ALGÉRIE: IL EST URGENT DE CHANGER DE SYSTÈME

Cet article écrit en fin 2013 garde toute son actualité alors que les « présidentielles », toutes centrées sur les luttes de clans et de pouvoirs, se préparent dans l’opacité totale concernant la stratégie économique dont ont besoin l’Algérie, ses travailleurs et les couches moyennes non impliquées dans le parasitisme compradore.

« Aujourd’hui, on tergiverse encore sur la politique de développement industriel à mettre en œuvre.

Des résistances internes et des pressions externes poussent à éloigner définitivement la perspective d’un développement souverain. Elles ont encore aujourd’hui l’initiative.

Mais des patriotes, peu nombreux encore, n’ont pas cessé d’alerter l’opinion publique sur la politique catastrophique de désindustrialisation menée ces dernières décennies et aussi de dénoncer ses conséquences économiques et sociales.

La tripartite programmée le 10 octobre prochain a mis à son ordre du jour la relance de l’investissement et la promotion des entreprises industrielles. Cette politique ne doit pas rester le monopole du gouvernement et certaines organisations patronales ou syndicales, elle doit nous concerner tous. Nous devons saisir toutes les occasions pour exiger que cette politique soit à la hauteur des attentes et des aspirations de liberté et de démocratie de notre société.

L’échéance prochaine des élections présidentielles, si elle aura lieu, est le moment fort pour exprimer notre volonté de voir notre pays adopter une politique de développement souverain.

Nous devons forcer les futurs candidats de détailler leur programme sur cette question du développement souverain. Le débat est ouvert et nous concerne tous. »


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IL EST URGENT DE CHANGER DE SYSTÈME

M. Morsatt

raina-dz.net

Le 29 septembre 2013

« La richesse des pays c’est le travail » diront tous les économistes toutes tendances confondues.

Les pays les plus avancés, aujourd’hui on le constate, sont ceux où le travail productif est la valeur centrale de la société. C’est le pivot sur lequel s’articulent l’équilibre, le dynamisme et aussi le progrès de toutes les sphères de la société.

Ceci pour la simple raison que la production des biens de consommation et d’équipement résulte d’un effort constant de maîtrise technologique, d’un savoir faire et aussi d’un esprit d’innovation.

Il ne peut donc y avoir de système productif qui satisfait la demande de la société et aussi conserve en perfectionnant l’outil de production, source de richesse inépuisable, sans que toutes les institutions de l’Etat, sans exception, avantagent dans leur fonctionnement le travail productif sur toute autre activité.

Ceci a pour conséquence de valoriser tous les corps de métiers dont la société aura besoin pour fonctionner.

Apprendre un métier devient donc nécessaire pour gagner sa vie et aussi pour s’épanouir.

De nos jours, malheureusement nous constatons tout le contraire.

L’économie de rente en s’installant depuis les dernières décennies a complètement inversé les valeurs. Apprendre un métier n’est plus la meilleure voie de gagner sa vie. « Faire des affaires » c’est devenu le « métier » le plus recherché. Spéculer sur tous les produits est aujourd’hui le sport national. Pourquoi se « fatiguer » à produire dans notre pays quand l’importation des biens de consommations et des équipements peut satisfaire la demande du marché. Grace à l’argent du pétrole c’est possible.

La conséquence de cette économie de Bazar est l’émergence d’une nouvelle restructuration des forces actives de la société. Au lieu que l’activité économique soit axée autour d’investissements, du travail et de la production, elle s’est organisée autour de l’importation, de la distribution et de la marchandise.

Ceci déteint sur les autres secteurs d’activités. Pourquoi développer l’éducation et la formation ou investir dans la recherche scientifique si le système économique rentier n’a pas réellement besoin?

Cette question est aussi valable pour la culture, comme pour tous les corps de métiers. C’est le démantèlement de toute activité de production, en d’autres mots un pays de purs consommateurs.

Cette politique voulue par le libéralisme et soutenue par ses suppôts de l’intérieur n’a abouti qu’à fragiliser l’Etat et hypothéquer la souveraineté nationale.

C’est une des stratégie de l’impérialisme pour dominer notre pays et exploiter ses richesses sans limites ni contraintes.

L’expérience de l’Algérie des années 70, quoi que l’on dise, est riche d’enseignements dans sa lutte anti-impérialiste. Elle a montré que l’on pouvait le faire reculer et parfois remporter des victoires dans la bataille pour le développement souverain.

Aujourd’hui, on tergiverse encore sur la politique de développement industriel à mettre en œuvre.

Des résistances internes et des pressions externes poussent à éloigner définitivement la perspective d’un développement souverain. Elles ont encore aujourd’hui l’initiative.

Mais des patriotes, peu nombreux encore, n’ont pas cessé d’alerter l’opinion publique sur la politique catastrophique de désindustrialisation menée ces dernières décennies et aussi de dénoncer ses conséquences économiques et sociales.

La tripartite programmée le 10 octobre prochain a mis à son ordre du jour la relance de l’investissement et la promotion des entreprises industrielles.

Cette politique ne doit pas rester le monopole du gouvernement et de certaines organisations patronales ou syndicales, elle doit nous concerner tous.

Nous devons saisir toutes les occasions pour exiger que cette politique soit à la hauteur des attentes et des aspirations de liberté et de démocratie de notre société.

L’échéance prochaine des élections présidentielles, si elle aura lieu, est le moment fort pour exprimer notre volonté de voir notre pays adopter une politique de développement souverain.

Nous devons forcer les futurs candidats de détailler leur programme sur cette question du développement souverain.

Le débat est ouvert et nous concerne tous.

Le 29/09/2013.

M. Morsatt.


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