ROUBAIX – 22 MARS – 20h: « ELLES » & « ALGÉRIENNES, 30 ANS APRÈS » DE AHMED LALLEM

VENDREDI 22 MARS 2013

SOIRÉE AU FÉMININ :

PROJECTION DES DOCUMENTAIRES

« ELLES »

&

« ALGÉRIENNES, 30 ANS APRÈS»

D’AHMED LALLEM

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L’ASSOCIATION LIVE & LE MAGHREB DES FILMS présentent

En 1966, Ahmed Lallem tourne ELLES, un film en noir et blanc dans lequel des lycéennes algériennes s’expriment sur leurs vies et leurs espoirs. 30 ans plus tard, il retrouve certaines de ces jeunes filles devenues femmes qui sont restées en Algérie ou parties à l’étranger. A travers leurs différents parcours, ce film explore la complexité de la vie des femmes algériennes, leurs déceptions mais aussi leur combativité, le fondamentalisme islamique, le cadre de la famille, avec comme toile de fond les trente dernières années de l’histoire algérienne. Souad, Farida, Hassina et Badra : autant de témoignages émouvants de femmes fortes, qui revendiquent le droit au savoir et à l’éducation.


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« ELLES » d’Ahmed Lallem / Algérie / 1966 / 22 min

http://maghrebdesfilms.fr/Elles

Au lendemain de l’indépendance, des lycéennes algériennes s’expriment sur leur vie ; elles envisagent l’avenir de la démocratie et la place de la femme dans la société.


« ALGÉRIENNES, 30 ANS APRES » d’Ahmed Lallem / France / 1998 / 52 min

http://maghrebdesfilms.fr/Algeriennes-30-ans-apres

Trente ans plus tard, le cinéaste a retrouvé quatre de ces femmes et brosse avec elles le tableau de leur parcours personnel et des espoirs qu’elles nourrissaient.

Commentaire de Samia Messaoudi (extrait)

Les femmes algériennes sont au cinéma telles que dans la vie sans fioriture. Elles racontent leurs histoires, témoignent, simplement. Hier, dans une Algérie en guerre, aujourd’hui, dans un pays traversé de souffrances, elles restent déterminées, coura­geuses, relèvent le défi de tenir face aux menaces, à la vio­lence et à l’injustice qui leur est faite.

Dans Elles (Ahmed Lallem, 1966), les femmes témoignent de leurs combats et leurs espoirs au lendemain de l’indépendance. Qu’en serait-il? Pour certaines, l’important est de gagner l’égalité pour construire une Algérie socialement juste. D’autres affirment leur émancipation dans un quotidien trop souvent envahi par le poids de la tradition. C’est encore vrai aujourd’hui.

Trente ans plus tard, le réalisateur recueille à nouveau le témoignage de ces mêmes femmes pour raconter ce qu’est devenue l’Algérie. Les déceptions sont grandes. Mais elles combattent toujours l’obscurantisme. Par le documentaire ou la fiction, la capacité à exprimer le vécu des femmes dans la société algérienne apparaît de manière constante dans son cinéma…


ENTRÉE LIBRE + 1€ ADHÉSION BAR LIVE CERCLE PRIVÉ


BioFilmographie

Le réalisateur Ahmed Lallem est décédé le 19 octobre dernier à Tours.

Cinéaste et documentariste, Ahmed Lallem est né en 1940 à Sétif. Il commence sa carrière comme reporter de guerre dans la zone frontalière tuniso-algérienne. Après un stage à la Télévision yougoslave, à Belgrade, il entreprend une formation au cinéma qui dure huit mois à l’Idhec, à Paris. De 1963 à 1966, il suit les cours de l’École supérieure nationale de cinéma, de théâtre et de télévision de Lodz, en Pologne.

À son retour, en 1966, Lallem réalisera “Elles”, documentaire dans lequel, quatre ans après l’indépendance de l’Algérie, il donne la parole à des lycéennes de 1re et de terminale.

Puis, il poursuit un travail sur les réalités culturelles du pays qu’il avait entamé en 1963 avec “Tapis du Djebel Amour”. Il tourne ainsi “Rencontre à Cirta” en 1968 et “Aujourd’hui, le Hoggar” en 1970.

Dans les années 1970, il réalise deux longs métrages fiction pour I’Oncic. En 1974, il achève “Zone interdite”, mélange de fiction et d’images d’archives, retraçant l’éveil politique d’un village algérien au début de la Révolution.

En 1977, il tourne “Barrières”, un film sociologique teinté de symbolisme historique, qui raconte la désagrégation d’une famille féodale à la mort du père.

En ces deux œuvres majeures, et à leur suite, il a continué à réaliser des courts métrages sur le potentiel culturel et sur des questions taboues (comme la question du sida en Algérie qu’il traite dès 1990 dans “À propos du sida en Algérie”. Il a ainsi tourné “Les Étudiantes de Bab-Ezzouar” en 1978, “Chroniques d’une jeunesse à l’ombre d’un été” en 1991, sur les problèmes des jeunes…

Dans le registre culturel, il tournera encore “Femmes de la céramique” en 1977, “Les Nomades Ouled Naïl” en 1993, “Aujourd’hui, le Hoggar” en 1970, “La Forêt” en 1975 et “Traditions berbères de Kabylie” en 1992.

Sa dernière œuvre, “Algériennes, 30 ans après” (1995) est un hommage à la résistance des femmes algériennes.

Trente ans après “Elles”, Ahmed Lallem retrouve certaines d’entre ses lycéennes de 1966: Souad, Farida, Hassina ou Badra, femmes belles, touchantes, intelligentes, qui nous parlent de leur vie, de leurs choix, de leurs difficultés de leur combat contre les obstacles dressés par la famille et la société.

Exilé … Lallem vivait, ces dernières années, à Tours


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