MOUVEMENT SOCIAL ALGERIEN : HISTOIRE ET PERSPECTIVES... Sadek Hadjeres
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21 Juin, Jounée internationale de la Musique

EN ALGÉRIE : LA TROMPETTE ET LA MODERNISATION DU RAÏ

ou la saga musicale de Aïn Temouchent... (Oranie)

mercredi 22 juin 2011

Remerciements à Boumediène LECHLECH pour cette riche étude à l’occasion de la Journée internationale de la musique.

L’auteur, universitaire est spécialiste en histoire de la musique algérienne ; Chercheur musicologue, et aussi auteur compositeur, reconnu dans la région de Oran, il a donné de nombreuses conférences dans toute l’ Algérie, produit plusieurs études écrites et audiovisuelles (émissions radiophoniques)

Il est un des initiateurs du premier syndicat autonome des artistes de la musique en 1998…

LA TROMPETTE ET LA MUSIQUE ALGERIENNE.

(Brève étude sur la région d’Aïn Temouchent
ex .province d’Oran)*

L’INTRODUCTION DE LA TROMPETTE
DANS LA MUSIQUE ALGÉRIENNE :

Elle a été introduite dans la musique algérienne moderne après la seconde guerre mondiale sous l’influence majeure du jazz et ses dérivés, de l’orchestration latino-américaine, de la musique militaire (fanfare), de la musique classique européenne et française, celle des lyres municipales (passacaille ) et du flamenco. [1]

Par contre, en Algérie elle a été introduite dés la colonisation française ; mais bien sûr qu’il s’agît de la trompette moderne, c’est-à-dire à piston (lui -même inventé vers 1813), surtout en UT (do) et jouée par les militaires et les pieds-noirs. Elle devait supplanter toute une série d’instruments à vent comme la ghaïta, la gasba, zamer el mezoued, l’adjouak et parfois le ney selon les genres dans la vague d’acculturation coloniale, en une sorte de modernité subie ; mais la résistance nationale se faisant aussi grâce à l’art musical d’où la prise de conscience aiguë, encore inachevée jusqu’à aujourd’hui chez nos jeunes trompettistes, pour sa meilleure adaptation à côté de l’instrumentation traditionnelle. Il faut noter aussi paradoxalement, son adoption sur le sol national bien avant l’émigration qui contribua aussi à l’évolution de notre musique dans sa diversité. [2]

À titre d’exemple en Oranie, et à surtout Oran à forte concentration européenne qui a accueilli en 1948 Louis Armstrong, et où a été organisée la semaine du jazz en 1960 à Canastel, on peut considérer Djelloul Bendaoued, l’un des rares autochtones élève du conservatoire municipal, comme le précurseur de la trompette, et qui deviendra chef d’un orchestre qui accueillera plusieurs musiciens parmi lesquels Lahouari Blaoui après son emprisonnement par l’administration coloniale (1958), comme aussi Maurice Medioni le pianiste oriental, Boutlélis le batteur, Manou le saxophoniste, les frères Serrour ( guitare et contre –basse )... Il accompagnera chanteurs et chanteuses à l’instar de Saïdi (Belhadj Ahmed), Cheikh Tayeb (Attar), Meriem Abed, Hasni Serrour , Ahmed Saber etc. [3]

Par contre les trompettistes issus de la communauté juive d’Algérie, excelleront en musique classique européenne, en jazz et autres genres contrairement à ceux, musiciens interprètes d’autres instruments et chanteurs célèbres de haouzi et d’andalou. [4]

Pour le genre raï, il faut attendre l’émergence de Messaoud Bellemou élève de la lyre municipale d’Aïn Témouchent, chez Henri Couton qui a épousé la cause algérienne lui et son fils martyr de la révolution marié à une autochtone. Le jeune Messaoud qui excellera dans les défilés des fêtes nationales à l’instar d’autres jeunes, créera (à 17 ans) son propre groupe pour animer le stade, et accompagner le club de football CRT (musique de scènes, airs flamenco ...) ; ensuite il baignera dans la musique de cirque qu’il animera dans l’ouest algérien, et accompagnera les cortèges de mariage. La touche principale de ce modernisateur du raï c’est la transposition approximative des airs mélodiques du genre dit « Trab » avec des tentatives d’arrangements plus ou moins réussis, brassés à d’autres genres comme le diwan-gnaoui, musique zorna, haouzi , gherbi… d’où son chef - d’œuvre intarissable sur le mode « Boléabor » (mode ou plutôt bordj diwan-gnaoui) : « Tarata ». Malgré cela, la trompette n’a pas délogé à Aïn Temouchent la ghaïta citadine du duo des cheikhs Kaddour Abid et Boualem Goumbri, mais elles ont coexisté. [5]

D’autres trompettistes ont émergé un peu partout en Algérie dans les lyres municipales et participent aux défilés des scouts dans la ferveur des premières années de l’indépendance. Et bien sûr des groupes à la mode sur le modèle latino-américain, notamment à Alger et les autres grandes villes du pays qu’il faudrait étudier de près. [6]

Par ailleurs, la trompette avait fait son apparition en pleine guerre de libération nationale dans l’hymne national « Qassaman », donc dans la musique militaire nationale, écrit par le grand poète Moufdi Zakaria et composé par le grand compositeur égyptien Mohamed Fawzi en 1957, qui l’introduit dans l’orchestration. Ensuite , cet instrument majestueux et toute la famille des cuivres se développeront au « Harasse El Djemhouri ». [7]

Certainement , l’usage de cet instrument se développa en rapport avec le football après l’indépendance nationale, parce qu’avant il y avait les groupes zorna de « S’hab El Baroud » auxquels s’identifiaient les nationaux tout en se différenciant des pieds-noirs colonialistes. Et l’on verra à Oran émerger le jeune Djâffar Benssetti dans l’animation du groupe de l’ASMO sous l’influence de M. Bellemou avant de devenir membre du groupe de cheb Khaled. [8]

Ceci dit, en auditionnant les anciens disques des années trente de la fantaisie algérienne, on en déduit l’enregistrement avec une section des cuivres comme chez Mohamed El Kamel sans pouvoir identifier les interprètes, qui sont des musiciens de studio inconnus, sur des airs de l’époque de Music - hall . Ainsi les premiers noyaux d’orchestres modernes, à ma connaissance, comme celui des frères Beys à Alger, celui de L.Blaoui à Oran et d’autres dans les centres urbains avant l’indépendance, ne comprenaient pas de trompettes, et ce malgré l’introduction de plusieurs instruments modernes comme la guitare, l’accordéon, le piano… ni d’ailleurs la troupe artistique mobile du FLN , dont faisait partie Ahmed Wahbi, auteur à l’époque de plusieurs hymnes et chants patriotiques. [9]

L’État algérien embryonnaire du temps de l’Emir Abdelkader hissait l’emblème national nouveau (vert -blanc) toujours comme du temps de la régence turque avec la ghaîta et le t’bal ; alors que même les différents mouvements insurrectionnels de toutes les régions du pays encourageaient leurs combattants à l’aide de la poésie - dans les langues maternelles - déclamée et des divers instruments traditionnels, à vent et à percussion. [10]

Certes, certains algériens mobilisés dans l’armée française lors des deux guerres mondiales, notamment dans les régiments spahis, étaient musiciens interprètes de hautbois « ghaîta », à côté d’européens trompettistes – majors. Alors que l’ALN de l’intérieur anima des fêtes en pleine campagne avec des instruments traditionnels. Mais par contre celle des frontières tenait discrètement divers centres, surtout ceux du MALG, et n’usait surtout pas de trompette, sauf les radios qui émettaient les chants patriotiques enregistrés, et enfin en 1960 l’état-major général de l’ALN créa le premier noyau d’une fanfare militaire avec toutes sortes d’instruments dont la trompette. [11]

Même les groupes scouts de l’époque coloniale, dominés par le mouvement national (parfois comme couvertures à des activités illégales), dans leurs diversités utilisaient les instruments traditionnels pour se différencier symboliquement par rapport aux pieds-noirs ; et ce n’est qu’ après l’indépendance nationale qu’ils ont introduit la trompette , et toute la famille des cuivres en puisant dans le potentiel des fanfares locales. [12]

L’introduction de la trompette a - t - elle été décisive
dans la modernisation du raï ?

La trompette a été précédée dans ce genre par le violon, la derbouka, le tar, le t’bal, les krakibs et l’accordéon ; et elle a été suivie ensuite par le principal instrument d’accompagnement, en l’occurrence le clavier, et enfin le synthétiseur et d’autres comme le saxophone, la boîte à rythme, le bendir, la batterie, la guitare, la basse, les effets sonores produits lors d’enregistrement en studio… Alors que la chanteuse et le chanteur du rai rural, à distinguer des genres du bédoui, se faisaient accompagner par un guellal (Qallouz) et des guesbas. Donc il n’y a pas dans l’évolution du groupe raï que l’intrusion de nouveaux instruments qui détrônent d’anciens, mais aussi réintroduction d’anciens instruments ou de leurs timbres reproduits artificiellement , analogiquement et même numériquement. [13]

Certes la trompette instrument à vent, qui ne remplacera jamais la guesba, et qui est par définition considérée comme instrument transpositeur dans le groupe raï moderne correspond à la guesba dans le groupe traditionnel ; mais son inconvénient c’est de ne produire que des tons et demi-tons, et le virtuose en trompette comble ces limites par les diverses techniques de jeux comme les appogiatures (trémolos , trilles , gruppettos…), mais surtout le flatterzung -mouvement oscillatoire-(de la langue et de la gorge). [14]

Et c’est pour cette raison fondamentale qu’ il est conseillé aux générations nouvelles des trompettistes, pour sauvegarder l’âme de certaines mélodies du raï, de jouer avec la trompette (ultra-chromatique) à quart de ton , dite atypique inventée dans les années soixante par Nassim Mâalouf, chez « Selmer » père de son principal interprète actuel et virtuose Ibrahim Mâalouf, neveu du célèbre écrivain libanais Amine Mâalouf, et comprenant quatre pistons au lieu de trois.(15) [15]

La modernisation du raï ne se mesure donc pas uniquement à l’introduction de nouvelles sonorités, comme la trompette en son temps, et l’amélioration de l’orchestration en général, mais surtout à la qualité des arrangements et compositions due au génie créateur du compositeur capable de puiser sa « matière première » dans le folklore populaire pour en produire de nouvelles et belles créations modernes agréables à l’oreille, et qui n’en déforment pas les habitudes auditives. Ainsi qu’au parfait dosage (bien mesuré) des techniques universelles polyphoniques, harmoniques et contrapunctiques sans exagération qui dépersonnalise et dilue la création artistique originale. [16]

La saga de la trompette à Aïn Temouchent :

À ma connaissance , celui qui secondait Messaoud Bellemou comme trompettiste dans son groupe avant de s’en séparer, et ensuite arrêter de jouer définitivement pour raison de santé ,c’est le jeune de l’époque Mouffok Boumediene dit « Mimi » qui a été aussi chanteur. Et les autres trompettistes qui vont émerger de la lyre municipale, ce sont l’un des deux frères Kerras (le junior), Yekhlef Larbi, « Tico »...
Ensuite, il y’a eu l’émergence de nouveaux jeunes grâce au travail de formation par des moyens rudimentaires et à « l’oreille », favorisé par l’engouement pour cet instrument en vogue très demandé dans les cortèges nuptiaux, et cela sous l’égide de Messaoud Bellemou.
Et dans le tas on peut citer parmi les participants et lauréats du premier concours de wilaya de la trompette, que j’ai eu l’honneur d’initier et d’en être le co-président de jury, en 1995 avec le pionnier de la trompette dans le genre raï M.Bellemou, (Le Quotidien d’Oran surtout et El Watan en avaient bien couvert les préparatifs et le déroulement à l’époque) comme les neveux Bellemou Miloud et Said, les cousins Blels, Benaffane, Bouhassoune… Depuis ce temps leur nombre s’éleva encore malgré les obstacles créés par des rentiers -bricoleurs. Certains ont eu la chance de faire une carrière , non seulement locale, mais nationale et internationale notamment dans le groupe de Bellemou, qui sillonna le monde, comme Miloud Bellemou qui avait été classé le premier. [17]

Comparaison entre le saxophone et la trompette
dans la musique algérienne :

Le saxophone, création nouvelle en 1846 par rapport à la trompette qui est un instrument que l’on retrouve dans notre antiquité sous forme rudimentaire, et avec divers matériaux de fabrication, a été introduit dans la musique algérienne avant la trompette. [18]

À Oran , il était interprété par « Manou » Manuel Martinez d’origine hispanique et élève du conservatoire municipal, dans l’orchestre de Djelloul Bendaoued. À Aïn Temouchent il était interprété par le brillant Brahim Bihi dans l’orchestre El Farah, ensuite l’orchestre local ; ceci dans la musique moderne « Asri » et le « Wahrani », mais dans le genre raï il a été introduit, après la trompette, par entre autres Ghana El Maghnaoui qui avait longtemps travaillé avec le groupe de Messaoud Bellemou à Alger. [19]

Mais malgré les apparences le saxophone est un instrument qui n’appartient pas à la même famille que la trompette, quoi qu’ils soient tous les deux des instruments à vent. Il est de la famille des bois (fabriqué généralement en alliage : Laiton) à cause de l’émission des sons musicaux et leur perception par le cerveau humain à travers l’appareil auditif, grâce à la vibration d’une anche fixée à son bec, très souvent en bois, par la vibration de la colonne d’air. Alors que par contre la trompette est un instrument de la famille des cuivres à embouchure dont le son est émis par la vibration de la colonne d’air et grâce à la forme de celle-ci, et au mouvement des lèvres de l’interprète. [20]

Le concours de la trompette de Aïn Temouchent
et ses perspectives :

Le concours de la trompette a complètement dévié depuis son lancement il y a plus de quinze ans ; et il vaudrait mieux le réorienter dans sa direction initiale, et le confiner exclusivement à cet instrument dont la région conserve une tradition et des acquis scientifiques. Comme il est temps d’asseoir sur de solides bases un conservatoire municipal, qui prendra en charge loin du bricolage actuel, scientifiquement, pédagogiquement, et humainement son organisation et son élargissement progressif national avant son institutionnalisation, ainsi jusqu’à lui donner peut-être avec le temps une dimension Maghrébine avec une périodicité plus étalée. [21]

Aïn Temouchent, le 08 juin 2011.**
Boumediene Lechleche***
Chercheur-musicologue

___________________________

* Cette brève étude était à l’origine une interview (modifiée et approfondie) pour le compte du journal ElWatan non publiée datant de l’an passé avec son correspondant Mohamed Kali.

** L’idée de la journée de l’artiste coïncidant avec le 8 juin de chaque année a été suggérée par l’auteur en 1994 à travers une émission spéciale à la chaine une de la radio, sur le chahid Ali Maâchi chef d’orchestre et auteur-compositeur de la grande fresque « Angham El Djazair » qui repose sur les airs mélodiques de toutes les régions d’Algérie. Elle n’a été adoptée officiellement qu’en 1998.

*** L’auteur de formation universitaire en histoire (enseigna au lycée Lotfi et à l’université d’Oran dans les années 80) , il s’était spécialisé sur l’histoire de la musique algérienne (magister inachevé en 1988 sur ce thème) ; il avait introduit cette discipline ne figurant pas au programme officiel à l’institut régional de musique d’Oran où il l’a enseigné momentanément en 1995. Il a été auparavant conseiller au palais de la culture d’Oran, chargé du département musique de 1992 à 1995. Par ailleurs il a été membre de la commission de l’ONDA à Oran en sa qualité de chercheur musicologue et auteur-compositeur sur pianOranais, et initiateur du premier syndicat autonome des artistes de la musique en 1998… Il a donné depuis plus de 20 ans des conférences sur les musiques nationales à travers diverses régions du pays (Oranie, Algérois, Kabylie, Sud-Ouest ) et produit une série d’études écrites et audio-visuelles (et émissions radiophoniques) ainsi que quelques récitals solo de pianOranais, dont l’un à Alger télévisé en début avril 2001 mais censuré !!! etc.

Notes

[1] Le débarquement des alliés en 1942 avait donné lieu à une activité musicale intense des algériens avec les soldats américains et par exemple Blaoui Lahouari, au vu de son talent musical, avait reçu l’invitation d’émigrer aux USA.

[2] Lexique inédit de la musique algérienne de l’auteur.

[3] Revue de presse, discographie de l’époque et témoignages d’acteurs.

[4] Oran-Temouchent constitua une école d’andalou-haouzi contrairement à l’idée répandue des trois écoles constitutives et des soit disant 24 noubas.

[5] Etude audio sur la genèse du raï moderne de l’auteur, émission de la radio d’Oran 1994 co-animée avec Mohamed Alem.

[6] Mais aucun trompettiste n’avait connu la notoriété comme Messaoud Bellemou en Algérie et dans le monde grâce à l’internationalisation du genre raï et ses succès.

[7] Analyse d’enregistrement de l’époque ; la percussion saccadée par l’alternance des tambours et timbales a été ajoutée ultérieurement par le compositeur Haroun Rachid en prélude à l’hymne national « Qassamen ».

[8] Etude de l’auteur (conférence) sur « S’hab El Baroud » le chef-d’œuvre de Hanani Lahouari en réaction à la cantate « algérienne » du centenaire ; le premier à appeler à l’insurrection armée contre le colonialisme en 1930.

[9]

  • Audition d’un enregistrement des années trente de Mohamed El Kamel sur un air de Music-hall.
  • Etude audio de l’auteur sur le style oranais moderne émission de la radio d’Oran 1994.

[10] Joseph Escoffier, le trompette du 2ème régiment de chasseurs d’Afrique fait prisonnier pendant presque un an prés de Sidi Youcef, depuis le 22septembre 1843, et libéré par l’Emir, joua parait-il un air de sonnerie de trompette à la demande de celui-ci qui lui remettra sa légion d’honneur envoyée par son roi. Subjugué par la personnalité de l’Emir, il demandera d’être affecté à Pau où été séquestré celui-ci pour le servir.. ! (S.H.D réf. 4M163, Emmanuel Dufour - transcripteur - Mai 2007).

[11]

  • Jules Rouanet avait signalé la création d’orchestre militaire indigène « La Nouba des tirailleurs » mais sans trompette , avec au répertoire « la Marseillaise » traduite à l’arabe, airs d’opéras, marches militaires et chansons coloniales vers 1912/13. Mais la visualisation de l’iconographie de l’époque démontre l’introduction des instruments à vent de la famille des cuivres comme le clairon… à côté de la ghaita en 1883 et peut-être avant !
  • L’auteur ayant rencontré en 2009 un « ghaït » - major mobilisé dans l’armée en 1936 habitant l’ex. Berthelot (Daoud-Youb).
  • À la base BenM’hidi à Oujda, A.Soudani dirigea cette 1ére fanfare militaire (temoignages oraux).

[12]

  • Etude citée sur « S’hab El Baroud ».
  • Toutes les anciennes villes -garnisons de la période turque grouillaient de troupes pareilles avec diverses appellations (Zorna, Tbal, Idhebalen…) à ne pas confondre avec celles du sud dont les genres musicaux diffèrent totalement.

[13] Étude citée sur le genre rai.

[14] Vaclav Rubica , “La Qasba algérienne et sa musique” - Naprstek Muséum - Prague 1980.

[15]

  • Ilies Sehab, “les instruments à quart de ton” Beyrouth 1975 . (Article en arabe).
  • Le jazzman américain Don Eliss avait lui crée sa trompette à quatre pistons en 1965 chez « Holton » sous l’influence de la musique indienne pleine de subtilité, enchevêtrée de pentatonisme et d’ultra-chromatisme et d’une richesse rythmique inouïe.
  • Etude sur le piano à quart de ton de l’auteur, Oran 1993, éditions du PACO.
  • Il faudrait penser à inviter Ibrahim Maâlouf à un concert lors du prochain concours (en final) et en profiter pour faire connaitre et adopter sa trompette à quart de ton par nos jeunes artistes, car elle répond mieux à notre sensibilité musicale.

[16] Étude audio de l’auteur déjà citée sur le genre raï.

[17]

  • Il semble que AïnTemouchent est devenue un véritable réservoir de trompettistes.
  • Said Mouas, La lyre municipale de Temouchent, et le concours régional de la trompette, articles de 2005 (Echo-d’Oran).
  • Brahim Bihi le saxophoniste avait débuté paraît-il comme trompettiste à la lyre municipale.

[18] Étude audio de l’auteur sur la musique moderne algérienne, émission de la radio d’Oran 1994.

[19] Études audios citées.

[20] Georges Gourdet, “Les instruments à vent” - collection Que-sais-je ? n° 267, PUF 1967.

[21] le projet du concours sur la trompette en 1995 a été inspiré à l’auteur par celui du saxophone de Belgique (Dinant), sans plagiat et après un effort exceptionnel d’adaptation aux réalités nationales et locales par une étude musicologique approfondie.

  • N’est-il pas temps de former des jeunes filles en trompette malgré l’endurance qu’exige cet instrument ?

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