ALGER-19 au 23 AVRIL 2015- EPAU: FESTIVAL ARCHI’TERRE ALGÉRIE

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ATELIERS PRATIQUES D’INITIATION AUX TECHNIQUES DE CONSTRUCTIONS EN TERRE

Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger (EPAU)

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sources facebook: https://www.facebook.com/architerrealgerie/photos/pcb.412875882226234/412875172226305/?type=1&permPage=1

Ateliers practiques d'initiation aux techniques de construction en terre – Festival Culturel International de Promotion…

Publiée par Festival Archi'Terre Algérie sur Vendredi 10 avril 2015


voir aussi: https://www.facebook.com/FestivalArchiterre?fref=ts

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« MADAME LA FRANCE, MA MÈRE ET MOI » DE SAMIA CHALA SUR LA CHAÎNE LCP: LA COLÈRE ET LE RETOUR À SOI

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HuffPost Algérie
par Ghada Hamrouche
le 5 avril 2015

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Présenté en septembre 2014 lors des journées cinématographiques de Béjaïa, « Madame la France, ma mère et moi », le documentaire poignant de Samia Chala a enfin trouvé son chemin vers une télévision française.

Diffusé le 7 mars dernier sur la chaîne parlementaire Public Sénat, il sera à nouveau rediffusé le 7 avril en cours. Trois autres diffusions sont prévues jusqu’au 11 mai.

Samia Chala est une algérienne, une battante, une progressiste qui refuse qu’on lui dicte sa conduite. Fuyant le terrorisme des années 90, elle débarque en France en 94. C’est le grand télescopage entre ce qu’elle est et qu’on voudrait qu’elle soit. C’est la source d’un questionnement qui finira par s’exprimer dans un documentaire remarquable de sincérité et qui ne louvoie pas.

« C’est chez toi Madame la France que je me suis découverte arabe et musulmane », reconnaît-elle face à la Marianne qui symbolise la « République des droits de l’Homme ».

Samia Chala n’est pas au bout de ses déconvenues. Le malaise ressenti durant les premières années de sa présence en France s’amplifie. Le pic est atteint après les attentats du 11 Septembre 2001. Les tours du World Trade Center s’écroulent et avec elles s’écrouleront beaucoup de convictions.

« Nous sommes tous des Américains, clame la presse française en chœur, se souvient Samia Chala. « Cette émotion planétaire me laisse un arrière goût de cendre. Le choc des civilisations est en marche. Le barbu devient l’ennemi planétaire mais derrière lui, on sent bien que tous les musulmans sont dans l’œil du cyclone ».

Du coup on vous juge sur votre habit, votre discours, votre façon de vous conduire en société. La France ne veut pas de voix qui ébranlent ses certitudes et déconstruisent ses stéréotypes. « En Algérie, je me battais pour que les filles, comme moi, ne soient pas obligées de porter le voile. En France, je me suis mise à défendre le droit des femmes à le porter, si elles le souhaitent. Ça vous étonne ? Pour moi c’est le même combat ».

Cette position, Samia Chala, la « croqueuse de barbus », comme elle se qualifiait en Algérie, la défendra sur les plateaux de télévisions françaises.

Année après année, l’air devient irrespirable. Affaire du voile, Islam en France, l’intolérance à tout ce qui est musulman. Mais que se passe-t-il donc? L’aversion à l’Islam est-elle récente? Et la lumière se fait dans l’esprit de Chala: la guerre d’Algérie.

Une plaie qui n’a jamais « cicatrisée » en France. « Les aspects positifs de la colonisation » débattus à l’Assemblée française en février 2005, ne feront que renforcer la nouvelle conviction de Samia Chala.

« Madame la France n’est pas sereine » et Chala non plus. Elle « s’étouffe » et « enrage ». « L’esprit des lumières » si cher à la France  » n’a jamais éclairé le village Kabyle » dont est issue la mère de Chala. Les femmes « n’ont pas connu l’école, elle marchaient pieds nus et vivaient en haillons ». La jeune femme découvre « sa profonde déchirure ». L’introspection commence.

Depuis le décès de sa maman en 2011, c’est sa tante, « Khalti », comme elle la désigne en arabe, qui est « la mémoire vivante de la famille ». Cette femme illettrée, qui n’est jamais sortie de son village, est si pleine de bon sens, qu’elle trouve les mots pour désigner les maux de Samia Chala.

Les leçons des femmes des classes populaires

« En retournant aux sources en quelque sorte -à ma source- j’ai mieux compris le regard sur le monde que portaient des femmes des classes populaires comme ma tante qui est effectivement extraordinaire de bons sens et de vérité dans le film. On a trop longtemps considéré nos parents comme incultes, analphabètes et finalement peu dignes d’être écoutés. Je pense que c’est tout le contraire et j’ai essayé, dans mon film, de donner la place à cette parole-là ».

Dans son entretien au HuffPost Algérie , Samia Chala avouera que sa tante « est d’une lucidité lumineuse. Dans sa simplicité de paysanne elle nous donne une leçon magistrale. C’est elle qui m’a orienté sur cette question de la trahison de soi et des siens : quand, où et comment est-on en cohérence avec soi même ? »

En revisitant les stéréotypes qui collent à la femme arabe depuis l’histoire coloniale, « Madame la France, ma mère et moi’ interroge le regard que portent les Français sur les femmes d’origine maghrébine mais aussi celui qu’elles portent elles-mêmes sur soi.

« Savoir qui l’on est. D’où l’on vient. Autant de questions que je ne pensais pas me poser en France mais qui m’ont sauté à la figure. Ce cheminement que j’ai fait depuis vingt ans avec « Madame la France » a été douloureux mais il m’a rendue plus forte », confiera au HuffPost Algérie Samia Chala.

« Ce film, pour lequel je suis retournée sur les traces de ma mère et de ma tante, en Algérie, permettra, je l’espère, de comprendre ma colère qui est celle de beaucoup d’Arabes de France », dira Chala. Et d’Algérie aussi.

« MADAME LA FRANCE MA MÈRE ET MOI »
Producteur : Un film de Samia Chala Production Public Sénat & Amip
Date de première diffusion : 2015/03/07
Rediffusion : Mardi 07 avril à 12h30 & Jeudi 16 avril à 12h30
En rediffusion les : Vendredi 24 avril à 12h30 Lundi 11 mai à 12h30


« ETUDE DU MODE DE GESTION DE LA ZONE HUMIDE ET DES STEPPES »

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Mes ami(e)s, le nouveau né annoncé est venu. Très bientôt il s’affichera sur amazone et la fnac.
C’est laborieux, stressant, mais en fin de parcours on est heureux de contribuer à l’avancée des sciences agronomiques en Algérie.

La fonction d’un intellectuel et qui plus est un scientifique c’est de produire.

Saci Belgat [[Saci Belgat, Université de Mostaganem

enseignant chercheur, ingénieur agronome, docteur ingénieur en écologie méditerranéenne.

participe à plusieurs programmes de recherche sur les écosystèmes méditerranéens.

membre de la fondacion EuroArabe, réseau Medinadat.]]

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Détails du livre:

ISBN-13: 978-613-1-55635-7
ISBN-10: 6131556350
EAN: 9786131556357
auteur : Saci Belgat
éditions universitaires européennes
livre en français, 156 pages, publié le 23.02.2015, catégorie: Écologie.

« Cet ouvrage destiné aux professionnels de l’agropastoralisme, aux professionnels de la santé, aux médecins épidémiologistes et étudiants en agronomie,traite des écosystèmes humides et steppiques du chott ech chergui, de l’impact de la pression anthropogène et du changement climatique sur l’émergence de la leishmaniose cutanée zoonotique.

Ce diagnostic systémique est accompagné par l’expérimentation de techniques de réhabilitation et de réparation des paysages abimés par l’homme.

Il fait la proposition d’un nouveau modèle de pastoralisme et de gestion de ces écosystèmes fragiles, et remarquables par la diversité des habitats, la richesse de la flore et de la faune. »

SACI BELGAT

Sources: raina-dz.net


Rappel:

Saci Belgat est aussi l’auteur du livre

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« Le littoral Algérien: Climatologie, Géologie, Syntaxonomie, Edaphologie et relations sol-végétation »

publication: 2014

Cet ouvrage traite du littoral occidental et oriental de l’Algérie dans sa complexité géologique, climatique, pédologique, biotique et phytosociologique.

Les paysages pédologiques sont divers et variés, ils associent une variété d’unités typologiques des sols (UTS), de solums et de modèles d’évolutions pédogénétiques.
Ont été individualisés, étudiés et rangés des Arénasols dunaires, des Rendisols autochtones et allochtones, des Fersialsols types et des Fersialsols polycycliques, des Paléosols et des Podzosols qui pour la première fois sont décrits et étudiés en Algérie.

La végétation est en majorité psammophile et xérophile.
Plusieurs associations végétales combinant plusieurs modèles d’adaptation sont pour la première fois décrits, et rangés selon les canons de l’école européenne, Cental European Phytosociologie, (CEPS). En complément a été consacrée une étude des relations sols- végétations.
Elle renseigne sur la fertilité de ces milieux soumis a une sévère dégradation anthropique, et propose des types d’aménagement rationnels de ces écosystèmes fragiles, complexes et riches en biodiversité.

TIZI …UZES: CONVERSATIONS AVEC BOUZID KOUZA

par Arezki Metref

Le Soir d’Algérie

le 5 avril 2015

Chronique du jour : Ici mieux que là-bas

Ballade dans le mentir/vrai(49)

Sans doute jamais Bouzid Kouza n’aurait imaginé qu’on puisse aller le débusquer dans son ermitage – hédoniste, tout de même, voire païen – d’Uzès, dans le sud-ouest de la France, qu’il a baptisé par ironie Tizi Uzès. Et voilà qu’un jour, m’y trouvant en visite et me souvenant qu’il y posait parfois son balluchon de transhumant au long cours, je lui passai un coup de fil. C’est qu’en me donnant son numéro, quelques mois auparavant, il ne croyait pas, plus que moi d’ailleurs, que j’irais le surprendre dans sa tanière au bout du Gard. Ah ce hasard !

Depuis quelques années, habitant quasiment dans un avion, un train, un bus, il vit entre Berlin, Uzès, Paris et Alger, poussant le bouchon jusqu’à Bamako et même Ouagadougou tout en prenant soin de revenir quelques fois à Tighlit, le village des origines, à la Kalaâ des At Abbas.… Bref, les gènes d’errant, jamais ne se taisent…

Cette histoire commence donc avec le hasard d’une soirée où papotant de tout et de rien, il me fournit l’innocente opportunité de poser la question qui me brûlait les lèvres depuis un moment. Le roman L’As de Tahar Ouettar est-il aussi intéressant en arabe qu’il l’est devenu en français ? Intéressant ? Oui, au fond, ça veut dire quoi, intéressant ?

La question est posée, si j’ose dire, à la source, Bouzid Kouza en ayant été le traducteur en 1983.

Je revois Bouzid Kouza réfléchissant un moment, occupé sans doute à peser ses mots. Puis il entreprit une sorte de mise au point avant de répondre : «Depuis ses déclarations sur Tahar Djaout, je me suis brouillé avec Ouettar. C’est inadmissible ce qu’il a dit».

Il en vint enfin à la question elle-même, mais en bottant d’une certaine manière en touche. Modeste, il voulait absolument réduire un maximum son apport, que je soupçonne décisif, au roman de Ouettar. Il commença par vanter les qualités de la langue populaire de Ouettar. Puis, en le harcelant quasiment pour qu’il réponde avec le plus de précision possible, il finit par concéder qu’il fallut tout de même booster quelque peu la traduction française. Heureusement, que poète lui-même, et maître de la langue, Bouzid Kouza put apporter du renfort au texte.

D’ailleurs, quand on connaît l’un et l’autre, on se demande ce qui a pu rapprocher Tahar Ouettar de Bouzid Kouza. Je saurai par la suite que c’était moins la littérature que l’engagement communiste clandestin. Avec Abdelhamid Benzine, Djamal Mesbah et Tahar Ouettar, Bouzid Kouza eut à s’occuper, en 1966, de l’édition en arabe de Saout Echaâb, l’organe central du Parti de l’Avant-garde socialiste (PAGS) qui venait de naître des cendres de l’ORP où prédominaient les communistes du PCA.

Les nécessités de ce travail les faisaient se voir régulièrement. Bouzid Kouza, qui apprit l’arabe d’abord à l’école coranique Sidi Lakhdar puis à l’Institut Ben Badis et enfin à la Medersa (lycée franco-musulman) de Constantine, membre d’un réseau FLN dès le lycée, rencontra le communisme grâce à la lecture de poètes comme Eluard, Nazim Hikmet, Aragon.

Il se souvient de la fascination pré-narcissique de Tahar Ouattar pour les communistes qui avaient combattu pour l’indépendance et qui furent discriminés. Il avait entendu parler de Maurice Laban et de Mohamed Lamrani, cet avocat batnéen qui fut un compagnon d’armes proche de Ben Boulaïd, de Taleb Bouiali. Tous ces communistes qui combattirent les armes à la main firent les frais de l’intolérance idéologique et disparurent dans des circonstances troubles.

Je ne suis pas loin de penser que la cause militante est pour beaucoup dans la décision de traduire L’As. Bouzid Kouza l’admet du bout des lèvres mais il souligne tout de même l’intérêt littéraire du roman.

Revenons à ce papotage anodin qui grimpe, impromptu, d’un cran dans le sérieux. Tant qu’à faire, quand on tient Bouzid Kouza, on a soudain une cascade de questions qui affluent. En réalité je ne les lui ai jamais posées, ce n’est que ces derniers temps que l’idée m’en est venue. Par exemple : pourquoi cet excellent poète, nourri des orpailleurs de la poésie, un des rares avec qui j’ai pu échanger autour de Ritsos par exemple, a-t-il si peu publié ?

À ce propos, j’ai presque envie de citer Smaïl Hadj Ali qui m’a fait remarquer que dire bon poète, c’est en quelque sorte commettre un pléonasme, car être poète suppose être bon. Dans le cas contraire, on ne peut le prétendre. Certes l’œuvre de Bouzid Kouza est de celles qui ne sont pas abondantes(1), c’est peut-être pourquoi elle est digne d’être redécouverte, voire découverte. Sans doute, l’enchaînement d’une vie habitée par le militantisme dans le PAGS dont des années de clandestinité, puis de journalisme professionnel – il fut, entre autre, l’un des responsables de la rédaction d’Afrique-Asie au côté de Simon Malley –, n’a-t-il laissé que peu de place à la poésie.

Récemment, Bouzid Kouza m’a appris qu’il a retrouvé un article sur sa poésie paru dans L’Unité en juin 1979. «Il est signé d’un certain Nazim Mahdi», me dit-il. C’est bien l’un des pseudonymes que j’utilisais pour signer des papiers dans L’Unité dans cette période où j’effectuais mon service national.

Ce soir où à Uzès j’abordai avec Bouzid Kouza la question de sa traduction de L’As, il s’agissait initialement de satisfaire une simple curiosité dans un bavardage anodin.

Petit à petit, je réalisai que nous ouvrions une page de notre histoire littéraire que, je le souhaite, Bouzid Kouza prendra soin de remplir au profit de la mémoire collective.

A. M.

1) Clandestines, Editions Révolution socialiste (PAGS-1968, Alger), Feux de voix, Editions Laila Moulati, 2010, Alger.

M’HAND KASMI, NOUS REVISITE!

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Fateh AGRANE
raina-dz.net
lundi, 30 mars 2015

M’Hand kasmi, nous revisite !

Il sera parmi nous dans son nouveau livre, « Le feu sacré de la nation», œuvre posthume parue aux éditions «Synergie» en ce mois de mars 2015

à la librairie « FATEH KITAB »

Sise à la cité Zerhouni Mokhtar Les Bannaniers ,Mohamadia ALGER,

le Samedi 11 Avril 2015 à partir de 14 H

et comme il avait épousé l’azur de son éternelle Algérie depuis le 21 Aout 2013, cet azur très possessif n’a pas voulu le lâcher et a chargé ses frères, camarades, et amis d’enlacer son nouveau né à titre posthume et de vous le présenter

Pour cela, une vente dédicace sera organisée, Ce jour la, venez nombreux !

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C’est un livre volumineux et très riche, retraçant son parcours d’enfant de cette Algérie meurtrie mais victorieuse de la nuit coloniale, cet enfant qui a vu son frère chahid Mouloud abattu devant lui pour le délit : d’avoir aimé trop la liberté et l’indépendance de l’Algérie.

Depuis ,nous verrons alors et à travers les pages du livre, la résurrection de Mouloud en Mhand, il se multipliera dans la bonne scolarité et brillantes études, d’étudiant volontaire, de diplômé de l’E.N.A, de cadre de la nation, d’opposant politique clandestin du glorieux parti de l’avant-garde socialiste (PAGS), d’écologiste, d’administrateur, d’homme de radio, d’homme de culture, de persécuté et de chômeur qu’il fut à un certain moment de sa vie, car ne voulant jamais plier, le poète et l’ami des humbles!

Nous verrons un homme qui a vécu au diapason de ses principes, ceux de la générosité, la modestie, le courage, le don de soi, la rectitude et la bonté faite homme!

Mhand nous revient en ce printemps, venez le voir, le lire, il nous à laissé un chemin d’hommes, un immense sourire, de belles lettres, et un parcours de battant!

Fateh Agrane


LE 3 AVRIL : UN THALASSA FASCINANT SUR LE LITTORAL ALGÉRIEN

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une belle émission annoncée pour

le 3 avril 2015

20h50

Fr3

HuffPost Algérie

le 20 mars 2015

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Thalassa : Béjaïa comme vous ne l’avez jamais vue !
https://www.youtube.com/watch?v=6-_zrFndWwg

Vous êtes algérien et fier de l’être? Thalassa, la célèbre émission de France 3 vous en donnera mille raisons de l’être un peu plus.

Algérie: la mer retrouvée , est le documentaire consacré aux 1600 kms de côtes algériennes. Produit par l’agence Capa et réalisé par Alexis Marant et Guillaume Pitron, ce documentaire de 110 minutes nous fait découvrir ce que ses concepteurs ont baptisé  » un géant méditerranéen ».

Un géant, précise-t-on, qui a longtemps tourné le dos à la mer et qui en refait la découverte aujourd’hui. Thalassa propose une exploration inédite.

D’Oran aux frontières tunisiennes, les paysages algériens offrent une variété fascinante. D’Oran jusqu’à Annaba, le voyageur traverse des reliefs lunaires, des forêts épaisses, des marais multicolores et des dunes à perte de vue.

Les images qui défilent au fil du temps coupent le souffle. De vrais paradis!

L’Algérie, nous-dit-on, redécouvre aujourd’hui son littoral, et Thalassa vous permettra de faire un voyage inédit tout au long des 1600 kilomètres de côtes.

Rendez-vous pris pour le vendredi 03 avril à 20:50 sur la troisième chaîne publique française.

LIRE AUSSI:


ALGER-AVRIL 2015: LANCEMENT D’UNE UNIVERSITÉ POPULAIRE

LANCEMENT D’UNE UNIVERSITE POPULAIRE

En octobre 2014, le bilan de rencontres publiques organisées sur Alger d’octobre 2013 à juin 2014 a fait ressortir la richesse des débats autour d’intervenants qui ont su simplifier des positions et apporter un enseignement à un public composé en bonne partie de jeunes étudiants, travailleurs et chômeurs.

Aussi nous avons pensé à systématiser ces rencontres par l’organisation d’une «université populaire» pour répondre à l’attente de nos jeunes auditeurs.

Pour concrétiser cette recommandation, nous avons pris des contacts avec des professeurs, dont nous savions les capacités pédagogiques à formuler des cours à la portée d’un large public.

Et en association avec nos amis de RAJ, nous pouvons

dès le dimanche 5 avril 2015 commencer les cours.

Ces cours auront lieu dans le local de RAJ,

17 rue Ben M’hidi à Alger,

de 18h à 20h.

Le programme proposé est le suivant :

Dimanche :

Economie politique.

Lundi : (1 lundi sur 2)

Islam politique ou littérature arabe.

Mardi :

Philosophie.

« QUAND UNE NATION S’ÉVEILLE » DE SADEK HADJERÈS: UN REGARD CRITIQUE ET GÉNÉREUX

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par Saïd Djaafer

Huffington post Maghreb Algérie

« Quand une nation s’éveille » de Sadek Hadjerès(*) est un livre à traduire, toute affaire cessante, en langue arabe. Le faire lire par le plus grand nombre possible d’Algériens est une œuvre de salubrité mentale dans le contexte actuel marqué par l’immobilisme, le désarroi et une tendance à dénigrer le combat des algériens en partant des vicissitudes du présent.

Ou, plus platement, par une terrible ignorance de cette histoire qui devient, paradoxalement, « l’argument » pour asséner des jugements péremptoires et même essentialistes – pour ne pas dire plus – sur les algériens et leur histoire.

Ce livre n’est pourtant pas une hagiographie populiste, c’est un livre très critique qui met constamment en exergue l’attitude positive des classes populaires attentives à ceux qui ont de l’instruction et qui dirigent le mouvement national et les comportements, étriqués, autoritaires et souvent populistes, de ces derniers.

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Écrit par un acteur et témoin, un lutteur au long cours, ce livre couvre une période de l’histoire – 1928-1949 – où le combat multiforme des algériens s’affirme et où l’horizon de la lutte armée se profile dans un contexte de marasme général et de division au sein des appareils politiques du mouvement national. Et où, déjà, les questions aujourd’hui – place de l’Islam, statut de la langue arabe, de la langue Amazigh…- se posent en termes de démocratie.

La force de ce livre est qu’il est à la fois un témoignage et un essai, une analyse.
Sadek Hadjerès, avec le recul critique, n’hésite pas à se saisir d’une question posée à cette période pour se livrer à une lecture du présent.
Cela donne un livre où l’histoire se déroule en son temps – et l’expression une “nation qui s’éveille” n’a rien d’une formule creuse – avec une analyse qui déborde sur ses aboutissements actuels.

Les Algériens n’ont pas à avoir honte de leur histoire

Les Algériens n’ont pas à avoir honte de leur histoire, ils doivent au contraire la connaître et la comprendre pour parvenir à vaincre des blocages qui se sont profilés bien avant le déclenchement de la guerre de libération et qui perdurent jusqu’à ce jour.

Connaître et comprendre pour enfin avancer.

On comprend à la lecture de ce livre passionnant d’un homme qui a fait un parcours “presque” classique (scout, militant dans le mouvement étudiant, militant au sein du PPA avant de rejoindre le Parti Communiste…) pourquoi ce lutteur au long cours n’a pas été, dans les années 90, un “éradicateur”.
On comprend pourquoi il ne pouvait rien avoir de commun avec ces terribles “théoriciens” du FAM (Front de l’Algérie Moderne) qui radotaient sur l’Algérie avec ses “deux peuples”, l’un “intégriste” et l’autre “moderne” et dont les relents, plus ou moins édulcorés, continuent d’être présents…

Il ne pouvait l’être car – et le livre le montre avec force – il sait d’où il vient. Il sait d’où les Algériens reviennent, il connaît ce début de renaissance d’une nation après plus d’un siècle d’écrasement et de clochardisation colonialiste.

Il fait partie de ces Algériens, peu nombreux, qui ont étudié et ont, de manière qui leur est parue naturelle, considéré que le savoir qu’ils ont acquis, fut-il modeste, doit être mis au service de la liberté et de la justice.

Hadjerès évoque avec chaleur, Mohamed Hadj Sadok, qu’il a eu comme professeur d’arabe en 1941 au collège de Blida et qui a permis à toute une génération d’aimer et de respecter cette langue.

“Mon premier cours avec lui au collège de Blida en 1941, constitua pour moi une surprise complète, pour ne pas dire un réveil brutal…
… Nous-nous sommes sentis réintégrés dans un monde qui nous était jusque-là caché. Nous nous le réapproprions, avec une fierté dont nous étions sevrés par l’indigence de l’enseignement arabe colonial”.

Cet homme, regrette Sadek Hadjerès, a été mis en marge à l’indépendance alors qu’il était “l’un des hommes qui étaient capables de former en un court laps de temps des dizaines de formateurs nationaux aptes à prendre la relève. Sans aller chercher à l’extérieur..”.

Hadjerès raconte toute une partie de son parcours qui s’est déroulé à Larb’a, dans la Mitidja, et qui sera plus tard le théâtre des pires violences durant la décennie 90. Il raconte un moment très spécial d’un défilé inaugural le 11 novembre 1943 des Scouts Musulmans Algériens (SMA) qui s’est déroulé, pourtant dans le cadre de la commémoration “embarrassante” de l’anniversaire de l’armistice de la première guerre mondiale.

Le moment de Larb’a

La description de la manière dont fut accueilli ce défilé par les colonisés est d’une très grande force, elle raconte un “moment” où l’histoire a déjà tranché même s’il faudra encore un long et sanglant combat pour que cela soit admis.

“En un instant, les trottoirs furent noirs d’une foule frappée d’un silence étrange, tout yeux et tout oreilles vers une aspiration à laquelle chacun se retrouvait sans se reconnaître ni y croire tout à fait. Rêve ou réalité ? C’était bien leurs enfants, leurs voisins, leurs connaissances qui passaient devant eux, mais regroupés et transfigurés en un mouvement d’ensemble inattendu, qui leur donnait un sens nouveau : car ce qui frappait, c’était ce groupe compact qui donnait une image d’ordre et de discipline loin de stéréotypes de “pagaïe arabe” qui nous étaient généralement associés…”.

Cette nation qui s’éveille dans la douleur, la difficulté, une formidable disponibilité de la société mais aussi une logique d’exclusion dans les appareils politiques du mouvement national qui ne s’explique pas seulement par la répression coloniale, trouve dans ce livre une traduction respectueuse.

Le livre de Sadek Hadjerès raconte et explique une période importante de l’histoire du mouvement national avec l’intelligence aiguisée que donne l’empathie et le respect des femmes et des hommes, humbles et héroïques à la fois, ce “peuple” que d’aucuns méprisent encore et le créditent d’une incapacité congénitale alors qu’il a une histoire. Une grande histoire. C’est cela le message actuel : il n’y a pas de fatalité, il y a des combats à mener.

(*) Sadek Hadjerès: Quand une nation s’éveille – Mémoires- Tome 1 – 1928-1948 – Essai annoté et postface par Malika Rahal – Inas Edition


L’AMANT DE LA LANGUE

L’amant de la langue

Pour la mémoire vivante de Nour
Pour Samia

Nour.
Lumière de la langue; versets qui soulèvent le jour de la Nuit. La nuit
c’est quand l’attente assiège tassa*. Tassa, c’est l’indicible langage
de la mère. La longue attente. L’Attente. La mort.
Nour, c’est la lettre écrite dans la langue de la lumière : Lumière.
Tafat*, poème. Amant de la langue de la langue, Livre sacré de la Mère.
Le Livre des livres. La Mère renaissante dans le sourire des enfances
ininterrompues.
Il était ainsi mon frère. Il souriait, il parlait la langue de la Mère.
Awal* surgi de la terre, Akal*. Ameslay* bercé par la Mère, la Terre.
Goutte de miel dans la bouche des enfants.
Il était ainsi mon frère, il berçait les mots, les lettres. Ils sont
fragiles, les mots. Il les protégeait de la nuit de la langue.
Le sommeil est la patrie des Ogres. Il pétrissait les lettres comme
l’argile. Oulman* filés en quenouille, le geste vivant de la mère qui
file la laine.
Azetta*. C’est l’écriture sainte de la Mère. Ses mains, sa craie, geste
qui souffle la vie à la vie. Sein tendu à l’enfance. Aux enfances.
Dans le langage de la tribu, abernous*, c’est le langage sacré de la
laine. Oulman. Aman*. La vie qui conjugue la vie à la vie.
Il était ainsi mon frère,
Amastan*.
Il était ainsi mon frère.
Il est le digne fils de la parole. Parole de la parole. Amant de la
langue.
Les faux-frères ne parlent pas la langue de la terre, de la mère.
Matricide.
La démagogie est l’idéologie des Ogres.
Tagmatt* , balbutiement du langage du feu; fatiguée, vidé par les faux
frères.
La Mère blessée.
Les frères, c’est la vie qui conjugue la vie à la vie; mains qui
fatiguent le malheur, la mort de la Mère.
Les frères, mains qui pansent les blessures de la Mère. Craie blanche,
lait de la Mère. Vie dans le geste d’écrire la Mère. La mère c’est la
vie qui conjugue la vie à la vie.
Les faux-frères c’est le sang de la Mère, brebis sacrifiée pour honorer
la divinité noire. Ogresse de l’ogresse. Wayzen*.
Ils sont ainsi les faux frères, ils n’ont plus le goût des mots. Ils
massacrent les mots, les êtres. Ils sacrifient la langue sacrée de la
Mère pour ne plus parler la vie; ne plus faire entendre la chanson
renaissante des sources.

Les faux-frères, les fausses-sœurs, le faux-pays:
La fausse couche du Pays.

Il est ainsi mon frère,
sourire dans le futur.
Le futur c’est la mémoire de l’enfance.
Azekka*, demain, c’est ce qui prolonge la vie, la parole. C’est ce qui tire la langue de la mère de la mort, Azekka, tombe.
Il était ainsi mon frère,
amant de la langue.

Azeddine Lateb

Notes :
Tassa : foie, siège de la tendresse et de l’affection maternelle.
Tafat : lumière.
Awal : parole.
Akal : terre.
Ameslay : mot.
Oulman : laine.
Azetta : métier à tisser.
Abernous : burnous.
Aman : eau.
Amastan : protecteur, défenseur.
Tagmatt : fraternité.
Wayzen : Ogre.
Azekk : demain.
Azekka : tombe.


texte adressé à socialgerie en septembre 2014

AUTOUR DE LA SORTIE DU LIVRE DE AMEZIANE KEZZAR: « BRASSENS TUYAC D ISEFRA»

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Restitution vidéo de la rencontre littéraire
du mercredi 10 décembre 2014

L’ACB ouvre les guillemets à Ameziane Kezzar

pour « Brassens Tuyac d isefra »

« Brassens Chants et poésies »

(Ed. Achab )

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rencontre suivie d’une dédicace

Animé par Arezki Metref et Hend Sadi

Introduction musicale par Belaid Branis

Il fallait de l’audace pour s’attaquer à Brassens, il en faut encore plus quand il s’agit de le publier en kabyle. Comment retrouver l’esprit corrosif et vivifiant d’un chansonnier devenu l’un des symboles de l’identité française, même pour ceux qui n’apprécient pas son esprit ? Ce Brassens s’adapte-t-il au climat de la farouche et rocailleuse Kabylie ?

Il ne s’agissait pas pour Ameziane Kezzar de traduire mot-à-mot les textes du chanteur moustachu, mais de les adapter, de les transplanter dans une terre qui ignore tout de lui.
La greffe a si bien pris que l’on croirait lire Brassens en kabyle, et qu’à la fin de la lecture, on se demande si on a lu le texte français ou le texte kabyle.

Pourtant, paradoxalement, les images, les références, les noms utilisés par Ameziane Kezzar sont kabyles, mais ce qui reste après la lecture c’est l’esprit de Brassens.
L’adaptateur réussit ainsi ce que préconisait Baudelaire pour les apprentis poètes, la recherche de « l’unité de sens et d’impression ».

Si Brassens a chanté la liberté c’est d’abord celle de dire ce qui lui plaît. C’est cette liberté qu’Ameziane Kezzar revendique dans son adaptation en kabyle des chansons de Brassens.

Il a réussi à rendre la musique et le rythme particulier aux paroles de Brassens en variant les rythmes et la prosodie, car il s’agit aussi de renouveler les formes fixes de la poésie kabyle en mettant à distance une forme poétique qui se meurt dans son carcan si-mohandesque et en lui substituant des formes plus complexes, plus nourrissantes, moins étriquées.

Renouveler les formes traditionnelles de la poésie kabyle, A. Kezzar s’y était déjà essayé, notamment dans «Aγyul n Ǧanǧis», mais dans ce recueil il pousse la «subversification» sur plus de deux cents textes, dont pas un n’est comparable à l’autre.

La chanson de Brassens est saturée de références culturelles tirées de la littérature voire pour certaines de l’érudition. Mais toutes se font avec le sourire amusé de quelqu’un qui ne se prend pas au sérieux, qui ne se prend ni pour un poète ni pour un érudit.s’adresse à son auditoire et cherche à lier avec lui complicité et connivence.

Comment rendre ces références compréhensibles pour les Kabyles ?
plusieurs choix s’offrent au traducteur : soit transposer ces éléments culturels dans le monde de références de la langue, soit leur trouver des équivalents, soit les transformer pour les rendre plus efficaces, ou les garder pour enrichir la culture dans laquelle elles sont transplantées.

C’est ce dernier choix que fait Ameziane Kezzar, tout en se permettant quelques transpositions.

En effet, adaptation selon Ameziane Kezzar ne signifie pas effacement de ce qu’il y a d’irréductible dans les textes de Brassens. Le but du traducteur est à la fois de faire comprendre le texte mais aussi de dépayser son lecteur, de lui montrer un autre monde possible.

Il est certain que l’élément le plus difficile à transposer ce sont les thèmes abordés par Brassens, le plus souvent scandaleux ou simplement provocateurs.

Comment rendre l’adultère, la nymphomanie, le cocuage dans une culture qui a souvent placé son honneur dans la sexualité contrôlée des femmes ? Eh bien, tout simplement. Loin des regards hypocrites sur la société kabyle, Ameziane Kezzar reste fidèle à Brassens et écorne avec brio et finesse le fameux nnif kabyle. Mais l’humour et la finesse prémunissent de l’accusation de vulgarité.

Non seulement Ameziane Kezzar rend ici hommage à un libre-penseur, chansonnier, taquin et provocateur, mais ses adaptations portent en elles toutes les possibilités de la subversion et de l’hymne à la vie.

Sans gravité et avec légèreté, ce qui manque à la société kabyle, elles peuvent être le premier pas vers une tradition de chansonniers capables de la décrire sans concession et sans la nostalgie de l’identité perdue, sans jugement aussi.

Libération par les mots nécessaire et salvatrice dans une société qui transforme sa culture en objet de musées.

Si ces adaptations ont atteint leur but, elles enrichiront l’inspiration kabyle de nouvelles thématiques, et elles permettront peut-être quelques minutes de joie et de bonheur sur un air de guitare libérateur.

Ecoutez, lisez ces chants d’un autre temps pour éveiller en vous l’esprit carnavalesque et réjouissez-vous de leur fraîcheur.

Présentation pour l’ACB (Introduction de Mohand Lounaci)

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Pour écouter

J’ai rendez-vous avec vous

Paroles Ameziane Kezzar « Brassens Tuyac d isefra » (« Brassens Chants et poésies »)

musique de Belaid Branis

cliuer sur le lien (…)

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