SLIM NOUVEL ALBUM: «L’ALGÉRIE COMME SI VOUS Y ÉTIEZ »

Slim_nouvel_album.jpg

Un nouvel album de

Slim

vient de paraître

Slim_nouvel_album.jpg

« ALGÉRIE

COMME SI VOUS Y ÉTIEZ

»

SLIM sera avec nous à la

LIBRAIRIE EL IJTIHAD

9, rue Hamani – ALGER

Tél. 021634851

Le lundi 08 mars 2010 à 15h

.

Rencontre amicale de Slim avec tous ses amis et particulièrement les médias de la presse écrite, radio, TV, Internet etc.

Bienvenue à tous.

RACHAD TV accueille Omar BENDERRA

Rachad_TV_sigle.jpg

Rachad_TV_sigle.jpg

كونوا في موعد حصة « من الأمس إلى الغد »
الثلاثاء 2 مارس 2010
على الساعة 19:30 بتوقيت الجزائر

الموضوع:حوار على المباشر مع عمر بن درة
مقتل علي تونسي والصراعات داخل السلطة

RachadTV accueille Omar Benderra

L’assassinat d’Ali Tounsi et la lutte des clans au sein du pouvoir

Mardi 2 mars 2010, 19:30

أرسلوا أسئلتكم مسبقا على العنوان التالي

1 – tv.rachad.org
2 – www.livestream.com/rachadtv
3 – www.ustream.tv/channel/rachad-tv

كما يمكن المشاركة في الحصص المفتوحة للحوار بالاتصال:

1 – التلفوني على الرقم : 00442031293081
2 – على حساب rachadtv على Skype

Pour nos téléspectateurs en Algérie, nous recommandons de suivre nos émissions sous ce lien :
http://www.ustream.tv/channel/rachad-tv

Pour accéder au site de Rachad en dépit de la censure en Algérie :
Pour http://www.rachad.org :
http://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=ar&tl=hr&u=http%3A%2F%2Fwww.rachad.org%2F&anno=2

Pour video.rachad.org :
http://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=ar&tl=hr&u=http%3A%2F%2Fvideo.rachad.org%2F&anno=2

Pour tv.rachad.org:
http://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=ar&tl=hr&u=http%3A%2F%2Ftv.rachad.org%2F&anno=2

Pour forum.rachad.org :
http://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=ar&tl=hr&u=http%3A%2F%2Fforum.rachad.org%2F&anno=2

Aussi sur youtube :
http://www.youtube.com/rachadtv
et
http://www.youtube.com/yourachad

FÉVRIER 2010, INFORMATIONS REÇUES

Frantz_Fanon.jpg

Cet article rassemble quelques unes des informations reçues concernant des tribunes libres, des activités, des publications de divers horizons. Ces matériaux trouveront leur place dans une rubrique permanente nouvelle: « Tribunes, activités, lectures.. » qui sera mise à jour pour être consultée par les visiteurs du site au moment qui leur convient


Frantz_Fanon.jpg

[La lettre d’information du site « Frantz Fanon International »
recense les articles et les brèves publiés depuis 7 jours.->http://www.frantzfanoninternational.org]

Parmi les nouveaux articles

Le virage néocolonial clive la France

par Lina Sankari, le 19 février 2010

Le virage néocolonial clive la France À l’occasion de la Semaine
anticoloniale, la France se divise sur la suppression du ministère de
l’Identité nationale, selon un sondage Opinionway pour l’Humanité et
Beur FM. Opinion sur la suppression du ministère de l’immigration. Il y
a cinq ans, lorsque le débat sur le « rôle positif » de la
colonisation ne semblait intéresser [qu’un cercle restreint
d’historiens ou d’associations, 64 % de Français se déclaraient
favorables à une loi orientant les programmes (…)->http://www.frantzfanoninternational.org/spip.php?article204]


Copie_de_2010_02_13_183_millefeuilles.jpg

honteux et scandaleux!

« Je reste sans voix.Que dire, sinon que les vrais moudjahidines dans notre pays sont tous les jours tabassés de differentes manières et par différents moyens. »

On nous communique ce cri d’indignation intitulé

par son auteur ‘Fateh AGRANE’

Ach del aâr âlikoum

(Quelle honte à vous…)

Abderrahmane Zakad 73 ans, écrivain, ancien combattant de l’ALN,

Le nez cassé, le visage en sang! Tabassé par son éditeur

Pour avoir revendiqué ses droits et de sa dignité!

« ach del aar aalikoum »

Honte aux lieux !

Où la raison est poing,

À la face des vieux.

Honte à vous!

Maquilleurs de mots

Émondeurs des yeux

O! Camarades et frères!

La tête est fête,

Et pas défaite!

Elle est arme à penser

Ultime île aux trésors!

Pas pour défoncer

Au moindre désaccord

Honte! et point assez!

Éditer droit au mur

En sang le nez cassé

Mille feuilles pour signature !

Honte! bon de dieu!

Agresse t-on ainsi demain

Honte! À nous messieurs

L’allongé est écrivain.

Fateh Agrane


Rachad_TV_sigle.jpg

كونوا في موعد حصة « من الأمس إلى الغد »

الثلاثاء 23 فبراير 2010

على الساعة 19:30 بتوقيت الجزائر

[

الموضوع:حوار على المباشر مع النقابية نصيرة غزلان
هل سيقنع الإعلان عن الزيادة في الأجور الأساتذة من أجل العدول عن الإضراب؟

->br43]


2010_01_16_150_La_Pensee_De_Marx_enregistre_par_Gerard_Philipe_.jpg

CENTRE D’HISTOIRE DES SYSTEMES DE PENSÉE MODERNE


Université Paris 1

Marx au XXIe siècle, l’esprit & la lettre

Séminaire hebdomadaire

sous la responsabilité de Stathis Kouvélakis (Londres, King’s College),

d’Isabelle Garo (Paris, Lycée Chaptal),

et Jean Salem (Paris 1)

avec le soutien du CERPHI

et de la revue ContreTemps (Syllepse)

ANNÉE 2009-2010

samedi 27 FÉVRIER 2010,

Emmanuel BAROT

annoncé en brève

[Pour contact, information, programme :

http://www.marxau21.fr->http://www.marxau21.fr]


FANNY COLONNA, récits

LE MEUNIER, LES MOINES ET LE BANDIT

DES VIES QUOTIDIENNES DANS L’AURÈS (ALGÉRIE) DU XXe SIÈCLE

meunier.jpg

ACTES SUD

SINDBAD (Collection « Hommes et sociétés »)

annoncent la parution le 6 JANVIER 2010

du dernier livre de Fanny Colonna:

Le Meunier, les moines et le bandit

des vies quotidiennes dans l’Aurès (Algérie) du XXe siècle

récits

format : 14 X 22,5 CM / 224 pages / 25 €

Dans les Aurès, à l’époque coloniale, au tournant du XXe siècle,
la surprenante histoire d’amitié entre un meunier français et
un Algérien hors-la loi offre à Fanny Colonna la matière d’une
exploration sensible, à la fois quotidienne et historique des
liens tissés et dénoués par la colonisation.

À travers l’histoire d’un meunier européen, Jean-Baptiste Capéletti, et
d’un hors-la-loi algérien, Ben Zelmat, ce livre tente de souligner la
puissance des liens tissés entre ceux qui ont vécu ensemble en
Algérie à l’époque coloniale, le plus souvent sous des statuts très inégaux.

Il se propose de montrer les liens de proximité entre des lieux,
des gens, des manières de vivre, profondément ancrés dans des relations
personnelles comme dans des objets matériels et immatériels.

L’attachement du Meunier à son moulin, du Bandit d’honneur à sa
tribu, des Moines-Fermiers à leur projet de conversion qui passait forcément par une incorporation de la culture locale, offre une entrée
privilégiée pour parler de cette relation charnelle que des personnes
venues d’horizons divers ont tissée avec un morceau d’Algérie dans
lequel ils avaient été propulsés par des hasards multiples.

Après avoir rapporté cette surprenante histoire dont presque tous les
personnages et les témoins ont disparu, Fanny Colonna a mené à partir
de juin 2006 une véritable enquête de terrain à la recherche notamment
de son héros, l’énigmatique Meunier.

Ses observations, consignées jour après jour dans la deuxième partie du livre, complètent par petites touches le récit à la fois érudit et sensible d’une vie « qu’aucune fiction n’aurait pu inventer », passée dans un coin de l’Aurès au XXe siècle.

Née en Algérie, Fanny Colonna est sociologue et directrice émérite de recherche au CNRS.

Entre 2006 et 2009, elle a dirigé un programme de recherche international sur les traces du passé colonial au Magreb.

Elle est par ailleurs l’auteur de nombreux ouvrages de référence dont

  • Instituteurs algériens, 1883-1939 (Presses de Sciences Po, 1975),
  • Etre marginal au Maghreb (CNRS Éditions, 1993),
  • Les versets de l’invincibilité, permanences et changements religieux dans l’Algérie contemporaine (Presses de Sciences Po, 1995)
  • Récits de la province égyptienne (Actes Sud / Sindbad, 2004).

cuba_medias.jpg

CUBA
DE PUISSANTS INTÉRÊTS SE CACHENT DERRIÈRE LA CYBER-DISSIDENCE DE YOANI SANCHEZ

Entretien avec SALIM LAMRANI
28 février
Salim Lamrani vient de publier « Cuba, ce que les médias ne vous diront jamais », dans lequel il aborde tous les thèmes utilisés par la propagande étasunienne pour justifier les sanctions économiques unilatérales contre Cuba, indépendamment de l’alternance entre démocrates et républicains. Avec un prologue de Nelson Mandela, ce livre à l’analyse exhaustive et aux arguments précis en font un ouvrage de référence (…)

____________________________________

DE PUISSANTS INTÉRÊTS SE CACHENT DERRIÈRE LA CYBER-DISSIDENCE DE YOANI SANCHEZ

cuba_medias.jpg

cuba_medias.jpg
Salim Lamrani vient de publier Cuba, ce que les médias ne vous diront jamais, dans lequel il aborde tous les thèmes utilisés par la propagande étasunienne pour justifier les sanctions économiques unilatérales contre Cuba, indépendamment de l’alternance entre démocrates et républicains. Avec un prologue de Nelson Mandela, ce livre à l’analyse exhaustive et aux arguments précis en font un ouvrage de référence.

Guillermo Nova | La República | La Havane


Vous venez de publier un nouveau livre sur le traitement médiatique sur cuba. Que cachent les médias à propos de la réalité cubaine?

Les médias manipulent complètement la réalité de ce petit pays et le présentent comme étant l’antichambre de l’enfer en se basant surtout sur des préjugés et sur la rhétorique. Ils n’effectuent jamais d’études comparatives ni ne donnent la parole à ceux qui disposent d’une opinion différente sur ce thème.

Prenons l’exemple par excellence: les droits de l’homme. Les médias dénoncent très souvent la situation des droits de l’homme à Cuba. En revanche, ils n’effectuent jamais d’analyses comparatives, alors qu’il suffit de prendre les rapports annuels d’Amnesty International et de les comparer.

C’est ce que je fais dans le livre et le résultat est édifiant: De tout le continent américain, du Canada jusqu’à l’Argentine, le pays qui viole le moins les droits de l’homme est Cuba selon Amnesty International. Cela ne veut pas dire que Cuba est le paradis. Il existe certaines violations des droits de l’homme sur l’île.

Par ailleurs, les médias occultent minutieusement le contexte géopolitique dans lequel se trouve Cuba et ne disent pas un mot sur la constante agression politique, économique, diplomatique et médiatique de Washington contre Cuba.

C’est la raison pour laquelle les médias commettent une grave violation de la déontologie journalistique lorsqu’ils traitent de la réalité cubaine.

Il faut sortir de la vision manichéenne: Cuba n’est ni «Alice au pays des merveilles» ni «l’enfer de Dante» et c’est ce que j’essaye de faire dans le livre.

Pourquoi Cuba est-elle tant stigmatisée dans les médias?

Pour la seule et unique raison que Cuba a rejeté le capitalisme d’entreprise privée et a décidé de placer l’être humain au centre de son projet de société et non le profit.

C’est un pêché impardonnable pour les grands groupes économiques et financiers qui contrôlent l’immense majorité des médias privés.

Comme vous pouvez le constater, cela n’a rien à voir avec la démocratie et les droits de l’homme.

Les États-Unis ont-ils besoin de cette couverture médiatique pour maintenir les sanctions économiques?

Pendant 30 ans, la rhétorique diplomatique des Etats-Unis, pour justifier l’état de siège économique contre Cuba a présenté l’alliance avec le monstre soviétique comme étant le principal obstacle à la normalisation des relations avec La Havane.

Bien évidemment, cette affirmation est dénuée de fondement historique car l’hostilité à l’égard du gouvernement révolutionnaire a débuté avant le renouement des liens avec l’URSS en mai 1960.

Par ailleurs, après l’effondrement du bloc soviétique et la disparition de la menace rouge en 1991, au lieu de normaliser les relations, les Etats-Unis ont augmenté les sanctions avec la loi Torricelli en 1992, la Helms-Burton en 1996, le Premier Plan de Bush en 2004 et le Second Plan en 2006.

Seule la rhétorique a changé. Désormais ce n’est plus la menace soviétique qui empêche un modus vivendi mais «l’inacceptable situation des droits de l’homme».

Comme si les Etats-Unis et l’Union européenne disposaient d’autorité morale pour donner des leçons sur les droits de l’homme aux Cubains.

L’ouvrage contient un prologue de Nelson Mandela

Nelson Mandela, grand ami de Fidel Castro, même si les médias ne veulent pas que cela se sache, m’a fait l’immense honneur d’intégrer dans mon livre une réflexion sur le rôle fondamental de Cuba dans la libération des peuples d’Afrique.

Il explique également pourquoi le premier pays qu’il a visité après sa libération a été Cuba et non un voisin africain, les États-Unis ou l’Europe.

Je lui fais part d’ici de mon immense dette de gratitude.

Vous avez l’habitude de publier des articles, des livres, de participer à des débats publics, mais vous n’apparaissez quasiment jamais à la télévision. Pourquoi?

Tout d’abord, parce que l’on m’invite très rarement et quand c’est le cas, on m’impose des conditions inacceptables, comme par exemple débattre contre plusieurs contradicteurs à la fois.

Ensuite, parce que la télévision est un moyen de communication particulier et peu propice au débat profond pour une raison simple: le temps de télévision est un temps très court, très bref, uniquement adapté aux pensées conventionnelles.

Par exemple, si je dis à la télévision que Cuba est une dictature, c’est un message qui passe sans aucun problème, aucune explication n’est nécessaire. C’est comme si je disais que la terre était ronde.

En revanche, si j’affirme que le fait de considérer Cuba comme une dictature est caricatural, il est indispensable que j’explique mon point de vue et il faut du temps pour cela.

Mais la télévision ne dispose pas de ce temps.

Comment voyez-vous le phénomène des bloggeurs opposants?

Tout d’abord, de mon point de vue personnel, rien ni personne ne devrait empêcher les bloggeurs cubains d’exprimer leurs idées et leurs opinions sans crainte de représailles, car ils ont le droit de critiquer sévèrement les autorités de La Havane.

Maintenant, il est évident que de puissants intérêts opposés au processus révolutionnaire cubain se cachent derrière ce rideau de fumée que l’on nomme la «cyberdissidence cubaine», symbolisée par Yoani Sánchez.

En un mot, si l’on me demandait de signer une pétition défendant le droit de Yoani à critiquer le gouvernement cubain, je la signerais sans aucun problème. En revanche, si l’on me sollicitait pour signer un document affirmant que Yoani est une simple bloggeuse dont l’objectif est de dénoncer les aberrations et les contradictions d’un système, je ne le ferais pas car ce n’est pas le cas.

La contradiction qui existe entre les médias et le pouvoir est de plus en plus grande mais en revanche, il est indéniable qu’il existe une absence de critique à leur égard dans les pays occidentau x.

Le problème fondamental des médias et qu’ils ne disposent pas d’un contre-pouvoir puissant, même si la presse alternative sur Internet joue un rôle extraordinaire pour dénoncer les dérives des transnationales de l’information.

Salim Lamrani

Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais

Prologue de Nelson Mandela

Paris, Editions Estrella, 2009

300 pages, 18€

Disponible en librairie et sur Amazon : http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vous-Diront-Jamais/dp/2953128417/ref=pd_rhf_p_t_1

Pour toute commande dédicacée, contacter directement : lamranisalim@yahoo.fr

RACHAD TV

RACHAD_TV.jpg

14 February 2010

كونوا في موعد حصة « من الأمس إلى الغد »
الثلاثاء 16 فبراير 2010

على الساعة 19:30 بتوقيت الجزائر

الموضوع:حوار على المباشر مع عبد القادر ذهبي

ماذا يجري في قمة السلطة الجزائرية؟

RachadTV accueille Abdelkader Dehbi
Que se passe-t’il au sommet du pouvoir algérien?
Mardi 16 février 2010, 19:30

أرسلوا أسئلتكم مسبقا على العنوان التالي

1 – tv.rachad.org
2 – www.livestream.com/rachadtv
3 – www.ustream.tv/channel/rachad-tv

كما يمكن المشاركة في الحصص المفتوحة للحوار بالاتصال:

1 – التلفوني على الرقم : 00442031293081
2 – على حساب rachadtv على Skype

Pour nos téléspectateurs en Algérie, nous recommandons de suivre nos émissions sous ce lien :
http://www.ustream.tv/channel/rachad-tv

Pour accéder au site de Rachad en dépit de la censure en Algérie :
Pour http://www.rachad.org :
http://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=ar&tl=hr&u=http%3A%2F%2Fwww.rachad.org%2F&anno=2

Pour video.rachad.org :
http://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=ar&tl=hr&u=http%3A%2F%2Fvideo.rachad.org%2F&anno=2

Pour tv.rachad.org:
http://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=ar&tl=hr&u=http%3A%2F%2Ftv.rachad.org%2F&anno=2

Pour forum.rachad.org :
http://translate.google.ch/translate?hl=fr&sl=ar&tl=hr&u=http%3A%2F%2Fforum.rachad.org%2F&anno=2

Aussi sur youtube :
http://www.youtube.com/rachadtv
et
http://www.youtube.com/yourachad

RÉÉDITION DE « ABC AMAZIGH – Une expérience éditoriale en Algérie – 1996-2001 ».

abc_amazigh_tome_2_defiberbere.jpg

abc_amazigh_tome_2_defiberbere.jpg
À lire pour Connaître…

Avez-vous lu le second volume de

ABC AMAZIGH

Une expérience éditoriale en Algérie

(1996-2001)

de Smail Medjeber?

Il est temps de le lire!

«Pourvu qu’il ne vous arrive point tel le sort de cet arbre lequel, une fois coupé de ses racines, ses feuilles vertes se faneront et dépériront.

Un arbre sans racines est condamné à mourir.

Ne soyez pas, vous gens d’aujourd’hui, tels des gens sans racines…

Faîtes en sorte de ne pas devenir des éternels pauvres de la Connaissance la plus large d’esprit et de cœur…

À présent, la Connaissance se puise dans les livres.

C’est pour cette raison, que j’ai écrit ce livre : pour vous tous, pour qu’il vous soit une référence, un exemple à méditer, un fondement sur quoi vous appuyer et
construire.»
(Mouloud Mammeri)

C’est, pour suivre l’exemple de Mouloud Mammeri, que Smaïl Medjeber a fait ce livre: une réédition, en deux volumes, de textes publiés auparavant dans les
quarante et un numéros, ainsi que quelques inédits d’ »ABC Amazigh » qui paraissait, difficilement, en Algérie.

Ce second volume reprend divers thèmes : linguistique, littérature, éducation et culture, histoire ancienne et contemporaine, toponymie, monographie, biographie, onomastique, patrimoine équin, azref le droit amazigh, l’art berbère, les droits des enfants…

Dans cet ouvrage, nous lirons, aussi, par devoir de mémoire, d’émouvants hommages aux militants, intellectuels, artistes et journalistes Miloud Salmi, Mohand Amokrane Haddag, Mohamed Haroun, Lounès Matoub, Mouloud Mammeri, Mohand Arab Bessaoud, Smaïl Yefsah…

«En retraçant l’histoire d’ABC Amazigh, vous [Smaïl Medjeber] témoignez utilement pour une revue qui fut un vecteur remarquable de la réflexion et de la culture berbères. Que cette expérience précieuse puisse nourrir demain de nouvelles espérances!» (Bertrand Delanoë, Maire de Paris.)

L’auteur, Smaïl Medjeber, est un militant berbériste de longue date, connu des organisations internationales de défense des droits fondamentaux depuis de longues années.

Il est l’un des penseurs de la revendication berbère.

En éditant et en dirigeant la revue « ABC Amazigh », qu’il a fondée en 1996, il réalisa son vœu le plus cher: sortir de la clandestinité et donner la possibilité à toutes les sensibilités de s’exprimer, communiquer leurs opinions et leurs idées portant sur la revendication berbère.

Prix : 20€, le volume I, 20€, 50 le volume II (+frais d’envoi).
Les deux volumes sont disponibles.
Vous pouvez les avoir en les commandant par courriel à : defiberbere@hotmail.fr
Avec une dédicace de l’auteur en plus!

POUR UN MAGHREB DES DROITS DE L’HOMME

Le deuxième bulletin (décembre 2009) du Collectif d’ associations « Pour un Maghreb des droits de l’homme » , nous a été adressé récemment. Il fourmille de faits malheureusement significatifs.

A défaut de vraie union maghrebine, qui reste l’horizon officiellement proclamé par les gouvernants et leurs organisations inféodées, le non- respect des droits humains dans différents domaines reste la seule convergence notable dans les orientations de ces pouvoirs.

La connaissance objective des faits est la première condition pour faire reculer les pratiques en contradiction avec les textes constitutionnels nationaux et les Chartes internationales reconnues par les gouvernements en place.

Pour accéder à ce bulletin, cliquer ici

COMMENT LES SOVIETIQUES VOYAIENT SADDAM HUSSEIN ?

primakov.jpg

Dans Jeune Afrique du 2 janvier courant, Béchir BEN-YAHMED rend compte d’un ouvrage important de Evgueni Primakov, diplomate soviétique de renommée internationale et parfait connaisseur du Moyen Orien et du monde arabe. Ses témoignages directs sur la personnalité et la politique de Saddam Hussein sont particulièrement saisissants et instructifs, de même que les relations difficiles et complexes de l’URSS puis de la Russie avec les régimes arabes. Socialgerie met aussi en ligne à cette occasion un document d’évaluation très intéressant rédigé en 2007 par Primakov sur la situation, les problèmes et les perspectives de la Russie.

primakov.jpg

IL Y A TROIS ANS? … SADDAM

PRIMAKOV ET LE MOYEN ORIENT

par Béchir BEN YAHMED, le 02 janvier 2010, Jeune Afrique

Evgueni Primakov. Ce nom vous dit quelque chose, mais vous ne savez plus très bien ce qu’il a été, et ignorez ce qu’il est devenu ou même s’il est encore en vie.

Vous êtes excusable, parce que cet homme de 80 ans a quitté la scène depuis plusieurs années: il a, comme on dit, «plus d’hiers que de demains»…

Je vous en parle parce qu’il a publié ses souvenirs et le récit de ses missions au Moyen-Orient, dont l’édition anglaise vient de paraître sous le titre Russia and the Arabs .

Lecture très instructive, comme vous allez le voir.

Evgueni Primakov a été à l’Union soviétique puis, après la disparition de cet empire en 1990, à la Russie ce que Mohamed Hassanein Heykal a été à l’Égypte: d’abord un brillant journaliste très proche du pouvoir, qui l’a chargé de missions secrètes et en a fait son éminence grise, avant d’être nommé ministre.

Mais le Russe a été beaucoup plus loin et plus haut que l’Égyptien puisqu’il a dirigé les services secrets, été ministre des Affaires étrangères et enfin Premier ministre.

C’est un spécialiste du Moyen-Orient, où il a passé de très nombreuses années jusqu’à devenir le meilleur expert russe de la région.

Il a bien connu en particulier Saddam Hussein; raison pour laquelle, en février-mars 2003, peu de jours avant le déclenchement par George W. Bush de l’invasion de l’Irak, Primakov a été choisi par le président russe Vladimir Poutine pour se rendre à Bagdad et transmettre à Saddam – en tête à tête – « le message de la dernière chance ».

Les communications aériennes avec l’Irak étant alors coupées, Primakov a dû faire la dernière partie du voyage Moscou-Bagdad par la route, à travers l’Iran, et courir les plus grands risques.
Dans son livre, il raconte pour la première fois cette mission qui a fait de lui le dernier dignitaire étranger à avoir parlé longuement avec Saddam, quelques semaines seulement avant sa chute.

Il décrit la psychologie du dictateur irakien et analyse les raisons de son comportement suicidaire. Il le suit, ensuite, de loin, jusqu’à son arrestation par les Américains (dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003) et sa fin tragique par pendaison, il y a près de trois ans: le 30 décembre 2006.

Ce qu’il révèle est toujours instructif, parfois passionnant. Je vous en donne à lire de larges extraits qui devraient vous intéresser.

Le Saddam qui s’est révélé à Primakov n’est pas l’homme brutal et primaire qu’il a donné l’impression d’être, mais plutôt, à l’inverse, un homme caméléon, voire un fourbe.

Il a eu, dans les années 1970, sa période anti-impérialiste et prosoviétique. «Avec grand courage, dit Primakov, il a nationalisé l’Iraq Petroleum Company, comme Nasser a nationalisé le canal de Suez.»

L’auteur de Russia and the Arabs précise:

«Il nous a appelés à l’aide, nous puissance communiste, en disant: “Nous n’avons pas besoin d’argent, car l’Irak est riche, mais de votre expertise politique. Aidez-nous à construire un État fort, vendez-nous des armes sophistiquées. Envoyez-nous vos meilleurs cadres, je leur ouvrirai toutes les portes.”

Il l’a fait et a, ainsi, gagné notre confiance; nous avons envoyé des milliers de conseillers, considéré Saddam comme un vrai partenaire, un leader plein de promesses. Nous avons misé sur lui et fondé sur la coopération avec l’Irak beaucoup d’espoirs.

Mais son entrée en guerre contre l’Iran en 1980 a été pour nous une complète surprise: nous étions ses alliés, et non seulement il ne nous a pas prévenus ni informés, mais il nous avait assuré qu’il n’avait aucune intention de s’engager dans cette voie.»

Primakov poursuit: «Commença alors à notre nez et à notre barbe sa collaboration secrète avec les États-Unis du président Reagan, trop heureux de renforcer celui qui se dévouait pour casser les reins à l’Iran de Khomeiny, qui était alors le grand ennemi des Américains.

Les États-Unis et leurs alliés européens et arabes donnèrent des armes, des informations et de l’argent à l’Irak de Saddam.

Dès ce moment-là, il se crut indispensable aux Américains.

Il se persuadera – et n’en démordra plus – que les États-Unis ne tenteraient jamais rien de grave contre lui, que les pays arabes ne pouvaient rien lui refuser.

Donald Rumsfeld, futur secrétaire d’État américain à la Défense, se rendit à Bagdad en décembre 1983 et déclara que l’Irak et les États-Unis avaient les mêmes ennemis: l’Iran et la Syrie.

L’Amérique renoua des relations diplomatiques avec le pays de Saddam.»

Celui-ci, qui avait, au début de son règne, affiché un certain laïcisme, se convertit progressivement à un islamisme de plus en plus affiché

L’homme caméléon donna l’impression d’entre prendre une nouvelle évolution: il rattacha son arbre généalogique au Prophète, fit à La Mecque un pèlerinage très médiatisé, visita les lieux saints du chiisme irakien, changea le drapeau de l’Irak pour y faire inscrire «Allah Akbar» («Dieu est le plus grand»).

On le vit jusqu’à sa mort avec un exemplaire du Coran à la main.

Il se peut qu’à l’approche de sa fin il devint réellement pieux: ce qui était posture s’était mué en réalité.

Mais comment expliquer son invasion du Koweït en août 1990 et son attitude suicidaire face à ¬George W. Bush en 2002 et 2003?

Là, Primakov conjugue la description et l’analyse:

«À la fin de la guerre contre l’Iran, dont il s’est sorti miraculeusement, Saddam n’était plus le même homme. Il a cru en son étoile et a été comme saisi par une conviction inébranlable qui lui a fait commettre toutes les erreurs qu’il a accumulées à partir de 1990 jusqu’à sa chute en 2003 et même au-delà, jusqu’à sa mort.

Tant qu’il y aura à Téhéran un régime hostile aux États-Unis, ces derniers ne pourront affaiblir l’Irak ou abattre son régime pourvu que ce dernier ne menace pas leurs intérêts vitaux. Qu’ils l’aient fait intentionnellement ou non, de leur côté, les États-Unis ont ancré Saddam dans cette conviction.

Quand il a songé à envahir le Koweït, il ne nous a pas informés, nous ses alliés russes, mais il s’est enquis auprès de l’ambassadrice des États-Unis à Bagdad de ce que serait la réaction de son pays. Lorsqu’elle lui a répondu que Washington considérerait que c’était «une affaire intérieure entre Arabes», cette réponse l’a conforté dans son idée – fausse – que les États-Unis ne prendraient pas le risque de perdre l’Irak comme contrepoids à l’Iran: ils laisseraient faire Saddam.»

Après la description et l’analyse, Primakov passe au témoignage:

«J’ai rencontré Saddam trois fois pendant cette période cruciale de 1990, révèle-t-il. Chaque fois, il m’a dit que les choses allaient s’arranger et tourneraient en sa faveur: selon lui, les États-Unis gesticulaient, parlaient fort, iraient jusqu’à bombarder, mais en aucun cas ils ne s’engageraient dans une guerre terrestre contre l’Irak.

Lorsque Bush père envahit l’Irak mais refusa d’occuper Bagdad et de renverser le régime, Saddam y vit encore une confirmation de son idée principale.

Je souligne, dit encore Primakov, que Saddam, comme d’autres avant lui, croyait en son étoile… Il s’en sortirait toujours, pensait-il, Dieu le protégeait.»

Jusqu’à son arrestation, en décembre 2003, et sa mort, à la fin de 2006, face à Bush fils, Saddam persévérera dans le même aveuglement: le Dieu auquel il donnait l’impression de croire ne lui a pas ouvert les yeux.

Le récit par Primakov de son dernier entretien avec Saddam est saisissant:
«J’ai rencontré Saddam pour la dernière fois à la fin de février 2003, trois semaines avant le déclenchement par les Américains d’une nouvelle guerre contre lui, cette fois pour le renverser.

Le président Poutine m’a chargé de lui porter un dernier message, à lui délivrer personnellement, en tête à tête. S’il suivait sans délai la recommandation qui venait de Moscou, il pouvait encore éviter la guerre: le président Poutine lui conseillait dans le message qu’il m’avait confié de démissionner volontairement de la présidence et de laisser le Parlement appeler à des élections démocratiques pour le remplacer. Pour éviter de créer un vide complet, source d’instabilité, il pourrait conserver la responsabilité du parti Baas.

Je demandai et obtins de le rencontrer seul à seul, en présence seulement de l’interprète qui m’avait accompagné depuis Moscou.
Il m’écouta en prenant des notes puis me demanda si j’acceptais de répéter le message en présence de Tarek Aziz et du président du Parlement, qui étaient dans une pièce voisine. J’acceptai, il les fit entrer et je redis le message en leur présence.

Il se lança alors dans une attaque véhémente contre la Russie, que j’ai réfutée point par point. Il m’écouta, puis me donna une petite tape sur l’épaule, se leva et quitta la pièce.

Avant qu’il ne ferme la porte derrière lui, Tarek Aziz s’exclama, assez fort pour être entendu par Saddam: “Dans dix ans nous verrons qui a raison, notre bien-aimé président ou Primakov…”»

Cette scène surréaliste a eu lieu il y a six ans et Saddam a été pendu il y a déjà trois ans.

En guise de conclusion, Evgueni Primakov écrit: «Après sa chute et même après avoir été arrêté, détenu, jugé et condamné à mort, Saddam a continué à penser que les États-Unis avaient encore besoin de lui, qu’il était le seul leader capable d’organiser le nécessaire contrepoids à l’Iran et au fondamentalisme chiite.»

Jusqu’à son dernier souffle, il a pensé que «l’Iran était l’ennemi des Arabes, de l’islam et des États-Unis», qu’il était capable de faire face seul à cet ennemi et que les Américains devaient comprendre cette dure réalité.

Primakov conclut ce chapitre de son livre en laissant entendre que Saddam, même s’il est mort courageusement, ne s’attendait ni à être condamné à la peine capitale ni à être exécuté.

Il suggère même qu’on l’a jugé, condamné et exécuté à la hâte pour l’empêcher d’en dire plus… Mais Primakov n’est pas historien et ne prétend pas l’être. Il n’a fait que livrer, à nous lecteurs et aux futurs historiens, un témoignage subjectif, certes, mais de première main, et l’analyse d’un connaisseur… J’espère qu’ils vous ont intéressés.

Béchir Ben Yahmed


La Russie rompt avec l’ultra-libéralisme

Evgueni Primakov : la seconde phase du redressement russe a commencé

par Evgueni Primakov*

le 9 FEVRIER 2007
Depuis
Moscou (Russie)

http://www.voltairenet.org/article145230.html#article145230

Sans_titre.jpg
Evgueni Primakov

Au cours de l’année 2006, la Russie est entrée dans la seconde phase de son redressement, indique l’ancien Premier ministre Evgueni Primakov.

Après s’être attaché à reprendre le contrôle des richesses naturelles et à restaurer la puissance militaire, Vladimir V. Poutine a rompu avec les théories ultra-libérales.

Désormais, l’État s’ingére à nouveau dans l’économie pour organiser le développement du territoire, y compris de la partie asiatique de la Fédération.

Les recettes provenant de l’exportation des hydrocarbures sont injectées dans l’économie intérieure pour lutter contre la pauvreté, sans crainte de relancer l’inflation.

Cependant, cette politique doit faire face à de nouveaux dangers : la montée du chauvinisme à l’intérieur et l’aventurisme militaire états-unien à l’extérieur.

2006, l’année de la fracture

Fracture signifie que les grandes tendances, les tendances déterminantes, sont remplacées par des contre tendances. Il n’est absolument pas obligatoire qu’elles acquièrent immédiatement leur profil intégral, encore moins qu’elles atteignent le point culminant de leur évolution. Si l’on part de cette vision, et c’est mon cas, l’année 2006 aura vu la cassure de toute une série de stéréotypes, imposés à la société russe depuis le début des années 90. Qu’est-ce que je veux dire ?

  • Premièrement, après avoir longtemps joué au tir à la corde, nous avons enfin, définitivement j’espère, rejeté l’idée que même à l’aube de l’économie de marché, même avant que soit créé le premier marché civilisé développé, on pourrait se passer d’une ingérence résolue de l’État dans la vie économique du pays. De l’avis des dogmatiques libéraux, le rôle de l’État doit se limiter uniquement à une macrorégulation et l’on n’a nul besoin des investissements de l’État dans le secteur réel de l’économie. _ Citons, comme exemple, la position du ministère des Finances, hostile à la création d’un Fonds d’investissements. En d’autres termes, hostile à un financement ciblé, réalisé sur le budget de l’État, des projets dont le pays a besoin. Seule l’obstination du ministère du Développement économique, qui entra en conflit avec le ministère des Finances, a permis que ce Fonds voit quand même le jour. D’ailleurs, la séparation, en 2006, du «tandem» ministère des Finances – ministère du Développement économique, qui avait précédemment défendu l’idée d’exclure radicalement l’État de l’économie, est devenue un symptôme significatif de fracture.
  • Deuxièmement, on a entendu le président Poutine dire, l’an dernier, que, du fait des tarifs mondiaux élevés sur les ressources exportées, les exportations de matières premières devaient servir à développer l’économie et à élever le niveau de vie des Russes. N’est-ce pas le signe de la fracture de la tendance défendue avec zèle par ceux qui déclaraient que le Fonds de stabilisation ne devrait pas dépenser le moindre kopeck à l’intérieur de la Russie car, disaient-ils, cela fera s’envoler l’inflation? L’inflation, dont les causes sont multiples, résiste également, d’ailleurs, quand on ne touche pas au Fonds de stabilisation. La politique de consolidation effrénée du cours monétaire réel du rouble est elle aussi subordonnée à la lutte contre l’inflation, ce qui nuit gravement à la compétitivité des producteurs russes.

La création de Fonds de ressources non renouvelables est une mesure indispensable comme en témoigne la pratique mondiale. Mais, comment dépenser l’excédent de revenus provenant des prix élevés sur les matières premières exportées ? J’ai lu un article du professeur Alexeï Koudrine dans la revue Questions d’économie. Il présente un tableau intéressant montrant à quelles fins est utilisé l’argent des fonds de ressources non renouvelables au Koweït, en Alaska, au Chili, en Norvège et au Venezuela. Si l’on en croît ce tableau, dans tous ces pays sans exception, l’argent des fonds devient d’une manière ou d’une autre une source de financement de l’économie nationale.

L’exemple de l’Alaska est caractéristique.

Deux fonds y ont été créés : un fonds permanent et un fonds de réserve. La moitié environ de l’argent du fonds permanent est versée à la population de l’Alaska sous forme de dividendes, le reste étant réinvesti.

Quant au fonds de réserve, il sert à créditer le budget. Une limite est fixée à l’utilisation des moyens du Fonds, mais cette limite est mobile, elle peut être revue par le biais de la législation.

Pourquoi l’exemple de l’Alaska est-il aussi important ? Parce que ce territoire connaît également des problèmes de démographie et de développement.

Autre exemple caractéristique, le Fonds pétrolier d’État de la Norvège (ceux qui sont partisans de ne pas toucher aux fonds des ressources non renouvelables aiment se référer à la pratique de ce pays).

Or, toujours selon le tableau cité, l’argent du fonds norvégien «ne peut être utilisé que pour des transferts au budget du gouvernement central».

Je pense qu’en 2007 on ne verra déjà plus triompher la position de ceux qui affirment l’impossibilité de dépenser les moyens accumulés par le Fonds de stabilisation, même pour créer des infrastructures de transport en Russie, pays dans lequel 50 000 agglomérations ne sont pas reliées aux grandes routes. Ni pour couvrir la partie des revenus budgétaires, dont la baisse est conditionnée par la réduction des impôts sur les produits de haute technologie, l’industrie de transformation et les petites entreprises.

Il y a également eu fracture dans la mesure où les gens sont de plus en plus nombreux à comprendre que l’allègement du poids des impôts sur ces axes contribuera à la modification nécessaire de la structure de l’économie russe, conduira à la poursuite de son essor et, en fin de compte, accroîtra les sommes alimentant le budget.

  • Troisièmement, un tournant résolu a été pris, en 2006, vers une économie à option sociale. Je veux parler des quatre projets nationaux avancés par le président Poutine, concernant la santé, l’éducation, la construction de logements et le développement de l’agriculture.

    Le caractère résolu de cette initiative est souligné par le fait que, depuis les débuts de la réforme de marché de l’économie russe, les dogmatiques libéraux affirmaient que l’État doit se soucier uniquement des plus faibles, les autres devant résoudre par eux-mêmes leurs problèmes sociaux. Ils rejetaient, au fond, tout investissement de l’État dans l’homme.
  • Quatrièmement, c’est en 2006 qu’a été engagée la lutte contre la corruption. Je ne peux pas dire qu’elle ait déjà dépassé le caractère « sélectif ». Mais le fait que certains corrupteurs de haut rang aient été éloignés des affaires, le fait que des apparatchiks de rang intermédiaire fassent l’objet de poursuites pénales insuffle de l’espoir. Un espoir que viennent renforcer les déclarations de Vladimir Poutine, comme quoi la rencontre des fonctionnaires de tous niveaux avec le monde des affaires était un mal extrêmement dangereux. Si, en 2007, ces propos sont suivis de mesures fermes, la corruption sera privée de son terreau nourricier en Russie.

Le rôle de l’État dans l’économie ne faiblit pas

Les acquis économiques de 2006 sont indiscutables. Cela fait déjà plusieurs années que l’essor économique se poursuit : près de 7 % du PIB. C’est bien supérieur au niveau moyen mondial. L’essentiel, ici, c’est que cet essor se déroule sans récessions importantes et se maintient sur une longue période. Pour la première fois, l’inflation n’a pas franchi la barre des 10 %. Les réserves d’or et de devises ont atteint un chiffre record. Le niveau de vie de la population a monté. Je pense que tous ces résultats positifs sont liés, pour une bonne part, à la cassure des tendances esquissées dans les années 90.

Mais peut-on considérer, ce faisant, que nous avons atteint une limite à partir de laquelle le rôle de l’État s’aplanirait dans l’économie ? Non. On ne peut pas juger ainsi la situation. En 2006, les succès se sont accompagnés d’une série de disproportions qui exigent que l’État prenne des mesures sérieuses pour les éliminer. Je ne m’arrêterai que sur quelques unes d’entre elles.

  • La première. Malgré une dynamique économique positive, on ne voit pas de sortie de la crise démographique. Elle revêt deux dimensions dans notre pays. D’un côté, la diminution de la population en général, de l’autre, le départ assez rapide de gens qui quittent des régions essentielles sur le plan économique : la Sibérie, la Transbaïkalie et l’Extrême-Orient. En 1991, 22 millions de personnes vivaient dans ce qui est aujourd’hui la circonscription fédérale de Sibérie ; elles ne sont plus que 19 millions aujourd’hui. Vers la fin de 2025, selon les prévisions de Rosstat, il ne restera plus, en Sibérie, qu’un petit peu plus de 17,5 millions d’habitants, soit près de 20 % de moins qu’en 1991. La circonscription fédérale de Sibérie représente près du tiers de la surface de la Russie et le problème ne réside pas uniquement dans le fait que ce tiers est peu peuplé. Le peuplement y est très inégal.
    Comme le disait, lors de la réunion du Mercury club, le représentant du président Poutine dans cette circonscription, Anatoli Kvachnine, si l’on trace un cercle de 300 km de rayon autour de Novossibirsk, on y trouvera 12 millions d’habitants, sur les 19 qui peuplent aujourd’hui la Sibérie.

    La situation démographique est encore plus difficile en Extrême-Orient, où la population a diminué de plus de 16 % en quinze ans.

    Pour résoudre le problème démographique, ce qui constitue un objectif national primordial, il faut proposer un plan complexe et systémique pour le développement de ces régions. On pourra me rétorquer qu’un grand nombre de projets de ce type ont déjà été adoptés. Je répondrai qu’aucun d’entre eux n’a revêtu un caractère d’ensemble, multilatéral et systémique. Bien sûr, on se ressent ici du fait que le contrôle n’est pas à la hauteur pour ces projets éparpillés concernant un problème qui est d’une importance vitale pour la Russie, d’une importance économique, géopolitique et qui touche directement aux intérêts de sa sécurité. Peu avant la fin de 2006, le président Poutine a évoqué ce thème devant le Conseil de sécurité. Il a confié des missions. Nous verrons comment elles seront concrétisées en 2007.
  • Deuxième disproportion. Le développement de notre économie en 2006 a conduit à une dynamique de consommation plutôt élevée. C’est très bien. Mais l’augmentation de la consommation s’accompagne du maintien d’une faible compétitivité des produits de l’industrie russe. Un tel déséquilibre stimule l’accroissement des importations, dont le rythme est bien supérieur à celui de l’industrie nationale. La part du commerce de gros et de détail dans le PIB a été supérieure à 35 % l’an dernier. Alors que la part de l’industrie dans le PIB a diminué. Il ne s’agit pas, naturellement, de porter moins d’attention au développement du commerce et de la sphère des services, ce qui était un défaut de l’économie durant la période soviétique, ou de mettre des limites aux importations. Il ne faut pas le faire. Mais la question de la compétitivité de la production nationale se pose avec d’autant plus de force. Pour parvenir à une solution, il faut obligatoirement mettre l’industrie sur les rails de l’innovation. Et l’on ne pourra pas se passer, ici, d’une ingérence sérieuse de l’État.

    Ces dernières années, c’est un véritable bond qui a été effectué en Russie, avec la création d’un Fonds d’investissements financé par le budget, d’un fonds venture, des zones économiques spéciales, la formation prévue d’une régie publique pour le développement qui sera spécialisée dans le financement des projets d’investissements à long terme, notamment en matière d’exportation. En même temps, et il ne faut pas se fermer les yeux là-dessus, l’utilisation des instruments créés pour les activités d’innovation est de faible amplitude. En Russie, par exemple, on créé quatre zones d’innovation et de développement en tout et pour tout. Disons, à titre de comparaison, qu’elle sont 57 en Chine.

    À ce propos, la voie innovante de développement devient pour la Russie absolument indispensable du fait également de ses difficultés démographiques. Celles-ci entraînent une réduction de l’offre de main d’œuvre, situation à laquelle on ne peut remédier que par une intensification du travail, une élévation de sa productivité, ce qui est impossible en dehors du progrès technique et technologique.
  • Troisième disproportion. En dépit d’une certaine diminution du nombre des personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté, l’écart entre les 10 % de la population ayant les revenus les plus élevés et les 10 % de la population ayant les revenus les plus bas demeure et même se creuse. Selon les chiffres de Rosstat, les revenus monétaires des citoyens les plus aisés sont en augmentation alors que ceux des plus défavorisés stagnent. Ce sont donc les riches qui bénéficient le plus de la croissance économique. C’est une tendance alarmante. Elle est loin de contribuer à la stabilité sociale en Russie.

    En même temps, il convient de noter une autre face du problème que je qualifierais de circonstance aggravante. On sait que, dans les pays développés, la misère est fondamentalement l’apanage des chômeurs, des immigrés, des familles nombreuses mais, chez nous en Russie, 35 % des gens qui touchent moins que le minimum vital ou qui s’en approchent sont des familles de travailleurs avec un ou deux enfants. En Russie, les pauvres sont, dans leur grande masse, des salariés ou des retraités. Il suffit de dire que plus de deux travailleurs sur trois perçoivent un salaire inférieur au minimum vital dans l’agriculture, plus d’un sur deux dans le domaine de la culture et de l’art. Le faible coût de la main d’œuvre créé, en plus de tout autre chose, un manque d’intérêt pour le progrès technique et technologique.
  • Une autre disproportion importante provient du fait que, malgré le développement du fédéralisme, nous conservons, au fond, le système financier d’un État unitaire. De plus si, il y a encore quelques années, on pouvait le justifier ou l’expliquer par la volonté de maintenir l’intégrité territoriale du pays, d’utiliser les flux financiers du Centre vers les régions pour consolider l’État unique, cette explication perd son sens depuis que l’on a édifié une verticale du pouvoir avec la nomination des gouverneurs. D’autant plus que, dans tous les États fédératifs, la centralisation politique est renforcée par une autonomie économique accrue des entités de la Fédération. Mais de quelle augmentation de l’autonomie économique de nos régions peut-on parler si la plupart d’entre elles reversent au Centre une grande partie des impôts collectés localement et dépendent-elles mêmes complètement des transferts et des subventions du Centre fédéral. Cette pratique est souvent expliquée par la nécessité de niveler la situation économique et sociale dans l’ensemble du pays. C’est réellement indispensable, mais pas par le biais de méthodes qui ne satisfont ni les entités bénéficiaires ni les entités donatrices.
  • Il n’y a pas à dire, les disproportions sont encore nombreuses chez nous. Citons encore :
    • le ralentissement des rythmes de croissance des exportations de pétrole et autres matières premières, qui n’est pas compensé par une augmentation des exportations de produits à haute valeur ajoutée ;
    • l’absence d’un système de crédits à long terme à des taux acceptables alors qu’il est nécessaire de garantir un essor économique important et stable ;
    • la croissance des investissements étrangers qui se limite au secteur relativement étroit des matières premières ;
    • le retard considérable de l’un des pays les plus riches en produits énergétiques pour ce qui est de l’efficacité de l’utilisation de l’énergie ;
    • l’absence d’un mécanisme qui protège de façon fiable contre une formation des prix monopoliste ;
    • un haut potentiel intellectuel qui n’est pas en rapport avec un rendement extrêmement faible ne constituant que 0,5 % de la production high tech et des hautes technologies sur le marché mondial ;
    • enfin, les graves lacunes du mécanisme d’adoption des décision, le gouvernement sachant à l’avance que la majorité parlementaire soutiendra automatiquement tous les projets de loi qu’il soumettra à l’examen de la Douma. L’exemple le plus flagrant en est la loi dite de monétarisation des avantages, dont les insuffisances graves ont eu un impact négatif sur 2006 également, surtout concernant l’accès des bénéficiaires aux médicaments.

Le contexte intérieur et international

Quand on tente d’analyser la situation politique à l’intérieur du pays en 2006, le fait que les nationalistes, mus par la xénophobie, relèvent la tête apparaît comme un des phénomènes les plus douloureux. Le patriotisme doit être l’un des traits dominants du citoyen de la Russie. C’est-à-dire l’amour de la Patrie et du peuple. Mais ce qui caractérise les nationalistes, c’est le désir de toiser les autres en soulignant la supériorité de son propre peuple sur les autres. Certains considèrent l’internationalisme qu’on lui oppose comme une formulation communiste, à laquelle devrait succéder le nationalisme dans les conditions du développement de la Russie dans le cadre du marché. Une telle interprétation est tout à fait fausse et néfaste.

Son caractère néfaste peut être encore davantage marqué quand, pour des motifs incontestablement sains – c’est indiscutable – on utilise une terminologie ambiguë comme l’affirmation de la «démocratie souveraine» de la Russie.

Bien sûr, la Russie était et demeure un État souverain, à l’histoire ancienne et riche. Naturellement, les institutions étatiques russes sont originales, de même que la mentalité d’une grande partie de la population, des Russes comme des autres peuples de notre pays. La Russie est en marche vers les valeurs universelles telles que la démocratie mais elle suit ses propres voies qui tiennent compte des traditions, de l’histoire, du caractère pluriethnique de l’État, de sa situation géographique. Comme de nombreux autres pays d’ailleurs, elle n’admet pas les sermons étrangers infondés et abstraits, et admet encore moins qu’on veuille lui imposer un modèle de structuration de la société, de forme d’administration. Mais il est indispensable que tout cela, qui entre dans le concept de souveraineté de l’État, ne serve pas à ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, tentent d’éloigner la Russie des processus objectifs en cours : la globalisation, l’internationalisation de l’activité économique, le rapprochement entre les civilisations. Il est indispensable de défendre les intérêts de la Russie et de toute sa population. Mais cela doit se faire sans une confrontation avec d’autres peuples et pays qui serait humiliante, néfaste et dangereuse pour nous.

Parlons maintenant du contexte international dans lequel la Russie se développe aujourd’hui. La fin de la Guerre froide s’est accompagnée d’un recul du système bipolaire et une organisation multipolaire du monde a commencé à être édifiée. La Chine et l’Inde, qui possèdent un potentiel humain colossal, se développent rapidement. Ces deux pays ont, en 2006, devancé les États-Unis si l’on additionne leurs deux PIB. Etant donné que la croissance économique en Chine et en Inde est 2,5 fois supérieure à celle des États-Unis, il paraît évident que ces deux pays sont ceux qui assurent le plus grand apport à l’essor de l’économie mondiale. La part de l’Union européenne dans le PIB mondial a elle aussi dépassé celle des États-Unis en 2006. Le Brésil et l’Argentine se transforment en pays post-industriels. Le processus d’intégration est prometteur en Amérique latine. Il est difficile d’imaginer que la Russie, dont le développement est dynamique, ne devienne pas un centre autonome dans ce monde multipolaire.

Mais il existe des obstacles objectifs au devenir de cette organisation multipolaire du monde. Il s’agit de la politique des États-Unis. Dans les conditions présentes, c’est le pays du monde le plus développé sur le plan économique, le plus fort sur le plan militaire et le plus à la pointe du progrès scientifique et technologique. Dans ce contexte, sous le gouvernement de l’actuelle administration états-unienne, on a vu se renforcer l’influence de ceux qui tentent de préserver les positions hégémoniques des États-Unis durant cette période d’édification d’une organisation multipolaire du monde. Cela a des répercussions négatives sur le processus de neutralisation des menaces auxquelles se heurte l’humanité depuis la fin de la Guerre froide.

J’en citerai trois.

La première, c’est la prolifération des armes nucléaires et autres moyens de destruction massive en dehors des cinq membres officiels du club nucléaire qui ont appris à faire preuve de modération dans les questions relatives à l’emploi de cette arme.

La seconde, c’est le terrorisme international, qui se manifeste sous les traits de l’islamisme bien qu’il n’ait rien à voir avec l’islam en tant que religion.

La troisième, ce sont les conflits régionaux qui gagnent en puissance.

Le danger est d’autant plus grand que ces trois menaces peuvent être cumulées.

La doctrine de l’unilatéralisme a échoué : et après ?

Au temps de la Guerre froide, la stabilité dans l’arène internationale était assurée par la dissuasion mutuelle des deux superpuissances qui dirigeaient les deux camps idéologiques adverses. En d’autres termes, elle reposait sur une confrontation aux limites nettement dessinées.

Maintenant, conjurer les nouvelles menaces ne peut se faire que par les efforts communs et ciblés de tous les grands centres du monde multipolaire en formation. Mais cette vérité, indiscutable semble-t-il, est loin d’être facilement réalisable. Comme l’a montré l’opération en Irak, les États-Unis se sont arrogé le droit exclusif de déterminer quel pays menaçait la sécurité internationale, et de décider eux-mêmes s’il fallait ou non employer la force à son encontre. En même temps, ils ont proclamé leur ferme volonté d’exporter la démocratie dans des pays dont le régime ne leur convient pas.

On peut d’ores et déjà constater l’échec de cette politique. Un constat qu’admettent également de nombreux représentants états-uniens. Même le président Bush a récemment admis, pour la première fois, que les États-Unis n’avaient pas gagné en Irak. Et comment ! À la suite de l’opération états-unienne, ce pays arabe s’est enfoncé dans le chaos. Une guerre civile s’est engagée sur des bases religieuses. Le danger de partition de l’Irak ressort de plus en plus. L’Irak s’est transformé en principale place d’armes d’Al-Qaida.

L’échec de la politique états-unienne en Irak a porté un coup mortel à la doctrine de l’unilatéralisme. C’est ce qu’ont montré les dernières élections au Congrès, qui ont vu le Parti républicain perdre la majorité dans les deux Chambres.

Mais ce coup mortel ne signifie pas encore la fin de cette doctrine, d’autant plus quand on s’ingénie par tous les moyens à lui prolonger la vie. C’est ce dont témoigne la «nouvelle stratégie» proclamée par les États-Unis à l’égard de l’Irak. Elle consiste en fait, pour le président Bush, à avoir décidé, en dépit du Congrès et de l’opinion publique majoritaire, d’envoyer en renfort 22 000 soldats en Irak. Cette décision est tout à la fois nulle et sans perspectives comme si, pour sortir de l’impasse irakienne, il suffisait simplement aux États-Unis d’accroître d’un sixième la présence de leurs troupes d’occupation. Cette décision, cynique de par son caractère, veut ignorer le fait que les soldats états-uniens ayant trouvé la mort en Irak sont déjà supérieurs en nombre aux victimes new-yorkaises des attentats terroristes du 11 septembre 2001, sans même parler des dizaines et des dizaines de milliers de mort irakiens.

Aux États-Unis, le fait est que l’on comprend de plus en plus largement le préjudice causé par le caractère unilatéral des solutions de forces adoptées. Mais cela ne signifie pas que l’administration états-unienne soit prête à entreprendre des actions multilatérales universelles pour contrer les nouvelles menaces qui pèsent sur la sécurité et la stabilité dans le monde. Fait caractéristique, on ne mise pas sur le renforcement et la modernisation du mécanisme international universellement reconnu qu’est l’ONU, mais sur l’extension du bloc militaire de l’OTAN.

Créée au temps de la Guerre froide en qualité d’organisation régionale, l’OTAN étend peu à peu, à l’heure actuelle, son influence de force sur d’autres régions.

Cette organisation a déjà déployé ses forces armées en Afghanistan. Et personne ne sait comment la situation va évoluer. On ne peut ainsi qu’être mis en alerte quand on voit, par exemple, certains médias étudier l’hypothèse d’une intervention armée en Iran et en Syrie, que conduirait l’OTAN à défaut des États-Unis. Naturellement, la distance est grande entre ces discussions et la concrétisation de l’idée. Nombre de membres de l’OTAN ne voudront sans doute pas parcourir le chemin. Mais ne faut-il pas être sur ses gardes quand ont voit que les nouveaux membres de l’OTAN et les pays qui veulent à tout prix intégrer cette alliance sont souvent prêts à payer un prix incroyablement élevé en échange de la bonne disposition des États-uniens à leur égard ?

L’Alliance de l’Atlantique Nord, qui ne cesse d’englober de nouveaux pays, s’est rapprochée de nos frontières. Cela ne peut manquer de nous inquiéter, bien entendu. D’autant plus que l’extension de l’OTAN s’accompagne d’une rhétorique antirusse ainsi que d’une politique offensive des États-Unis dans les ex-républiques soviétiques. Moscou ne peut manquer d’y voir des actes dictés par le mécontentement qu’éprouvent certains milieux occidentaux en voyant que la Russie, qui est en train de retrouver son grand potentiel prometteur, revient à sa position de grande puissance. N’est-ce pas ce que montre la réaction hystérique qu’a provoquée, en Occident, le fait que la Russie entreprenne de façon résolue de vendre ses produits énergétiques aux prix du marché ?

La Russie : une politique extérieure optimale

Dans ces conditions, notre pays mène, dirais-je, une politique extérieure optimale. Contrainte à consolider son potentiel militaire stratégique et tactique, la Russie démontre de toutes les façons possibles sa volonté de devenir une des principales forces pour la stabilisation de la situation internationale. L’année dernière a confirmé les succès de la politique extérieure russe : établissement de relations étroites, parfois même stratégiques, avec de nombreux pays d’Asie, tout particulièrement avec la Chine et l’Inde, volonté inébranlable d’entretenir des liens étroits avec les pays européens, relations de partenariat mutuellement avantageuses avec les États-Unis. L’essentiel étant que le président Poutine a adopté une ligne qui conjugue la défense ferme des intérêts nationaux de la Russie avec la volonté d’éviter toute confrontation avec les autres pays [1].

Il me semble que les politiques occidentaux devraient réfléchir au rôle et à la place de la Russie dans le monde d’aujourd’hui. Non pas d’une Russie fictive dans laquelle la politique intérieure dégénérerait en menace pour ses voisins. Non pas d’une Russie imaginaire qui utiliserait à des fins impériales les livraisons de produits énergétiques dans les autres pays. Mais de la Russie réelle qui n’a pas l’intention de rester dans le sillage de quelque politique que ce soit mais qui, en même temps, concentre ses efforts sur la lutte contre le terrorisme international, contre la prolifération des armes de destruction massive, n’accepte pas le partage du monde en fonction des civilisations et des religions, cherche à employer ses possibilités exceptionnelles pour mettre fin au conflit extrêmement dangereux du Proche-Orient. De la Russie qui mène une politique refroidissant les têtes brûlées à qui l’Irak n’a rien appris et qui sont prêtes à répéter leurs actions de force mortelles contre les régimes qui leur déplaisent.

On peut dire, en conclusion, que l’année 2006 a été dans l’ensemble réussie pour la Russie. Les processus positifs l’ont emporté dans l’économie et la politique. Mais les problèmes en suspens, certaines disproportions sont apparus plus nettement. Il est absolument nécessaire d’y accorder la plus grande attention en ce début d’année 2007, d’autant que l’année sera rendue plus complexe par le contexte électoral.

Evgueni Primakov

Ancien Premier président du KGB, successivement ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre, Evgueni Primakov est aujourd’hui académicien et président de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de la Fédération de Russie.

Cet article a été rédigé à partir de l’intervention prononcée par M. Evgueni Primakov lors du symposium annuel du Mercury Club, le 12 janvier 2007.

La version originale russe a été revue par l’auteur, puis traduite en français par Ria Novosti et publiée par le Réseau Voltaire.


[1] « Général Gareev : « la Russie sera l’arbitre géopolitique des conflits à venir » » par Viktor Litovkine, Réseau Voltaire, 26 janvier 2007.

NAQD: UN NUMERO (26/27) TRES ACTUEL

Affiche_A4_26-27_pour_FR.jpg

La Rédaction de la revue NAQD confirme sa vitalité et nous informe de la parution du numéro 26/27, daté de l’Automne-Hiver 2009. Consacrée au thème «migrants/migrance/el harga», cette livraison donnera à ses lecteurs une nouvelle preuve de la fécondité des approches qui conjuguent théorie et méhodologie avec les études et monographies sur le terrain. .

Vous trouverez ci-dessous sommaire et présentation tels qu’ils nous ont été communiqués par la Revue

Affiche_A4_26-27_pour_FR.jpg

Naqd N°26/27

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Nouvelles migrations, nouveaux enjeux entre Etats, sociétés, groupes et individus.

Depuis près d’une double décennie, la question des mouvements migratoires est mise de manière quasi-permanente sur agenda médiatique et politique. Elle occupe dans beaucoup de régions du monde, et particulièrement dans l’espace Euro-méditerranéen qui nous concerne ici, les devants d’une actualité qui n’en retient que les manifestations spectaculaires et souvent dramatiques. Encore une fois, les opinions mal informées ou orientées réagissent quasi-instinctivement dans un réflexe de repli et d’enfermement aux menaces suggérées par les groupes conservateurs et relayées par certains médias. Des barrières de toutes sortes se dressent face à ce qui est présenté comme « invasions étrangères », « déferlement de populations allogènes», et face aux supposés périls auxquels seraient exposés le corps social et les grands équilibres économiques internes. Aucune société n’est épargnée par ces phénomènes récurrents, mais certaines plus que d’autres sont mises en avant, en souffrent, sont stigmatisées et, plus largement, la plupart se sentent affectées par ce qu’elles considèrent comme des « atteintes » multiples à leur « corps » réel ou imaginé.

Déjà inscrits dans le siècle passé comme foyers de départ de migrations de travail, les pays du Maghreb deviennent eux-mêmes zones de passage ou bassins versants des mouvements de populations qui affectent les pays du Sahel, et plus largement l’Afrique centrale et occidentale. Provoquées par les guerres, les catastrophes ou la misère, les persécutions, les atteintes aux droits humains ou à l’environnement et l’absence de liberté, les inégalités d’accès aux richesses, aux biens, à l’éducation, à la santé vont en s’approfondissant. Elles mettent en mouvement des milliers sinon des millions d’individus.

Les nouvelles migrations mettent ainsi à l’épreuve autant les intentions, les discours que les pratiques des Etats et des groupes considérés. Sans trancher dans le débat de savoir si les processus actuels de transformation à l’échelle de l’espace-monde relèvent d’un changement de nature ou de accélération de l’évolution longue du capitalisme, il faut admettre que ceux-ci ont profondément affecté les sociétés aussi bien au centre que celles du sud. Ils ont bouleversé les équilibres socio-économiques et culturels, cassé les compromis sociaux et politiques qui prévalaient jusque-là ; ils ont mis à nu l’incapacité des Etats sociaux nationaux à formuler des réponses et à promouvoir les adaptations exigées par les nouvelles configurations socio-économiques à l’échelle locale, nationale et internationale.

L’internationalisation du capital sous ses nouvelles formes se fait de manière concomitante avec des exigences territoriales locales ou régionales de plus en plus fortes. Mondialisation et exigences locales se répondent comme en écho. Cela se développe soit sous la forme de revendications identitaires, sociales et économiques territorialisées soit sous la forme de règles, de politiques et d’actions exogènes qui soumettent les logiques locales ou leur assignent une place définie. Dans ces processus, les différents groupes sociaux, les différents acteurs et institutions sont interpellés dans leurs adaptations à ces tensions. Celles-ci peuvent s’analyser comme une dénationalisation de l’Etat social, comme un affaiblissement de l’Etat ou comme compétitions territoriales visant, à travers des processus de valorisation auprès des instances centrales ou supranationales, la recherche de nouveaux équilibres socioculturels, économiques, financiers, et de nouvelles responsabilités.

Les stratégies et les pratiques sociales de ces groupes sociaux et de ces « acteurs » se redéfinissent en fonction de ce contexte. Elles paraissent se déployer sur de nouvelles échelles d’action. Elles questionnent le rôle des Etats et des espaces de pouvoir, les politiques publiques, les modes de régulation et de gestion de ces catégories dans leurs différentes échelles d’expression. La complexité des exigences et des interférences sur des territoires dont il faut penser les échelles et les frontières en mouvement nécessite de saisir les dynamiques en œuvre, les interrelations entre individus et entre groupes sociaux et les relations entre ces derniers, les territoires et les Etats. Elles nécessitent de penser ces relations dans l’exigence de l’universalité et de la différence. Aussi, l’analyse et la compréhension de ces dynamiques sociales devraient aller de pair avec une attention soutenue sur les actions qui sont mises à l’œuvre et qui sont susceptibles de fonder de nouveaux équilibres, un nouveau partage des responsabilités et des pouvoirs.

Le présent numéro de NAQD consacré à ces nouvelles migrations a souhaité focaliser sur ce qu’elles définissent comme nouvelles logiques, pratiques et actions, régulations et dérégulations, représentations et nouvelles sociabilités versus stigmatisations/exclusions. Mais il a aussi voulu insister sur les effets réciproques de ces politiques sur les sociétés, les Etats et les groupes.

Une des premières questions qui se pose est celle de caractériser la « nature » de cette nouvelle forme d’émigration/immigration, de ce qu’elle définit de nouveau ou reproduit d’ancien par rapport à la vieille génération. Est-elle toujours fondamentalement de caractère économique ? Concerne-t-elle les mêmes groupes, les mêmes catégories sociales, les mêmes régions ? Ou bien s’est-elle sociologiquement transformée et, dans ce cas, dans quel sens ? Quel poids les déterminants économiques ont-ils encore ? Quelle est la place des déterminants culturels, sociaux, politiques ? Qu’est-ce qu’elle définit comme rapports entre groupes, sociétés et Etats, entre Etats eux-mêmes ? Quelle place lui est assignée et quelles fonctions remplit-elle dans ces rapports ?

naqd_accueil-2.jpg
Aïssa Kadri, Daho Djerbal


NAQD N° 26/27

SOMMAIRE

MIGRANTS / MIGRANCE / SOUFFRANCE


EL HARGA

APPROCHES THÉORIQUES
&
CRITIQUE MÉTHODOLOGIQUE

Emmanuel Terray: Les migrants illégaux : victimes et acteurs

Gérard Prévost : Qu’y a-t-il de nouveau aujourd’hui dans les manifestations migratoires?

Ange Bergson Lendja Ngnemzué : Migrations clandestines : forces et limites de la théorie duale du marché international du travail.

Etienne Balibar : Qu’est-ce qu’une « frontière » (en arabe)

Adelina Miranda : Migrations féminines et perspective de genre en question

NOUVEAUX DISPOSITIFS MIGRATOIRES
&
POLITIQUES DES ÉTATS

Hocine Zeghbib : «Les étrangers en Algérie : quel statut juridique ?»

Peraldi/Rahmi : Migrations marocaines, vieilles routes, nouveaux destins

Mabrouk Mehdi : Emigration clandestine en Tunisie : Organisations et filières

Fouad Asfour : Xénophobie : Harcèlement policier des immigrants en Afrique du Sud

Florence Toix : Les processus migratoires face aux enjeux géopolitiques frontaliers : la question des réfugiés afghans au Pakistan

Laurent Bazin : Migrations postsoviétiques et représentations de l’identité nationale en Ouzbékistan

REPRESENTATIONS/EXCLUSIONS
&
NOUVELLES APPARTENANCES

Mathieu Rigouste : Les représentations de «l’immigration maghrébine» dans la presse française, de 1995 à 2002

Abdelhafid Hamdi-Cherif : L’étranger, entre unicité et multi-appartenance (en arabe)

Abdelhafid Hammouche: Le migrant et son double attachement comme expression de la modernité.

Salim Chena : Exil et Nation. Saïd, Merleau-Ponty et les harragas

Saïd Belguidoum : Chronique des oubliés de Cassis

RACISME ET XÉNOPHOBIE

Annamaria Rivera : Le caractère unitaire du racisme à l’épreuve des nouvelles migrations

René Gallissot : Interrogations sur un modèle méditerranéen

Léonardo Palmisano : L’Italie de la peur. Les premiers effets de la politique du président Berlusconi sur la socialité des migrants

DOSSIERS

Mohammed Saïb Musette : Transferts des migrants : un mirage pour le développement économique de l’Afrique ?

RAPPORTS
&
TEMOIGNAGES

Bruno Laffort : Amères olives espagnoles

Trois témoignages d’Afrique du Sud

Jan Heuft : Regard sur nos frères migrants et réfugiés subsahariens en Afrique du Nord

naqd.jpg

APPELS, ACTIVITES, INITIATIVES, MANIFESTATIONS…

Ishtqr.jpg

Dans cette rubrique, S0CIALGERIE.NET veut se faire l’écho des appels, activités et manifestations progressistes qui lui seront adressées.

Le seul critère est qu’elles soient empreintes de l’esprit démocratique, unitaire et constructif dont le mouvement social et politique algérien a plus que jamais besoin. Tout ce qui entretient l’esprit d’émulation et d’initiative au service d’une Algérie qui veut garder l’espoir sera le bienvenu.

Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Education et de la Formation

SATEF

Section Régionale de Béjaïa

DECLARATION –APPEL

Le SATEF-Béjaia appelle à la grève dans le secteur de l’éducation à partir du 09 Novembre 2009.

C’est la position naturelle de notre syndicat qui se veut force sociale de changement, partie prenante de l’intersyndicale autonome de la fonction publique (IAFP) et défenseur conséquent des intérêts de tous les acteurs de l’école et du centre d’enseignement et de formation professionnelle.

Il s’agit là de la principale ligne directrice du SATEF-Béjaia jusqu’au prochain congrès national : tout secrétariat général et tout cadre est censé y travailler par la réhabilitation des instances, des textes et des échéances.

La section régionale SATEF de Béjaia se réserve le droit d’évaluer ou de rejeter tout accord public ou secret, toute alliance locale ou autre qui entrerait en contradiction avec cette ligne directrice. Dans ce sens le SATEF-Béjaia salue l’unité d’action des syndicats autonomes à travers la relance de l’IAFP.

Deux mois après la rentrée scolaire, l’école publique ne se retrouve toujours pas : surcharge et réorganisation cacophonique des cartes scolaires (emplois du temps, etc.) ; dépermanisation et carence en personnel d’enseignement et d’encadrement ; démotivation de corps entiers (adjoints d’éducation, laborantins, conseillers d’orientation), etc. Tous les effets négatifs des nouveaux statuts général et particuliers entrent en vigueur.

Il faut attendre que le voile soit levé sur l’issue de la ‘formation continue’ que des milliers d’enseignants ont suivi et qui demeure sans suite en termes de diplômes et de reclassement ; sur les décisions de promotion des adjoints d’éducation aussitôt annulées et sur l’annulation autoritaire, de fait, récurrente, des décisions des conseils de classe. Ces revendications sont les nôtres :

 Pour une école publique de qualité pour tous.

 Pour l’augmentation des salaires en les indexant sur le pouvoir d’achat par l’abrogation de l’article 87 bis.

 Pour un régime indemnitaire conséquent.

 Pour le respect du pluralisme et des libertés syndicales.

 Pour l’intégration de tous les vacataires et des contractuels

 Pour la valorisation des corps d’encadrement (Adjoints d’éducation, laborantins, conseillers d’orientation).

 Pour une gestion démocratique, saine, transparente et équitable des œuvres sociales.

Béjaïa, le 06 Novembre 2009

Le coordinateur

Hocine BOUMEDJANE

La présente déclaration est mise en ligne sur le blog Nasr-Moqawama à ce lien :


APRÉS LES ÉMEUTES EL ANCOR

ORGANISER LA SOLIDARITÉ AUTOUR DES VICTIMES

CRÉER UNE SOLIDARITÉ VIGILANTE ET AGISSANTE

C’est un SOS pour tous ceux qui peuvent faire quelque chose.

Ne serait-ce qu’informer autour d’eux.

message tel qu’il nous a été transféré par un ami d’Oran:

…Vous êtes certainement au courant des émeutes qui ont suivi la manifestation pacifique contre les effets des carrières à El Ançor – Oran.

Parmi les personnes qui vont être jugés lundi prochain figure le président de l’ONZA (association trés active pour la défense de l’environnement à El Ançor), Mr Nassri Merah connu sous le nom d’ El Ansri, un homme de 60 ans. Et comme on peut le deviner, nous avons toutes les difficultés pour exprimer notre solidarité…

…Beaucoup de gens notamment parmi le mouvement associatif d’Oran ont eu à travailler avec El Ansri et nombreux sont ceux qui ont apprécié les paellas qu’El Ansri préparait et offrait généreusement à des dizanes de personnes à plusieurs occasions comme les dernières campagnes de nettoyages de la plage, l’été dernier….

Parmi ces gens , il y avait les membres de bel horizon et son président …

voir la presse du 28 octobre en cliquant ici…


Contriburion: HOMMAGE À UN MAÎTRE DISPARU

PAR LAKHDAR BRAHIMI

Le professeur Abdelaziz Ouabdesselam est mort. Je le savais gravement malade ces derniers mois et je m’attendais à cette triste nouvelle. Elle fut, néanmoins, reçue avec une peine d’autant plus profondément ressentie que, me trouvant à l’étranger, je n’ai pas pu me joindre à sa famille, à ses amis, à ses collègues et à ceux de ses anciens élèves qui ont pu l’accompagner à sa dernière demeure. J’ai été l’un de ses élèves.

J’ai beaucoup appris de lui, je l’ai beaucoup aimé et bien que je ne le voyais plus très souvent, je ressens sa disparition de manière très forte.

Cet homme, vraiment exceptionnel, manquera à tous ceux qui ont eu le privilège de le côtoyer. Belaïd Abdesselam dans El Moudjahid et le professeur Chems- Eddine Chitour dans L’Expression lui ont rendu un hommage mérité. Il me semble devoir ajouter un très humble témoignage personnel.

Nous sommes en 1948, à la Medersa d’Alger qui était en passe de devenir «Le Lycée d’enseignement franco-musulman». …

(Lire le corps de l’article sur le site du Soir d’Algérie )

L’évocation de Lakhdar Brahimi se termine ainsi:

….Tout au long de ma carrière, surtout aux moments les plus difficiles, je me suis presque toujours souvenu d’un conseil, d’un mot, parfois seulement d’un regard de cet être exceptionnel et j’y ai puisé réconfort et inspiration. Lorsqu’on me demande de citer les noms de ceux qui ont influencé et façonné ma personnalité, que ce soit au cours d’une interview à Jakarta ou à l’issue d’une conférence dans une université de par le monde, le nom du professeur Abdelaziz Ouabdesselam est toujours cité parmi les premiers. Il nous a quittés donc, vraiment, notre très cher maître. Il restera dans notre mémoire, mais aussi dans celle de nos enfants. Dans celle des miens, en tous les cas, car je leur ai souvent parlé de lui quand ils étaient jeunes et encore maintenant qu’ils ont leurs propres enfants.

Et pour finir, cette suggestion : est-ce que les élèves de la Medersa et ceux de l’Ecole polytechnique voudraient se retrouver pour parler de lui, ensemble et aux autres qui aimeraient entendre parler d’un enseignant, un vrai ? Il s’agirait d’organiser une manifestation publique, au lycée Amara-Rachid ou à l’Ecole polytechnique – peut-être vers la fin décembre ou début janvier – où quelques-uns pourraient prendre la parole en notre nom à tous pour dire non seulement tout ce que nous devons à notre très cher disparu à titre personnel, mais aussi et surtout l’héritage considérable qu’il laisse à l’ensemble du pays si nous voulons bien nous en rendre dignes.

L. B.

paru dans Le soir d’Algérie, édition du 5 novembre 2009

pour lire l’article en entier, cliquez ici…


lancement d’un site web: www.cicc-dz.net

Cercles d’Initiative Citoyenne pour le Changement

le Mercredi 28 Octobre 2009, 13h25

« lancement d’un site web »

comme point de départ d’un projet pour le changement du système de gouvernance dans la paix et la sérénité, en dehors de toute violence.

Merci de me faire part de vos observations, remarques et suggestions d’amélioration.

Bien amicalement

Dr Ahmed Benbitour

pour accéder au site cliquez ici…


THÉÂTRE RÉGIONAL DE BATNA EN TOURNÉE NATIONALE

“L’EMPEREUR ET LE CHACAL” PRODUCTION

DU TRB Tournée nationale Depuis leur sortie il y a vingt jours, les
comédiens du Théâtre régional de Batna, accompagnés d’un empereur
et d’un chacal, ont déjà secoué plusieurs salles à travers le pays.

Chaleureusement accueillis à Ouargla, l’Empereur et le Chacal ont non
seulement ébranlé la salle de la Maison de la culture de Ouargla mais
ont fait l’enrichissement des adultes et la joie des enfants. Deux
pièces et deux jours gravés à (…)

par sebti mallem, 28 octobre 2009

[pour voir l’article en entier, cliquez ici …:
http://www.frantzfanoninternational.org/spip.php?article168->http://www.frantzfanoninternational.org/spip.php?article168]


RACHAD TV SUR LE WEB

6 November 2009

Communiqué

يسر حركة رشاد الإعلان عن إنطلاق البث المباشر لتلفزيون رشاد على الإنترنت.

بُرمجت بداية البث يوم:

الثلثاء 10 نوفمبر 2009

على الساعة 19:30 بتوقيت الجزائر

كونوا في موعد الحصة الأولى من البرنامج تحت عنوان:

« من الأمس إلى الغد »

يمكن مشاهدة البث المباشر على العناوين التالية:

1 – tv.rachad.org (اللذي سيعوض الموقع الحالي للمرئيات)

2 – www.livestream.com/rachadtv

3 – www.justin.tv/rachadtv

كما يمكن المشاركة في الحصص المفتوحة للحوار بالاتصال:

1 – التلفوني على الرقم : 00442031293081

2 – على حساب rachadtv على Skype

Rachad à le plaisir d’annoncer le lancement de la diffusion directe de Rachad TV sur le web.

Le début de la diffusion est programmé pour le :

Mardi 10 Novembre 2009
à 19h30, heure d’Algérie

Soyez au rendez-vous de la première émission du programme (en langue arabe) intitulée :

« من الأمس إلى الغد»

Les émissions seront diffusées sur les sites suivants :

1 – tv.rachad.org (qui remplacera l’actuel site de vidéos)

2 – www.livestream.com/rachadtv

3 – www.justin.tv/rachadtv

Il sera également possible de participer aux émissions ouvertes à la discussion en appelant :

1 – Le numéro de téléphone: 00442031293081

2 – Sur Skype le pseudo rachadtv

Aussi sur youtube :
http://www.youtube.com/rachadtv

et
http://www.youtube.com/yourachad


LES LETTRES D’ISHTAR

N° 38

pour consulter le site cliquez ici …

pour consulter le blog de l’association, cliquez ici…

Ishtqr.jpg


SUR LE SITE www.algerie-focus.com

à propos d’une « censure louche », en Algérie

pour écouter la video, cliquez ici …

http://www.algerie-focus.com/2009/10/30/interview-de-mehdi-el-djezairi-auteur-de-poutakhine-censure-en-algerie/