iw

Ssexsi ajajiḥ la ireqq.

I kunwi ay arraw-is

Refdet leqlam-is

Ddut d webrid yeṭṭef

Tuɣem-d aẓar si laṣel-is

D tmusni n yiles-is

Sselfet i wul ma yendef

Deg-wen ad nẓer lexyal-is

Tebɛet abrid-is

I ɣ-yenǧer akken yessulef.

Yewwet-aɣ lmus n lqeḍra

Ayen yeḍran yeḍra

Lkas n lajel yeččur

Lemmer imeṭṭi d i d-yettarra

D useggem isefra

Yalfi i t-neǧǧa d amuddur

Yewweḍ lajel i d a s-yura

Di yal timura

Leḥzen fell-as yettimɣur.

Ɣas yemmut ass-a i d-ilul

Amḍiq-is deg wul

Yeččur-it wayen d-yeǧǧa

Yura-d ɣef lumma s lmul

D tidet ma neggull

Yessewjed-aɣ-d ayen nurǧa

S tira-s fsin cckul

S wekti d lmeɛqul

Tuli tmurt di ddaraǧa.

Ma iɣab ɣef tiṭ yuɣal-d

Ass-agi ilul-d

D ajdid qbel ad yenṭel

Si lemtul-is yeǧǧa-yaɣ-d

Di Lezzayer banen-d

Yis-sen amḍiq-is yergel

Seg-sen ṭṭya-s tecreq-d

Tafat-is qbel ad yenṭel.

Ma iruḥ yeǧǧa-d irgazen

At wekti yewzen

A t-id-xelfen deffir-s

Deg webrid-is ad ssuɣlen

Asalu a t-gezmen

I Umaziɣ ibedd yisem-ines

Tiddukla yis-s i nnunten

Merra d atmaten

Ɣef yiwen uẓar Lezzayer i tres.

Irgazen deffir wiyaḍ

Tasuta i d-trebbaḍ

D aẓar n tidet iṣeḥḥan

Tekki a gma tettheddneḍ

D udem uxellaq i twalaḍ

Anef i ddunit m wurfan

Lbaḍna iɣef tnudaḍ

Ass-agi asawaḍ

Yezreɛ-it di mkull amkan.

Ɣur-neɣ isem-ik d amuddur

Ad idum ttfakur

Alamma tefna ddunit

S lqerḥ-ik ul d ameḍrur

Tasa tettquddur

Akka lbeḍna n txelqit

Aql-aɣ deg wexxam n leɣrur

Nusa-d kan ad nẓur

Ɣur Rebbi ad tuɣal terwiḥt.

Ɣas yettwanṭel deg wakal

Isem-ines yuklal

Ad idum deg wulawen

Almud yeflalin am uzal

S ttbut n wawal

D lqedra-s i t-yessawḍen

Ɣas ma yewwi-k lmijal

Iwehha aderɣel

Kkes-as calwaw i s-yennḍen.

Yeddem asafu n tafat

Lɣaci akk walan-t

Yis-s a s-yezzuzef ṭṭlam

Lmeqsud yebɣa yura-t

Di lektub yeǧǧa-t

D rray ibedd s lewqam

Lḥeqq si lbaṭel yefra-t

S wawal yessefra-t

Yelsa ccbaḥa di leqlam.

Wwin-d ttaj At Mɛemmer

Ɣef uqerru yecher

Yefka-d ṭṭya am yiṭij

Yerna-d lḥerma i Lezzayer

Nnur-is akter

Tafat-is la d-tettfeǧǧiǧ

D abrid i tegmat yenǧer

S wezref yeḍher

Yessaɣ tafat seg yirrij.

D Aɛraben neɣ d Leqbayel

Uɣalen d lemtel

I gma-tsen Mulud Mɛemmri

Arraw n Lmeɣreb irkell

Tamazɣa teddukel

D imeṭṭi yuddam yeẓri

Deg wakal aẓekka-s yergel

Di tegna yenṭel

Yuli rruḥ-is s igenni.

Nefka-yak leɛhud n Rebbi

Ar abrid-nni

I tneǧreḍ iɣer ad nuɣal

A t-naɣ di ddunit-agi

S tegmat d tdukli

Alamma nessumet akal

Ad ndum deg ucabak-agi

Inigi d Rebbi

Alamma d ass n lmijal.

A k-in-ssawaḍen rreḥma

Seg yimawen n lumma

Sɣur watma-k d imelyunen

A k-yerḥem Rebbi a gma

A mmi-s n yemma

Tamaziɣt i ɣ-yessuṭḍen

Rruḥ-ik di lǧennet qsada

Ad yili dinna

Lmalayek yis-k ad ferḥent.

A lxaleq a bab n lqedra

Kkes-aɣ ḍḍrura

A win ur terbi yemma-s

Nedɛa-k-in s lanbiya

D bab n ccafuɛa

D kra i iɛebden iḍ d wass

Eg-as amḍiq ger ṣṣuḥaba

Yakk d lawliya

D rreḥma-k ad tdum fell-as.

Imawalen n Tmaziɣt

Amezruy n tnaṣlit

Fell-ak ass-agi rrundan

Ilugan akk d tseftit

Tussunt tadlist

_ Yekkaw leqlam i ten-yuran

Yemlal weɣref di Tewrirt

Imeṭṭi yessudem-it

Ɣef umedyaz ameqqran

S rreḥma-k a Rebbi del-it

S idis n nnbi lɛedlan

**Yura-t deg yinig-ines di tmacint (si Wehran ɣer Dzayer), imi iteddu ad yeḥḍer tanṭelt n Dda Lmulud.

*Dda Ɛebdella Ḥaman d amedyaz, d amaru, d ameɣnas n Tmaziɣt seg iseggasen n 1950.

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Yiwen seg isaragen i tga Numidya di Wehran.

Dda Ɛebdella, Yunes Ɛedli, Sseɛd Ẓamuc d umeddakel-nneɣ Dr Amin Zawi (aneggaru-ya yella netta akk d dda Lmulud di temlilit taneggarut ideg yekki di Weǧda- Merruk .

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Arraz “Lmulud At Mɛemmer” i s-d-yeḍren i Numidya ilmend imuhal-ines ɣef Tmaziɣt.

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Kra seg inelmaden n Kamal n At Ẓerrad deg useggas 1989.

Ǧamal.B, Sseɛd Ẓamuc, Ḥabib-llah Menṣuri d Mebruk At Ḥami di terzeft ɣer Ugezdu n tutlayt d yedles Amaziɣ Tizi-Wezzu, Duǧamber 1990.

G.M :

Tiddukla Numidya ur d as-d-tettunefk ara tideggi (l’agrément) i tallit useggas d 12 wussan*, ilmend uselmed n Tmaziɣt i yersen deg isentiyen-ines.
Seg 18/09/1990 alammi d ass 01/10/1991.

Je tiens juste à vous préciser qu’il a fallu attendre une année et 12 jours*, et entreprendre démarches sur démarches, jusqu’à nous rendre au ministère de l’Intérieur, pour arracher l’agrément, tout cela à cause de cette expression qui figurait dans les statuts de l’association : « L’enseignement de Tamazight».
Du 18/09/1990 au 01/10/1991.

“Qbel ad tegrem asurif

Ad tzewrem nnif

Ma ulac TAMAZIƔT

Ulac ulac ulac ulac ulac… ”

Lwennas Matub

« Avant d’entamer la marche

La dignité doit précéder

Autrement de TAMAZIGHT

Il n’en sera point ! point ! point !
point ! point !… »

Lounès Matoub

Awlawal seg Wehran


اللقاء اليساري العربي يتضامن مع صمود الأسرى الفلسطينيين الأبطال في معتقلات العدو الصهيوني

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LE FORUM DE LA GAUCHE ARABE SOLIDAIRE DES DÉTENUS PALESTINIENS DANS LES GEÔLES ISRAÉLIENNES

مرة جديدة، يسطّر الاسرى الفلسطينيون في معتقلات العدو الصهيوني صفحة مشرقة في التاريخ النضالي العربي. مرة جديدة، يواجهون بالامعاء الخاوية والعزم الذي لا يلين جلاديهم وينتصرون عليهم، مثبتين أن بامكان العين أن تواجه المخرز، كما بامكان الارادة الشعبية الهادفة الى مقاومة الاحتلال أن تقهر أعتى الأعداء وأن تحرر أوطانها.

ان « اللقاء اليساري العربي »، الذي وضع في أولويات برنامجه دعم الشعب الفلسطيني ومقاومته البطلة، وفي مقدمتها حركة الأسرى، من أجل حق العودة واقامة الدولة الفلسطينية وعاصمتها القدس، يؤكد اليوم على تضامنه الكفاحي مع الأسرى والمعتقلين الفلسطينيين في السجون الصهيونية، وفي المقدمة من هؤلاء الأسير البطل سامر عيساوي.

وهو يدعو جميع الأحزاب التقدمية واليسارية في العالم الى التحرك من أجل فرض تحرير الأسرى الفلسطينيين الأبطال.

في 21 فبراير – شباط 2013

اللقاء اليساري العربي

عنه

د. ماري ناصيف – الدبس

***

إسرائيل تحكم على العيساوي بـ8 أشهر من السجن الفعلي

خاص بالموقع – اصدرت محكمة الاحتلال الاسرائيلي، اليوم، على الأسير سامر العيساوي حكماً بالسجن الفعلي لمدة ثمانية أشهر وإحالة ملفه للمحكمة العسكرية.فيما اندلعت مواجهات أمام معتقل عوفر غربي مدينة رام الله، اليوم، بين قوات الاحتلال الإسرائيلي والشبان الفلسطينيين الذين خرجوا بمسيرة تضامنية مع الأسرى الفلسطينيين المضربين عن الطعام في السجون الإسرائيلية.

حكم القضاء الإسرائيلي بسجن الأسير سامر العيساوي 8 أشهر وإحالة باقي الملف إلى المحكمة العسكرية. وتجدر الإشارة إلى أن قوات الاحتلال أعادت اعتقال العيساوي بتاريخ 7/7/2012 بعدما كان قد أفرج عنه بصفقة الأحرار لتبادل الأسرى. وهذا القرار يعني أن سلطات الاحتلال الإسرائيلي ستقوم بالإفراج عن الأسير العيساوي في السادس من آذار المقبل.

ويشار أن العيساوي شرع بخوض إضراب مفتوح عن الطعام منذ الأول من آب 2012 احتجاجا على خرق صفقة وفاء الاحرار وإعادة اعتقاله من جانبه، أعلن رئيس « نادي الأسير الفلسطيني » قدورة فارس أن قرار « المحكمة يؤكد أن حكومة الاحتلال هي عبارة عن عصابات، كل عصابة تحكم بمعيار معين ».

وأضاف فارس في حديث لـ« معاً » أن محكمة « الصلح » في القدس حكمت على الأسير العيساوي بالسجن على شيء غريب لثمانية أشهر، وهي سابقة خطيرة للمحاكمة على نيته التوجه إلى رام الله، ومحكمة عوفر العسكرية ستنظر في المخالفة ذاتها إن اعتبرت أنه مخالفة، وستحكم عليه بالسجن 30 عاماً، هذه مهزلة قضائية لا تحصل إلا في إسرائيل.
وأوضح فارس أن الأسير العيساوي سيواصل إضرابه المفتوح عن الطعام، حتى تحرره، لأنه لم يتحرر من السجن، وسيواصل إضرابه عن الطعام، مشيراً إلى أنه لا معنى لهذا الحكم الباهت.

وأدت المواجهات بين متضامنين فلسطينيين مع الأسرى المضربين عن الطعام في السجون الإسرائيلية وقوات الاحتلال إلى إصابة 63 شاباً فلسطينياً بالاختناق جرّاء الغاز والرصاص المطاطي، فيما أصيب مراسل القناة الأولى في التلفزيون الإسرائيلي بحجر في رأسه ونُقل إلى مستشفى هداسا عين كارم بعد أن وصفت حالته بالبسيطة.

وأفاد مراسل وكالة « معاً » الإخبارية بأن قرابة 1500 مواطن شاركوا في المسيرة، بالإضافة إلى وزير الأسرى عيسى قراقع، وعضو مركزية « فتح » محمود العالول.

من جهته، نشر الجيش الإسرائيلي مزيداً من قواته العسكرية في محيط سجن عوفر غربي مدينة رام الله اليوم، وقد وصل قائد المنطقة الوسطى في الجيش الإسرائيلي حاجي مردخاي إلى السجن وفقاً لما نشره موقع الإذاعة العبرية « ريشت بيت ». وأضاف الموقع أن هذه الاستعدادات من قبل الجيش الذي أعلن المنطقة منطقة عسكرية مغلقة، جاءت لمواجهة المسيرة التضامنية التي ينظمها الفلسطينيون للتضامن مع الأسرى المضربين عن الطعام.

وقد نشر الجيش قناصة في محيط سجن عوفر، وخاصة أنه استطاع ستة شبان التسلل عبر الجدار الشائك إلى داخل السجن، أمس.
وأشار الموقع إلى أن الجيش كثف من وجوده في أعقاب تقديرات وصول حشود غفيرة من المتضامنين إلى سجن عوفر.

في سياق منفصل، أفاد مركز « أسرى فلسطين للدراسات » بأن محكمة سالم العسكرية غرب جنين مددت اعتقال رسام الكاريكاتير الفلسطيني محمد فايق عبد الغني سباعنة، من بلدة قباطية بمحافظة جنين، حتى تاريخ 28 من الجاري. من جهتها، أدانت منظمة « مراسلون بلا حدود »، اليوم، اعتقال سباعنة ودعت إسرائيل إلى الكشف عن الاتهامات الموجهة إليه.

وقالت المنظمة في بيان إنها « تدين اعتقال السلطات الإسرائيلية التعسفي لرسام الكاريكاتير الفلسطيني محمد سباعنة »، مشيرةً إلى أنه اعتقل على جسر الملك حسين أثناء عودته من الأردن إلى الضفة الغربية المحتلة.

وحثت المنظمة الدولة العبرية على أن « تقول علناً ما التهمة الموجهة إليه وأن تسمح له بمقابلة محام ».

ولم يكن لدى الجيش الإسرائيلي أي تعليق فوري على الموضوع.

من ناحيته، قال مدير التحرير في صحيفة « الحياة الجديدة » الفلسطينية اليومية بشار برماوي، التي يعمل فيها سباعنة، إنه اعتقل يوم السبت الماضي، موضحاً أنه « منذ اعتقاله ونحن على اتصال مع أهله ومحاميه، إلا أن سلطات الاحتلال تفرض تعتيماً على مكانه وتحظر اللقاء به حتى من قبل محاميه ».

وتابع برماوي : « لا نعرف لغاية الآن ما سبب اعتقاله وأين هو ».

ورأى نقيب الصحافيين الفلسطينيين عبد الناصر النجار أن اعتقال سباعنة « جزء من الاعتداءات الإسرائيلية على الصحافيين الفلسطينيين، سواء من خلال منع حرية تنقلهم أو من خلال استهدافهم مباشرة أثناء تغطية الأحداث التي تجري في الأراضي الفلسطينية ».


Le Forum de la Gauche arabe solidaire des détenus palestiniens dans les geôles israéliennes

jeudi 21 février 2013

par Assawra – La Rédaction

Une fois de plus, les détenus palestiniens dans les camps et les geôles sionistes tracent une page éclatante dans l’Histoire de la lutte des peuples arabes

Une fois de plus, ils font face par la grève de la faim, mais aussi par une détermination sans faille, à leurs geôliers. Et ils sont vainqueurs, parce qu’ils ont pu prouver que «l’œil peut faire face au poinçon» et que la volonté populaire et la résistance contre l’occupation peuvent vaincre les ennemis et libérer les patries

« Le Forum de la Gauche arabe » , qui avait placé parmi ses priorités l’appui au peuple palestinien et à son héroïque Résistance, dont le “Mouvement des détenus” , affirme aujourd’hui sa solidarité militante avec les détenus palestiniens dans les geôles israéliennes et, en premier lieu le résistant Samer Aissaoui

Il appelle tous les Partis progressistes et de gauche dans le monde à agir, afin d’imposer à Israël la libération de tous les détenus palestiniens

Pour le Forum de la Gauche arabe

D. Marie Nassif-Debs

Coordinatrice

Le 21 février 2013


LETTRE OUVERTE DE HOCINE MALTI: L’ ÉVÈNEMENT MÉDIATIQUE DEVIENDRA-T-IL L’ ÉVÈNEMENT POLITIQUE?

Une nouvelle fois Hocine Malti crée par sa lettre ouverte l’évènement médiatique sur un problème qui taraude l’opinion algérienne. Au plan émotionnel, l’impact est important car il répond à l’aspiration profonde de notre peuple à l’information et à la justice. Quand les instances officielles écrasent ce droit fondamental, les initiatives des « Robins des Bois » de l’Etat de droit et de justice vont droit au coeur des gens.

Comment cela se traduira-t-il au plan politique ? Y aura-t-il dépassement du simple défoulement collectif pour déboucher sur le renforcement des luttes pacifiques engagées par les bases sociales pour les transformations massivement souhaitées? La conjoncture nationale et internationale, la rigueur implacable de la démonstration, explicite ou implicite, qui dépasse le cadre d’un simple pamphlet, laissent penser que l’initiative favorisera des développements politiques de nature autre que les seules permutations de personnes et de clans dans un paysage politique foncièrement inchangé.

Ce ne sera pas spontané, tout dépendra comme toujours du poids des luttes autonomes qui refusent à bon droit de se laisser enfermer dans les luttes de clans rivaux et complices au sein du pouvoir. Les mouvances qui se réclament de la gauche en particulier, portent en cela une responsabilité de vigilance dans leurs luttes sociales et politiques de plus en plus vigoureuses et les rassemblements unitaires visant à un vrai changement, une vraie renaissance des espoirs algériens.

À la veille d’une date qui évoque l’Acte solennel de dignité nationale et sociale des nationalisations du 24 février 1971, avec toutes les forces de gauche et les courants nationaux, civils ou militaires, qui tirent les leçons des graves errements du passé, « Socialgerie » rappelle les grands objectifs et l’esprit de lutte persévérante et autonome qu’en son temps « Saout ach Chaab », l’organe du PAGS clandestin préconisait :

QUEL « ISQAT AN-NIDHAM » SOUHAITE LE PEUPLE ?

MA DHA YOURID ECH-CHAAB ?

LA YOURID TABDIL L’HADJ MOUSSA BI MOUSSA L’HADJ

YOURID ISQAT ES-SERQA WAL HOGRA !

OURID IKOUN ACH-CHAAB HOUA RABB ELMEQLA !

YEBGHA UGDUD AD YEHKMEN S IMANIS !

NON AUX CLANS DE L’ARGENT ET DE l’ABUS DE POUVOIR !

OUI AU CAMP NATIONAL ET POPULAIRE DE LUTTE, POUR L’ÉTAT DE DROIT ET DE JUSTICE!

OUI À LA MOBILISATION UNITAIRE ET PACIFIQUE POUR RENDRE SA PLACE A LA CITOYENNETÉ POPULAIRE ET DÉFENDRE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE


LA COUPOLEchiricahua – le 21 févrfier 2013


ENTRE RÉALITÉ ET FANTASMEpar Kharroubi Habib – Analyse – Le Quotidien d’Oran – le 20 février 2013;


LETTRE DE de HOCINE MALTI au GÉNÉRAL TEWFIK: « LA BRÊCHE EST OUVERTE » le 20 février 2013 – blog algérieinfos-saoudi.com;


LETTRE OUVERTE DE Hocine MALTI AU GENERAL Mohamed MEDIÉNE parue dans de très nombreux journaux en ligne;


LES FUITE DES CAPITAUX DES PAYS DU NORD DE L’AFRIQUE “Capital Flight from North African Countries” Political Economy Research Institute (PERI) – University of Massachusetts – Research report – octobre 2012;



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LA COUPOLE

chiricahua

le 21 févrfier 2013

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Hocine Malti récidive. Après sa lettre aux enquêteurs du DRS (Département du renseignement et de la sécurité), dénomination officielle de la SM (appellation qui présente l’avantage, soit dit en passant, d’occulter le mot « militaire » et donc d’opérer un pseudo-découplage avec l’armée), Hocine Malti, ancien vice-président de la Sonatrach, s’adresse directement à celui qu’il appelle « Rab Dzayer », le Dieu de l’Algérie, le général Mohamed « Tewfik » Médiène, le chef de la SM.

Le prétexte de l’interpellation est toujours la faramineuse corruption qui sévit à la Sonatrach et dont les magistrats italiens sont en train de dévider patiemment l’écheveau en s’attaquant au géant pétrolier national, l’ENI, ainsi qu’à ses filiales, dont la SAIPEM, particulièrement impliquée en Algérie. Mais le véritable objet de la missive est la caractérisation et la personnalisation du système mafieux qui s’est installé au cœur du pouvoir politique algérien depuis des décennies.

Si la lettre de H. Malti n’apporte aucune révélation fracassante concernant le scandale Sonatrach, elle présente un intérêt autrement plus important. C’est bien la première fois qu’un ancien haut cadre de l’État n’utilise pas le pronom personnel indifférencié « houma » (ils) pour désigner les responsables d’un état de choses. H. Malti accuse, en effet, nommément le chef de la SM et le président de la République d’avoir mis le pays en coupe réglée en le livrant à la voracité de leurs deux clans. Il apporte cependant deux précisions de taille:

  • 1) les deux clans sont conjoncturellement rivaux mais structurellement solidaires. Inutile donc d’essayer de les jouer l’un contre l’autre car leur intérêt commun prévaudra toujours en dernière instance. Et leur intérêt suprême commun est que le système perdure. Ils ne sont, en effet, pas stupides au point de scier la branche sur laquelle ils sont installés. D’où l’équilibre complexe qui règle leurs rapports.
  • 2) Le « point culminant de la Coupole », dit H. Malti, est le chef de la SM. (Rappelons que le terme « coupole » désigne l’état major suprême de la mafia.) Le chef de l’État est, en effet, dans une position subalterne par rapport à lui. Si le premier peut défaire le second, la réciproque est impossible tant que durera le syndicat du crime qu’est l’organisation des pouvoirs algériens. Le chef de la SM est donc bien « il capo di tutti capi », le boss des boss celui sans l’aval duquel aucune « famille » ne peut exister, ni, encore moins, s’adonner à la rapine.

Voilà donc qui est clair, net et courageusement assumé. Reste à mettre les choses en perspective historique pour comprendre pourquoi et comment on en est arrivé là. Prenons le relais de H. Malti (que ce développement n’engage en aucune façon, évidemment) et rappelons à grands traits ce que fut la marche de la SM vers le pouvoir sans partage qui est le sien aujourd’hui.

Créé formellement en 1958 sous l’égide du Ministère de l’armement et des liaisons générales (MALG), le service de renseignements et des liaisons devint, après l’indépendance, la SM. Dirigée par ‘Abdallah Khalef -colonel Merbah- jusqu’en 1979, elle échut après deux intérims (Lakehal Ayat et Betchine) au colonel Médiène, en 1990. Comment expliquer une pareille -23 ans- longévité ?

Les années 90 marquèrent la montée en puissance d’un homme, Larbi Belkheir, qui allait jouer un rôle de premier rang. Or, Belkheir et Médiène ont longtemps fait partie du l’état major de Chadli Bendjedid au sein de la 2ème Région militaire (Oran). Le tandem -Belkheir au secrétariat général de la Présidence, Médiène à la tête de la SM- allait vite devenir le maître du pays. En effet, le train fou du FIS était lancé. Fort du pacte qu’il venait de passer avec Bendjedid et une partie de l’armée (pour l’essentiel des officiers supérieurs originaires de l’est du pays), le FIS voyait le pouvoir à portée de main. Mais Belkheir sonnait le rassemblement des anciens officiers du cadre français (hostiles par culture aux islamistes) et Médiène, de son côté, manipulait le FIS par le truchement de son adjoint Smaïn Lamari. Un conclave militaire démit Bendjedid et la terrible répression contre le FIS pouvait démarrer.

L’armée (représentée par les anciens officiers du cadre français), la SM et Larbi Belkheir, telle était la configuration de la troïka qui avait pouvoir de vie et de mort sur le pays. Le bain de sang dans lequel elle a plongé l’Algérie et au cours duquel elle s’est débarrassée de l’opposition islamiste mais également de celle de la gauche démocratique, lui a ouvert une longue plage de tranquillité qu’elle a mise à profit pour s’adonner à un pillage fabuleux. À une chose près: il lui fallait rétrocéder le pouvoir nominal -la vitrine- à une personnalité qu’elle pourrait contrôler. Et qui de plus contrôlable qu’une personne qui a un bœuf sur la langue ? Bouteflika qui fut choisi par Belkheir et Médiène (les anciens de l’AF n’en voulaient semble-t-il pas, si l’on se fie aux déclarations de leurs deux figures de proue, Nezzar et Lamari), en avait un, et bien gras : le détournement des fonds secrets des ambassades durant son interminable magistère aux Affaires étrangères.

Mais auparavant, il aura fallu se débarrasser du président Zéroual qui tentait encore de démettre le chef de la SM. Facile pour Médiène et ses sycophantes des médias! Il faut dire que celui que celui que Zéroual envisageait de nommer à la place de Médiène n’était autre que Betchine! Or ce dernier traînait derrière lui une substantielle batterie de casseroles qui teintaient à chaque affaire louche évoquée; plus grave encore, Betchine était l’homme dont les sbires avaient violé des centaines d’adolescents et torturé des centaines de militants de gauche durant le complot d’octobre 1988 ! (Alors quand on entend des «universitaires» entonner des couplets à la gloire de Zéroual, soudard inculte et borné protégeant un autre soudard, Betchine, criminel celui-là, il y a de quoi douter de la santé mentale de certains).

La scène politique désertifiée comme jamais auparavant, le clan de l’Est effacé, Larbi Belkheir décédé, Lamari acculé à la démission, Nezzar empêtré dans les procédures judiciaires, ne reste, face à face, que la SM (une SM secouée par les désertions et les révélations de beaucoup des siens, ceux du moins qui ont été capables d’un sursaut moral) et le clan de Bouteflika, formé sur une base grossièrement régionaliste-tribale (Nedroma-Tlemcen-M’sirda, M’sirda oui, un douar des Traras qui fournit un nombre surréaliste de ministres), continuateur du clan d’Oujda et des pratiques du makhzen marocain.

Tout cela explique pourquoi une interpellation comme celle de Hocine Malti -inimaginable il y a à peine quelques mois- soit devenue possible : jamais auparavant, le pouvoir n’a été aussi isolé, ne reposant plus que sur la caste compradore de laquelle participent la haute hiérarchie militaire et l’appareil de la SM.

À quoi, en effet, se trouve réduite la vie politique en Algérie? À une guéguerre entre deux clans mafieux -qui se tiennent par la barbichette-, pendant que le peuple, occupé à sa survie, leur tourne le dos avec mépris. Médiène lance-t-il ses limiers sur les traces de Chakib Khelil? Bouteflika riposte en faisant mine de créer une commission d’enquête sur l’assassinat de Boudiaf. Bouteflika met-il en place un tandem formé de Khelil (la cassette doit être gérée par un fils du bled) et Zerhouni (futur ministre de la Défense qui aura à charge de déboulonner Médiène)? La réponse de ce dernier est foudroyante : exeunt Khelil et Zerhouni. Et tout est à l’avenant. Mais le bon peuple de ce pays sait très bien que cette lutte-là ne se terminera pas par la disparition de l’un des deux adversaires car conformément à l’adage algérien, chacun mastiquera l’autre mais ne l’avalera pas.

Formé au KGB en 1961, Médiène est aujourd’hui très apprécié par les yankees et les Français : les premiers savent parfaitement que c’est lui qui a mis en place le dispositif narco-djihadiste d’AQMI au Sahel -qui ne les gêne pas outre mesure car il est tourné contre les Français-, lesquels Français ne tarissent paradoxalement pas d’éloges sur les services secrets algériens dont ils savent parfaitement de quoi ils sont capables (le souvenir des attentats du métro parisien de 1995 ne doit pas les quitter).

C’est que la SM s’est inscrite dans le projet néoconservateur américain dit de «guerre contre le terrorisme» : Jeremy Keenan, professeur à London University, auteur de «The dark Sahara, America’s war on terror in Africa» n’affirme-t-il pas que Médiène se trouvait dans les bâtiments du Pentagone, le 11 septembre 2001, dans l’aile opposée à celle qui a subi l’impact d’un OVNI ? Keenan dit que Médiène a été sauvé deux fois, le 9/11, en échappant à l’attentat d’abord, ensuite en devenant l’une des clés de Washington dans sa stratégie de remodelage du grand Moyen Orient.

Le roi est nu. Nul ne pourra plus dire qu’il ne savait pas. Quant à ceux, pseudo-laïques et démocrates, qui se sont mis sous la protection de la SM, comment pourront-ils justifier leur attitude désormais ?

Sources: …

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ENTRE RÉALITÉ ET FANTASME

par Kharroubi Habib

Analyse

Le Quotidien d’Oran

le 20 février 2013

Tout ne baigne pas dans l’huile entre le président, le haut commandement de l’armée et celui des services. Mais pas au point qu’il se produise un «clash» entre eux qui les ferait s’affronter ouvertement et irrévocablement. Ce qui unit ces trois acteurs clefs du pouvoir est plus fort que ce qui les divise et occasionne entre eux des tiraillements épisodiques dont les échos donnent lieu dans les salons politiques et dans certaines rédaction de journaux à des interprétations et des augures atterrants parce que relevant plus de l’espoir fantasmé de leurs auteurs que d’analyses bâties sur une réalité avérée.

C’est à l’aune de cette vérité qu’il faut accueillir les rumeurs et autres bruits qui nous sont distillés ces derniers temps sur la prétendue lutte qui se déroulerait au sommet du pouvoir avec pour enjeu l’élection présidentielle de 2014. Ce sont des fadaises du même genre que l’on nous a servies en 2004 et en 2009. On nous a également seriné à ces moments-là que Bouteflika a été lâché par l’armée et les services, qu’il n’avait aucune chance de rester à la présidence. L’on sait ce qu’il est advenu. Il en ira de même en 2014 à moins que Bouteflika ne soit irrémédiablement trahi par sa santé et contraint de renoncer à briguer un quatrième mandat.

Entre le trio détenteur du pouvoir réel l’entente est parfois sujette à tensions que provoquent des conflits d’autorité ou des divergences en rapport avec des questions d’intérêts claniques. Mais qui ne remettent pas fondamentalement en cause le pacte sur lequel repose l’alliance qui l’unit. Entre Bouteflika, le haut commandement de l’armée et celui des services, il y a une identité de vue et de conception sur l’essentiel des problèmes en débat dans le pays et fondamentalement sur celui de la pérennité du système politique dont des forces politiques et sociales revendiquent qu’il y soit mis fin. Elle nous paraît par conséquent puérile sinon complice la posture de certains acteurs politiques ou de prétendus faiseurs d’opinion qui tout en fustigeant la connivence et la communauté d’intérêts qui lient le trio, persistent à cultiver l’utopie qu’un clash puisse intervenir entre ses composantes. Et puis même si cela doit arriver, cela ne changera nullement le fond du problème. Un trio se reformera au sommet de l’Etat qui empêchera que le système en vigueur soit remis en cause.

La prochaine élection présidentielle ne pourra être déterminante que si entre-temps les Algériens parviennent à imposer des changements qui feront qu’ils pourront choisir librement celui à qui confier la mission de présider aux destinées du pays. Les «réformes» initiées prétendument dans ce sens et en parfaite entente par le trio détenteur du pouvoir ont visé elles à verrouiller encore plus la voie à cette possibilité. Aussi bien ceux qui persistent à fonder leur espoir de changement dans le pays dans un sens démocratique sur Bouteflika que ceux qui le reportent sur l’armée et les services, ils se trompent tous et se préparent d’amères désillusions. Qu’ils s’illusionnent cela les concerne seuls, mais qu’ils arrêtent d’enfumer avec leur fantasme les Algériens en leur distillant leurs augures et spéculations farfelus.

Kharroubi Habib

“Analyse”

Le Quotidien d’Oran

le 20 février 2013

Sources: …

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[

LETTRE DE de HOCINE MALTI au GÉNÉRAL TEWFIK:

« LA BRÊCHE EST OUVERTE »

le 20 février 2013

blog algérieinfos-saoudi.com;

->http://www.algerieinfos-saoudi.com/article-lettre-de-hocine-malti-au-general-tewfik-la-breche-est-ouverte-115520069.html]

Parmi les chroniqueurs de la place d’Alger, le premier à réagir à la lettre de Hocine Malti est, à ma connaissance, Chawki Amari d’El Watan. Il donnera le ton lorsqu’il s’exclame: “Enfin il se passé quelque chose”. Notant que l’ancien vice-président de Sonatrach «dit ce que tout le monde sait tout bas», il écrit: «Il y a dans cet acte une profonde révolution symbolique».

Salim Rabia partage cette appréciation dans Maghreb Emergent, le 19 février: «L’interpellation publique de ce haut gradé de l’armée est une première en Algérie». Il évoque la placidité des Algériens. «Certains s’empresseront, like usual, de s’étonner de ce « peuple qui ne bouge pas et ne s’indigne pas». Mais qui peut lui reprocher d’avoir appris, à ses dépens, à ne pas croire aux évidences. C’est une sorte de sagesse qu’il a acquise à coup de votes détournés et de routes barrées réprimées: les lettres sont envoyées, elles arrivent parfois mais le message ne passe pas forcément. C’est un peu comme ces chiffres surprenants du chômage où l’évidence n’a rien… d’évident! On cherche ce qu’il y a derrière! Forcément, puisqu’au plan institutionnel, tout est affaire de décor… on cherche l’envers du décor! Les Algériens n’attendent pas qu’un dirigeant leur dise: «Je vous ai compris». C’est eux qui disent, de mille et une manières, en désertant les JT et les urnes: «Nous vous avons compris!».

Maamar Farah, le plus anciens des chroniqueurs, directeur du Soir d’Algérie de surcroît, a consommé cinq ou six présidents de la République. C’est quequ’un à qui on ne la fait pas. Il n’est pas impressionné par l’initiative de publication de son concurrent. «Non, je ne cherche pas à disqualifier l’acte courageux de nos confrères d’El Watan. Je dis simplement qu’il n’y aura rien après cette lettre. Rien. Le silence. Le néant. Le vide absolu. Ça ne dérange personne, ça n’inquiète personne…».

Laissons le dernier mot à Kamal Daoud. Il est revenu deux fois sur le sujet et ce matin il écrit: «La brèche étant ouverte, on va sûrement assister à un déluge de lettres ouvertes sur tout ce qui traîne depuis 1999. Corruption, vols, détournements, retards de paiement des chantiers, cupidité des walis ou de leurs fils et filles, contrats extérieurs, douanes, foncier, agréments… etc. Une avalanche sur tout ce qui a été mal fait depuis trois mandats. Un printemps algérien mais avec des lettres. Les lettres ouvertes se multipliant quand les voies sont fermées, comme on le sait. Une bonne chose? Oui, pour apprendre à écrire et bien formuler. Ou dénoncer car personne ne connaît l’adresse de la commission nationale de lutte contre la corruption et les Algériens savent qu’elle n’a pas de grades ou de divisions».

Synthèse blog, 20 février 2013

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Affaire « Sonatrach 2 »

LETTRE OUVERTE

DE HOCINE MALTI

AU GÉNÉRAL MOHAMED MEDIÉNE

Le Matin

le 17 février 2013

Hocine Malti, consultant pétrolier, ancien vice-président de Sonatrach, conseiller du SG de l’OPEAP et auteur de « Histoire secrète du pétrole algérien », paru chez la Découverte, s’adresse dans cette lettre qu’il nous a transmis au patron du Département renseignement et sécurité (DRS).

… extraits …

… Cette fois-ci, ce n’est pas à vos collaborateurs enquêteurs que je m’adresse, mais à vous, patron depuis septembre 1990 du tout puissant DRS (Département du renseignement et de la sécurité), …

… Nous venons d’apprendre que, le 10 février 2013, le parquet d’Alger a décidé de lancer une nouvelle enquête sur les affaires de corruption au sein de l’entreprise nationale des hydrocarbures, un dossier qu’il a intitulé « Sonatrach 2 ». Afin de donner l’impression qu’ils étaient à l’écoute de l’opinion publique et ne pas reconnaître qu’ils se sont en réalité trouvés à la traîne de leurs collègues italiens, les magistrats algériens ont indiqué dans leur communiqué officiel qu’ils avaient déclenché cette enquête suite aux informations rapportées par la presse nationale. Laquelle n’a fait que reprendre, comme vous le savez, les décisions du parquet de Milan telles que diffusées par les médias italiens. …

… Est-ce que les magistrats en charge de l’affaire pourront lancer toutes les investigations nécessaires, les approfondir aussi loin que l’exige la connaissance de la vérité, procéder aux perquisitions adéquates, faire défiler devant les enquêteurs puis à la barre toute personne impliquée de près ou de loin dans ce dossier? En un mot, pourront-ils agir uniquement en fonction de ce que leur dicte leur conscience, ou devront-ils solliciter à chaque étape de la procédure un nouveau feu vert de votre part?

Allons-nous voir ainsi se relayer dans le bureau du juge d’instruction pour être auditionnés, avant d’être éventuellement inculpés, puis – qui sait – peut-être même condamnés, MM. Chakib Khelil, Farid Bedjaoui, Mohamed Bedjaoui, Réda Hemche, Pierre Falcone, Samyr Ouraïed et tutti quanti? Comme vous le savez, certaines parmi ces personnes ont agi en qualité d’intermédiaires au profit de commanditaires invisibles aux yeux du commun des mortels, mais que vous … connaissez parfaitement.

Alors est-ce trop rêver qu’imaginer que certains de vos collègues généraux ou généraux-majors, certains ministres, certains hommes d’affaires véreux, certaines personnes qui évoluent dans la coupole dont vous êtes le point culminant ainsi que certains membres d’une certaine fratrie seront également déférés devant la justice ?

Verra-t-on aussi les corrupteurs italiens, chinois, français ou canadiens – la liste est loin d’être exhaustive – être entendus par le juge d’instruction en charge de l’affaire ou répondre de leurs actes dans le cadre de commissions rogatoires? Ou alors, est-ce que, comme d’habitude, seul le « menu fretin » fera l’objet de la nouvelle procédure?

Les Italiens, eux, n’ont pas hésité: c’est à un énorme déballage qu’ils viennent de procéder; ce qu’ils ont découvert et révélé n’est d’ailleurs que la partie visible de l’iceberg. Ils se sont aussi attaqués aux plus hauts responsables de l’ENI, qui sont dans leur pays de puissantes personnalités politiques,… Alors, allez-vous faire comme les Italiens? Ou faudra-t-il que l’on reste à l’écoute des nouvelles en provenance du parquet de Milan pour connaître la triste réalité de notre pays, pour découvrir comment certaines personnes que vous connaissez parfaitement, des personnes que vous avez souvent côtoyées lors de votre longue carrière professionnelle, se sont gavées de millions de dollars et d’euros piochés dans la rente pétrolière du pays? Et ce avec votre accord tacite, si ce n’est avec votre bénédiction. Savez-vous quels sont les trois termes qu’utilisent les milieux d’affaires et financiers à travers le monde pour qualifier l’Algérie ? Corruption, incompétence et banditisme.

Corruption , bien sûr, puisque l’Algérie est en 150e position sur 174 pays au classement de “Transparency International”. Corruption, bien sûr, qui s’est généralisée depuis une bonne trentaine d’années. Et, depuis 1999 tout particulièrement, vous avez, avec la complicité d’Abdelaziz Bouteflika, votre président – je dis votre président car c’est vous et vos collègues généraux qui l’avez choisi et imposé au peuple algérien – fait de l’Algérie un pays de Cocagne pour une certaine caste dont vous avez couvert les agissements, si ce n’est poussée à l’action. Vous deux n’avez cessé, depuis 1999, de vous disputer le pouvoir; lui essayant d’être autre chose qu’un « trois quarts de président » et vous lui fixant des lignes rouges à ne pas dépasser, le tout avec des conséquences souvent sanglantes pour le peuple.

Vous avez fait de la gestion des affaires du pays un terrain de jeu privé dans lequel seuls peuvent intervenir le couple infernal que vous constituez et vos deux clans. Le destin du pays a été et continue d’être pour vous deux une partie d’échecs au cours de laquelle vous essayez, chacun de son côté, d’avancer vos pions, de marquer des points contre l’autre, sans qu’aucun des deux ne réussisse d’ailleurs à mettre l’autre échec et mat.

Ce que vous recherchez au travers de cette lutte feutrée, invisible pour l’œil non averti mais néanmoins féroce, c’est bien entendu affirmer votre suprématie, mais aussi et surtout faire main basse sur les richesses du pays: un objectif que, malgré les bisbilles entre vous, vous partagez dans une indéfectible solidarité.

Dans chacun des deux clans, vos affidés respectifs, mettant à profit la garantie d’impunité que vous leur assurez, se sont remplis les poches, ont garni au maximum leurs comptes en banque dans les paradis fiscaux – mais pas uniquement, acquis des résidences somptueuses, dans les quartiers parisiens les plus chics notamment, des haciendas en Amérique latine, des palais à Abu Dhabi ou Dubaï, offert à leurs progénitures des voitures de luxe du dernier modèle qu’elles ont exhibées avec indécence dans les rues d’Alger pendant que d’autres ramassaient dans les décharges publiques de quoi se nourrir et nourrir leurs enfants. Nombre de vos supporters ont également couvert leurs maîtresses de bijoux, les ont habillées chez les grands couturiers et leur ont fait profiter de billets d’avion de première classe qu’ils n’ont même pas payés : ce sont des VIP, on leur offre ce genre de babioles !

D’où tiennent-ils tout cet argent? D’abord des commissions perçues de la part des firmes étrangères qui ont su trouver dans vos soutiens respectifs le bon filon leur garantissant des contrats mirobolants en Algérie.

Mais aussi des opérations d’import-import que l’on a vu fleurir ces vingt dernières années, des monopoles d’importation que certains – vous les connaissez parfaitement – se sont auto-attribués, des montages frauduleux de crédits bancaires bidon devenus une spécialité algérienne, des « arrangements » douaniers pour de fausses importations ou exportations… Et j’en passe, tant est large l’éventail d’opérations frauduleuses apparues dans les années 1980 et généralisées depuis 1999, et tant a été fertile l’imagination des membres de vos deux clans pour se créer des niches desquelles ils pouvaient extraire le maximum de profits.

Abdelaziz Bouteflika et vous-même saviez tout cela, mais vous avez laissé faire. Selon votre logique, vous déteniez ainsi des dossiers compromettants sur le clan adverse, des dossiers que vous dévoileriez le jour où il sera nécessaire de mettre ceux d’en face dans l’embarras: l’affaire BRC, par exemple, qui a éclaté en 2006 et dans laquelle des millions de dollars ont été détournés par certaines de vos connaissances, mais aussi par des corrupteurs américains, en est l’exemple type.

Pour votre grand bonheur, la rente pétrolière a été boostée par les prix élevés du pétrole ces vingt dernières années et a donc permis le déroulement sans anicroche de tous ces micmacs. Quant à Abdelaziz Bouteflika et vous-même, cette rente vous a permis d’acheter des consciences, des soutiens à l’intérieur et à l’extérieur du pays, de financer des parties et des partis étrangers et donc de renforcer et pérenniser votre pouvoir,…

Incompétence est l’autre terme utilisé par les milieux d’affaires étrangers pour caractériser l’Algérie. Ils savent bien entendu que tous les Algériens – Dieu soit loué – ne sont pas incompétents, tandis que l’énorme majorité de ceux avec lesquels ils traitent le sont.

Comment expliquer une telle bizarrerie? Ces cadres algériens qu’ils rencontrent, avec lesquels ils discutent affaires, ont été choisis et placés aux postes de responsabilité qu’ils occupent par vous deux. Or, le critère fondamental que vous retenez pour le choix, c’est d’abord et avant tout l’obéissance au chef du clan, pas la compétence.

Dans votre microcosme, seuls les yes men peuvent réussir. Il n’est qu’à voir pour s’en convaincre l’obséquiosité et la servilité dont font preuve certaines personnes de votre entourage. Ces béni-oui-oui oui vous aideront d’ailleurs dans la marginalisation des compétents, car ceux-ci pourraient leur faire de l’ombre.

On dit enfin banditisme – quel terme horrible – quand on parle de l’Algérie dans les cercles des investisseurs potentiels. Banditisme, bien sûr, puisqu’avant même de se rendre à Alger, les hommes d’affaires étrangers auront été approchés et conditionnés par les missi dominici du parrain algérien « en charge du dossier », qui leur signifieront les termes du « contrat ». Pas celui concernant le projet lui-même, mais celui relatif au montant de la dime, de la commission à verser, le compte auquel se fera le versement, etc. Et Dieu sait s’ils sont voraces ces parrains algériens qui exigent des pourcentages nettement supérieurs aux «moyennes communément admises en la matière». Cette commission, sera incluse dans le montant global de l’affaire, sans être pour autant déduite du profit de la firme bénéficiaire du contrat; elle ne la dérange donc pas particulièrement. Mais cette avidité au gain, cette voracité amènent ces milieux à parler de banditisme. Pauvre Algérie, qu’a-t-on fait de toi!

Alors vous, êtes-vous disposé aujourd’hui à effacer ces tâches infamantes qui salissent l’image du pays? Les dieux peuvent tout faire. Vous en avez-vous-même donné la preuve en d’innombrables occasions.

Saurez-vous pour une fois mettre le holà à ce genre de comportement?

Serez-vous plus perspicace, plus efficace que les Italiens qui annoncent 200 millions d’euros de pots-de-vin?

Sur une série de contrats d’un montant global de 11 milliards, les 200 millions de commissions annoncés représentent moins de 2%. Un seul commentaire : ridicule !

Hocine Malti

Sources: Le Matin

l’article relookée par El-Watan avait été repris sur le blog algerieinfos le 17 février 2013 – Lettre ouverte au général de corps d’armée Mohamed « Tewfik » Médiène, Rab Dzayer Rattrapez-vous, laissez-faire la justice!

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Les scandales actuels ne font que confirmer ce que nous révèlent les études…

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LES FUITE DES CAPITAUX DES PAYS DU NORD DE L’AFRIQUE

“Capital Flight from North African Countries” _

Political Economy Research Institute (PERI)

University of Massachusetts


Research report – octobre 2012

Extraits concernant l’Algérie.

Il existe des variations considérables dans les tendances selon les époques de la fuite des capitaux à travers les quatre pays d’Afrique du Nord. Dans tous ces pays, cependant, il est clair que la fuite de capitaux n’est pas un phénomène nouveau.

Les séries chronologiques de la fuite des capitaux par pays sont fournis dans le tableau annexe A.2.

Algérie

La fuite des capitaux de l’Algérie ont atteint 267 milliards de dollars (en dollars de 2010), la plus grande des quatre pays par habitant, ainsi qu’en valeur absolue.

Cette fuite a suivi une tendance générale à la hausse au fil du temps (voir figure 1).

En moyenne, le pays a perdu 6,8 milliards de dollars par an pendant la période de 1971 à 2009.

Ce montant est équivalent à 8,5 pour cent du PIB et 25,1 pour cent de la formation de capital brut annuel.

Il y a eu une forte augmentation des fuites de capitaux depuis 1999, une période qui a également vu augmenter les prix du pétrole de 14 $ le baril de 1998 à 79 $ par baril en 2010.

Le coefficient de corrélation entre la fuite des capitaux et du pétrole est de 0,66 pour la période 1971-2009 dans son ensemble, et de 0,76 pour la période 1999-2009.

Produits pétroliers pétrole, du gaz et associés représentent 97 pour cent des exportations totales de marchandises de l’Algérie, et le secteur est susceptible d’être une source importante de la fuite des capitaux.

Nos estimations indiquent que la sous-facturation à l’exportation représente à elle seule près de 40 pour cent de la fuite des capitaux en Algérie.

La forte corrélation entre les prix du pétrole et la fuite des capitaux suggère que les revenus pétroliers qui entraient au pays (plutôt que d’être retenus à l’étranger par le biais de la sous-facturation) étaient également une source de fuite des capitaux.

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Capital flight : fuite de capitaux

Oil price : prix du pétrole

Noter ce que les auteurs relèvent et qui est très frappant sur cette courbe : la très grande corrélation entre les prix du pétrole (en bleu) et la fuite des capitaux (en rouge). Elle atteint 12 milliards de dollars en 2010 !!

pour accéder au rapport complet (anglais) cliquer sur le lien …

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PARIS – IREMMO – 2 MARS: L’ ALGÉRIE, LE SAHARA ET GÉOPOLITIQUE DU MAGHREB

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L’Institut de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient nouvelles-d-orient3-jpg-3.png

et le blog Nouvelles d’Orient, animé par Alain Gresh,

vous proposent un nouveau cycle de

l’Université populaire Méditerranée Moyen-Orient


L’Algérie, le Sahara et géopolitique du Maghreb

Samedi 2 mars 10h30 – 18h00

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Séance 1 : 10h30-12h30 :

“Les Visages Changeants d’Al Qaida au Maghreb Islamique”

avec Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou,

professeur invité à l’Institut de Hautes Études Internationales et du Développement

et directeur du Programme sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au Centre de Politique de Sécurité de Genève.

Ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de Mauritanie,

il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont :

  • “Contre-Croisade : origines et conséquences du 11 septembre” (L’Harmattan, 2004, réed. 2011).

Séance 2 : 14h-16h :

“L’échec du modèle économique algérien”

avec Mourad Ouchichi,

professeur d’économie à l’université de Béjaïa.

Auteur d’une thèse intitulée

  • “L’obstacle politique aux réformes économiques en Algérie”

    soutenue à l’Université Lumière Lyon 2 en 2011.


Séance 3 : 16h-18h :

“ Les relations de l’Algérie avec ses voisins : Maroc, Mali, Tunisie, Libye…”

avec Akram Belkaid,

journaliste indépendant et essayiste spécialiste du monde arabe, des questions énergétiques et d’économie internationale.

Il est l’auteur entre autre de

  • À la rencontre du Maghreb (Éditions La Découverte-IMA)
  • et de “Un regard calme sur l’Algérie” (Éditions du Seuil).

Prochain cycle hors les murs de l’Université populaire Méditerranée Moyen-Orient _ à Ivry-sur-Seine

en partenariat avec le Conseil général du Val-de-Marne

aura lieu le jeudi 28 février et le samedi 2 mars.


Renseignements, tarifs et inscriptions :

universite-populaire@iremmo.org

Inscription à la journée:

20 € (12 € pour les étudiants et demandeurs d’emploi)

Inscription à l’année:

120 € (80 € en tarif réduit)


iReMMO 5, rue Basse des Carmes 75005 Paris

(Maubert Mutualité)

01 43 29 05 65 – www.iremmo.org


UN HOMME DU PEUPLE DE YOUCEF KHIDER LOUELH

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Un Homme du peuple

de Youcef Khider Louelh

El Dar El Othmania Éditions

Alger – 2012

312 pages


UN HOMME DU PEUPLE de YOUCEF KHIDER LOUELH – Revivre les épisodes du passé par Kaddour M’HAMSADJI – le 20 Février 2013- L’Expression;


« mémoires en minuscules » [« mémoires en minuscules » titre donné au moment de la pubication du livre de Youcef Khider LOUELH en France]] – [Livre de Nassim – préface de Sadek HadjerèsSadek Hadjerès, le 29 avril 2011;


[ENTRETIEN AVEC LAOUELH KHIDER – BRTV reçoit Khider LOUELH
pour la réédition algérienne de son livre – mise en ligne le 4 février 2013;
->#3]


par Kaddour M’HAMSADJI

Mercredi 20 Février 2013

L’Expression

Faire renaître le passé, c’est la meilleure thérapie pour l’homme d’honneur souffrant sans remède pour son propre avenir.

Ce n’est pas une philosophie: c’est une expérience de vie que nous propose Youcef Khider Louelh dans son ouvrage au titre largement explicatif “Un Homme du peuple”.

De la Kabylie à Paris, Moscou et Bakou. Parcours d’un militant progressiste, préfacé judicieusement par Sadek Hadjeres, ancien responsable national du P.C.A. et premier secrétaire du P.A.G.S. Et il y aurait, sans doute, d’autres points d’histoire encore à expliquer, à clarifier et à redresser que le préfacier écarte pour le moment et qui consisteraient à «faire l’analyse des raisons qui ont gravement compromis pour un temps les espoirs de ceux qui, comme Nassim [un des pseudonymes de l’auteur de l’ouvrage], représentaient par leurs luttes et leurs sacrifices un des noyaux de classe les plus conscients et les plus prometteurs».

Notons que l’auteur prévient dans son Avant-propos: «En 2009, la première version de ce témoignage a été publiée à Paris, suivie, en septembre 2010, d’une seconde édition sous le titre de; “Mémoires en minuscules”. Être d’ici et aussi de là-bas.»

Pour la présente édition algérienne, celle de la dynamique “El Dar El Othmania”, il précise: «Il ne s’agit en aucun cas d’une reproduction, d’une copie de ce qui a été publié en France. Le contenu de cette édition algérienne a été revu, enrichi, actualisé afin qu’il réponde, le mieux possible, à la perception, à l’approche, des faits et des événements vus d’Algérie.»

Pour l’heure, Youcef Khider Louelh s’attache à nous faire une présentation personnelle de son itinéraire d’Algérien, de militant syndicaliste et politique, ayant vécu à des époques différentes, celles du régime colonial, de la lutte de libération nationale, du début de l’Algérie indépendante et tout particulièrement celle de 1965-1989.

Cette dernière époque lui a tracé un destin nouveau, car, affirme-t-il, il s’était réfugié dans la «clandestinité», c’était le seul choix; il écrit dans son avant-propos: «Le récit qui va suivre est un témoignage, celui d’une vie, ma vie.»

L’auteur est algérien; voici quelques lignes glanées pour le situer: Étudiant à l’Institut des Sciences Sociales de Moscou, il fait un mariage russe, au moment de la “Guerre Froide” et du “rideau de Fer”. Il devient ensuite journaliste, puis directeur de Cabinet du maire de Blanc-Mesnil dans la région parisienne.

L’auteur, dont, au reste nous découvrons l’humour, le goût du langage expressif et surtout l’écriture simple, agréable, sans fioriture, sans recherche de forme littéraire, tient à cette première et significative information: «D’après mon père, émigré en France durant de longues années, j’ai vu le jour dans la nuit du 18 au 19 septembre 1936. On attendra pourtant le 13 janvier de l’année suivante pour me déclarer au service de l’état civil de la mairie de mon village. Cette date va demeurer officiellement celle de ma naissance.» Et elle restera son repère indélébile, sa référence identitaire: le droit du sol, le droit d’existence, le droit de pensée, le droit de liberté… et faut-il le mentionner, le droit à la misère et à l’exclusion dans son propre pays.

Il remonte le fil de sa mémoire. Nous le suivons sur plus de 285 pages de texte serré, si nous comptons, et il le faut, «Les instantanés d’un parcours militant» (un cahier de seize pages de photos-souvenirs du parcours) et une annexe comprenant, explique-t-il, «des extraits du courrier d’une vingtaine de pages (auquel je fais référence dans mon récit) que j’avais adressé de Paris en 1980 à la direction du P.A.G.S., en Algérie».

Youcef Khider Louelh est né dans une famille algérienne modeste à Taourirt-Moussa, situé à 20 km de Tizi Ouzou; ce village, «comme tous les autres villages kabyles, est perché au haut d’un piton.» Il y a fait sa première scolarité dans une école coranique comme la plupart des enfants «indigènes», puis dans une école française.

Encore adolescent, il rejoint son père émigré en France et travaille en usine. Il fréquente des adultes, partage leur vie très ordinaire – mais qui forge la volonté – et leur espoir de changer leur exil en un prochain retour au pays enfin, un jour, débarrassé du colonialisme, devenu indépendant et libre.

Il entre en clandestinité comme il entre en militantisme. Il suit le mouvement syndical et politique, adhère aux partis, très divers, qui l’éveilleront au nationalisme MTLD, FLN, CGT, PCF, PCA, ORP, PAGS. Or, dans le même temps, «la convocation» de se présenter à une caserne de Vincennes l’a démoralisé: «Pour une tuile, c’est tout un toit qui me tombait sur la tête,» écrit il.

Son incorporation forcée sous le drapeau français qui le conduit dans une Algérie en guerre a eu pour effet de renforcer ses convictions nationalistes.

À l’indépendance, il rentre en Algérie pour servir son pays, mais à partir de 1965, il opte de nouveau pour une clandestinité politique.

Cette fois, l’exil prend un autre sens, celui de l’honneur de l’homme qui veut se construire tout en ayant scotché son pays au creux de son cœur.

Peut-être, en exil se sentait-il partout en Algérie: il avait amassé tant de souvenirs, richesses absolues, pour alimenter ceux qui l’aidaient à vivre, en quelque lieu qu’il se trouve, perpétuellement en algérien. Sans doute, ce n’est qu’un point de vue, mais un point important que Youcef Khider Louelh a magnifiquement et librement développé allant de son village natal Taourirt-Moussa à Alger en passant par Bakou, Moscou et Paris.

«Voilà donc, nous dit Youcef Khider Louelh, des instants de vie qui, tour à tour, ont été heureux, complexes ou difficiles mais aussi combien enrichissants.»

Effectivement, “Un Homme du peuple” est à considérer comme un témoignage émouvant, un document d’une grande sincérité de pensée et d’écriture, un message que la jeunesse d’aujourd’hui devrait mesurer en toute équité et clairvoyance, – du fait même que l’auteur, riche de son expérience et plein d’humilité, n’hésite pas à déclarer spontanément: «Par mon récit, je n’ai voulu – ou ne veux – régler de comptes avec personne, sauf peut-être avec moi-même. Aujourd’hui, une nouvelle existence a commencé pour moi. Après onze ans de veuvage, j’ai refait ma vie en retournant aux sources, en Kabylie, ma région, mon terroir, là où sont implantées mes racines, ainsi font les vieux éléphants.»

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« PRÉFACE »

au Livre de Nassim

par Sadek Hadjerès

Quand Khider m’a sollicité pour présenter l’édition algérienne de son récit, j’ai eu un moment d’hésitation. J’ai hésité parce que, entre autre, je me jurais depuis quelques temps de ne plus engager d’autres écrits que ceux déjà entamés. Plusieurs de mes amis me pressaient de ne plus interrompre mes travaux et de ne pas me disperser.

Mais comment me dérober aux souhaits d’un ancien ami, resté toujours pour moi « Nassim », le frère, le camarade, un de mes proches compagnons de lutte des quelques premières années de ma deuxième vie clandestine de vingt-quatre ans (1965 – 1989). Et puis, j’étais séduit d’avoir sous les yeux, spontanément réalisé par lui, un genre de témoignages que je n’ai cessé de recommander à tous mes amis dont la trajectoire de vie et de lutte avait croisé la mienne. J’estimais qu’avec chaque nouvelle pièce aussi minime soit-elle, mais ajoutée au puzzle de la trame historique algérienne et mondiale, les jeunes générations auraient une idée plus précise de ce que leurs prédécesseurs ont espéré, vécu et réalisé plus ou moins bien. Je me suis donc décidé à écrire cette préface. Elle se rapporte essentiellement à la partie de son itinéraire que nous avions vécu côte à côte. Que le lecteur me pardonne si mon propos, centré sur cette période et influencé par elle, est forcément partiel et assume volontiers une part de subjectivité.

Voilà donc que Nassim, une quarantaine d’années après que nous nous soyons perdus de vue, m’envoie ce qu’il avait écrit, sans ambition littéraire ou politique particulière, comme l’indique le titre qu’il lui avait donné modestement: «mémoires en minuscules ». Pouvais-je rester indifférent à sa démarche par laquelle, sans complexe et en toute simplicité, il nous donnait à découvrir des pans entiers de son itinéraire personnel, en évitant de tomber dans les images d’Epinal, les stéréotypes consistant à idéaliser ou noircir sans mesure l’engagement d’un moment ou de toute une vie.

Je venais depuis peu d’avoir la surprise et l’immense plaisir de retrouver Nassim après notre longue séparation involontaire. Plus de quatre décennies s’étaient écoulées depuis qu’à Alger, étouffant sous la chape de plomb des premières années les plus répressives du «parti unique», le cœur serré, nous nous étions fait nos adieux. C’était juste avant qu’il n’entreprenne une traversée clandestine planifiée vers la France, où l’attendait une nouvelle étape de son destin. Au fil inexorable des avancées de l’âge, il n’est pas le seul que je croyais ne plus avoir l’occasion de revoir: membres de ma famille, anciens compagnons de jeunesse et d’études, enseignants et connaissances, compagnons de lutte les plus chers du PPA-MTLD, du PCA, du FLN et du PAGS… Impossible de compter les frustrations personnelles engendrées par les imprévus des décennies de tourments vécus par l’Algérie ! A peine avais-je eu, en 1992, la chance de croiser «Nassim», en France, le temps trop bref d’un repas. Outre le drame dans lequel commençait à à sombrer le pays, le moment n’était pas propice aux effusions et aux souvenirs : Nassim traversait l’épreuve probablement la plus douloureuse de sa vie, la grave maladie qui allait hélas, emporter, Zina, son épouse. Je reportais à plus tard et refoulais en moi, comme lui sans doute, tout ce que j’aurais aimé lui dire ou entendre de sa part après une première séparation de vingt ans. Une infinité de nos réflexions et sentiments étaient ainsi restés en suspens.

Puis en 2010, vingt nouvelles années plus tard, sur son initiative fraternelle, deuxièmes retrouvailles inespérées, grâce aux miraculeuses vertus «d’internet». Nous avons alors déroulé à loisir le film des années soixante avec ses moments tour à tour émouvants ou sombres,, exaltants ou pénibles, comiques ou désagréables. Nos mémoires et nos langues se sont enfin libérées des contraintes, des urgences, des silences imposés par les situations à haut risque de l’époque

Dans ces années difficiles, les échanges pourtant souhaités entre camarades, étaient trop rapides, amputés ou déformés par des raccourcis et des malentendus qui parfois assombrissaient jusqu’à nos moments les meilleurs et les plus solidaires. Ainsi l’avait voulu l’interminable vie clandestine qui jour après jour nous fut imposée au lendemain du putsch militaire du 19 juin 1965. Parler le moins possible de ce qui nous préoccupait et nous taraudait personnellement, se refermer sur soi, réprimer ses propres sentiments par prudence ou par pudeur, devenait à nos yeux presque une vertu. Alors que précisément, nous étions là parce que nous refusions de nous soumettre à la loi du silence et aux diktats d’un système qui avait tourné le dos aux aspirations de liberté de novembre 1954, aux espoirs d’ouverture et de bonheur du 5 juillet 1962 .

Imaginez alors l’oxygène que représente pour moi, le fait d’évoquer à travers l’ouvrage mémoriel de Khider, un peu de ces sentiments de fierté collective et de solidarité qui nous animaient au cœur des luttes et tourments de l’époque. Ancrés sur la profondeur de nos convictions communes, ces sentiments partagés nous avaient aidés à surmonter les pires moments d’une situation qui chaque jour s’éternisait en s’alourdissant. S’en souvenir aujourd’hui, les commenter ensemble, ce n’est pas vaines nostalgies « d’anciens combattants ». Plutôt une vengeance intime sur les chaînes de l’arbitraire post-colonial, qu’avec des milliers d’autres, nous avions décidé de combattre côte à côte, quels que soient les sacrifices matériels et moraux, individuels et collectifs, au quotidien et sur la longue durée.

À mes yeux, l’ouvrage de Khider a le mérite – mais seul le lecteur en jugera, de donner une certaine idée d’une vie sentimentalement tiraillée : d’un côté une vie amputée et traumatisée par les exigences d’un combat qui nous enfermait à ciel ouvert; d’un autre côté une vie soutenue par la fierté de proclamer dans les faits notre volonté de faire respecter notre qualité d’êtres humains et nos aspirations bafouées. Certains, qui ont eu la chance de ne pas vivre cet invivable, l’imaginent comme une hasardeuse et périlleuse aventure à la James Bond. Pour d’autres, ce serait une épopée idéalisée dans une auréole romantique. Il est vrai que dans notre langage codé, nous nous appelions dans les moments de détente « les Romantiques ». C’était le titre d’un ouvrage tendre et fort de Nazim Hikmet, qui, lui aussi, était longuement passé par là vie clandestine. Dans les ténèbres de l’arbitraire, une dose de romantisme était pour nous un horizon de lumière.

En fait, le monde souterrain de la clandestinité illustre deux états d’âme différents chez les intéressés. Je ne parle pas des acteurs occasionnels dont l’engagement clandestin résulte de circonstances fortuites ou involontaires, dont ils ne tarderont pas à se dégager. Quant à l’engagement des acteurs volontaires dans cet engrenage aux déroulements imprévisibles et souvent de long terme. il témoigne la plupart du temps à la fois d’un réflexe de dignité et d’n acte réfléchi. Chez nous, on dirait qu’on s’engage ainsi par «en-nif», doublé, conforté et guidé par un choix social et politique, un effort d’évaluation et de «lefhama» comme l’appele le poète Ben Mohamed dans les paroles du chant de Idir «Tighri b’ougdoud», l’appel du peuple.

Voilà pourquoi, préfacer « mémoires en minuscules » m’a donné deux occasions de grande satisfaction: à la fois apprécier les dimensions humaines de l’engagement désintéressé et en mesurer un peu plus les dimensions politiques. Dans l’ouvrage, la dimension politique constitue la toile de fond, traitée avec discrétion, à l’arrière plan et sans effets ostentatoires, comme un soubassement allant de soi, qui n’a pas besoin d’être présenté. Quant au parcours de vie personnelle, raison d’être assignée à l’ouvrage, il se déroule avec une spontanéité et une sincérité de ton qui, quelles que soient certaines inégalités de forme, soulèvent des moments de poignante émotion.

La dimension humaine, le lecteur la mesurera lui-même sans que j’aie besoin d’en rajouter. Si j’en parle ici, c’est d’abord en rapport avec notre vécu commun, parce que j’ai retrouvé dans le récit de Nassim les traits de caractère qui avaient construit ma confiance en lui dans les circonstances difficiles. Avant tout, ce n’est pas rien de faire le choix auquel il n’était pas obligé, s’engager dans la voie personnelle la plus aléatoire et la plus dangereuse pour lui, alors qu’il lui avait été proposé une tâche tout aussi honorable de représentation à l’étranger, beaucoup plus confortable et sécurisée pour la toute nouvelle famille qu’il venait de fonder. Messieurs les dénigreurs systématiques des engagements militants, présentés à satiété comme des «carriérismes» intéressés, prenez-en note à défaut d’en prendre exemple.

Il y a ensuite plusieurs épisodes vécus par lui avant que nous nous connaissions. Je les ai découverts seulement à travers le livre, tels que sa dure enfance dans une Kabylie viscéralement et parfois savoureusement évoquée, puis sa non moins traumatisante adolescence dans l’exil. Avec son apprentissage de la condition prolétarienne en France, ses sacrifices et sa persévérance pour satisfaire sa soif de connaissances et d’élévation morale. Pour finir, les situations intenables où il s’est retrouvé comme appelé dans l’armée française aux moments les plus affreux de la guerre d’Algérie et dans des conditions où il ne pouvait s’en échapper.

De tout cela, il ne m’avait pas dit un mot, ou si peu, lors des heures passées sans occupation urgente, Tout simplement, en ces circonstances, chacun de nous gardait au fond de lui ses peines et ses pensées, de crainte d’alourdir encore plus les pensées de l’autre. Les épreuves vécues côte à côte m’ont confirmé les qualités qu’il avait déployées quand son parcours avait déjà été marqué par des coups du sort, des dilemmes angoissants. Sa sensibilité extrême, parfois à fleur de peau, avait surgi de conditions de vie tourmentées, mais l’esprit de responsabilité et la probité morale lui ont le plus souvent dicté des décisions rapidement prises, qui lui coûtaient ensuite énormément mais dont il assumait courageusement les conséquences, y compris les moments ou il tournait et retournait en lui ce qu’il considérait à tort ou à raison comme des injustices ou des incompréhensions de la part de ses camarades ou responsables.

À travers son récit, on comprend mieux ce que ressentent des communistes qui honorent en actes leurs convictions et motivations premières. Contrairement aux clichés et aux idées reçues, ils ne sont pas les « robots politiques » qu’on prétend. La plupart sont certes capables de la fermeté qu’exige la lutte et qui, s’ils n’y prennent garde, peut se muer dans des conditions données en des formes préjudiciables de rigidité ou d’intolérances. Mais ils sont avant tout des êtres humains, pétris de chair, de sang et de nerfs, d‘autant plus sensibles aux joies et souffrances de leurs familles et de leurs semblables que la révolte contre l’injustice est aux racines de leur engagement. Chez chacun d’entre eux, les qualités et les défauts sont façonnés et peuvent évoluer, en meilleur ou en moins bon, avec l’environnement historique, les influences de la société, des cadres de vie, des collectifs d’action ou d’organisation.

Nous en arrivons ainsi à la dimension du politique, de ses rapports avec la personnalité de chacun, L’ouvrage de Khider donne l’occasion d’en scruter quelques facettes, bien que son récit s’assignait un témoignage humain et personnel beaucoup plus qu’un dessein politique ou doctrinal. Je ne veux donc pas aborder le fond des convictions politiques et philosophiques intimes de Nassim. Indépendamment de ses engagements organiques, la vie les a maintenues chez lui intactes ou consolidées, tout en préservant sa liberté de jugement face aux épreuves et aux revers qui se sont abattus sur les organisations, sur le pays et sur le monde. Je voudrais seulement relever que pour lui, l’engagement n’est pas une carte en poche. Il n’est pas de ces «repentis» préoccupés de changer la couleur de leur chemise ou jusqu’à leur épiderme parce que leur statut dans l’échelle sociale a changé ou que les vents de l’Histoire se sont momentanément retournés contre les opprimés et les exploités.

Ce que j’ai aimé le plus dans cette constance de fond, c’est qu’elle n’a rien à voir avec un acte de foi ou un credo intangible, interdit à la discussion. Il a gardé la capacité de penser par lui-même, d’adhérer à une opinion ou à une orientation parce qu’il les estimait justes et non parce qu’elles étaient celles de la majorité ou de la hiérarchie. Je considérais ce trait de caractère et ce positionnement politique comme une vertu. J’appréciais le fait que tout en veillant à respecter une discipline scrupuleuse, il exprimait honnêtement son avis sans complexe. Ce qui lui a valu parfois des accrochages avec d’autres camarades à l’occasion de tâches et de corvées ingrates de liaison entre responsables de l’exécutif. J‘ai dû quelquefois arbitrer des remous et des incompréhensions, calmer et raisonner des mouvements d’humeur entre camarades qui se croyaient offensés par ses remarques mal perçues à cause de leur franche ou brusque spontanéité. La question des relations de travail exigeait en fait de tous les intéressés des efforts complémentaires. D’un côté, Nassim, comme plus ou moins chacun de nous dans des situations de malentendus et de stress, ne pouvait mesurer facilement l’impact ou le préjudice que la forme pouvait causer momentanément à un meilleur climat subjectif dans le fonctionnement des structures. D’un autre côté, il n’était pas rare que des responsables soient tentés, même inconsciemment, de restreindre ou sous-estimer le droit et le besoin pour des camarades chargés de tâches surtout pratiques, d’exprimer totalement leurs points de vue, comme si ces tâches importantes n’étaient pas éminemment politiques et ne nécessitaient pas des échanges politiques et idéologiques ouverts entre tous les militants, quelle que soit la nature de leurs tâches et leur place dans les structures. Au total, je préférais de franches incartades et désaccords bien intentionnés, à des acquiescements suivistes alors que leurs auteurs n’étaient pas tout à fait convaincus du bien-fondé des directives. Ces attitudes inspirées souvent du souci de déférence, me mettaient mal à l’aise, car elles laissaient pointer une fausse conception de la discipline ou du respect envers des représentants de la hiérarchie. En croyant défendre ou imiter la « bonne parole du chef », cela ne pouvait aboutir qu’à des applications mécaniques ou routinières des orientations proposées et nuire ainsi à leur correction et leur enrichissement.

Bien entendu, la liberté de jugement et de parole n’exclut pas les erreurs à tous les maillons de la chaîne hiérarchique dans une organisation, surtout clandestine, où les conditions propices aux échanges et aux débats sont objectivement plus restreintes. J’ai signalé à Nassim, qui m’a écouté avec attention et esprit d’ouverture, que certaines de ses appréciations envers des camarades ou des situations vécues étaient injustes, parce que selon moi elles étaient soit infondées objectivement par manque d’information, soit excessives. Quelques unes de ses appréciations au fil du récit me semblent portées de bonne foi par d’anciens points de vue subjectifs, mais non décantés suffisamment à la lumière des évolutions et des épreuves vécues. Elles méritaient d’être éclairées et replacées dans leur contexte des tensions intenses, individuelles et collectives, familiales et politiques. Le malheur et les limites d’une activité en période clandestine résident trop souvent dans le déficit multilatéral d’information et d’échanges en temps réel, aux moments les plus propices. Ce déficit empêche les camarades, chargés ou non de fonctions de direction, d’avoir des visions plus complètes et suffisamment fiables sur des données complexes.

Problème d’autant plus difficile que le parti à cette époque, se retrouvait une fois de plus confronté dans de mauvaises conditions à un lourd défi : sa réédification politique et organique après les épreuves qui depuis les années trente jusqu’aux suites de la guerre de libération avaient haché son existence par des alternatives de légalité et clandestinité partielle ou totale très rapprochées que je ne détaille pas ici. Ces situations ont nui à l’accumulation et la transmission de l’expérience collective, affaiblissant ses capacités dans les conditions successives ou combinées d’activité au grand jour ou dans la clandestinité. Entre 1962 et 1 969 particulièrement (durant le séjour algérien de Nassim) et même longtemps plus tard pour différentes autres raisons, l’organisation des communistes algériens a été empêchée de fonctionner selon les schémas classiques appropriés ou tirés de l‘expérience des anciennes périodes légales. Faute d’une vision suffisamment globale, les problèmes vécus par les acteurs leur apparaissent alors souvent dans des dimensions beaucoup plus personnelles et subjectives. Celles ci ont leur importance et méritent d’être abordées avec tact et attention. Mais elles gagnent aussi à être davantage traitées avec le correctif des visions d’ensemble. Il est plus facile aujourd’hui, avec l’expérience accumulée des évolutions algériennes et mondiales, de mettre en perspective le vécu passé des acteurs.

À propos de perspective, que dire au terme de l’incursion que je me suis permis dans le politique, bien que ce ne fût pas l’objet principal assigné par Nassim à ses «mémoires en minuscule»?

Je dirais que la génération de Khider est humainement et politiquement celle d’une Algérie d’abord prometteuse, mais dont l’élan généreux des jeunes gens et jeunes filles à l’indépendance, l’élan de toute la nation, a été entravé, traumatisé et compromis, momentanément il faut l’espérer.

À mes yeux, quand Nassim activait dans des conditions si difficiles comme tant d’autres (je pense par exemple à «Farid» qu’il évoque dans les débuts de son récit militant), il me faisait rêver aux cadres potentiels qui commençaient à émerger de l’Algérie nouvelle, cultivés et nourris des valeurs populaires, surgis du monde du travail et de la production. Ils étaient en train de façonner un possible mouvement social et politique émancipateur. Ils étaient dans l’esprit à la fois du 1er novembre 54 et de ce que signifiera profondément plus tard l’historique «24 février 1971» qui entreprit de rendre à leurs maîtres légitimes ses richesses nationales déjà en voie de pillage par les usurpateurs internes et guettées par les convoitises des monopoles internationaux. Dans les chantiers de l’édification, ces jeunes travailleurs des villes et des campagnes, tout comme les étudiants dans les universités, furent par milliers mobilisés et motivés, Comme ces dizaines de syndicalistes des grands complexes industriels et des domaines agricoles que je rencontrai lors d’une assemblée organisée au printemps 1989 à ma sortie de clandestinité. Ils m’avaient impressionné par leur maturité, leur résolution, la force tranquille et la lucidité critique avec laquelle ils évaluaient leurs bilans d’activité. Le célèbre Gallego, dirigeant espagnol des Commissions ouvrières qui jouèrent un rôle important dans la chute du régime franquiste, me dit un jour après avoir été lui aussi impressionné par la vidéo de cette réunion : vous avez là l’une des plus grandes richesses et leviers d’une Algérie sociale et démocratique.

Il restait en effet énormément à faire dans le chaos et les embûches dressés par le régime autocratique qui se pérennisait à travers un pluripartisme illusoire et anti-démocratique, cependant que le contexte international était dangereusement renversé par le démantèlement du système des Etats socialistes. L’un des militants syndicaux déjà inquiets des prémisses de ces évolutions m’avait posé à la fin de la réunion de 1989 la question : peut-on garantir que l’Algérie progressiste ne subira pas les mêmes glissements ? Je lui répondis que nul ne pourra le garantir sinon vous-mêmes.

Beaucoup allait donc dépendre de la capacité des militants issus du monde du travail et de la production à devenir dans le pays le centre de gravité influent des nouveaux mouvements sociaux et politiques de cette transition incertaine. Il restait, dans les partis de progrès, à commencer par le nôtre, à opérer la jonction entre les militants issus de ce monde du travail avec les cadres intellectuels authentiques et non opportunistes, aguerris eux aussi dans les luttes de masse du quart de siècle écoulé. Ce n’est pas pour rien que dans la conjoncture nationale et mondiale du début des années 1990, les pressions des clans dirigeants et des courants réactionnaires et intégristes du pays ont fait avorter ce souhaitable centre de gravité socio-politique au bénéfice de cercles d’apparatchiks et autres arrivistes de la scène politique. A la faveur d’une tragédie nationale sans précédent, les rapports de force instaurés par un régime autoritaire et corrompu ainsi que les insuffisances dans la maturité politique et idéologique des forces de progrès se sont conjugués.

Ce n’est certes pas le lieu dans cette préface de faire l’analyse des raisons qui ont gravement compromis pour un temps les espoirs de ceux qui comme Nassim représentaient par leurs luttes et leurs sacrifices un des noyaux de classe les plus conscients et les plus prometteurs. Plus que tous les autres cercles sociaux et politiques, ce noyau historique a subi les assauts croisés des forces qui s’affrontaient pour le pouvoir autocratique tout en rejetant et diabolisant les luttes sociales et idéologiques autonomes des travailleurs. Les uns brûlaient le usines et massacraient les salariés et leurs élites syndicales et politiques, les autres livraient les ressources du pays aux monopoles internationaux et aux cercles maffieux. Les uns et les autres s’enrichissaient odieusement et déniaient aux travailleurs le droit et la liberté de s’organiser.

Ces graves revers ont duré un temps. Jusqu’à la nouvelle vague de contestation sociale et démocratique mondiale et les évolutions géopolitiques de grande ampleur qui ont commencé à secouer en particulier le Sud et l’Est de la Méditerranée. A la lumière de l’expérience, les objectifs concrets et les idées que Nassim et ses camarades défendaient au prix de lourds sacrifices sont de plus en plus partagés par les jeunes générations, dans des cercles idéologiques et organiques beaucoup plus larges et diversifiés, à l’image emblématique du regretté Osmane Redouane et de son charisme unitaire et offensif.

Une floraison de productions littéraires et mémorielles accompagne donc, chacune à sa manière, les actions pacifiques et massives grandissantes des couches laborieuses, patriotiques et démocratiques.

Rien des luttes anciennes ne s’est perdu. Dans le vaste mouvement de société qui entraîne nos compatriotes sur les deux rives de la Méditerranée, s’inscrit le récit de Khider, même s’il pensait n’avoir dédié son témoignage de vie qu’à ses enfants et petits enfants.

Sadek Hadjerès, le 29 avril 2011

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voir aussi l’entretien à BRTV

BRTV reçoit Khider LOUELH

pour la réédition algérienne de son livre

Publié le 4 févr. 2013 sur Youtube

Pour visionner l’entretien

cliquer sur le lien

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http://www.youtube.com/watch?v=3JRzbfRY4lc&feature=youtu.be

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CORRUPTION ET FUITES DE CAPITAUX

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Les scandales actuels ne font que confirmer ce que nous révèlent les études…


LES FUITE DES CAPITAUX DES PAYS DU NORD DE L’AFRIQUE “Capital Flight from North African Countries” Political Economy Research Institute (PERI) – University of Massachusetts – Research report – octobre 2012;



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LES FUITE DES CAPITAUX DES PAYS DU NORD DE L’AFRIQUE

“Capital Flight from North African Countries”

Political Economy Research Institute (PERI)

University of Massachusetts


Research report – octobre 2012

Extraits concernant l’Algérie.

Il existe des variations considérables dans les tendances selon les époques de la fuite des capitaux à travers les quatre pays d’Afrique du Nord. Dans tous ces pays, cependant, il est clair que la fuite de capitaux n’est pas un phénomène nouveau.

Les séries chronologiques de la fuite des capitaux par pays sont fournis dans le tableau annexe A.2.

Algérie

La fuite des capitaux de l’Algérie ont atteint 267 milliards de dollars (en dollars de 2010), la plus grande des quatre pays par habitant, ainsi qu’en valeur absolue.

Cette fuite a suivi une tendance générale à la hausse au fil du temps (voir figure 1).

En moyenne, le pays a perdu 6,8 milliards de dollars par an pendant la période de 1971 à 2009.

Ce montant est équivalent à 8,5 pour cent du PIB et 25,1 pour cent de la formation de capital brut annuel.

Il y a eu une forte augmentation des fuites de capitaux depuis 1999, une période qui a également vu augmenter les prix du pétrole de 14 $ le baril de 1998 à 79 $ par baril en 2010.

Le coefficient de corrélation entre la fuite des capitaux et du pétrole est de 0,66 pour la période 1971-2009 dans son ensemble, et de 0,76 pour la période 1999-2009.

Produits pétroliers pétrole, du gaz et associés représentent 97 pour cent des exportations totales de marchandises de l’Algérie, et le secteur est susceptible d’être une source importante de la fuite des capitaux.

Nos estimations indiquent que la sous-facturation à l’exportation représente à elle seule près de 40 pour cent de la fuite des capitaux en Algérie.

La forte corrélation entre les prix du pétrole et la fuite des capitaux suggère que les revenus pétroliers qui entraient au pays (plutôt que d’être retenus à l’étranger par le biais de la sous-facturation) étaient également une source de fuite des capitaux.

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Capital flight : fuite de capitaux

Oil price : prix du pétrole

Noter ce que les auteurs relèvent et qui est très frappant sur cette courbe : la très grande corrélation entre les prix du pétrole (en bleu) et la fuite des capitaux (en rouge). Elle atteint 12 milliards de dollars en 2010 !!

pour accéder au rapport complet (anglais) cliquer sur le lien …

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L’ ALGÉRIE ET L’INDUSTRIALISATION BRISÉE DEPUIS LES ANNÉES 80

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quelques uns des liens disponibles sur socialgerie

autour du débat
sur le thème

« l’Algérie et l’industrialisation brisée

depuis les années 80 »


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photo Rafik Rezine

LE CONTEXTE – LES CHOIX ÉCONOMIQUES DE L’ ALGÉRIE INDÉPENDANTE

CONTRIBUTION À LA RÉFLEXION SUR DES PROBLÈMES CRUCIAUX DE L’ECONOMIE ALGÉRIENNEAbdelatif REBAH en hommage au regretté Professeur Abderrahmane FARDEHEB de l’Université d’Oran – le 23 septembre 2012 – article 937 mis en ligne le 3 octobre 2012;

http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/r.pdf

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ABDELATIF REBAH à LA NATION : «TROIS DÉCENNIES DE RESTRUCTURATIONS LIBÉRALES ONT PROVOQUÉ L’IMPASSE» Abdelatif Rebah autour de son livre « Economie algérienne le développement national contrarié » paru à Alger – édition INAS.- LA NATION EN LIGNE N°50 – article 837 mis en ligne le 2 mai 2012;

http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/TROIS_DECENNIES_DE_RESTRUCTURATIONS_LIBERALES_837.pdf

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ALGER – LIBRAIRIE « EL IDJTIHAD » : ÉCONOMIE ALGÉRIENNE – LE DÉVELOPPEMENT NATIONAL CONTRARIÉarticle 793 – mis en ligne le 13 avril 2012;

http://www.socialgerie.net/spip.php?article793

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1. 1962 – 1980 : LES CHOIX ET L’INDUSTRIALISATION EN CONSTRUCTION DANS L’ALGÉRIE INDÉPENDANTE

la brève expérience de développement national autonome

RÉFLEXIONS AUTOUR DE TROIS DÉCENNIES DE «SOCIALISME SPÉCIFIQUE» EN ALGÉRIE par Sadek Hadjerès – article 247 – mis en ligne le 1er juillet 2010;

TRIBUNES, LECTURES, OPINIONS (janvier 2011) HOMMAGE à DE BERNIS GRAND ÉCONOMISTE FRANÇAIS ET GRAND AMI DE L’ALGÉRIE par Abdelatif Rebbah , diffusion « réseau des démocrates » – article 338#1 – mis en ligne janvier 201 1 ;

http://www.socialgerie.net/spip.php?article338#1

[1962 – 1980 : L’INDUSTRIALISATION EN CONSTRUCTION DANS L’ ALGÉRIE INDÉPENDANTE – TÉMOIGNAGE – EXTRAITS D’UN TEXTE À DIFFUSION RESTREINTE DE FERNAND GALLINARI EN 2010 – article 643 – mis en ligne le 5 décembre 2011 ;

 >643]

http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/GALLINARI_SITE_643.pdf

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photo Rafik Rezine

2. LE BRADAGE DU TISSU INDUSTRIEL SOUS PRÉTEXTE DE PRIVATISATIONS OBLIGATOIRES

(APPLICATION DU PROGRAMME D’AJUSTEMENT STRUCTUREL – Accords FMI)

Avortement de la tentative de développement économique et social autonome.

Inaugurées, à pas feutrés, dès le début de la décennie 1980, sous l’ère de Chadli Benjedid, trois décennies de restructurations libérales vont en démanteler les outils essentiels et en annuler les avancées les plus remarquables en engendrant un phénomène de désindustrialisation, de régression sociale, de panne structurelle du développement et de fragilisation de l’Etat national.

Avènement d’une multinationale : MITTAL STEEL – L’IRRÉSISTIBLE ASCENSION DE LAKSHMI NARAYAN MITTAL ( L N M )!8 février 2006, par Ould Sidi Rached- article 58 – mis en ligne le 17 juillet 2009;

http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/Z_2006_Avenement_d_une_multinationale.pdf


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photo Claude Bricage

LES LUTTES DES TRAVAILLEURS

1988

1988 – 1989 : LUTTES POUR DES SYNDICATS REPRÉSENTATIFS à EL-HADJAR (SIDÉRURGIE) et à CONSTANTINE (COMPLEXE MOTEURS – TRACTEURS) – 1988 – 1989 : LUTTES POUR DES SYNDICATS REPRÉSENTATIFS SAOUT EL CHÂAB, N° 175, le 7 juin – article 56 – mis en ligne le 14 juillet 2009;

mai 2011

ANNONCE D’UNE GRÈVE ILLIMITÉE LE 28 MAI 2011 à ARCELOR MITTAL – ANNABAarticle 495- mis en ligne mai 2011 ;

INDUSTRIE : LES OUVRIERS RELÈVENT LA TÊTE – article 506 – mis en ligne le 2 juin 2011 sources “algerieinfos”;

ALGÉRIE : À L’APPROCHE DES CONGRÈS SYNDICAUX, LE MONDE DU TRAVAIL SE DÉFEND article 530 – mis en ligne le 26 juin 2011- algérieinfos

LES OUVRIERS REMETTENT EN CAUSE LA PRIVATISATION DE LEURS USINES – article 625 – mis en ligne le 2 novembre 2011;

décembre 2011

SONATRACH EST-ELLE DIRIGÉE PAR LES ALGÉRIENS? EL-HADJAR, CE N’EST PAS EN NOUVELLE-ZELANDE! sources: algerieinfos – maghrebemergent – Le Soir d’Algérie – article 682 – mis en ligne le 26 décembre 2011

Il faut se rappeler le coup porté il y a des années à la sidérurgie d’El Hadjar quand « on  » s’est mis à importer du fer à béton que le complexe était à même de fabriquer à la satisfaction des besoins nationaux [1]… Pour parvenir à faire passer ce crime économique, en même temps que le complexe était désarticulé et conduit à une privatisation forcée, douteuse et opaque, certains cadres syndicalistes sidérurgistes ont été agressés en même temps qu’étaient emprisonnés des cadres honnêtes de la sidérurgie qui étaient au service de l’intérêt national [2]…

2012

RÉVÉLATIONS SUR LES MAGOUILLES D’ ARCELOR MITTAL (LE TEMPS D’ ALGÉRIE, LE 13 JANVIER 2012)L’ARNAQUE D’ARCELOR MITTAL (8 JANVIER – El-WATAN)DOSSIERarticle 709 – mis en ligne le 14 janvier 2012;

ARCELORMITTAL ANNABA – SURFACTURATIONS ET TRANSFERTS ILLÉGAUX DE DEVISESenquête exclusive de « Le Temps d’ Algérie » sur des transactions faites par le géant de l’acier – article 709#1 – mis en ligne le 13 janvier 2012;

L’ARNAQUE D’ ARCELOR MITTALUn éditorial de Liès Sahar – El Watan – article 709#2 – mis en ligne le 8 janvier 2012;

Articles précédents mis en ligne par socialgerie…

LES MULTINATIONALES SUR LE DOS DE L’ALGÉRIE ET DE SES TRAVAILLEURSarticle 1017 – mis en ligne le 5 décembre 2012;


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photo Claude Bricage

LES DÉBATS

LA THÉORIE

LES ÉCONOMISTES

AUTOMNE 2011

« Forum d’acteurs économiques du secteur privé », publié dans « Liberté » du 23 novembre 2011. DOSSIER ET DÉBAT L’ ÉCONOMIE ALGÉRIENNE – QUELLE RELANCE ? LE DÉBAT EST OUVERT OPINIONS AUTOUR DU « PATRIOTISME ÉCONOMIQUE »article 650 – mis en ligne le 28 novembre 2011;

http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/2011_11_27_650_forum_economie_2.pdf

COMMENTAIRE de SOCIALGERIE: … La place légitime et utile du secteur privé productif et l’impérative nécessité de l’assainissement du secteur d’État et public qui doit être délivré des maux qui l’ont miné et saboté…. http://www.socialgerie.net/spip.php?article650#2;

LA QUESTION DU PROBLÈME À DÉBATTREarticle 649 – mis en ligne le 28 novembre 2011;

http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/la_question_du_pb_a_debattre.pdf

Nombreux autres textes RUBRIQUE ÉCONOMIE

http://www.socialgerie.net/spip.php?rubrique12

PRINTEMPS – AUTOMNE 2012

RENTE ET COMPROMIS SOCIAL EN ALGÉRIE : VERS LA RUPTURE? L’initiative du “Forum des chefs d’entreprise” intitulé « De l’urgence d’une nouvelle économie moins dépendante des hydrocarbures » et particulièrement, selon le compte rendu qu’en fait El Watan du 15 mars 2012 – article 787- mis en ligne le 29 mars 2012;

[CONTRIBUTION A LA RÉFLEXION SUR DES PROBLÈMES CRUCIAUX DE L’ECONOMIE ALGÉRIENNEAbdelatif REBAH en hommage au regretté Professeur Abderrahmane FARDEHEB de l’Université d’Oran – le 23 septembre 2012 – article 937 mis en ligne le 3 octobre 2012;

 >937]

http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/r.pdf

ABDELATIF REBAH à LA NATION : « TROIS DÉCENNIES DE RESTRUCTURATIONS LIBÉRALES ONT PROVOQUÉ L’IMPASSE » Abdelatif Rebah autour de son livre « Economie algérienne le développement national contrarié » paru à Alger – édition INAS.- LA NATION EN LIGNE N°50 – article 837 mis en ligne le 2 mai 2012;

http://www.socialgerie.net/IMG/pdf/TROIS_DECENNIES_DE_RESTRUCTURATIONS_LIBERALES_837.pdf

ALGER – LIBRAIRIE « EL IDJTIHAD » : ÉCONOMIE ALGÉRIENNE – LE DÉVELOPPEMENT NATIONAL CONTRARIÉarticle 793 – mis en ligne le 13 avril 2012;

http://www.socialgerie.net/spip.php?article793


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LE CAS DE ARCELOR MITTAL ANNABA

entre autres :

voir supra

1988 – 1989 : LUTTES POUR DES SYNDICATS REPRÉSENTATIFS à EL-HADJAR (SIDÉRURGIE) et à CONSTANTINE (COMPLEXE MOTEURS – TRACTEURS)1988 – 1989 : LUTTES POUR DES SYNDICATS REPRÉSENTATIFSSAOUT EL CHÂAB, N° 175, le 7 juin – article 56 – mis en ligne le 14 juillet 2009;

Avènement d’une multinationale : MITTAL STEEL – L’IRRÉSISTIBLE ASCENSION DE LAKSHMI NARAYAN MITTAL ( L N M )!8 février 2006, par Ould Sidi Rached- article 58 – mis en ligne le 17 juillet 2009;

RÉVÉLATIONS SUR LES MAGOUILLES D’ ARCELOR MITTAL (LE TEMPS D’ ALGÉRIE, LE 13 JANVIER 2012)L’ARNAQUE D’ARCELOR MITTAL (8 JANVIER – El-WATAN) – DOSSIER – article 709 – mis en ligne le 14 janvier 2012;

    • [SONATRACH EST-ELLE DIRIGÉE PAR LES ALGÉRIENS ? – EL-HADJAR, CE N’EST PAS EN NOUVELLE-ZELANDE !
      Sources : algerieinfos – Maghreb émergent – Le soir d’Algérie mis en ligne le 26 décembre 2011, article 682 –

      Il faut se rappeler le coup porté il y a des années à la sidérurgie d’El Hadjar quand « on  » s’est mis à importer du fer à béton que le complexe était à même de fabriquer à la satisfaction des besoins nationaux. – Pour parvenir à faire passer ce crime économique, en même temps que le complexe était désarticulé et conduit à une privatisation forcée, douteuse et opaque, certains cadres syndicalistes sidérurgistes ont été agressés en même temps qu’étaient emprisonnés des cadres honnêtes de la sidérurgie qui étaient au service de l’intérêt national
      …->682]

ANNONCE D’UNE GRÈVE ILLIMITÉE LE 28 MAI 2011 à ARCELOR MITTAL – ANNABA – LES SIDÉRURGISTES DÉNONCENT LE DÉLABREMENT ORGANISÉ DU COMPLEXEmis en ligne le 25 mai 2011, article 495;

LA SIDÉRURGIE ALGÉRIENNE LAMINÉE PAR LE LIBRE ÉCHANGE article 725 – mis en ligne le 30 janvier 2012;

[

Voir aussi les très nombreux articles sur le blog algerie infos

Rubrique / Catégorie MOUVEMENTS SOCIAUX

->http://www.algerieinfos-saoudi.com/categorie-12121904.html]

[le 15 février 2013

ARCELORMITTAL ANNABA : LES SYNDICATS VEULENT LA NATIONALISATION DE L’USINE->http://www.algerieinfos-saoudi.com/article-arcelormittal-annaba-les-syndicats-veulent-la-nationalisation-de-l-usine-115366510.html]

[le 18 février 2013

MESSAOUD CHETTIH: LE SIDERURGISTE REVIENT SUR LES LIEUX DU CRIME->http://www.algerieinfos-saoudi.com/article-messaoud-chettih-le-siderurgiste-revient-sur-les-lieux-du-crime-115454189.html]

[le 16 février 2013

EL HADJAR- ARCELORMITTAL COMPTE LIQUIDER LA « ZONE CHAUDE »->http://www.algerieinfos-saoudi.com/article-el-hadjar-arcelormittal-compte-liquider-la-zone-chaude-115394260.html]

http://www.letempsdz.com/content/view/85839/1/