LE CŒUR DE CHAVEZ CONTINUE DE BATTRE DANS LES POITRINES DES PEUPLES DU MONDE »


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50 VÉRITÉS, SUR CHÀVEZ ET LA RÉVOLUTION BOLIVARIENNE!par Salim Lamrani – IRIB;


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« LE POUVOIR D’HUGO CHAVEZ A TOUJOURS REPOSÉ SUR UNE VRAIE LÉGITIMITÉ DÉMOCRATIQUE » – entretien avec Olivier Compagnon – Rosa Moussaoui – L’Humanité – le 7 mars 2013;


TU ES PARTI CAMARADE!poème de Fateh Agrane;


GRACIAS COMMANDANTE!par K. Selim – Le Quotidien d’Oran -le 7 mars 2013;


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[L’ÉNIGME DES DEUX CHAVEZ – CONTROVERSES AU VENEZUELA
par Gabriel García Márquez – LE MONDE DIPLOMATIQUE – août 2000;->br677]


[LE CŒUR DE HUGO RAFAEL CHAVEZ FRIAS, PRÉSIDENT ÉLU DE LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VÉNÉZUELA, A CESSÉ DE BATTRE
– Alger Républicain – le 7 mars 2013;->#10]


HUGO CHAVEZ, IL Y A DES MORTS QUI NE MEURENT JAMAIS – Les chroniques vénézuéliennes – par Jean Ortiz – L’Humanité – le 6 mars 2013;


CHAVEZ: COMMENT ALGER A RATÉ L’APPEL DE CARACAS – L’opinion de Abdelaziz Rehabi, ancien ambassadeurEl Watan le 8 mars 2013;


[AINSI PARLAIT HUGO CHAVEZ“Site chavezhugo” et VIDEOS sous-titrées en français –
Vincent Lapierre- http://chavezhugo.wordpress.com/
->#7]


BRUXELLES-CARACAS, LES VÉNÉZUÉLIENS NOUS RÉPONDENTDocumentaire de Vanessa Stojilkovic – publié le 23 novembre 2012 – signalé sur INVESTIG’ACTION le 6 mars 2013;


CE QU’EST CHAVEZ NE MEURT JAMAIS. C’EST L’IDÉAL INÉPUISABLE DE L’ESPÉRANCE HUMANISTE, DE LA RÉVOLUTION – Déclarations au Front de Gauche;


[الحزب الشيوعي اللبناني : لن ننسى مواقف القائد الكبير هوغو شافيز
-Assawra.Info – 6 mars 2013;->#1]


[ LES COMMUNISTES VÉNÉZUELIENS SALUENT UNE DERNIÈRE FOIS
LE «CAMARADE PRÉSIDENT » HUGO CHAVEZ
Communiqué du Parti communiste vénézuélien (PCV);->#2]


CHAVEZ – VIDEO REPRISE SUR INTERNET LE JOUR DE L’ANNONCE DE SON DÉCÈS – source facebook adressée par un lecteur du site;


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L’article donne un panorama assez objectif des différents mérites et des problèmes auxquels s’est heurté le gouvernement révolutionnaire de Chavez face à un environnement impérialiste et réactionnaire hostile.

Il y aurait lieu de signaler que parmi les difficultés majeures à surmonter, il y a les efforts pour rendre l’économie du Venezuela moins dépendante des seuls hydrocarbures et reposant davantage sur des capacités productives hors hydrocarbures.

OLIVIER COMPAGNON « LE POUVOIR D’HUGO CHAVEZ A TOUJOURS REPOSÉ SUR UNE VRAIE LÉGITIMITÉ DÉMOCRATIQUE »

Hugo Chavez 1954-2013- Pour Olivier Compagnon, spécialiste de l’histoire politique et culturelle de l’Amérique latine, l’élection de Chavez, en 1998, a représenté la première contestation, dans les urnes, des politiques néolibérales imposées par le FMI.

Que représentait Hugo Chavez dans le processus politique engagé en Amérique latine ?

Olivier Compagnon. L’expérience vénézuélienne représente un moment fondateur du virage à gauche qu’a connu l’Amérique latine dans les années 2000. Fin 1998, l’élection d’Hugo Chavez fut la première contestation populaire par la voix des urnes des plans d’ajustement structurels imposés depuis les années 1980 par les politiques néolibérales. Une bonne partie de l’émotion ressentie aujourd’hui en Amérique latine est liée à cette fonction matricielle de la première élection de Chavez.

À quel projet de société correspondait son «socialisme 
du XXIe siècle» ?

Olivier Compagnon. Apparu en 2005, le «socialisme du XXIe siècle» est un slogan politique qui ne doit pas laisser croire à une transformation radicale de la société vénézuélienne. Après quatorze ans de chavisme, le Venezuela reste en effet une société capitaliste où les intérêts privés se portent toujours très bien et où, plus que jamais, règne le consumérisme. Au niveau des pratiques, Chavez représente toutefois le retour d’un État infiniment plus redistributeur qu’il ne l’était auparavant. Cela s’est traduit par des politiques sociales novatrices au travers desquelles a été redistribuée une partie de la rente pétrolière. Le taux de pauvreté est ainsi passé de 49,4% à la fin des années 1990 à 27,8% en 2010, ce qui explique le soutien politique durable des classes populaires.

Dans la sphère occidentale, certaines voix le définissaient comme un «dictateur». Quelle était la réalité démocratique du Venezuela d’Hugo Chavez ?

Olivier Compagnon. Bien qu’il faille souligner certaines dérives autoritaires, par exemple dans le fait de gouverner par décret ou d’avoir mis la main sur une part importante des médias audiovisuels, le pouvoir de Chavez a toujours reposé sur une vraie légitimité démocratique et des élections régulières. Il a bénéficié du soutien d’une majorité de la population jusqu’à la dernière présidentielle d’octobre 2012. Il faut également insister sur la vitalité des pratiques politiques locales, dans le cadre des conseils communaux notamment, qui ont permis une réinsertion citoyenne de nombreux Vénézuéliens dans le cadre de la démocratie participative.

Incarnait-il un nouveau tiers-mondisme ?

Olivier Compagnon. Au-delà de la réactivation rhétorique de la mythologie tiers-mondiste, Chavez s’est attaché au développement de relations Sud-Sud, avec l’idée de nouer des partenariats multiples permettant aux pays – et plus généralement à l’Amérique latine – d’échapper à la traditionnelle dépendance politique et économique vis-à-vis de Washington. C’est dans ce cadre qu’on a abondamment dénoncé les liaisons dangereuses de Chavez : ainsi son soutien inconditionnel au régime de Kadhafi au nom de la création d’un axe anti-impérialiste passant également par Moscou, qui contrastait fortement avec la volonté d’approfondir les pratiques démocratiques au sein même du Venezuela. Il faut faire une place particulière au cas de l’Iran qui est un partenaire traditionnel de Caracas depuis les années 1960, dans le cadre de l’Opep, et qui le demeurera quels que soient les changements de régime dans les années à venir.

Quel sera l’impact de la disparition d’Hugo Chavez sur sa «révolution citoyenne» ?

Olivier Compagnon. C’est difficile à dire dans la mesure où le chavisme était moins le produit d’une idéologie constituée qu’une nébuleuse hétérogène dont la cohésion reposait beaucoup sur la figure du président. Il faudra examiner attentivement, dans les jours qui viennent, la façon dont Nicolas Maduro – le dauphin désigné par Chavez en décembre dernier – pourra ou non contrôler certains secteurs importants du chavisme, en particulier l’armée qui compte des prétendants au pouvoir dans ses rangs. Une fois passés l’émotion liée au décès du « Comandante » et le temps du deuil, des tensions pourraient tout à fait apparaître.

“Le Venezuela au-delà du mythe : Chavez, 
la démocratie, le changement social”, 
d’Olivier Compagnon, Julien Rebotier et Sandrine Revet, Éditions de l’Atelier, 2009.

[

Entretien réalisé par 
Rosa Moussaoui

L’Humanité, le 7 mars 2013

->http://www.humanite.fr/monde/olivier-compagnon-le-pouvoir-d-hugo-chavez-toujour-516897]

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TU ES PARTI CAMARADE!

Tu es parti camarde

Ton idéal jamais

Ne sera abattu

Car tu es victoire

Face à la haine

Que tu as combattue

Car tu bats espoir

Dans poitrines

En flèches pointues

Vers la misère

La guerre

Et les impériales battues

Car tu as su construire le rêve

Dans les yeux

Qu’on croyait

Éternellement battus

Loge nos cœurs maintenant

Camarade ou vas-tu ?

Bats en nous

Comme tu l’as toujours fait

Sans fin…sommes-là, le vois tu ?

FATEH AGRANE

Copyright tous droits réservés

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GRACIAS COMMANDANTE!

[

par K. Selim

Le Quotidien d’Oran

le 7 mars 2013

->http://www.lequotidien-oran.com/?news=5180156]

Un homme est parti. Si la perte est cruelle pour son pays, le Venezuela, elle l’est aussi pour tous ceux à travers le vaste monde qui voyaient dans le Commandant Chavez l’incarnation d’une alternative à l’horreur néolibérale, un héritier des grands «Libertadores» comme Bolivar, Sucre, Zapata ou Guevar! Le président Chavez avait repris le flambeau, piétiné par le communisme bureaucratique, d’un socialisme démocratique, humaniste et émancipateur. C’est ainsi qu’il définissait le socialisme du XXIème siècle pour la justice et la solidarité humaine défendu avec passion et conviction dans toutes les arènes de la planète.

Hugo Chavez, officier de l’armée vénézuélienne, n’a jamais renié ses origines modestes, il n’a jamais tourné le dos aux pauvres et aux défavorisés. Bien au contraire, dans un pays jusqu’alors littéralement pillé par une caste compradore à l’avidité sans frein, il a mis en œuvre une politique économique et sociale de libération. Admiré par les pauvres, apprécié des justes, Chavez était exécré par les porte-paroles des multinationales et les propagandistes du néolibéralisme financier. Cet homme a tellement fait peur aux cercles de la domination impérialiste que la campagne permanente de désinformation et d’intoxication se poursuit même au-delà de sa mort. Pourtant, nul ne peut prétendre que cet homme et son parti avaient volé la moindre élection, et nul ne peut étayer la moindre accusation sur un quelconque attentat aux droits de l’homme ou aux libertés publiques et privées. En revanche, les statistiques du FMI attestent de la réduction drastique de la pauvreté.

Qui peut ignorer l’effort soutenu contre une précarité ravageuse et qui peut nier que 30.000 médecins cubains ont contribué à assurer une couverture médicale des déshérités, abandonnés par tous les régimes précédents? Depuis fort longtemps dans un pays pétrolier, la redistribution des richesses a servi efficacement à améliorer les conditions économiques et sociales de la majorité du peuple. Mais Chavez irritait grandement les évangélistes néoconservateurs du marché illimité parce qu’il s’opposait à leur agenda global. CHAVEZ_PALESTINE66961_431295813625796_880339526_n.jpg

Comment ne pas se rappeler cette pancarte érigée au milieu du champ de ruines de la banlieue sud de Beyrouth en 2006 qui proclamait en lettres de sang «Vive le président Chavez, seul chef d’Etat arabe!» . Et qui dans le monde arabe oubliera la condamnation puissante chargée d’émotion de l’agression sioniste contre Ghaza?

Chavez a été l’un des rares chefs d’Etat après l’invasion de l’Irak à considérer publiquement Bush et Blair pour ce qu’ils sont: des criminels et des menteurs. L’internationalisme de Chavez n’était pas une posture. C’était l’axe principal d’une politique étrangère tournée vers la promotion de relations internationales apaisées, débarrassées du bellicisme américain et de ses alliés occidentaux.

Les peuples n’oublieront pas ces marques de courage dans un monde où le réalisme politique camoufle difficilement la veulerie et la soumission de dirigeants uniquement préoccupés par la conservation du pouvoir. Les Algériens ont une proximité particulière avec le président Chavez, car selon de nombreuses sources c’est aussi grâce à son intervention que la loi de retour au régime des concessions voulue par l’ancien ministre de l’Energie a été finalement retoquée.

La voix originale et puissante d’Hugo Chavez manquera. Mais le leader bolivarien a marqué son époque. Il a, de son vivant, induit des transformations fondamentales dans le cône sud d’un continent autrefois livré pieds et poings liés à l’impérialisme yankee. Hier, ils étaient nombreux en Amérique latine et ailleurs à avoir rendu un hommage à cet homme en disant à voix haute ou dans leurs cœurs : Gracias Commandante!

Sources: le Quotidien d’Oran

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Hugo Chavez a incarné à la tête du Venezuela la résistance à l’impérialisme

Dans le climat de résignation qui s’est installé dans le monde après la disparition du camp socialiste il a montré que l’impérialisme pouvait être mis sérieusement en échec. Les tentatives de l’impérialisme d’étouffer les aspirations des peuples à s’affranchir du diktat des oligarchies financières et de leurs Etats super militarisés, fauteurs de guerres, de misère et d’inégalités sociales, sont vaines lorsque les peuples se mobilisent, s’unissent et se donnent des dirigeants dévoués à leur cause.

Unis à leurs peuples, résolus à satisfaire leurs aspirations fondamentales à la démocratie, au progrès social, les dirigeants patriotiques peuvent briser les complots, les intimidations et les campagnes de mensonge et de dénigrement orchestrés par les chiens de garde du système capitaliste.

C’est un exemple pour le peuple algérien. Si Chavez a échappé à toutes les tentatives de le renverser, c’est parce qu’il a arraché les richesses pétrolières à la mainmise des compagnies étrangères et des oligarchies vénézuéliennes. Il a fait profiter les masses laborieuses de ces richesses.

Avant, n’en profitaient qu’une minorité d’exploiteurs inféodés à l’impérialisme et les magnats de la presse réactionnaire gavés de ressources volées à la nation.

Chavez n’a pas seulement mis les ressources pétrolières au service de son peuple. Il a montré par l’exemple qu’elles pouvaient être utilisées pour renforcer les solidarités internationales en Amérique latine et dans le monde.

À travers l’ALBA et d’autres actions, il a donné la preuve qu’il est ainsi possible de résister aux tentacules d’un impérialisme ne reculant devant aucun moyen pour maintenir un ordre qui se caractérise dans cette crise internationale du capitalisme par plus de richesses pour les plus riches et plus de pauvreté pour les plus pauvres.

Alger républicain invite les travailleurs, les intellectuels anti-impérialistes algériens à s’inspirer de l’expérience vénézuélienne pour mener un combat en vue de la démocratie et du progrès social et mettre en échec les plans impérialistes d’accaparement des ressources pétrolières de l’Algérie avec la complicité de traîtres à la nation, qu’ils se trouvent dans le pouvoir, dans l’opposition ou parmi les patrons de presse enrichis par une répartition injuste des revenus pétroliers et amis des ambassadeurs des États impérialistes.

Les écrivaillons qui ont repris pendant des années et avec servilité les articles de presse étrangers pour dénigrer l’action de Chavez ne méritent que le mépris du peuple algérien.

Alger républicain est solidaire de la lutte du peuple du Venezuela pour infliger une nouvelle défaite aux valets de l’impérialisme, pour aller de l’avant dans l’approfondissement du processus anti-impérialiste vénézuélien en le transformant en révolution socialiste.

[Alger républicain

le 7 mars 2013
->http://www.alger-republicain.com/]

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HUGO CHAVEZ, IL Y A DES MORTS QUI NE MEURENT JAMAIS

Les chroniques vénézuéliennes

par Jean Ortiz

[“HUGO CHAVEZ: UN PHARE S’EST ÉTEINT”

L’Humanité

le 6 mars 2013->http://www.humanite.fr/monde/hugo-chavez-un-phare-sest-eteint-516827]

Hugo Chavez est mort ce mardi à l’âge de 58 ans des suites de complications respiratoires. Chroniqueur de l’actualité vénézuélienne pour l’Humanité.fr, l’universitaire Jean Ortiz revient sur la vie du président de la république bolivarienne du Venezuela.

Il annonçait une « ère d’éveils ».

Un phare s’est éteint. Comme Bolivar lors de son serment de Rome, à 20 ans, dès le départ, Chavez s’est engagé à consacrer sa vie à améliorer le sort de ses concitoyens. Il se réclamait de lui, et était l’une des consciences de l’Amérique des peuples. Je me souviens que, lors de sa première visite à Cuba, en décembre 1994, il avait déclaré à l’université: « Un jour, nous espérons venir à Cuba les bras ouverts, et pour construire ensemble un projet révolutionnaire latino-américain ». Il annonçait une « ère d’éveils ».

Soldat rebelle, il avait créé le “Mouvement bolivarien” avec une vision à long terme pour rompre avec le bipartisme répressif et corrompu, inféodé aux Etats-Unis, de la IV République.

Chavez avait une obsession: que le Venezuela soit désormais une vraie patrie, une nation souveraine, indépendante.

Une création collective permanente

Depuis sa première élection en 1998, il s’est « radicalisé », et a, par contrecoup, contribué à politiser profondément un peuple combattif, avançant un projet anticapitaliste, sans doute le plus radical au monde depuis la chute du Mur de Berlin. Le chavisme ne relève pas du culte de la personnalité, mais bien d’une création collective permanente, pour sortir du néolibéralisme par la voie électorale, démocratique, pacifique, et aller vers un socialisme endogène, participatif, un pouvoir populaire: des « communes socialistes », des Conseils communaux…

Chavez était le fédérateur, le moteur, le centre de gravité d’un mouvement populaire pluriel, traversé de différents courants progressistes. Le peuple l’aimait parce qu’il avait changé la vie de millions de parias, parce qu’il avait du panache et du courage. Lors de la rébellion militaire de 1992, dont il fut l’instigateur, il alla au bout de la démarche. Emprisonné, il mit au point une stratégie de rassemblement qui cette fois-ci réussirait.

C’est le peuple des « ranchitos » (bidonvilles) qui descendit sur Caracas pour faire échec au coup d’Etat de 2002, et sauver son président.

Un exemple d’alternatives possibles

Chavez a fait du Venezuela un pays central pour toutes les gauches latino-américaines, et un exemple d’alternatives possibles pour les gauches du monde entier.

Il eut l’audace de réhabiliter dès 2004-2005 le mot et le concept de « socialisme ».

Un lien émotionnel, affectif, très fort, unissait Hugo Chavez et les Vénézuéliens « d’en bas ». Il était comme eux. Le petit vendeur des rues, devenu président, tenait ses promesses, lui, le « zambo » de Sabaneta, le métis de Noir et d’Indien, qui aimait chanter des chansons de son « llano » (plaine).

J’ai pu mesurer dans les beaux quartiers, la haine de classe et de race que lui vouait la bourgeoisie.

S’il se réclamait de Bolivar, ce n’était pas par opportunisme; il donnait un sens nouveau au message bolivarien, à la doctrine politique du Libertador.

L’analyse de son bilan

On l’accusait intentionnellement de « populisme », ce concept crapuleux et attrape-tout destiné à discréditer la révolution bolivarienne. Une analyse sérieuse du bilan de Chavez, des rapports sociaux, de sa pratique, des changements concrets, contredit cette allégation malveillante.

Chavez était l’homme de l’intégration continentale, son fer de lance. Pour la première fois depuis les Indépendances, l’Amérique du Sud vit une véritable communauté de valeurs, dans un monde à présent multipolaire. Chavez en a été le principal artisan.

De 1999 à 2008, il multiplia par 3 les dépenses publiques par habitants, fit reculer de 50% la pauvreté, instaura la santé et l’éducation gratuites, créa l’“ALBA” contre les accords de libre-échange, contribua à la naissance de la “CELAC”, sans les Etats-Unis, isolés désormais à l’échelle continentale.

Voilà pourquoi cet homme d’une grande stature, d’une profonde humanité, fut l’un des plus haïs, diabolisés par l’ensemble des médias internationaux, par toutes les bourgeoisies, et les fausses gauches.

Marx et Jésus

Chavez croyait en Marx et en Jésus, authentiquement. Grâce à lui, les Vénézuéliens ont bénéficié de nombreuses « missions sociales ».

L’une d’elles consiste à opérer gratuitement de la cataracte, elle s’appelle « Mission Miracle ».

Le miracle de Chavez, c’est d’être devenu un Chavez collectif, un « Chavez-peuple ». Il y a des morts qui ne meurent jamais.

Sources: le blog de Bernard Deschamps

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CHAVEZ: COMMENT ALGER A RATÉ L’APPEL DE CARACAS

L’opinion de Abdelaziz Rehabi, ancien ambassadeur

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| © AFP

Alger aurait pu mieux capitaliser une relation exceptionnelle.

Hugo Chavez s’est éteint mardi après une lutte à la fois discrète et médiatisée contre la maladie. Le Vénézuela pleure celui qui a voulu tenir tête aux Occidentaux, aux Américains en particulier, et soutenir des chefs d’Etat qualifiés par ces derniers des «terroristes» ou d’«ennemis de la démocratie». Un homme controversé, mais qui a voulu tenter, durant ces années à la tête de ce pays pétrolier, de se rapprocher de l’Algérie.

Jamais depuis l’indépendance, un chef d’Etat vénézuelien n’a effectué autant de visites en Algérie. C’est à quatre reprises qu’Hugo Chavez a foulé le sol algérien en 2000, 2001, 2006 et 2007. Beaucoup ont pu croire à un axe Alger-Caracas, à un retour à une diplomatie perdue depuis la disparition de Boumediène.

Pour Abdelaziz Rehabi, ancien ambassadeur au Mexique et connaisseur du monde latino-américain, Hugo Chavez «correspond au profil de l’Algérie des années 70-80». En tant que membre de l’OPEP, il pouvait même représenter un allié sûr.

«Au sein même de cette organisation, cependant, a poursuivi Abdelaziz Rehabi, il s’était même exprimé contre le projet de loi, très libéral de Chakib Khelil, alors ministre de l’Energie et des Mines. D’ailleurs, il avait réussi le pari de la nationalisation de la compagnie pétrolière vénézuelienne, pour en faire presque une jumelle de notre Sonatrach.»

Sur le plan diplomatique, contrairement à l’Algérie, ou à d’autre pays de l’ex-Tiers-Monde, Hugo Chavez représentait l’image d’une «autonomie diplomatique», c’est-à-dire d’un pays inféodé à aucune puissance: «Sur ce plan-là, Hugo Chavez se serait très bien entendu avec Boumediène», précise Rehabi. Hugo Chavez était admiré par beaucoup d’Algériens pour son antiaméricanisme et en vertu d’une solidarité avec Cuba.

Identité

«Au Venezuela et partout ailleurs en Amérique latine, ce sentiment s’exprime non seulement à travers le peuple, selon Abdelaziz Rehabi, mais également chez les partis dits de gauche. On le voit bien, maintenant à travers les gouvernements de beaucoup de ces pays. Je regrette vivement que l’Algérie ne s’inspire pas ou plus des diplomaties latino-américaines. D’ailleurs, la diplomatie algérienne semble être victime d’une crise d’identité alors que la diplomatie vénézuelienne a une identité.»

Autre élément qui pouvait lier fortement Chavez à l’Algérie: le soutien à la cause sahraouie et au Polisario.

À Caracas, la RASD dispose en effet d’une ambassade.

Chavez, très actif sur ce plan-là, n’a pas chômé puisque même la Palestine jouit d’un même soutien. Là aussi, Abdelaziz Rehabi le constate: «Hugo Chavez était plus courageux que ne le sont les Algériens en matière de politique étrangère non alignée.»

Que pensait réellement Chavez de l’Algérie? «Il en avait une certaine idée, l’idée d’un pays stratégique avec lequel il souhaitait faire un axe Amérique latine-Afrique, reconnaît Abdelaziz Rehabi, mais, malheureusement, la relation entre nos deux pays est restée purement symbolique. Chavez avait pu mesurer le degré d’indépendance de sa politique étrangère en matière de politique énergétique, ce qui n’est plus tout à fait le cas chez nous, alors que nous avons la même structure économique qui est basée sur le pétrole. Il faut le reconnaître, Chavez était plus avancé que nous, plus courageux.»

Les faits le démontrent: la diplomatie algérienne piétine depuis les années 1990, même si une ouverture avait été entamée, se souvient Abdelaziz Rehabi, dans les années 1980 avec Chadli, puisque ce dernier avait effectué deux tournées en Amérique du Sud, ce qui n’avait jamais été fait depuis l’indépendance. Selon un citoyen rencontré, «Hugo Chavez voulait tendre les bras vers l’Algérie, qui lui répondait timidement», même si, officiellement, le deuil semble être partagé.

La rue algérienne, elle, estime que le temps de l’anti-impérialisme est révolu en Algérie, ce qui a réellement marqué le décalage entre notre pays et le Venezuela.

Par ailleurs, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a désigné Larbi Ould Khelifa, président de l’Assemblée populaire nationale (APN), pour le représenter aux obsèques de Hugo Chavez. Ultime geste de l’Algérie à l’égard d’ El Comandante.

Sources: El-Watan

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[AINSI PARLAIT HUGO CHAVEZ

VIDEOS

sous-titrées en français->http://chavezhugo.wordpress.com/]

mises en ligne Vincent Lapierre

…Peut-être avez-vous entendu dire que cet homme est un dictateur, qu’il opprime son peuple ou qu’il bafoue la liberté d’expression dans son pays. Je vous propose simplement de regarder ces quelques vidéos traduites en français car, si votre démarche est sincère et sans a priori, c’est ici que commence pour vous un long chemin menant vers la conscience.

Conscience du fonctionnement du monde, des médias, du pouvoir et de la « réalité inversée ». Chavez diabolisé est le symbole flagrant de cette inversion factice, il est un passage permettant de traverser le miroir et contempler les mensonges du système oligarchique.

Car pour tout être humain l’écoutant sans préjugés et avec honnêteté, la voix du Président vénézuélien est celle d’un homme libre qui défend son peuple, sa Patrie, contre l’intérêt des banques et des multinationales, en un mot : de « l’Empire ». Sa politique consiste à : 1) redistribuer l’argent du pétrole à travers des programmes sociaux appelés « missions » et 2) redonner le pouvoir au peuple au moyen d’une démocratie participative. A titre personnel, son salaire est gelé à 2000 bolivars forts, soit 320 euros par mois. …

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[

certaine de ces vidéos sont reprises sur INVESTIG’ACTION:

Ainsi parlait Hugo Chavez

->http://www.michelcollon.info/Ainsi-parlait-Hugo-Chavez.html]

…/… Reniflant «une odeur de souffre» à la tribune de l’ONU, poussant la chansonnette pour Hillary Clinton en conférence de presse, délivrant ses messages de paix et d’amour à la jeunesse du monde ou éveillant la fibre patriotique des Vénézuéliens «jusque dans les c… et les ovaires», Chavez ne laissait personne indifférent à travers ses interventions.

Elles étaient toutefois passées sous silence dans les grands médias, quand elles n’étaient pas grossièrement manipulées.

C’est donc sur Internet, grâce au précieux travail de Vincent Lapierre, qu’on a pu découvrir la verve du révolutionnaire, son humour et surtout sa profonde humanité.

Extraits…
Sources:

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BRUXELLES-CARACAS, LES VÉNÉZUÉLIENS NOUS RÉPONDENT

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Documentaire de Vanessa Stojilkovic

publié le 23 novembre 2012

signalé sur INVESTIG’ACTION

6 mars 2013

«Au Venezuela, l’argent du pétrole ne profite plus aux multinationales, mais au peuple par des programmes sociaux. Qu’en pensez-vous?»

Telle était la question posée, en «vidéo-trottoir», à 20 Belges, au hasard dans la rue.

Un jeune nous a répondu :

«Le pétrole, c’est une grande ressource, mais il faut savoir l’utiliser.»

Un autre :

«C’est pas un peu utopique, tout ça?»

Alors, Chavez? Dangereux «populiste» ou alternative pour l’Amérique Latine? Ses réformes sociales ont-elles ou non changé la vie des Vénézuéliens? Vu que les médias n’expliquent rien de ces réformes, la seule manière de le savoir était d’aller sur place. Pour enfin donner la parole à ces Vénézuéliens.

Surtout que le Venezuela est menacé par les Etats-Unis. Il est donc important de savoir et faire savoir comment un pays du tiers monde reconquiert ses richesses naturelles et sa dignité au niveau international.

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pour accéder à la vidéo

cliquer sur le lien

http://www.youtube.com/watch?v=gP-v4urkLPI

la séquence tournée au Vénézuela commence à 11.19

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CE QU’EST CHAVEZ NE MEURT JAMAIS.

C’EST L’IDÉAL INÉPUISABLE DE L’ESPÉRANCE HUMANISTE, DE LA RÉVOLUTION

Mélenchon : « Chavez, c’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste, de la révolution »

Les drapeaux vénézuéliens, français et du Front de Gauche étaient en berne, dans les anciens locaux de campagne du Front de gauche aux Lilas. Jean-Luc Mélenchon y a exprimé son émotion, en ce jour de deuil, mais aussi sa colère envers les commentaires indignes à l’encontre de Chavez.

« Ce jour est un jour de deuil pour nous et pour de très nombreux peuples et militants. Nous nous sentons liés de cœur », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, visiblement très ému et fatigué. « Chavez a été la pointe avancée d’un processus large dans l’Amérique latine qui a ouvert un nouveau cycle pour notre siècle, celui de la victoire des révolutions citoyennes. (…)

Ce qu’est Chavez ne meurt jamais. C’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste, de la révolution »
, a martelé le coprésident du Parti de Gauche, précisant « il n’a pas seulement fait progresser la condition humaine des Vénézuéliens, il a fait progresser d’une manière considérable la démocratie ».

L’ancien candidat du Front de gauche s’en est pris également aux nombreux commentaires fallacieux et réjouis qui ont déferlé depuis l’annonce du décès d’Hugo Chavez. « Les Européens si prétentieux, arrogants, méprisants, l’infecte social-démocratie qui depuis 24 heures se répand en injure contre les figures progressistes d’Amérique latine feraient bien de se souvenir qu’au Venezuela contrairement à la France (…) on a fait reculer la pauvreté de manière spectaculaire, éradiqué ce qui est classé comme extrême pauvreté (…) l’analphabétisme a été éradiqué (…) on est parvenu à faire progresser de 70% la scolarisation des enfants.

Voilà le bilan que nous portons fièrement à l’heure où l’image d’Hugo Chavez va se retirer. J’ai honte pour nous tous en Europe du niveau lamentable des commentaires que j’ai vus. Comment pouvez-vous être aussi infâmes et aussi bas? Comment pouvez-vous être devenus à ce point aussi insensibles à ce que représente le progressisme latino-américain dans ces moments de l’histoire pour avoir pour tout commentaire des insultes ? ».

Jean-Luc Mélenchon a conclu avec émotion, « les cendres de Chavez sont chaudes, sont brûlantes, et nous avons au cœur non seulement l’idée que nous continuons ce combat mais la haine intacte que nous avons contre les puissants et les puissances qui même à l’heure de la mort sont incapables du respect qu’ils manifestent pour tant d’autres qui le méritent moins ».

pour voir la vidéo – AFP – 1.05

« Pour Mélenchon, ce que représentait Chavez ne meurt jamais »

aller sur le lien

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BxGxV32GGPA#!

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Egalement au Front de gauche

Pierre Laurent avait réagit plus tôt dans la journée dans un communiqué. Il a rendu hommage à Hugo Chavez qui « reste le président des gens modestes qui a apporté des avancées démocratiques et sociales sans précédent. Sous sa présidence, le Venezuela est devenu un pays indépendant et libre de la domination des pires fléaux du sous-développement dans lequel l’avaient laissé des décennies de gouvernement des forces corrompues et soumises à l’hégémonie étasunienne.

Son décès est aussi une grande perte pour l’Amérique latine tout entière, pour tous ces pays avec qui le Venezuela a développé des relations de coopération et de solidarité, pour tous les gouvernements progressistes avec qui le président Hugo Chavez Frias a commencé à construire une union continentale fondée sur le développement humain et le respect des souverainetés ».

Marie-George Buffet a de son côté envoyé ses « condoléances à Monsieur l’ambassadeur du Vénézuela suite au décès d’Hugo Chavez. J’ai tenu à lui faire part de ma tristesse et de mon émotion devant la disparition de celui qui a permis de faire entendre la voix et la volonté de celles et ceux à qui le pouvoir de l’argent l’ a toujours refusé, de celui qui permis d’ouvrir une voix différente sur le continent américain , en faveur de celles et ceux a qui tout était refusé et qui l’avaient élu dans cet objectif. »

La Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, salue également Hugo Chavez, « un combattant au service du peuple vénézuélien. » « Hugo Chavez a commencé à changer le cours des choses en mettant en œuvre une politique sociale et redistributive dans les domaines du logement, de la santé, de l’éducation, en utilisant la manne pétrolière.

Les divergences que nous avions avec certaines de ses prises de position au niveau international, en faveur de dictateurs, ne remettent pas en cause la valeur de sa politique menée en direction des couches populaires vénézuéliennes. »

À l’appel de “l’ambassade du Venezuela”, du “Front de Gauche des latinos américains de France”, du “Parti communiste français” et du “Parti de gauche”, un rassemblement aura lieu ce 6 mars à 18h30 au pied de la statue du Liberator Simon Bolivar à Paris, dans le 8ème arrondissement. La statue est située sur le cours la Reine, au débouché du pont Alexandre-III. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Jean-Luc Mélenchon, co-président du PG seront présent.

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الحزب الشيوعي اللبناني : لن ننسى مواقف القائد الكبير هوغو شافيز

Le Parti communiste libanais:

« Nous n’oublierons jamais les positions

du grand dirigeant Hugo Chávez »

à l’adresse:
http://www.Assawra.Info/spip.php?article2693

وجّه المكتب السياسي للحزب الشيوعي اللبناني الرسالة التالية الى سفارة جمهورية فنزويلا البوليفارية :

سعادة السيدة سعاد كرم-دويهي

سفيرة جمهورية فنزويلا البوليفارية في لبنان

في هذه الأوقات التي يسودها الحزن الكبير والحداد، نود أن نعبّر لكم، ومن خلالكم الى حكومة فنزويلا وشعبها ، عن تعازي الشيوعيين اللبنانيين الحارّة.

فبالنسبة لنا، يشكّل فقدان الرئيس هوغو شافيز خسارة كبيرة لقائد كبير استطاع أن يوجّه شعبه باتجاه مجتمع العدالة والتقدم. كما انها خسارة لا تعوّض لمناضل صلب وقف حتى الرمق الأخير في مواجهة المؤامرات التي حاكتها الامبريالية الأميركية ضد شعوب أميركا اللاتينية. والرئيس شافيز صديق عزيز لشعبنا اللبناني ومدافع كبير عن حقوق الشعوب العربية كلها ضد العدوانية الامبريالية والصهيونية.

لن ننسى أبدا مواقفه في الدفاع عن شعبنا في العام 2006، يوم كانت قوى العدوان الاسرائيلية تقصف مدننا وقرانا.
لن ننسى موقفه النابع من الاعماق من أجل الدفاع عن شعب فلسطين ولا قراره بقطع العلاقات الدبلوماسية مع المعتدين الصهاينة، موجها بذلك التحدي للذين ساعدوا الكيان الاسرائيلي أو قدموا له الغطاء العربي.
ستبقى ذكراه خالدة في قلوبنا وعقولنا.

بيروت في 6 آذار 2013

المكتب السياسي للحزب الشيوعي اللبناني

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LES COMMUNISTES VÉNÉZUELIENS SALUENT UNE DERNIÈRE FOIS

LE «CAMARADE PRESIDENT » HUGO CHAVEZ

Communiqué du Parti communiste vénézuélien (PCV)

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste du Venezuela, pris d’une profonde douleur face à la disparition physique de notre président Hugo Chavez, leader indiscutable du processus bolivarien au Venezuela, en Amérique latine et dans le monde, souhaite exprime sa ferme détermination à continuer à porter haut le drapeau de la lutte de la révolution socialiste et de l’unité populaire révolutionnaire.

Le président Hugo Chavez, toute sa vie durant, a consacré tous ses efforts et a contribué à la construction et à la défense de la Patrie, en quête d’une société de justice et de liberté pour les travailleurs du Venezuela, d’Amérique latine et du monde entier, à gagner dans l’affrontement avec l’impérialisme mondial et ses laquais.

Il est incontestable que notre camarade président a toujours assumé avec une exemplaire discipline et abnégation révolutionnaire, la tâche difficile et exigeante qui consiste à conduire notre Patrie sur les sentiers de la construction d’une société plus juste, en faisant l’engagement de toute sa vie.

Bureau politique du PCV, nous condamnons les politiques de guerre médiatique et de manipulation entreprises par les secteurs réactionnaires du pays, allant dans le sens de l’impérialisme états-unien, principal ennemi de la classe ouvrière et des travailleurs.

Nous appelons le peuple vénézuélien, les forces politiques et sociales révolutionnaires à serrer les rangs, à rester vigilants face aux désirs de l’impérialisme à semer le chaos et la déstabilisation dans notre pays.

Nous devons faire preuve d’un très haut niveau d’organisation et de mobilisation disciplinée de notre peuple, ce dans tous les organes créés ces dernières années.

Nous faisons parvenir à ses proches, ceux qu’il aimait le plus et ceux qui l’ont aimé si tendrement, l’expression de notre soutien et de nos condoléances, en particulier à ses enfants et à ses parents.

Le Bureau politique rend hommage au camarade président HUGO RAFAEL CHAVEZ FRIAS, cadre révolutionnaire qui restera dans l’imaginaire collectif de notre Patrie comme un exemple de détermination, de dévouement, de courage et de grandeur révolutionnaire.

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Nous lançons un appel au peuple vénézuélien à poursuivre ses efforts pour que le courage, la force, le désintéressement et l’amour infini pour l’humanité consubstantiels à la conduite et à l’action révolutionnaire du camarade président HUGO RAFAEL CHAVEZ FRIAS, soient désormais et pour toujours un exemple pour notre peuple et les nouvelles générations de combattants pour la vie.

— 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-les-communistes-venezueliens-saluent-une-derniere-fois-le-camarade-president-hugo-chavez-115930508.html

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« >Video Chavez

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MARS 2013 – LECTURES

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CHRONIQUES DU MANOUBISTANauteur: Habib Mellakh – préface: Professeur Habib Kazdaghli – édition Cérés – Tunis 2013;


PARCOURS D’UN COMMUNISTE ALGÉRIEN DE CONSTANTINEle blog de Bernard Deschamps – le 5 mars 2013;


LA GÉOGRAPHIE ÇA SERT, D’ABORD, À FAIRE LA GUERREréédition – augmenté d’une préface inédite et de nouveaux commentaires – éditions La Découverte;


ENQUÊTE SUR LE NIVEAU DE VIE DES POPULATIONS RURALES CONSTANTINNOISES DE LA CONQUÊTE JUSQU’EN 1919 Essai d’histoire économique et socialethèse de André Nouschi (parue la première fois aux PUF en 1961) – réédition par l’éditeur Bouchène en février 2013 – revue et corrigée, avec une préface de Gilbert Meynier;


LE LIVRE DES EXEMPLES, HISTOIRE DES ARABES ET DES BERBERES DU MAGHREB – Traduction de l’AUTOBIOGRAPHIE et de la MUQUADDIMA d’ IBN KHALDOUNprésentation de l’ouvrage à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis – 6 mars 2013 – en présence de Abdessalem CHEDDADI.


DU DJEBEL AUX RIZIÈRES à propos des résistancesun essai et des mémoires de Abderrezak Bouhara – présentation par Belkacem AHCENE-DJABALLAH – le Quotidien d’Oran;


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CHRONIQUES DU MANOUBISTAN

auteur: Habib Mellakh

préface: Professeur Habib Kazdaghli

édition Cérés

Tunis 2013

prix: 13 DT ( 6,5 euros

« Ces Chroniques du Manoubistan reconstituent les épisodes d’un étrange feuilleton qu’on pensait d’un autre âge. Les évènements se sont déroulés à la Faculté des Lettres de La Manouba, devenue le matin du 28 novembre 2011 l’objet d’une conquête (ghazoua) salafiste.

Elles retracent, de jour en jour, la montée de la violence jusqu’à l’absurde comparution du doyen Kazdaghli, accusé d’agression contre des étudiantes en niqab venues saccager son bureau.

Un retournement invraisemblable où, de victime, il devint coupable.

Les faits de ce livre remontent au mois de mars 2012, lorsque deux étudiantes portant le voile intégral ont mis à sac le bureau du doyen de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités (Université de Tunis-Manouba) Habib Kazdaghli. L’une d’entre elles, qui avait été exclue de la Faculté pour avoir porté le niqab en salle de cours, accuse l’universitaire de l’avoir giflée. Les deux jeunes filles sont poursuivies dans ce même procès pour avoir attaqué le bureau du doyen. Le ministère public ayant jugé bon de requalifier l’accusation en « acte de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions ».

Ces pages sont aussi un recueil de chroniques tunisiennes qui rappellent l’existence en Tunisie d’autres «Manoubistan» et que ces évènements font partie d’une campagne savamment orchestrée d’atteinte aux libertés.

Des évènements qui prouvent aussi à quel point cette offensive liberticide a pour objectif de mettre en péril le projet moderniste tunisien.

Véritable journal de combat et de défense des valeurs humanistes, ces chroniques sont enfin un hymne à la liberté et à la résistance des hommes et femmes du savoir, de la culture et des arts.

En dénonçant les briseurs de rêves, elles incarnent un espoir: que la Tunisie soit à «la hauteur» de sa Révolution.

L’auteur du livre, Habib Mellakh, enseigne depuis 1984 à la Faculté de la Manouba la littérature française, il est l’auteur d’un ouvrage sur l’œuvre de Francis Ponge intitulé « La pratique poétique pongienne ».

présentation ceresbook: http://www.ceresbookshop.com/1824-chroniques-du-manoubistan.html

(*) Reporté une première fois, en début d’année, pour le 17 janvier, le procès du doyen de la Faculté des Lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli a été reporté une seconde fois au 28 mars 2013.

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PARCOURS D’UN COMMUNISTE ALGÉRIEN DE CONSTANTINE

[

le blog de Bernard Deschamps

Mardi 5 mars 2013

->http://www.bernard-deschamps.net/article-parcours-d-un-communiste-algerien-de-constantine-115906419.html]

Voici un livre passionnant. «Le Camp des Oliviers» de William Sportisse couvre la période de 1923 à 1994. Depuis «Mémoire algérienne» d’Henri Alleg, je n’avais rien lu d’aussi fort sur l’action du Parti communiste Algérien. Une action le plus souvent sous-estimée, quand elle n’est pas carrément occultée par certains chroniqueurs.

La force et l’intérêt de cet ouvrage tiennent bien sûr à la personnalité de l’auteur, mais également à la conception qui a présidé à sa rédaction. Il s’agit d’un livre d’entretiens entre William Sportisse et un historien, Pierre-Jean Le Foll-Luciani. Cette confrontation de la mémoire et des archives écrites, officielles ou privées, lui confère une qualité historique en même temps qu’une grande charge affective. Les souvenirs personnels de William Sportisse donnent vie à la matière aride des archives.

Pas moins de quatre vingt-trois pages sont consacrées à l’enfance et à l’adolescence de celui qui deviendra un combattant de l’indépendance algérienne et un dirigeant national du PCA.

C’est l’enfance d’un petit juif, né dans une famille nombreuse de condition modeste, de culture judéo-arabe, qui parle couramment l’arabe à la maison et vit dans un quartier de Constantine peuplé d’européens très imprégnés de racisme antijuif. Ce témoignage est d’une grande valeur sur les relations entre Arabes, Juifs et Européens. La famille Sportisse était plus proche des Arabes que des Européens, au point que le grand-père avait été réticent lors de la promulgation du décret Crémieux. Il craignait d’y perdre son identité algérienne.

William va être marqué par l’exemple de son frère Lucien, son aîné de dix-huit ans, instituteur, militant de la SFIO qu’il quittera pour le PCA. Lucien Sportisse, un des «pionniers des luttes communistes algériennes», était la terreur de l’administration coloniale. Membre d’un réseau de résistance à Lyon, pendant la 2e guerre mondiale, il sera assassiné en 1944 par un agent de la gestapo. William l’a peu connu, mais a beaucoup entendu parler de lui.

Son autre frère Bernard, lui aussi instituteur (entre-autres à Akbou…) et communiste qui sera arrêté en Algérie en 1941, aura sur lui une influence plus directe.

En juin 1940, au lendemain de la signature de l’armistice par la France, William entre en clandestinité. Il a dix-sept ans. Tout en poursuivant ses études, il assure la liaison entre des dirigeants du PCA à Constantine, transporte des tracts… Il est exclu du lycée en 1941, au titre des lois vichystes antijuives. Contrairement à ce qui a été parfois affirmé, les Musulmans ne se réjouissent pas des lois contre les Juifs et ils seront nombreux à Constantine à les aider.

Dès novembre 1940, le Parti Communiste Algérien clandestin se prononce dans le premier numéro de La lutte sociale, pour «l’indépendance nationale de l’Algérie». C’est la ligne du Komintern, qu’il applique depuis fin 1939, mais à partir d’août 1941, il infléchit son orientation et William confirme que «la lutte contre le fascisme a été considérée comme primordiale au détriment de la question coloniale…» Le PCA rectifiera cette ligne qu’il jugera erronée.

Après le débarquement allié en Algérie en 1942, William Sportisse est mobilisé dans l’armée française, envoyé en Mauritanie, puis en France. Il participe en avril 1945, à la libération de la base sous-marine de la Pointe de Grave. Il sera démobilisé en septembre 1945 à Alger.

Il avait appris à Marseille, avant son retour, l’horrible répression qui s’était abattue sur le Constantinois le 8 mai 1945. «Les massacres du 8 mai 1945 venaient ruiner […] l’analyse [du PCA, selon laquelle]… «La Libération» et la construction d’une «France nouvelle» seraient un progrès pour les colonisés.» Pour sa part, l’Humanité le journal du PCF voyait dans les manifestations nationalistes du 8 mai 1945, la main des nazis, ce qui était une erreur que le PCF reconnaîtra.

Pour William, cette répression va, par contre, être un accélérateur de son évolution politique: «Ce qui s’était produit [lui était] insupportable.» et lui fera définitivement condamner la politique dite «d’assimilation».

Il va dès lors tracer son sillon qui sera, sa vie durant, d’une remarquable rectitude.

À partir de 1945, à Constantine, ensuite à Alger, dirigeant des “Jeunesses Communistes” puis de l’“Union de la Jeunesse Démocratique Algérienne” qui regroupait des jeunes nationalistes et des jeunes communistes.

Élu membre du comité central du PCA en avril 1947 et membre suppléant du bureau politique fin 1947 à 23 ans, il est de ceux qui plaident pour «un renforcement de la politique nationale» du PCA.

À la demande du parti, il revient comme permanent à Constantine où il oriente l’activité vers les catégories les plus pauvres et les fellahs. Il y tisse un réseau d’amitiés avec des militants nationalistes du PPA-MTLD, de l’UDMA et des Oulémas. Il définit ainsi sa démarche au sujet de l’Islam: «les religieux nous les respections, et luttions à leurs côtés afin qu’ils puissent pratiquer en toute liberté ce qui n’était pas le cas sous le régime colonial, ndlr]. Nous ne menions aucune propagande antireligieuse – même si c’était notre droit, pour défendre notre philosophie.», ce qui est aux antipodes des positions anticléricales de certains partis qui se prétendent laïcs, et [fera déclarer au cheikh Ben Badis: «Le communisme est le levain du peuple».

En novembre 1953, il est chargé par les partis communistes du Maghreb, de coordonner les émissions en langue arabe de “Radio-Budapest” , qu’il quittera à la fin de l’année 1955 quand la Hongrie supprimera ces émissions sous la pression du gouvernement français.

Ce sera ensuite la longue plongée dans la clandestinité à Constantine de 1956 à 1962 où il réussira à vivre et à lutter, sans être repéré et arrêté – ce qui est un exploit – grâce à sa vigilance, à sa capacité à modifier son apparence physique et… au dévouement de nombreux camarades et amis qui lui ont permis de changer très souvent de planques. Les cent trente-quatre pages qu’il consacre à cette période particulièrement dangereuse nous éclairent sur la complexité de mener de front le travail politique et la lutte armée.

Les liens d’amitié qu’il avait noués avant le déclenchement de l’insurrection lui seront bien utiles pour se lier au FLN-ALN. Le récit de l’aide aux maquis, des collectes de vêtements et de ravitaillement, de l’impression de tracts et de journaux du PCA, mais aussi du FLN, à sa demande, nous font vivre au niveau des réalités concrètes du terrain la mise en œuvre de la politique du Parti Communiste Algérien pour l’indépendance de l’Algérie. C’est sans doute une découverte pour certains lecteurs. Ce récit est bien sûr émaillé des noms de celles et de ceux, musulmans, chrétiens, juifs, athées, d’origine arabe, berbère ou européenne, qui ont participé à ce combat et qui, nombreux, sont morts pour que vive leur patrie algérienne.

La suite et la fin de l’ouvrage décrivent l’immense joie populaire le 19 mars 1962; les crimes de l’OAS qui tente de faire échec à l’indépendance; les propositions et les efforts du PCA qui sera de nouveau interdit dès novembre 1962, pour consolider celle-ci et bâtir une société de justice et de liberté qui réponde aux aspirations et aux besoins des «couches populaires et, en premier lieu des] paysans pauvres.»; les antagonismes de classes qui alors se font jour; le débat sur la nationalité algérienne; le coup d’Etat militaire qui en 1965 renverse le Président Ahmed Ben Bella; l’emprisonnement de nombreux communistes et autres démocrates; la [torture à nouveau qui n’épargnera pas Bachir Hadj Ali, le Secrétaire général du PCA .

William Sportisse fut lui aussi arrêté et torturé, avant d’être déporté au bagne de Lambèse puis assigné à résidence à Tiaret.

Les Communistes algériens, avec un sens aigu des responsabilités devant leur Peuple, soutiendront malgré tout, les mesures positives décidées et mises en œuvre sous la Présidence de Houari Boumediene, nationalisations, politique agraires, etc, en dépit de la répression dont ils étaient victimes et dont ils souffraient dans leur chair.

William Sportisse a été contraint de quitter l’Algérie en 1994, en raison des menaces précises dont il fut l’objet pendant la «décennie noire», mais son cœur est resté en Algérie où il revient désormais régulièrement; «trop vieux cependant, nous dit-il, pour s’y réinstaller.»

William Sportisse, un grand patriote algérien. À 90 ans, il est toujours communiste, membre du PADS (Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme).

Bernard DESCHAMPS

le 4 mars 2013

http://www.bernard-deschamps.net/article-parcours-d-un-communiste-algerien-de-constantine-115906419.html

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LA GÉOGRAPHIE ÇA SERT, D’ABORD, À FAIRE LA GUERRE

Edition: La Découverte

Collection : Cahiers libres

Parution : octobre 2012

Prix : 20 €

ISBN : 9782707174727

Dimensions : 135 * 220 mm

Nb de pages : 256

version numérique

présentation

auteur

table des matières

extraits presse

En 1976, la première édition de ce livre dans la «Petite collection Maspero» fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà.

Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste: il y fustigeait la «géographie des professeurs» , apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l’importance politique de toute réflexion sur l’espace – tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l’un des enseignements les plus rébarbatifs et «inutiles».

Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu’existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la «géographie des états-majors» , ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l’espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes.

À rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens, car il est impossible d’en exclure les phénomènes militaires, politiques et sociaux: des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines.

Tel était le programme de la “revue Hérodote” , lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue depuis le fer de lance d’une nouvelle géographie «géopolitique».

Trente-six ans après la parution de ce livre devenu culte, la présente édition reprend le texte original de 1976, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l’auteur.

Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les mœurs et où l’analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s’est imposée dans le débat public.

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Le 14 mars 2013 la FONDATION GABRIEL PÉRI

organise une rencontre avec YVES LACOSTE

pour tous renseignements voir la brève 652

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ENQUÊTE SUR LE NIVEAU DE VIE DES POPULATIONS RURALES CONSTANTINPOISES

DE LA CONQUÊTE JUSQU’EN 1919

->http://www.bouchene.com/index.php?page=shop.product_details&category_id=14&flypage=bookshop-flypage.tpl&product_id=147&option=com_virtuemart&Itemid=1]

Essai d’histoire économique et sociale

thèse de NOUSCHI André

réédition en février 2013 – revue et corrigée, avec une préface de Gilbert Meynier

Editions Bouchene

Histoire

Date de parution : 10 Février 2013

Préfacé par Gilbert Meynier

Réédition de la thèse publiée aux PUF en 1968.

768 PAGES • 16 X 24 CM

Réf. : 978-2-35676-024-1

ISBN 9782356760241

Prix Unitaire: 45.00 €

1962

Il y a longtemps que nous réclamions de véritables études d’histoire sociale sur l’Algérie. Pareils travaux exigent une longue période d’initiation, et les archives sont dispersées. M.André Nouschi était bien armé pour affronter ces difficultés: il est du pays, il sait l’arabe et il n’a aucun préjugé.

La thèse de Nouschi est vraiment la «somme» de ce que nous pouvons savoir de l’histoire sociale de l’Est algérien, histoire fondée pour la première fois, et très solidement, sur l’analyse du mouvement économique, la répartition de la propriété, la capacité d’achat des travailleurs. Il faudra effectuer des travaux analogues sur l’Algérois et l’Oranie. Aucun ne pourra se passer de cette enquête austère, ardue, mais richement documentée et d’une parfaite liberté d’esprit.

Marcel Emerit, 1962

2012

L’Enquête sur le niveau de vie des populations rurales constantinoises d’André Nouschi reste une œuvre incontournable sur l’histoire de l’Algérie coloniale; elle propose une réflexion, elle incite à la réflexion selon des vues qui, malgré les inévitables évolutions épistémologiques, ne sont pas périmées et ne peuvent l’être.

Elle doit être connue de tous ceux qui veulent connaître ce passé d’échanges, traumatique mais partagé d’une rive à l’autre de la Méditerranée, par les Algériens, par les Français, de France ou originaires d’Algérie, par les métis de l’identité, par les férus d’histoire, par les citoyens d’aujourd’hui de la vivante humanité.

Gilbert Meynier, 2012

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  • Couverture et présentation du livre

    format pdf

    cliquer sur le lien.

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  • Extraits de la préface de Gilbert Meynier à la thèse d’André Nouschi,

    Enquête sur le niveau de vie des populations rurales constantinoises de la conquête jusqu’en 1919. Essai d’histoire économique et sociale,


    Saint Denis, Bouchène, février 2013, LXVI-700 p. réédition, revue et corrigée)

extraits:

…] Un itinéraire de vie

L’évocation de l’itinéraire d’A. Nouschi est éclairant qui explique pourquoi il a conçu et réalisé sa thèse, en corrélations avec sa vie algérienne, son ressenti, ses convictions et son engagement.

Il est issu d’une famille juive du Maghreb: les ancêtres de sa mère, originaires d’al-Andalus via le Maroc, sont venus en Algérie au XVIe siècle; ceux de son père, Judéo-Italiens originaires de Livourne, s’y sont installés en 1736.

A. Nouschi a grandi dans une famille dont la mère était «femme au foyer» et le père huissier de justice, successivement à Aïn Bessem, non loin de Bouira, à une centaine de km au sud-est d’Alger (1923-1928), puis à Aïn El Arba, dans la plaine de la Mleta, sur la bordure méridionale de la grande sabkha d’Oran (1928-1935); enfin, de 1935 à 1957, à Alger où il a présidé la chambre départementale des huissiers – la famille quitta l’Algérie en 1962.

A. Nouschi était l’aîné de cinq garçons, nés entre 1922 et 1931 – le troisième étant mort à Aïn Bessem, à l’âge d’un an.

Il suivit son père dans ses pérégrinations professionnelles. Particulièrement marquantes, on le verra, furent les images de la misère algérienne qu’il découvrit près d’Aïn el Arba, qui gravèrent dans son esprit un réflexe de révolte contre l’injustice. Il fut reçu en 1934 au concours des bourses 1ère série, lui donnant droit à une bourse en cas de pépin familial – il avait été recalé à l’oral en 1933 pour avoir confondu Catherine et Marie de Médicis… Il fut reçu dans les premiers au certificat d’études primaires, puis il suivit un cursus secondaire plutôt brillant, entamé en 6e au lycée Lamoricière (11) d’Oran, et qu’il acheva en 1941 à Alger au lycée Bugeaud(12). Il y fut admis en hypokhâgne pour l’année 1941-42. Mais, mobilisé en décembre 1942, il ne retourna au pays natal qu’en septembre 1945.

Il réussit en un temps record à obtenir la licence d’histoire, d’abord à l’université d’Alger, puis à la Sorbonne où il réussit le certificat de géographie pour historiens en octobre 1946. Après un échec à l’agrégation d’histoire en juin 1947, il y fut reçu un an plus tard. Nommé professeur d’histoire à Oran au lycée Lamoricière, il demanda sur les conseils de médecins, en raison des troubles pulmonaires dont souffrait son épouse Janine(13), sa mutation pour Constantine – à 650 m. d’altitude. Il y enseigna au lycée d’Aumale (aujourd’hui Redha Houhou) de 1949 à 1955, via un séjour d’un an (1951-1952) au lycée de Metz où il rejoignit Janine qui y avait passé une partie de son enfance.

Alors qu’il avait entrepris sa thèse sous la direction de Charles-André Julien, il obtint pour l’année 1955-1956, aux fins de se rapprocher de bibliothèques approvisionnées et des archives du Gouvernement général, une mutation au lycée Émile-Félix Gautier(14), en bas de la rue Michelet/Didouche Mourad, au cœur d’Alger, à deux pas de l’université. Ayant réussi à obtenir un détachement au CNRS pour parfaire sa recherche, il partagea deux ans durant (1956-1958) son temps entre Alger et les bords de la Seine avant de demeurer en 1958-1959 à Paris – il soutint à la Sorbonne, non sans brio, sa (ses) thèse(s) (15) en mars 1959. (pp. V-VI)

[…]

La thèse d’André Nouschi et ses apports […]

Que dire en épilogue, un demi-siècle après la première édition – la seule jusqu’à celle qu’offrent aujourd’hui au lecteur les éditions Bouchène – de la thèse d’André Nouschi?

André Nouschi pense, non sans quelque raison, que sa recherche a modifié du tout au tout la vision courante de la colonisation en Algérie. Elle permet de découvrir ce qui avait été occulté par les parlementaires, les responsables et les universitaires français.

Comme si, subitement et au grand jour, surgit un personnage peu ou mal connu, voire inconnu: le paysan, le fellah qui représente la majorité écrasante de l’Algérie.

Nouschi avait réussi son pari de 1950: écrire l’histoire de l’économie et des fellahs sur une longue période à travers les multiples vicissitudes de l’histoire coloniale.

C’était de fait une innovation majeure dans l’histoire de la colonisation en Algérie. L’a-t-on connu en dehors de la Sorbonne, ce nouveau regard? Assurément, du moins dans les cercles de militance et de réflexion, et, il faut l’espérer, par ricochet, dans un public plus large. […]

Cette thèse est ardemment problématisée – parfois trop systématiquement pour tels recenseurs critiques –, dans la lignée de l’école des Annales.

Rappelons que Lucien Febvre et Marc Bloch furent les maîtres fondateurs, en 1929, de la revue “Annales d’histoire économique et sociale”(88); et que cette “École des Annales” fut illustrée par Fernand Braudel, Pierre Goubert, Ernest Labrousse et Pierre Vilar – ces deux derniers furent les maître du grand historien algérien ottomaniste Lemnouar Merouche(89), formé à la Zaytûna à Tunis, puis au Caire à l’université égyptienne de Gizeh, avec Mohammed Anis, l’historien de l’Égypte ottomane –, sans compter Robert Mandrou, Roger Chartier, Pierre Gourou, Georges Duby…

Pour sûr, André Nouschi ne dépare pas à côté de ces noms. Indéniable est son constat de l’appauvrissement des paysans constantinois .

Il fallait le faire dans les années cinquante du XXe siècle: soutenue en 1959, publiée en 1961, la thèse d’André Nouschi, vu le contexte d’alors, pointait comme une épine à contre-courant du politiquement correct colonial de tels universitaires patentés; et aussi de la littérature pour grand public qui commençait à faire de l’histoire contemporaine de l’Algérie, et plus précisément de la guerre d’indépendance algérienne, un thème ressassé, du meilleur jusqu’au pire, via des analyses honnêtes, sérieuses et problématisées, d’historiens crédibles, voire d’acteurs devenus des historiens vrais, et a contrario la banalité et les stéréotypes de tels libellés médiatiques à succès. [… (pp. LII-LIV)


Notes:
(11) Ultérieurement le lycée français d’Oran de l’OUCFA (Office Universitaire et Culturel Français en Algérie) ; l’auteur de ces lignes y a enseigné en 1967-1968.

(12) Aujourd’hui lycée Émir Abd el-Kader.

(13) Originaire de Beauzac, au nord de la Haute-Loire, entre Saint Étienne et Le Puy, Janine Nouschi-Vuillemey avait passé enfance à Metz, puis à Paris. Avec pour bagage une formation en droit et en psychologie, elle est de nos jours connue comme essayiste, nouvelliste et romancière dont les livres portent la marque d’un surréalisme sainement fantasque. On lui doit entre autres: “Courbessine”, Nice, Éd. Bénévent, 2003, 212 p; “Le nautile et autres nouvelles”, Nonette, CRÉER (Centre d’Études, de réalisations et d’éditions régionales), 2005, 191 p.; “Le requiem de Campra et autres nouvelles”, Brioude, CRÉER, 2010, 171 p.

(14) Ultérieurement lycée Victor Hugo, de l’OUCFA, puis Omar Racim.

(15) Il fallait alors soutenir une thèse principale et une thèse complémentaire – la thèse complémentaire d’André Nouschi était une présentation annotée de la correspondance entre le docteur Vital et Ismaël Urbain, cf. biblio, 1959. […]

(88) La revue a depuis changé cinq fois de titre. De 1946 à 1993 elle s’appela “Annales”. “Économies”, “Sociétés”, “Civilisations”, puis, depuis, “Annales. Histoire, Sciences sociales” – elle est éditée par l’École des Hautes Études en Sciences sociales (EHESS)

(89) Lemnouar Merouche, “Recherches sur l’Algérie à l’époque ottomane”, t. 1: “Monnaie, prix et revenus. 1520-1830” , Saint Denis: Bouchène, 2002, 314 p.; t. 2: “La course, mythes et réalité” , Saint Denis: Bouchène, 2007, 353 p.

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Le livre des exemples, Histoire des Arabes et des Berbères du Maghreb.

Traduction de l’autobiographie et de la Muquaddima d’ Ibn Khaldun

(Gallimard 2012-coll. La Pléiade)

Une présentation de l’ouvrage

est organisée à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis

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Mercredi 6 mars 2013

15h00

Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis

Abdessalem CHEDDADI

Professeur-chercheur d’histoire, université Mohamed V

Discutante : Mounira CHAPOUTOT

professeur d’histoire, Université de Tunis.

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Affiche_cheddadi_2013_DV (format PDF – 359.7 ko)

http://www.irmcmaghreb.org/spip.php?article336

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Livres :

par Belkacem AHCENE-DJABALLAH

Le Quotidien d’Oran

RÉSISTANCE

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DU DJEBEL AUX RIZIÈRES.

À propos des résistances.

Un essai et des mémoires

de Abderrezak Bouhara

Editions ANEP

Alger 2004

300 pages

660 dinars.

Dans son premier ouvrage, “Les viviers de la Révolution” (Casbah Editions, 2001, 336 pages,350 dinars), l’auteur – récemment décédé – avait en quelque sorte écrit ses mémoires en se limitant à sa jeunesse et à son engagement dans la lutte de libération nationale. Un livre qui a connu un certain succès, car tombé au bon moment, moment durant lequel les citoyens commencaient à “aimer” les livres d’”histoire”.

Son second livre relève d’un autre registre, mi-mémoriel, mi-essai et très réflexif…à la Bouhara, avec ce mélange et ce style un peu vieillot qui rebute, mais qui, aussi, retient car toujours porteur de sens. Les mots sont pesés, placés là où il faut, visant le “cœur de cible”, comme au champ de tir. On ne se refait pas. Militaire tu as été, militaire, tu le resteras, comme on dit. Mais, avec un cœur gros comme ça. On le sent. Ca existe chez les centurions, non?

L’auteur raconte les résistances , celles des hommes, celles des peuples, celles des armées ‘révolutionnaires”, celles des militaires (il aime bien le mot “guerrier”), l’art de la guerre, à des moments et en des lieux différents mais tellement semblables (en Algérie juste avant et après l’Indépendance en tant qu’officier chef de bataillon, sur le front de Suez avec les éléments de l’ANP, et au Vietnam en tant que diplomate), les résistances qu’il a rencontrées tout au long de son parcours militaire (en Algérie et en Egypte), politique et diplomatique ( au Vietnam ), avec des histoires bien précises, qui vous tiennent, bien souvent, en haleine, regrettant même que l’auteur n’aille pas encore bien plus loin…… afin de connaître leurs “FIN”.

Avis : Je ne m’y connais pas du tout en art militaire, mais seulement en résistance(s), je pense que ce livre devrait (il l’est déjà, certainement) être un ouvrage ayant une place importante dans les bibliothèques des écoles… militaires algériennes et même étrangères.

Il doit, aussi, être lu par tous les autres, historiens en tête, car il comporte une somme appréciable d’informations (et de photos parfois inédites) sur nos guerriers. Peut-être assez lourd à digérer, à la limite de l’académique et avec trop de matière, 300 pages, trois axes ou sujets…


Belkacem AHCENE-DJABALLAH

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TIZI-OUZOU – 23-28 MARS 2013: 13ème ÉDITION DU FESTIVAL DU FILM AMAZIGH

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communiqué du festival du film amazigh annonçant la tenue de sa 13ème édition prévue à Tizi-Ouzou du 23 au 28 Mars 2013.

Ci-dessous le communiqué et le visuel de ce rendez-vous cinématographique annuel.

Très cordialement

Si El Hachemi ASSAD

Commissaire du festival du film amazigh

http://www.film-amazigh.net


COMMUNIQUÉ

Communiqué du festival : En Français; Amazigh, Arabe



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ULƔU U° 1 / 2013

TIKLI ƔER ZDAT …

Seg isura n tmaziɣt i d-ittusneɛten ɣer tedwilt tis 13, s uzwel : « Idir asarug n Imaziɣen » i nebɣa d tajmilt i Abderrahmane Bouguermouh, yiwet seg tigejda n sinima azzayri.

Tafaska n usaru amaziɣ d nettat i d tamenzut gar tfaskiwin n sinima di Lezzayer. D nettat iɣ-d-imlan azal n usarug di tmetti-nneɣ.

Seg 23 ɣer 28 meɣres 2013, Tizi-Wezzu aɣ-d-beggen i tikkelt nniḍen d akken d tamdint n yidles akked tẓuri s umata, ama d tasekla neɣ d amezgun neɣ d sinima. Ddurt s lekmal-is deg aydeg ad nidir iḥulfan ara d-yefken kra n tafat di tudert-nneɣ akked ccfawat-nneɣ.

13 iseggasen n umbaddal n tektiwin d ulmad n tussniwin. Ass-a nezmer ad d-nini d akken tafaka-nneɣ tḥerra-d amkan-is deg ulawen n imezdaɣ n tmurt n leqbayel. Annect-a ur yezmir ad d-yili war afus n tallelt n Uɣlif n Yidles akked lebɣi n iɛeggalen n tesqamut n usuddes n temlilit-agi yettwahdan i ssinima s tmaziɣt. Mebla ma nettu afus n tallelt n tudsiwin am ONDA, APW, …atg. Annect-a nezmer ad t-nẓer deg uẓetta n tdukli teẓḍa tfaska akked tifaskiwin nniḍen ama di tmurt n Lezzayer neɣ di tmura tiberraniyin.

Aṭas n wudmawen n ssinima neɣ n tsekla ara-d-yasen si yal tama n tmurt, abaɛda si tmurt n Iferɛunen, di temnaḍt n Imaziɣen n Siwa. Tafaska ad d-faṛes tagnit iwakken ad tesfuggel amuli wis 100 n Aimé Césaire, mebla ma nettu Tafaska n Troyes.

Deg ayen yeɛnan timzizzelt, gar 33 n isura, 17 ad ttekkin deg temzizzelt n Uzemmur n uraɣ, 9 n isura ad ttekkin deg uḥric « Jeunes talents », 3 deg uḥric « doublage », 4 ad ttekkin berra n temzizzelt.

S tmuɣli ɣer zdat i nezmer ad nebnu immal. Ilaq-aɣ ad nkemmel asqucceḍ seg izri-nneɣ mebla ma neɣfel ɣef tmuɣli ɣer zdat. D wagi kan i d abrid yessawaḍen, ur ilaq ara ad t-nettu.

Si El Hachemi Assad

Aselway n tfaska n usaru amaziɣ

http:// http://www.film-amazigh.net

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الـجمهـورية الجـزائـريـة الديمقـراطيـة الشـعبيـة

Ministère de la Culture

ILƔUƔEN
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البيان رقم 01/2013

تواصلاً مع المستقبل

من أولى العروض السينمائية الأمازيغية إلى تلك المبرمجة في الدورة الثالثة عشر التي أردناها تخليداً لروح الفقيد عبد الرحمان بوقرموح، إحدى القامات البارزة في عالم الفن السابع الجزائري.

و مع الدعم المتواصل لوزارة الثقافة و تزكية السينمائيين، الفنانين و المحترفين المعروفين، أصبح مهرجان الفيلم الأمازيغي عميد المهرجانات السينمائيـة في الجزائـر. من هذا المنطلق، فإننا نجـد أنفسنا جميـعاً مرغـمين عـلى التمـحيص في دور و أثـر الصـوت و الصورة و مكانة السينما في مجتمعنا

.

في الفترة الممتدة من 23 إلى 28 مارس 2013 ستؤكد تيزي وزو مجدداً أسطورتها الناشئة: مدينة المبادرات الثقافية، الفضاء الفني المفضل، المُشِع و المتألق في طرح المواضيع الأدبية و المسرحية و السينمائية. هو أسبوع حافل بالأحاسيس النابعة من الشاشات التي ستضيء حياتنا و تثري ذاكرتنا.

ثلاثة عشر سنة من الاكتشافات و التبادلات و التمرس، تعزز مكانة تظاهرتنا السينمائية التي اكتسبت شعبيةً و محبةً لدى المواطنين. و هو كذلك ثمرة دعم وزارة الثقافة و مجهودات الفريق المنظم و العاشق للسينما.

كما يرجع الفضل كذلك إلى تشجيع و مرافقة المؤسسات العمومية لهـذا المهرجان كالديـوان الوطـني لحقـوق المؤلف و التأليف و المجلس الشعبي الولائي لتيزي وزو …الخ. هذا النضج بلغ ذروته بالنظر إلى العلاقات التي نسجها المهرجان مع باقي الهيئات و المهرجانات الثقافية و الاحترام الذي حاز عليه لدى المحترفين الفاعلين في ميدان الفن السابع و كذا الفنانين و عشاق السينما.

عدداً كبيراً من الشخصيات السينمائية و الأدبية، قادمة من مختلف مناطق البلاد و جهات أخرى، منتظرة للمشاركة في المهرجان، و بالأخص من منطقة سيوا (SIWA) بأعماق بلاد الفراعنة العريقة مصر. المناسبة ستكون سانحة لإكتشاف قسما من الثقافة الأمازيغية التي تعد إضافةً تثري تراثنا. كما سجل المهرجان ضمن برنامجه أيضاً لهذه السنة وقفة للإحتفالية السنوية الخاصة بإمي سيزير(Aimé Césaire) بالإضافة إلى البطاقة البيضاء المخصصة لمهرجان تروا (TROYES).

فيما يتعلق ببرنامج المنافسة الرسمية للمهرجان، الثرية هذه السنة، في طبعته الثالثة عشر، سيتم عرض 33 فلماً من بينها 17 فلماً مسجلين في فئة  » الزيتونة الذهبية « ، 09 أفـلام ضمن فئة  » المواهب الشابة « ، 03 أفلام في فئة  » الدبلجة بالأمازيغية  » و 04 أفلام  » خارج المنافسة « .

إن الطموحات هي التي تصنع المستقبل، لنستمر في استكشاف ماضي وطننا العظيم مع التركيز على مستقبلنا. إنها قضية مصيرية. لا بد أن لا ننسى ذلك

سي الهاشمي عصاد

محافظ مهرجان الفيلم الأمازيغي

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الـجمهـورية الجـزائـريـة الديمقـراطيـة الشـعبيـة

Ministère de la Culture

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En ligne avec l’avenir…

De la projection des premiers films amazighs à ce (13) treizième rendez-vous, placé sous le sceau : «Vivre le cinéma des Hommes Libres » et dédié à feu Abderrahmane BOUGUERMOUH, un des monuments du 7ème art algérien. Avec le soutien indéfectible du Ministère de la Culture et la caution des professionnels du cinéma et des artistes de renom, le festival du film amazigh est désormais le doyen des festivals de cinéma en Algérie. A ce titre, il interpelle chacun d’entre nous sur le rôle et l’impact des sons et des images et la place du cinéma dans notre société.

Tizi-Ouzou du 23 au 28 Mars 2013 confirmera encore une fois sa légende naissante : ville d’initiatives culturelles, espace artistique privilégié, rayonnant et audacieux, en matière littéraire, théâtrale et cinématographique. Une semaine entière faite d’émotions issues des écrans qui vont éclairer nos vies et enrichir nos mémoires.

Treize années de découvertes, d’échanges et d’apprentissage, force est aujourd’hui de reconnaître que notre manifestation cinématographique, a aujourd’hui droit de cité et a même acquis une notoriété, au grand bonheur de nos concitoyens. Cela, nous le devons aux encouragements du Ministère de la Culture et aux efforts conjugués de toute une équipe soudée et passionnée du cinéma. Nous le devons également, et particulièrement cette année, à l’accompagnement des institutions de l’Etat comme l’ONDA, APW de Tizi-Ouzou …Cette maturité est reconnaissable aux liens d’amitié que le festival a su tisser avec les autres organismes et festivals culturels, et au respect que lui témoignent les professionnels du 7ème art, les artistes et les cinéphiles.

Grand nombre de personnalités du cinéma et de la littérature viennent des quatre coins du pays et d’horizons divers, notamment de l’antique contrée des Pharaons, de SIWA dans la profonde Egypte. Nous découvrirons une part de la culture amazighe, un bouquet supplémentaire qui enrichit le patrimoine amazigh. Au menu également le festival fêtera le centième anniversaire d’Aimé Césaire et une carte blanche pour le Festival de Troyes.

Côté compétition officielle, le menu de la 13ème édition se veut, du coup, éclectique : Sur trente trois (33) films, dix sept(17) sont inscrits en catégorie « Olivier d’or », neuf(9) en « Jeunes talents », trois (3) en «Doublage» et quatre (4) en «hors compétition ».
C’est avec des ambitions que l’avenir se construit. Continuons à puiser dans le passé fécond de notre pays tout en regardant vers l’avenir. Il y va de notre survie. Ne l’oublions pas !

Si El Hachemi ASSAD

Commissaire du festival du film amazigh

http://www.film-amazigh.net

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8 MARS 2013


Que toutes les Algériennes et tous les Algériens, en pensant à cette date symbolique, fassent de chaque journée de l’année une permanente journée de lutte pour l’égalité des droits et devoirs entre hommes et femmes, pour la conquête de l’accès effectif à l’emploi, à la santé, à l’enseignement, à la solidarité sociale, au respect de la dignité individuelle et collective, que ce soit dans la rue au travail ou dans la famille.

Que l’esprit du 8 mars imprègne les mentalités comme l’une des dimensions de la lutte contre toutes les formes de discriminations, qu’elles soient liées à la condition féminine sur laquelle pèsent les plus lourdes contraintes, ou liées aux inégalités sociales, aux sensibilités identitaires, aux opinions politiques, à la façon de s’habiller et autres sources de division et de démobilisation.

Quand on touche aux libertés et droits des femmes, ce sont aussi les droits et libertés des hommes qui sont atteints et réciproquement.

Le critère fondamental reste le respect de l’autre et la solidarité face aux malheurs et aux injustices, dans les luttes pour une égale citoyenneté qui donne son plein sens à l’indépendance nationale.

Le sens du 8 mars : c’est le besoin permanent de l’unité d’action des hommes et des femmes, qui représentent les deux moitiés inséparables de la Nation et de la société.

Honneur à nos compatriotes et concitoyennes femmes, le sel de la Terre


« LA SONATRACH PEUT-ELLE ENCORE SERVIR L’ ALGÉRIE ? »

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La démonstration qui suit sur cette question, que les milieux corrompus et corrupteurs cherchent à embrouiller, est claire et convaincante:

le problème et sa solution ne sont pas du domaine de la technique mais dépendent d’un choix éminemment politique: produire ou non pour le développement économique et la justice sociale?


COMMENT PROTÉGER LA MÈRE NOURRICIÈRE?

par Hocine Bellaloufi

Algérie Confluences

Le scandale qui ébranle Sonatrach fait la une des journaux et provoque de nombreux débats dans le pays. Ceux qui exercent des fonctions dirigeantes (Président du Conseil de la nation, président de l’Assemblée populaire nationale, ministres…) ont tendance à considérer, à l’image d’Abdelkader Bensalah et de Larbi Ould Khelifa, que la corruption ne touche que quelques personnes dans un corps fondamentalement sain. Il ne faut pas, selon eux, jeter l’opprobre sur les institutions de l’Etat.

Cette attitude purement défensive est appréhendée par de nombreux citoyens comme une volonté de se disculper et de blanchir le régime. Une telle perception rejoint celles d’anciens responsables de Sonatrach et du secteur. PDG de Sonatrach jusqu’en 1977, ancien ministre et ex-Premier ministre, Sid Ahmed Ghozali, considère que la corruption n’est pas un problème de personnes, mais de pouvoir. Il inscrit explicitement l’explosion de la corruption à Sonatrach dans le processus de chasse aux sorcières effectuée au cours des dernières décennies en direction des cadres et autres techniciens de cette société nationale afin de les inciter à partir. L’objectif ultime étant selon lui «de convaincre les gens qu’il vaudrait mieux brader tout cela. Qu’il vaut mieux avoir des sociétés étrangères propres que des sociétés publiques qui n’évoluent pas! Peut-être qu’il y a des calculs de ce genre. C’est ce qu’on a fait d’ailleurs pour beaucoup d’entreprises publiques. On les a mises dans un tel état que même les plus attachés au secteur public ont voulu les privatiser.»1[Sid Ahmed Ghozali: [« Depuis 12 ou 13 ans, la corruption se pratique à l’échelle industrielle ». El Watan du 28 février 2013 ]]

Le pétrole est-il une « malédiction » ?

À la lumière de l’actuel scandale, certains affirment que le pétrole est une bénédiction pour le pays. «Sans lui, on se dévorerait les uns les autres» affirment-ils. D’autres, à l’instar de Ghozali, considèrent qu’il peut constituer la source de financement d’un développement industriel. D’autres enfin considèrent qu’il s’agit d’une malédiction. Les analystes et commentateurs néolibéraux optent pour ce troisième choix. Pour eux, la nécessaire diversification de notre industrie implique un recul de la production d’hydrocarbures. Ils jugent une telle diminution salutaire car elle obligerait à accélérer les réformes de compétitivité. Des réformes déjà imposées à l’Algérie par le FMI et la Banque mondiale dans les années 1990, au prix exorbitant que l’on sait…

En dépit des dégâts économiques et sociaux provoqués par cette politique, les néolibéraux affirment que l’industrie pétrolière constitue une entrave à la diversification de notre industrie. Or, il n’existe pas de lien mécanique entre le niveau de production d’hydrocarbures et le développement et la diversification industriels.

Tout est question de choix politique. La possession et la production de pétrole et de gaz peuvent conduire à l’enrichissement illimité des bourgeoisies compradores de pays dirigés par des familles royales ou des présidents de la république qui «investissent» prioritairement dans des dépenses improductives: armement, produits de luxe…

Elles peuvent contribuer à révolutionner le marché mondial afin de permettre à quelques Etats de le contrôler et d’exercer des pressions sur les pays concurrents ou récalcitrants… C’est exactement ce que font les Etats-Unis dans le domaine du gaz depuis 2009.

Enfin la possession et la production d’hydrocarbures peuvent favoriser le financement d’une politique de développement national en permettant une accumulation et une reproduction du capital, en approvisionnant en énergie l’appareil productif et les foyers à des prix abordables et en améliorant les conditions de vie générales de la population.

L’après-pétrole n’est pas un choix technique, mais un combat politique

Il s’avère ainsi possible d’utiliser les hydrocarbures et les entreprises nationales qui interviennent dans ce domaine pour conduire une véritable politique de développement national. Les deux premières décennies de l’Algérie indépendante (1962-1979) ont largement démontré que cela était possible, en dépit des insuffisances, limites et contradictions du projet porté par le régime d’alors.

Mais la difficulté à diversifier l’économie pour échapper à la spécialisation de celle-ci dans le domaine de la production d’hydrocarbures ou de l’extraction minière relève avant tout et fondamentalement de la logique implacable du système économique et politique mondial, celui du capitalisme impérialiste qui confine les pays du Sud les plus chanceux car pourvus de richesses naturelles dans une fonction de pays exportateurs de matières premières et de main-d’œuvre qualifiée et non-qualifiée. Cette spécialisation ne provient pas seulement du hasard ou de l’incompétence et de la corruption des dirigeants, mais s’impose de manière implacable à tous ceux qui ne lui résistent pas.

La corruption des élites économiques, sociales et politiques des pays dominés vise à les associer, en situation de subalternes, au pillage des ressources de leurs propres pays afin des les rendre incapables d’envisager ni de mener à bien une politique de développement industriel autonome. Dans les pays du Sud dominés par les grandes puissances du Nord, conduire un tel projet n’est pas une question technique, mais représente au contraire une question éminemment politique. Il s’agit d’affronter politiquement l’impérialisme, c’est-à-dire les grandes multinationales, leurs propriétaires (les banques, assurances et autres fonds de pension), leurs Etats, ceux que Samir Amin a nommé la «Triade impérialiste» (Amérique du Nord, Union Européenne et Japon), et leurs bras armés FMI, Banque mondiale, Réserve Fédérale américaine, Banque centrale européenne…

C’est ce que fit, à titre d’exemple, le régime de Houari Boumediene en nationalisant les hydrocarbures en 1971. C’est ce qu’avait fait avant lui le régime de Ben Bella en nationalisant en 1963 les terres appartenant aux étrangers. Le président Gamel Abdel Nasser avait également affronté l’impérialisme en nationalisant le Canal de Suez en 1956. Les armées britanniques, françaises et israéliennes attaqueront son pays en représailles.

L’industrialisation des pays du Sud implique donc de se confronter au refus des grandes puissances qui entendent rester maitresses du processus productif mondial, même lorsque leurs industries sont partiellement ou massivement délocalisées vers d’autres pays du Sud (Chine, Bengladesh, Inde, Europe de l’Est…).

Comment protéger Sonatrach ?

Certaines mesures de préservation de la compagnie nationale publique d’hydrocarbures peuvent et doivent être prises.

Il convient ainsi de rompre avec la logique du tout export pour éviter l’épuisement des réserves pétrolières et gazières et de permettre aux générations futures d’en profiter. Or, Abdelatif Rebah rappelle opportunément qu’afin d’assurer la couverture des besoins financiers du pays tout en subvenant longtemps encore à ses besoins de consommation «il faut produire ce qui est nécessaire pour notre développement, pas plus […] Sonatrach disposait d’ailleurs, dans les années 90, rappellent nombre de ses cadres, d’un comité d’affectation des réserves qui effectuait cet arbitrage annuellement. Avec la nomination de Chakib Khelil à la tête du secteur, cette structure a disparu pour laisser place à des objectifs très ambitieux d’exportations : deux millions de barils/jour de production de pétrole brut et 85 milliards de mètres cubes de gaz/an d’exportations àl’horizon 2010, ne tenant nullement compte de la montée des bseoins domestiques en produits pétroliers et gaziers. » [[Abdelatif Rebah : “Economie algérienne. Le développement national contrarié.” Inas éditions, Alger 2011. p. 332]]

D’autres mesures doivent être prises: renforcer la prospection d’énergies fossiles afin de renforcer les réserves actuelles, améliorer les techniques d’extraction pour pouvoir tirer le maximum des gisements actuels, revenir sur certains investissements réalisés ou projetés à l’étranger qui s’avèrent pour le moins hasardeux et renforcer les activités de formation d’ingénieurs, de techniciens et d’ouvriers qualifiés ainsi que la recherche en rouvrant les instituts qui firent la renommée de Sonatrach.

Il s’avère également possible de développer une industrie locale de fabrication d’équipements et produits pour le secteur afin de réduire la facture d’importation et d’accroître la maîtrise du processus de production.

Dans le but d’améliorer ses capacités dans tous ces domaines, Sonatrach peut promouvoir des logiques de coopération non commerciales ou mutuellement avantageuses avec des sociétés d’autres pays qui tentent d’échapper à la mainmise des héritières des sept sœurs qui dominent le marché mondial. Une coopération peut ainsi être entamée avec le Venezuela, la Chine, l’Iran, l’Equateur, la Bolivie et bien d’autres.

La lutte contre la corruption passe en amont par un contrôle accru du secteur de l’énergie en général et de Sonatrach en particulier.

Des représentants des travailleurs directement élus par eux ou délégués par leurs syndicats ainsi que des représentants de consommateurs (associations…) doivent pouvoir contrôler en toute transparence la gestion afin de mettre à jour toute anomalie dans les circuits et les comptes.

En aval, le rôle de la Justice s’avère central. Enquêter, juger voire sanctionner sans relâche tous les contrevenants est une tâche titanesque mais incontournable. La Justice algérienne en a-t-elle la capacité? Dispose-t-elle des moyens de la tâche? Il s’agit là d’autres questions, aussi fondamentales qu’incontournables, si l’on veut que Sonatrach joue effectivement son rôle.

Renouer avec une politique de développement national

Des mesures pourraient être rapidement prises pour améliorer la santé de Sonatrach et lui permettre d’être plus performante. Nous venons d’en citer quelques unes. Il en existe certainement beaucoup d’autres.

Mais Sonatrach ne pourra s’en sortir toute seule. C’est tout son environnement économique, social et politique qui doit être revu afin de lui permettre de jouer de nouveau le rôle de locomotive du développement national.

À son heure de gloire, Sonatrach était performante parce que le pouvoir possédait une véritable volonté politique et l’assurait ainsi de son soutien.

Si l’entreprise publique se porte si mal aujourd’hui, la faute en incombe à ce même pouvoir politique qui a mené, trente années durant, une politique ultralibérale fragilisant l’environnement du fleuron de l’économie nationale. Une politique qui l’a placée, sans protection, aux premières lignes de la confrontation avec les forces dominantes du marché mondial. Elle ne disposait plus alors des moyens de résister aux corrupteurs qui ne sont rien d’autres que des corrompus.

Sonatrach est ainsi appelée à jouer un rôle central dans le développement du pays. Mais elle ne pourra le faire que si un véritable projet de développement national et social est initié par l’Etat. L’avenir de Sonatrach ne relève donc pas au premier chef de la volonté propre de ses responsables et travailleurs, mais de celle du pouvoir politique censé incarner la volonté nationale. Comme le rappelait Ghozali dans l’entretien cité: «Le but lors de la création de Sonatrach était au départ de se passer de Sonatrach. Cela est un objectif de développement.»[Sid Ahmed Ghozali: [« Depuis 12 ou 13 ans, la corruption se pratique à l’échelle industrielle ». El Watan du 28 février 2013 ]]

L’avenir de l’entreprise dépendra du choix de la politique énergétique opéré par l’Etat algérien. Faut-il produire et exporter au maximum pour engranger davantage de ressources financières? Ne faut-il pas plutôt privilégier l’utilisation locale de nos ressources? Pourquoi ne pas entamer un développement plus lent, mais à long terme qui répondrait prioritairement aux besoins de la population?

Un débat de fond sanctionné par des élections permettrait au peuple algérien de décider d’une question qui le concerne au premier chef et qui concerne l’avenir des générations futures.

Le développement d’énergies renouvelables rentables et pas ou peu polluantes (solaire, éolienne et hydraulique) figure également au premier rang des mesures à prendre.

Refuser la ruineuse aventure de la production de gaz de schistes extrêmement polluante et même destructrice pour l’environnement et la population relève de la même logique.

À l’heure où l’Humanité a pris conscience de la dimension écologique, n’est-il pas temps de rompre avec la politique productiviste et énergivore dans les domaines de l’agriculture, de la construction, du transport et de l’industrie?

L’heure n’est-elle pas venue d’en finir avec le «tout béton» pour renouer avec l’architecture de terre (pierres, terre, bois…) plus économique, écologique, esthétique et sociale?

Ne conviendrait-il pas d’opter pour une politique du logement et des transports privilégiant le collectif sur l’individuel afin de changer de modèle de consommation énergétique?

Si une industrie automobile doit voir le jour dans quelques années, pourquoi ne pas privilégier dès le départ l’électricité au lieu de chercher à reproduire difficilement un modèle – celui du véhicule à essence – appelé à être supplanté à moyen terme?

Initier enfin une véritable politique d’aménagement du territoire ne constitue pas un luxe mais une nécessité afin de redonner toute sa place à une agriculture étouffée par le béton et l’urbanisation, de répartir plus harmonieusement le tissu productif et de rendre les villes plus humaines, donc habitables ?

Peut-on, finalement, oublier que le but de l’économie est de satisfaire les besoins humains et non la soif insatiable de profits d’une minorité?

Cela suppose une démocratisation effective de l’Etat algérien.

Quelles forces sociales sont susceptibles de forger et de porter un tel projet économique, social et culturel? Vaste question qui dépasse largement l’espace de ce modeste article.

Hocine Bellaloufi


FORUM DE LIBERTÉ AVEC HADJ NACER

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L’intervention de Hadj Nacer à ce forum de “Liberté” a le mérite de balayer dans une vision géopolitique globale un ensemble de questions aiguës et cruciales pour l’évolution en cours de l’Algérie.

L’économique et le financier, le social et la stratégie de développement, le politique et l’identitaire, le national et l’international sont appréhendés dans cette vue d’ensemble avec l’ouverture, le bons sens et la rationalité scientifique dont les courants conservateurs, réactionnaires et mafieux coalisés avaient réussi à briser l’élan tenté par l’éphémère gouvernement algérien réformateur de 1990-91. Avec les conséquences que l’on sait.

Les orientations qui se dégagent de ce débat et de tant d’autres allant actuellement dans le même sens, vont-elles être un des catalyseurs, des lueurs qui vont éclairer l’énorme potentiel qui se dessine pour rendre visible et viable une plate forme claire et concrète d’action commune, qui fédère les énormes forces vives et diversifiées en attente de se mobiliser dans l’action unie aux échelles locale et nationale, aux niveaux des bases populaires comme aux niveaux des hiérarchies organisées, aux niveaux de la société civile comme à ceux des institutions.

En ces jours où la disparition du grand dirigeant latino-américain Hugo CHAVEZ permet de mieux mesurer que les peuples ne sont pas voués à la fatalité de la servitude, il est permis de se poser la question:

les rêves, les ambitions de souveraineté, de liberté, de dignité sociale et humaine, sont-ils l’apanage des peuples et gouvernants courageux et lucides d’un seul continent?

S.H.


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CHECK-UP DE L’ ALGÉRIE PAR ABDERRAHMANE HADJ NACER

présenté par le blog de Algerie-info Saoudi

L’ancien gouverneur de la banque central exprime, encore une fois, des diagnostics concis et compréhensibles. Nous avons choisi de publier les articles de trois journalistes qui rendent compte ce matin du «forum de Liberté» dont Aderrahmane Hadj Nacer était hier l’invité.

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Mohamed-Chérif Lachichi

Liberté

“L’argent a cassé le pouvoir de rendre compte. La représentation démocratique a disparu au profit de la mise en place d’une oligarchie.”

Pour Hadj Nacer, quand les décideurs se libèrent de l’obligation de rendre compte et de se justifier concernant la gestion des biens publics, la corruption prend alors des ailes. Il explique, d’une manière didactique, que de par sa nature “ mafieuse”, la corruption tourne le dos à toute forme d’organisation sociale et ne reconnaît pas au citoyen le droit de participer à la vie politique.

Abordant longuement la logique financière qui a favorisé, entre autres méfaits, une exploitation irrationnelle des ressources naturelles, Hadj Nacer a révélé que la “doctrine algérienne”, qui consistait jadis à maximiser les ressources en hydrocarbures, a été reprise par les Norvégiens qui font tout aujourd’hui pour allonger la durée de vie de leurs gisements. “On ne touche pas aux bijoux de famille. On a beau reprocher des choses à l’ancien Premier ministre, Abdelhamid Brahimi, il faut lui reconnaître sa gestion des richesses du sous-sol qu’il cherchait véritablement à préserver pour les générations futures.” Et de s’interroger: “On a, aujourd’hui, des excédents financiers: pourquoi pomper autant ?”

En tant que citoyen algérien, Abderrahmane Hadj Nacer demande, à son tour, “un débat public” sur l’énergie. L’ancien gouverneur se dit effaré de savoir que la “chaudronnerie pétrolière” soit importée de Corée du Sud alors que ce pays n’est pas producteur de pétrole. Il se dit également désolé de la fermeture des boîtes d’ingénierie qui ont disparu les unes après les autres, entraînant la dilapidation d’un grand capital technologique accumulé des années durant. En réalité, ce qu’il reproche, en particulier, à nos corrompus, c’est l’absence totale, chez eux, d’éthique et notamment du souci de créer de la valeur ajoutée, des emplois… Dépourvus de moralité, le but de ces derniers est de maximiser leurs profits afin de verser dans l’oligarchie internationale. L’ultime consécration pour eux. D’après l’auteur de “La Martingale algérienne” (un succès de librairie, s’il en est), le pays navigue aujourd’hui à vue: “Avant, nous faisions tous les cinq ans des projections sur 15 ans. Aujourd’hui, il n’y a plus de ministère du Plan. Les centres de calcul indépendants n’existant plus, les itérations contradictoires ont, aujourd’hui, complètement disparu au point où le ministère des Finances se retrouve sans contre-pouvoir.”

Pour Hadj Nacer, les décideurs algériens jouent sur du velours. “Adoubés à l’extérieur, nos dirigeants n’ont plus qu’à acheter à l’intérieur la paix sociale. Pour eux, les capacités d’anticipation ne peuvent être que des capacités de résistance.” Hadj Nacer explique la disparition du ministère du Plan par le fait que ce département ne gérait pas l’argent et qu’il n’avait pas un accès direct à la rente. Sur le registre de la corruption, Hadj Nacer a également évoqué “les éléphants blancs”, ces investissements publics inutiles qui sont, non seulement sans rentabilité aucune, mais aussi sans impact réel sur la population qui paye, elle, pourtant toujours les frais de remboursement.

Ces réalisations étant initiées uniquement pour pomper des ressources financières au profit d’une oligarchie. S’agissant du placement des excédents financiers sous lesquels croule, aujourd’hui, la Banque d’Algérie, son ancien gouverneur estime que “le prêt de l’Algérie au FMI n’est pas une erreur”. Et pour cause, selon lui, “un jour ou l’autre, on sera, de nouveau, emprunteur”. Pour Hadj Nacer, le placement d’une partie de nos économies au FMI est sans risque, alors que les fonds déposés au “Trésor américain” sont aujourd’hui quasiment “irrécupérables”, et cela nonobstant le fait qu’ils ne sont pas bien rémunérés. Il explique qu’en cas de coup dur, les biens disponibles aux États-Unis serviront en priorité aux citoyens américains. Enfin, la solution idoine aurait dû consister, selon lui, à acheter des sociétés, des banques, des firmes automobiles. C’est pourquoi, il regrette que les autorités algériennes aient tant supplié Renault de s’implanter en Algérie alors que la régie française y était hostile. “On aurait pu prendre, à la place, des participations dans Peugeot. On a raté Volvo, mais on aurait pu acquérir Saab pour la somme de deux milliards de dollars.”

Sur un autre plan, faute d’absence de “vérité des prix” et sous l’impulsion effrénée de l’import-import, l’Algérie “subventionne”, d’après lui, aujourd’hui, le reste du monde, à commencer par ses voisins immédiats à travers la contrebande.

“De toute manière, les besoins nationaux ne suffisent plus à légitimer le niveau actuel des importations.” Il rappellera qu’en l’an 2000, lors de l’élaboration du plan quinquennal, il était seulement prévu l’importation de quelque 35 000 voitures, “un vrai fantasme à l’époque”. “Aujourd’hui, on importe 20 fois plus!” Pour Hadj Nacer, les solutions à nos problèmes économiques (ou autres) ne peuvent qu’émerger du seul génie algérien. Il suffit, pour cela, de “faire confiance à nous-mêmes et à notre histoire”.

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Melissa Roumadi

El Watan

Quelles sont les répercussions de la crise financière internationale sur l’Algérie? Les économistes produisent depuis quelques mois divers points de vue à ce propos. Invité hier par le forum du quotidien “Liberté” à se prêter à l’exercice, l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Abderrahmane Hadj Nacer, a développé, dans un brillant exposé, une vision atypique de la question. Exposé qui lui a valu de brasser large, du capitalisme financier aux problématiques du pouvoir en Algérie en passant par la guerre des monnaies, l’enjeu du Sahel, la corruption ou encore le secteur informel.

D’emblée, l’économiste estime que la crise financière internationale résulte d’un déséquilibre des pouvoirs aux Etats-Unis permettant au capitalisme financier de l’emporter sur le complexe militaro-industriel et sur le pouvoir pétrolier. Ce qui a permis la naissance d’une oligarchie qui ne se soucie que de la logique d’accumulation. Cette oligarchie n’a pas besoin, selon lui, d’une classe moyenne, mais plutôt d’une classe de technocrates chargée de garantir l’encadrement des populations. Rôle dévolu jusque-là au wahhabisme saoudien, par exemple, dans le Monde arabe.

Or la problématique pour le cas particulier de l’Algérie, dans un monde où cette oligarchie tente d’imprimer des transformations sociales et où les “révoltes des Indignés” ou du “Printemps arabe” essayent de rééquilibrer les pouvoirs, est une problématique de pouvoir politique. Pour M. Hadj Nacer, le pouvoir ou les décideurs en Algérie ne sont pas préoccupés par le fait d’acquérir une légitimité en interne, mais beaucoup plus par le fait de se faire adouber de l’extérieur. Si l’orateur prêchait en terrain conquis, il a précisé que la finalité, pour ces décideurs, est de rejoindre l’oligarchie internationale, laquelle accapare des richesses au détriment des masses.

Ainsi, la volonté de ces derniers de maintenir l’assujettissent de la population s’explique. Un assujettissement qui passa par un encadrement wahhabite mis en échec en octobre 1988. Puis, depuis, par un nouvel encadrement religieux que le pouvoir politique met en place mais renie.

Cette situation explique aussi la domination de la sphère informelle en Algérie. Pour M. Hadj Nacer, un pouvoir en mal de légitimité et informel a besoin de mode de fonctionnement informel de la société. De même que la logique d’accumulation, dans laquelle se trouvent actuellement les décideurs, explique les subventions au profit de l’import-import ainsi que l’injection de masses monétaires importantes dans le circuit via l’augmentation des salaires, sans hausse de la productivité. Ce qui a pour conséquence une inflation galopante. Inflation que l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie a qualifiée de «vol organisé» au détriment des classes moyennes au bénéfice des plus nantis.

L’enjeu du Sahel

M. Hadj Nacer a également commenté les scandales de corruption ayant récemment fait la une de la presse. Il estime que si la corruption existe partout, les décideurs de nombreux pays s’assurent que l’achat effectué profite à toute la population. Ce qui n’est pas le cas en Algérie vu le peu de crédit que les décideurs accordent à leur légitimité en interne. Et d’ajouter que les enquêtes pour corruption déclenchées récemment en Italie résultent de la volonté des Italiens de rééquilibrer les pouvoirs et lutter contre une oligarchie personnifiée en Berlusconi.

L’ex-gouverneur de la Banque centrale, invité à s’exprimer sur les tensions dans le sud du pays, met en cause l’ethnocentrisme du pouvoir algérien qui a mis fin au principe d’équilibre régional. Il a considéré dans ce sens que les populations du Sud, tout comme celles en Kabylie, lesquelles affichent leur attachement à la patrie, veulent être associées à la gestion de la cité. Et d’ajouter que les Touareg et les Arabes du Sud «se demandent pourquoi ceux du Nord se comportent comme des colons dans leur propre pays!» Une question qui revêt toute son importance lorsqu’on connaît les enjeux actuels dans le Sahel. À ce propos, M. Hadj Nacer a estimé que de toute son histoire, c’est la première fois, aujourd’hui, que cette région a l’occasion de se développer. Car le Sahel est la plus grande surface de terres arables, en plus des richesses du sous-sol dont elle dispose.

Des enjeux qui n’auront pas échappé à des pays comme la France. Des enjeux d’ailleurs nécessaires à sa survie et dont elle ne prend conscience, selon l’économiste, qu’en retard.Bref, la situation dans laquelle se trouve l’Algérie actuellement n’est pas reluisante et si elle perdure, le pays va, selon l’orateur, «droit dans le mur». Cependant, celui-ci insiste sur le fait que le jeu n’est jamais fermé. Les solutions sont à trouver dans la laïcité et dans le retour aux sources en matière de démocratie participative. Pour M. Hadj Nacer, la nouvelle Constitution n’apportera pas de changement vu le formalisme avec lequel sont menées les consultations à ce propos. Il pense qu’un débat public autour du secteur des hydrocarbures serait plus pertinent.

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Chérif Bennaceur

Le Soir d’Algérie

«Je ne crois pas à cette fadaise», déclarait hier l’économiste Abderrahmane Hadj-Nacer qui était l’invité du Forum du quotidien Liberté, à propos des menaces d’éclatement du pays. Selon l’auteur de “La Martingale algérienne”, un essai paru récemment aux Editions Barzakh, les populations réputées entretenir des tendances sécessionistes, notamment les Kabyles sont, a contrario des idées reçues ou volontairement entretenues, «le cœur du pays».

Idem, relève-t-il, pour les populations du Sud du pays, celles qui vivent au sud de El Goléa, où les revendications d’une meilleure justice sociale s’intensifient actuellement. Et cela même si Abderrahmane Hadj-Nacer constate un «déséquilibre de pouvoirs», une situation où l’équilibre social, la préservation des intérêts des populations méridionales ne semblent pas constituer des priorités pour les centres de décisions et autres acteurs du jeu politique. Voire, les gens du Sud se montrent critiques vis-à-vis de ceux du Nord, semble opiner l’hôte de “Liberté”, et leur adressent l’invite suivante: «Arrêtez de vous comporter comme des colons».

Or, l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie observe que le problème se pose davantage en termes de logique de pouvoirs, de déséquilibres de pouvoirs, voire d’une prégnance d’une logique centripète, privilégiant davantage l’externe que l’interne. Laissant entendre que le débat qui a marqué le “Congrès historique de la Soummam” (1956) à propos de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur se poursuit dans un contexte différent, Abderrahmane Hadj-Nacer déplore la tendance d’aucuns à privilégier l’externe, l’aval de l’autre que celui local.

Et cette logique centripète, il la voit également présente concernant la corruption, les affaires de malversations. Certes, la corruption existe partout, précise l’économiste. Ce dernier constate cependant qu’a contrario de la règle générale, l’acceptation d’aucuns à être corrompus en contrepartie de la satisfaction d’intérêts socio-économiques, le contexte algérien est tout autre. Ainsi, les corrompus, les gens corruptibles pensent davantage à intégrer l’oligarchie financière internationale qui participe à la situation de déséquilibre mondial, à obtenir «la reconnaissance internationale», qu’à se soucier des intérêts internes, développer des projets de développement utile, à rendre compte à la population.

Il en est également de la hausse de l’inflation, Abderrahmane Hadj-Nacer relevant que les revalorisations salariales, concédées dans le contexte de prix figés et d’une production nationale inexistante, encouragent de facto, la hausse des prix dans plusieurs niches d’activité (produits frais, automobile, immobilier…) mais aussi constituent «des subventions accordées au reste du monde». Et donc, c’est une logique centripète qui domine dans un contexte où la planification, la capacité d’anticiper et de prévenir les crises et y résister, le développement d’une ingénierie nationale, l’existence de contre-pouvoirs font défaut, suite à cette logique de suprématie de l’extérieur. Or, la nécessité de rétablir l’équilibre des pouvoirs s’impose, observe l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie.

Il s’agit, certes de «faire confiance à la population» mais aussi de mettre en place un système de légitimation populaire à même de faire contrepoids à l’emprise de l’oligarchie financière de plus en plus active, laïciser et libérer la société de toute forme d’encadrement idéologique et d’«abêtissement de l’individu», et promouvoir le développement réel des classes moyennes.

Dans ce contexte, l’opportunité d’un débat public sur les hydrocarbures se pose selon Abderrahmane Hadj-Nacer qui plaide également, pour la création d’un fonds souverain, fi de toute logique d’accumulation financière de court terme.

Comme il estime, tacitement, que le prêt accordé au Fonds monétaire international aurait pu être lié à une contrepartie, le risque que l’Algérie recoure encore à l’emprunt n’étant pas à écarter, mais pourrait être cependant atténué par une participation à la prise de décision au sein de cette organisation internationale.

blog algerie-infos


FEMMES – 8 MARS 2013


SOIXANTE DIX ŒILLETS POUR BEKHTIqui loge depuis le 26 janvier dernier dans la rue sous une tente de quatre mètres carrés à «La Baseta» au cœur du quartier populaire de BAB EL OUED ALGER,expulsée du logement qu’elle occupait en gardiennage, depuis dix huit ans…; – VIDÉO texte et photos de FATEH AGRANE – Raina – 8 mars 2013;


HOMMAGE AUX FEMMES ALGÉRIENNES ASSASSINÉES DURANT LA DÉCENNIE NOIREpar Moncef Rédha – La Nouvelle République;


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VOUS ÉTIEZ TROP ARMÉES !mise en ligne socialgerie le 24 septembre 2011 – socialgerie le 24 septembre 2011;


SCOLARISATION FÉMININE MASSIVE, SYSTÈME MATRIMONIAL ET RAPPORTS DE GENRE AU MAGHREB – par Kamel Kateb – gss.revues.org – automne 2011;


TUNISIE- L’UGTT APPELLE À LA CONSTITUTIONNALISATION DES DROITS DE LA FEMME;


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SOIXANTE DIX ŒILLETS POUR BEKHTI

Sur ma route pour aller voir Madame OURAD Bekhti qui loge depuis le 26 janvier dernier dans la rue sous une tente de quatre mètres carrés à «La Baseta» au cœur du quartier populaire de BAB EL OUED ALGER, (elle a été expulsée du logement qu’elle occupait en gardiennage, depuis dix huit ans par les héritiers du bien ; sur décision de justice).

Je me suis arrêté devant le fleuriste du marché NELSON pour demander le prix des œillets

– Cent dinars l’unité me répondit- il !

« Ya bouguelb » avec son revenu de 4000 D.A. d’handicapée BEKHTI ne pourra s’offrir donc que quarante œillets à l’ occasion de ce 8mars!

Ajoutés à celui de son mari trois mille dinars (pension d’handicapé aussi), trente autres œillets… cela fera une couronne de soixante dix œillets magnifiques!

Soixante dix œillets à étaler sur la tente, à sa porte, et sur le trottoir sur lequel elle vit…

Elle mangera après durant tout le mois l’asphalte de la rue, se vêtira des sachets que le vent glacial de mars fait voltiger au dessus de la tente, se soignera des eaux ruisselantes qui lui traversent le corps, se lavera et ira a la salle d’eau de la mosquée du coin…

Oui j’ai imaginé les sept mille dinars partir pour l’achat d’œillets puis brusquement j’ai demandé, a son fils de quoi rêves-tu toi?

Aucun son ne pouvait sortir de sa bouche sauf un sanglot étranglé et une larme lâche qui tomba pour envelopper son gémissement …

– un toit tonton…

Il venait juste de rentrer de l’école et demanda à sa maman pourquoi tant de fleurs étalées chez les commerçants, aujourd’hui maman?

Elle lui répondit … comme toi, je ne sais…

Et moi l’égaré sous une tente de quatre mètres carrés je continuai à nager dans ma couronne d’œillets en me disant c’est le 8 mars…

un combat de tous les jours! de la femme et de l’homme… pour plus de justice, pour vaincre la misère et la déchéance sociale!

FATEH AGRANE

8 MARS 2013

VIDÉO

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http://www.youtube.com/watch?v=CNHCwTaly24

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EN CETTE JOURNÉE DE LA FEMME

NOS PENSÉES S’ENVOLENT VERS

CELLES QUI ONT ÉTÉ LÂCHEMENT ASSASSINÉES …

DURANT LA DÉCENNIE NOIRE. …

Impossible de célébrer la Journée internationale de la femme sans penser aux dizaines de femmes martyres qui ont dit «Non» avec un grand «N» à ceux qui ont voulu par la force imposer leur idéologie désastreuse au peuple algérien.

Parmi les dizaines de femmes martyres, nous citons les 11 enseignantes égorgées un certain 27 septembre 1997 pour la simple raison qu’elles donnaient du savoir aux enfants de l’Algérie.

Les bourreaux ont fait savoir aux enseignantes que, selon eux, la mission principale de la femme consiste à s’occuper de son mari, à la maison et non pas à l’extérieur. C’est à un esclavage que les intégristes ont voulu soumettre la femme Algérienne. Les institutrices avaient reçu auparavant des menaces leur intimant l’ordre de cesser d’exercer ce métier considéré comme illicite. Elles n’en ont pas tenu compte en faisant fi de ces menaces et ont continué à se rendre chaque jour dans cette école, bravant ainsi l’interdiction d’enseigner dans ce coin perdu de l’arrière-pays qu’est Sehamda, car c’était leur gagne-pain.

Elles ne pouvaient aucunement, comme c’était le cas d’autres fonctionnaires à l’époque, se complaire en présentant un faux certificat médical et surtout leur statut social ne leur permettait pas de bénéficier d’une quelconque assistance de la part de la tutelle éducative de l’époque, qui leur avait signifié une fin de non-recevoir irréversible lorsqu’elles se présentèrent auparavant en faisant part des menaces dont elles étaient l’objet.

En ce détour isolé de l’Algérie profonde, sur les terres des courageux Ouled Slimane, principale tribu de la région, s’élevèrent des cris de suppliciées et de désespoir de ces filles qui ne pouvaient arrêter les sanguinaires. Même le ciel s’était mis à pleurer, lorsqu’elles ont imploré dans un vain espoir des bourreaux décidément sourds et insensibles aux larmes et supplications des victimes.

La sale besogne de ces sanguinaires n’allait pas tarder, car elles furent ligotées et l’acte ignoble de l’assassinat eut lieu.

Gisant dans une mare de sang, les corps des victimes seront abandonnés au milieu d’une vaste étendue de verdure des heures durant, avant qu’ils ne soient évacués.

C’est une infirmière, encore une femme, qui, tout en prenant son courage à deux mains, organisa dans un climat d’horreur leur évacuation.

Toute la population de Sfisef, d’où étaient originaires les jeunes institutrices, resta pour longtemps sous le choc.

Les élèves de l’école d’Aïn Aden ont été privés ainsi de leurs enseignantes qu’ils chérissaient. À l’endroit même où fut tendue l’embuscade par les sanguinaires aux jeunes institutrices – parmi elless un homme, à savoir Saber Habib –, il est opportun de savoir que des volontés du mouvement associatif de Sfisef ont perpétué le combat séculaire et la résistance de la région, fière de ses filles et de ses fils, en édifiant une imposante stèle portant tous les noms des victimes, à savoir Dich Amina, Tounsi Aziza, Boudaoud Kheira, Bouteraa Rachida, Mehdane Zohra, Bouhend Fatima, Fliou M’hamdia, Louhab Naïma, Lenfad Hafida, Cherrid Kheira, Bouali Hanafi Sahnounia.

Grâce à son courage, sa bravoure et son engagement aux côtés de l’homme, la femme algérienne a hissé très haut l’emblème national.

Au moment où les ennemis de l’Algérie l’on donnée pour morte, l’Algérienne a bravé la terreur et a permis à l’Algérie de rester debout.

MONCEF RÉDHA

Sources

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TUNISIE- L’UGTT APPELLE

À LA CONSTITUTIONNALISATION

DES DROITS DE LA FEMME

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L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé, à constitutionaliser les droits de la femme et à activer la convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ( CEDAW), ratifiée par le gouvernement tunisien en 2011.

Dans un communiqué publié hier à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme, le 8 mars, l’UGTT appelle, également à la ratification des textes internationaux relatifs au travail, en particulier, la convention N°183 sur la protection de la maternité.

La centrale syndicale recommande de renforcer la présence de la femme dans les postes de décision et de mettre en place les mécanismes de détection des violations des droits humains.

La centrale syndicale réaffirme son attachement au droit de la femme à un travail décent, à l’égalité des chances et à la couverture sociale et son engagement à la protéger contre la marginalisation, le travail précaire et la violence. L’organisation y exprime sa solidarité avec les femmes qui vivent dans des conditions de guerre, évoquant, notamment, le combat de la femme arabe en Palestine et en Irak pour l’égalité, la dignité et la liberté.

TAP, 6 mars 2013

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SCOLARISATION FÉMININE MASSIVE, SYSTÈME MATRIMONIAL ET RAPPORTS DE GENRE AU MAGHREB

Par Kamel Kateb

gss.revues.org/

automne 2011

Des modifications inédites se déroulent sur les marchés matrimoniaux des pays maghrébins.

Quel rôle a joué le système scolaire dans ces transformations? La scolarisation massive des filles, la prolongation de la durée des études, la plus grande présence des femmes dans l’espace public et le développement de formes de mixité ont-ils contribué à ébranler les bases des stratégies matrimoniales et, plus largement, de l’organisation familiale traditionnelle?

Dans des pays où le statut des femmes est au cœur des problèmes de société, la scolarisation massive des filles est-elle un fait suffisant pour provoquer des changements sociaux qui ont pourtant résisté aux assauts de la modernisation coloniale?

Si elle a été sans conteste un facteur non négligeable du relèvement de l’âge moyen des femmes au mariage, peut-elle expliquer à elle seule l’ampleur de cette hausse? Comment ces changements se sont-ils répercutés sur les relations au sein de la cellule familiale, notamment sur les pratiques du mariage et les rapports de genre?

Pour atteindre les objectifs assignés à ce travail et essayer de donner une réponse pertinente aux innombrables questions soulevées, les données publiées par les instituts nationaux de statistiques des trois pays sont mobilisées en priorité. Elles ont été obtenues par les recensements de période décennale et différentes enquêtes nationales menées parfois dans le cadre de campagnes internationales de constitution de bases de données (EADS, PAPCHILD, PAPFAM, etc.)

Concernant la scolarisation et l’éducation nous utiliserons les données publiées dans les annuaires statistiques des trois pays et celles regroupées par l’UNESCO.

Il en découle des changements profonds dans la position de la femme dans ces sociétés avec des inégalités importantes dans les rapports de genre.

Lire le texte intégral de l’article de Kamal Kateb en PDF

Sources: gss.revues.org

[mis en ligne sur socialgerie

article 943, le 6 octobre 2012->943]

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RECHERCHES INTERNATIONAES: n° 94 JANVIER – MARS 2013

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Michel Rogalski

“Printemps arabes : le dentifrice ne rentrera plus dans le tube” [Éditorial]

Kléber Ghimire

“L’aide publique au développement en France : entre morale et intérêt national”

Ahcène Amarouche

“Politiques publiques, monnaie et dette souveraine : des déficits budgétaires aux crises auto-réalisatrices”


TEMPS COUVERT POUR

LES PRINTEMPS ARABES


Samir Amin

“Les révolutions arabes deux ans plus tard”

Raphaël Porteilla, Julien Salingue

“Les révoltes arabes et la Palestine: entre blocages internes et inertie régionale?”

Michel Warschawski

“Les révoltes arabes vues d’Israël”

Hakim Ben Hammouda

“Tunisie : et vogue la révolution !”

Hassane Zerrouky

“Algérie-Maroc : l’heure du changement a sonné”

Yasmina Touaibia

“Les usages du traumatisme historique : le cas de la démocratie en Algérie”


TRACES


Claude Cartigny

“ Il y a quarante ans, les Accords SALT”


NOTE DE LECTURE


Justin Vaïsse, “Barack Obama et sa politique étrangère (2008-2012)” [Pierre Guerlain]

Souffian Alsabbagh, “La nouvelle droite américaine : la radicalisation du Parti républicain à l’ère du Tea Partys” [Patrice
Jorland]

Alain Joxe, “Les guerres de l’Empire global – Spéculations financières, guerres robotiques, résistances
démocratiques”
[Michel Rogalski]


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PARIS – 14 MARS 2013 – FONDATION GABRIEL PÉRI: RENCONTRE AVEC YVES LACOSTE

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À l’occasion de la réédition

de son livre paru en 1976:

[

LA GÉOGRAPHIE ÇA SERT, D’ABORD, À FAIRE LA GUERRE

augmenté d’une préface inédite et de nouveaux commentaires

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Rencontre avec Yves Lacoste

fondateur de la revue « Hérodote »

Jeudi 14 mars 2013

à 18 h 30

à la Fondation Gabriel Péri,

11 rue Étienne Marcel à Pantin (93)

métro Hoche

Plan d’accès

Entrée libre.

Le nombre de place étant limité

merci de vous inscrire par mail à l’adresse

inscription@gabrielperi.fr.

Yves Lacoste reviendra sur son parcours, son travail et sa conception de la géographie, qui interpelle toujours les géographes et les historiens, bien sûr, mais aussi les militants progressistes, le marxisme.

Sa présence à la Fondation est une occasion exceptionnelle d’en débattre.


FONDATION GABRIEL PÉRI

11, RUE ÉTIENNE MARCEL – 93500 PANTIN – FRANCE

Tel +33 (0) 1 41 83 88 50

F +33 (0) 1 41 83 88 59