PARIS – 14 DÉCEMBRE: « ALGERIE: LA CONSTRUCTION DE LA NATION À L’ÉPREUVE DE L’IDENTITÉ AMAZIGHE »

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Le collectif algérien en France ACDA

(Agir pour le changement et la démocratie en Algérie)

organise un séminaire sur le thème :

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« Algérie : la construction de la nation à l’épreuve de l’identité amazighe

 »

Samedi 14 décembre 2013,

de 13h30 à 19h

Mairie du 2° arrondissement,

Salle des expositions,

8, rue de la Banque, 75002 Paris

(métro Bourse)


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PROGRAMME


13h30-15h45 :

Etat des lieux de la culture amazighe

Chérifa Bilek, responsable de l’enseignement et de la formation au Haut Commissariat à l’amazighité (HCA):

« Tamazight, enseignement et institutions »

Saïd Chemakh, linguiste, enseignant en tamazight à l’Université de Tizi-Ouzou:

« Enseignement et études du tamazight à l’Université »

Ramdane Achab, éditeur :

« Expériences de production et d’édition »

Meryam Demnati, chercheuse à l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM):

« L’expérience marocaine »


Pause café.


16h-19h :

Histoire et perspectives politiques

Sadek Hadjerès, homme politique, historien, essayiste:

« La question amazighe dans le mouvement national et depuis l’indépendance »

Saïd Doumane, professeur d’économie:

« La question amazighe dans le contexte historique et politique du « printemps berbère » (1980) »

Mohamed Brahim Salhi, sociologue:

« Printemps berbère » (1980), « printemps noir » (2001) : continuités et ruptures »

Salem Chaker, linguiste, professeur de berbère à l’université Aix-Marseille:

« Perspectives pour le mouvement amazigh dans les pays d’Afrique du Nord »

Ali Guenoun, historien:

introduction, et modération du débat


Pour réserver : acda@mailfr.fr


Séminaire ACDA

Algérie : la construction de la nation à l’épreuve de l’identité amazighe

La question de la nation se pose aujourd’hui plus que jamais, cinquante ans après d’indépendance de notre pays. Le processus de construction de la nation s’est amorcé en réponse au pouvoir colonial et, dès lors, la préservation et le développement de «la personnalité algérienne» ont été au cœur du combat pour l’affirmation de la nation. C’est dans ce contexte que naît la problématique de la question amazighe dans la construction nationale.

En effet, la culture amazighe qui devrait être au centre de la Constitution et de la fondation de notre pacte national et régional s’est trouvée rejetée, dénigrée, voire niée par le mouvement national.

A l’indépendance, le rêve d’une Algérie démocratique et multiculturelle a été confisqué. La diversité culturelle et la pluralité linguistique de l’Algérie ont été rejetées au profit d’une vision identitaire étroite et exclusive, limitée aux seuls vecteurs de l’arabité et de l’islam.

Cependant, la gestion autoritaire et répressive de l’espace d’expression politique n’est pas venue à bout de la revendication amazighe. Portée par une jeune génération de militants engagés dans le combat pour la démocratie, elle s’est de nouveau imposée dans le débat public. Le « printemps berbère » de 1980 et le « printemps noir » de 2001 ont démontré, avec vigueur, que la revendication amazighe est étroitement liée à la revendication de démocratie et de justice.

Ces deux événements d’ampleur inédite ont bouleversé le cours de l’histoire politique de notre pays, et joué un rôle fondamental dans la reconnaissance de sa composante amazighe. L’enjeu véritable que recouvre la revendication amazighe n’est pas simplement d’ordre culturel ou linguistique: il est aussi celui de l’édification d’une nouvelle société algérienne fondée sur la citoyenneté, la démocratie, et qui aurait pour base la prééminence du droit, le respect de la dignité et la pluralité culturelle.

L’identité amazighe est désormais intégrée officiellement à l’identité nationale, et la langue amazighe est inscrite comme langue nationale dans la Constitution. Mais la digue des idéologies étroites n’a toujours pas cédé. La langue amazighe n’est pas encore considérée comme langue officielle. Son enseignement n’est pas obligatoire pour l’ensemble des Algériennes et des Algériens. Les administrations nationales et locales continuent, quotidiennement, à dresser mille et une ruses pour freiner son émancipation. Ces archaïsmes et immobilismes favorisent la légitimation et l’émergence de nouvelles forces politiques centrifuges qui, ensemble, affaiblissent l’intérêt pour la nation algérienne et mettent en danger sa pérennité.

Aujourd’hui, le collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie) s’intéresse au bilan que nous pouvons tirer après un demi-siècle de luttes et de combats, et aux perspectives pour le futur. Aussi, nous vous invitons à une rencontre-débat qui se déroulera en deux sessions.

  • La première session tentera de dresser un état des lieux de l’enseignement de la langue amazighe en Algérie ainsi que du fonctionnement des institutions officielles mises en place pour la sauvegarde et la promotion de la culture amazighe (notamment le HCA). Elle comprendra également un tour d’horizon sur l’évolution de la langue amazighe dans les autres pays du Maghreb – au Maroc, en particulier.
  • La seconde session sera consacrée aux origines et développement de la revendication de l’identité amazighe dans l’histoire récente de l’Algérie: de la « crise berbériste » de 1949 jusqu’aux événements du « printemps berbère » de 1980 et à la lutte du mouvement culturel berbère. Elle sera aussi l’occasion de s’intéresser à l’effet des événements du « printemps noir » de 2001 sur la revendication berbère en Kabylie et à l’apparition de l’option autonomiste comme voie concurrente à l’Etat unitaire dans la satisfaction de la revendication amazighe.

N’hésitez pas à diffuser l’annonce autour de vous.

Amicalement,

Pour le collectif ACDA

Nabil Challal


P-S

références socialgerie sur “La question amazighe dans le mouvement national” voir entre autres:


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JUILLET-AOUT SOIXANTIÈME ANNIVERSAIRELA CRISE DU PPA-MTLD DE 1949ARTICLES DE SADEK HADJERES DANS EL WATAN, JUILLET 1998mise en ligne socialgerie, article70, le 20 août 2009 (Date de rédaction antérieure : 1er juillet 1998).

Juillet – Aout 1949, été brûlant et point culminant d’une crise qui a laissé chez tous les acteurs un sentiment amer et douloureux pour la cause nationale.

Soixante ans après, peut-on esquisser un aperçu global et quelques enseignements pour les nouvelles générations?

J’en résume ici quelques épisodes, restés pratiquement inconnus de l’opinion patriotique et démocratique. Sur ce site, je les complèterai en cette année anniversaire par d ’autres évocations, documents et extraits d’un ouvrage non encore publié.

I. « WELLAT DRÂA » OU LA BIFURCATION FATALE
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IL Y A SOIXANTE ANS, LES PIÈGES « IDENTITAIRES » SE METTENT EN PLACEmise en ligne socialgerie, article 9, le 5 juin 2009 – par Sadek Hadjerès (Paru en septembre 2000, dans « Deux mille ans d’Algérie », tome III, Carnets Seguier).

En 1947, j’avais dix neuf ans. Après ma première année étudiante, je venais d’obtenir (dans le groupe des trois premiers sur les 3OO candidats), mon certificat de Physique-Chimie-Biologie pour entrer à la Faculté de médecine d’Alger. Parallèlement je militais dans le mouvement associatif patriotique (comme membre du bureau de l’AEMAN) et surtout dans la section universitaire du PPA dont je deviendrai l’année suivante premier responsable, par Sadek Hadjerès 1947


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[ PREMIER ATTENTAT CONTRE L’AVENIR D’UNE ALGÉRIE DÉMOCRATIQUE
AOÛT 1949 : AU-DELÀ DE FERHAT ALI
POUR DES DÉCENNIES, PRIMAUTÉ DE LA VIOLENCE SUR LE DÉBAT

mise en ligne socialgerie, article 64, le 20 août 2009 – Sadek hadjerès – (Date de rédaction antérieure: 8 octobre 2006).->64]

LE 18 AOUT 1949, à LA SORTIE DE LARBAA NATH IRATHEN, REVENANT LE JOUR DE MARCHE vers taddart-is (son village), Ferhat Ali, vétéran et cadre du mouvement nationaliste depuis l’Etoile Nord Africaine, est victime d’un attentat. Il restera miraculeusement en vie après presque un mois d’hospitalisation à Tizi Ouzou.


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[SOIXANTE ANS D’INTERROGATIONS ET DE LUTTES
Où EN EST L’AMAZIGHITÉ DANS LA NATION?
CONFÉRENCE-DEBAT À L’ACBK DE MONTPELLIER avec Sadek HADJERES, Ali GUENOUN ET Arezki METREFpar Sadek Hadjerès – socialgerie – article 143 – le 8 janvier 2010->143]

Le 18 décembre 2009, Sadek Hadjerès, à l’invitation de l’ACBK (Association Culturelle Berbère des Kabyles de Montpellier), a présenté un exposé sur l’évolution et les enseignements de la question politico-culturelle amazigh au sein du mouvement national algérien.

L’exposé et le débat, modérés par Arezki Metref, avaient été précédés par une rétrospective de Ali Guenoun (doctorant en histoire et auteur de l’ouvrage « CHRONOLOGIE DU MOUVEMENT BERBÈRE ») qui a retracé le cadre et les contextes historiques de ces évolutions.

Le débat a donné lieu à de larges illustrations et commentaires, venant des conférenciers et de l’assistance. Certaines des illustrations, pour le passé et le présent, se trouvent déjà dans les documents mis en ligne sur le site au cours des six derniers mois …


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[ COLLOQUE SUR “LE MOUVEMENT NATIONAL ET LA REVENDICATION AMAZIGH » (ALGER. 24-25 DÉCEMBRE 2001) LA CONTRIBUTION TOUJOURS ACTUELLE DE « IDIR EL-WATANI » (1949) AU DÉBAT NATIONAL
COMMUNICATION DE SADEK HADJERÈS mise en ligne socialgerie, article 63, le 27 septembre 2009 (Date de rédaction antérieure : 24 décembre 2001).->63]
(Comme annoncé dans la lettre d’information de la mi-septembre 09, nous poursuivons en ce 60ème anniversaire de la crise de 1949, la publication des textes susceptibles d’éclairer cet épisode du mouvement national)
Chers amis, Vous comprendrez les causes multiples de l’émotion que j’éprouve en contribuant à ce colloque. Le thème se rattache à un épisode du mouvement national qui, à mes vingt ans, a marqué profondément mon engagement politique ultérieur et ma philosophie de la vie.


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L’ALGÉRIE LIBRE VIVRA – 1949: « VIVE L’ALGÉRIE » – PAR IDIR EL-WATTANITexte intégral de la brochure « VIVE L’ALGÉRIE » de « IDIR EL WATANI » (1949) mise en ligne socialgerie, article 74, le 20 novembre 2009

Le document « L’Algérie libre vivra », rédigé lors du premier semestre 1948, est présenté ici dans sa version intégrale. Il clôture pour cette année, soixantième anniversaire de la crise du PPA-MTLD » de 1949, la série de publications qui ont évoqué cet évènement sensible et prémonitoire de nombreux épisodes ultérieurs du mouvement national algérien. Le contexte et les péripéties de la publication de cet ouvrage ont été évoqués dans les textes précédemment mis en ligne.

L’évènement est loin d’avoir épuisé tous ses enseignements, principalement l’importance des libertés et du débat démocratiques pour la cohésion nationale.Aussi le site continuera à accueillir tous les documents, témoignages et commentaires qui pourront contribuer à la vérité historique et à donner du poids aux aspirations d’un peuple assoiffé de liberté, de paix et de justice sociale.

« Il faut être fermement convaincus que pour remporter la victoire, nous devons éveiller le Peuple et nous unir dans une lutte commune avec les Peuples du monde qui nous considèrent comme une Nation égale en droits».

Aux victimes du colonialisme

Aux martyrs de la Cause Algérienne

Aux combattants de la Libération

Idir. El Watani :

(Mabrouk Belhocine, Yahia Henine et Sadek Hadjerès


https://www.facebook.com/events/255576351260116/