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LUCETTE ET SA VIE D’ALGERIENNE COMMUNISTE

jeudi 29 mai 2014


Les obsèques se dérouleront vendredi 30 mai

à La Seyne-sur-Mer

à 14h.15,
chambre funéraire,
2, rue Alfred de Musset

et à 15h.30
au crématorium


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photo Kh G.

LUCETTE ET SA VIE D’ALGÉRIENNE COMMUNISTE - socialgerie - Sadek Hadjerès ;


SAFIA A REJOINT BACHIR - HIER AU MOIS DE MAI - poème de Fateh Agrane ;


Adieu camarade Lucette Hadj Ali ; - Khider Louelh
 [1]


Hommage : LUCETTE ! - Mohamed Benchicou - le 26 mai 2014 ;


MESSAGE – TÉMOIGNAGE - “POUR LUCETTE” – par “LES AMIES DE LUCETTE” ;


LUCETTE HADJ ALI EST DÉCÉDÉE - blog de Bernard Deschamps
le 28 mai 2014 ;


LUCETTE ET SA VIE D’ALGÉRIENNE COMMUNISTE

Sadek Hadjerès
socialgerie
le 26 mai 2014

Une triste nouvelle nous parvient : le décès de Lucette HADJ ALI, née Larribère

Dernièrement encore, notre camarade affrontait courageusement jusqu’à ses 94 ans, les maladies qui ont assombri les dernières années d’une existence consacrée aux luttes infatigables de libération nationale et sociale de son pays, l’ Algérie.

À toute sa famille, ses enfants et proches, Socialgerie présente ses condoléances émues.
Ses obsèques se dérouleront à Seyne sur Mer (près de Toulon), ce vendredi 30 mai.

Lucette est née et a grandi à Oran, dans une famille qui, à l’image de son père Dr Jean Marie Larribère et de son oncle Dr Camille Larribère, a donné au combat anticolonialiste des contributions qui ont fait date dans cette région et à l’échelle nationale.
Elle a relaté avec modestie il y a quelques années dans un petit ouvrage [2] (qu’on aurait souhaité encore plus étoffé) différents épisodes de son existence pleine d’abnégation au service de la liberté, du bien commun et de l’idéal socialiste et communiste.

Elle s’est engagée dès sa jeunesse avant la guerre de libération dans les luttes de terrain et à des postes de responsabilité, notamment dans le mouvement de masse féminin (Union des femmes algériennes) ainsi que dans la prestigieuse équipe volontaire d’Alger républicain.

Après le premier novembre 54, son engagement direct au service de la lutte armée et notamment dans l’appareil de direction et de coordination des CDL (Combattants de la Libération) [3] lui permit d’apporter une contribution précieuse à ce combat, au prix de lourds sacrifices personnels et familiaux.

Après l’intégration des CDL dans l’ALN-FLN, sa contribution politique et pratique aux activités autonomes et unitaires du PCA fut tout aussi précieuse au niveau de la direction, alors que celle-ci poursuivait son activité clandestine sur le sol national malgré le féroce quadrillage colonialiste.

Après l’indépendance, Lucette a poursuivi son engagement politique, notamment à travers deux épisodes particulièrement éprouvants face à la répression antidémocratique du pouvoir en place et du parti unique FLN.

Le premier a été la contribution irremplaçable de Lucette pour maintenir une liaison politique et pratique avec les dirigeants PCA et FLN emprisonnés avec son mari Bachir Hadj Ali premier secrétaire du PCA, après les odieuses tortures subies dans les locaux de la Sécurité militaire en septembre 1965.
On lui doit en particulier de nous avoir transmis les textes de "L’Arbitraire" et des "Chants de Septembre" [4] ainsi que les échanges d’opinions qui ont précédé la
décision de fondation du PAGS en janvier 1966.

Le second épisode a été l’admirable affection et courage avec lesquels elle a soutenu son mari frappé d’une inexorable maladie au cours des années 80.

La mémoire de Lucette Hadj Ali continuera à éclairer et renforcer les volontés de lutte des jeunes générations. Nul doute que les témoignages de ceux qui ont côtoyé ses luttes dans le PCA et le PAGS enrichiront la connaissance de son parcours.

Socialgerie, 26 Mai 2014

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Safia [5]
a rejoint
Bachir [6]

Hier au mois de mai

poème de Fateh Agrane

Safia a rejoint Bachir

Hier au mois de mai

Ya goumriet lebroudj [7]

Qu’as-tu à refleurir

Que tu n’as pas fleuri

Qu’as-tu a plus chérir

Que fière Algérie

Qu’as-tu à parcourir

Plus que les tortures

De ton défunt mari

Qu’as-tu encore à nous dire

Que Bachir n’a écrit

Dans mansarde sur pelure

Pour tes yeux sa chérie

Pour l’humain avenir

De justice nourrie

Safia a rejoint Bachir

Hier au mois de mai

J’ai vu le ciel sourire

Et combat s’animer

De classe bien sur

Serein à jamais

Battant la mesure

D’un poème déclamé

Safia a rejoint Bachir

Hier au mois de mai

Fateh Agrane

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Adieu camarade Lucette Hadj Ali

Khider Louelh


Triste nouvelle que celle annoncée, il y a quelques jours au journal du 20 heures par la télévision Algérienne. Lucette (Safia) épouse Bachir Hadj Ali, une grande figure de la lutte pour la justice sociale, la paix et surtout pour une Algérie libre et indépendante, nous a quitté à jamais. Ma tristesse a été grande, tant et tant de souvenirs me sont revenus en mémoire et que je pourrais évoquer à longueur de pages. Surtout les souvenirs datant des années 1963 à 1965, à Alger, chez toi à « Hussein Dey » où, souvent, je me rendais plusieurs fois par jour pour rencontrer Bachir dont j’étais collaborateur.

Toujours souriante, accueillante, prévenante. Toujours un mot gentil pour mettre à l’aise le jeune militant inexpérimenté que j’étais et qui craignait les réactions du dirigeant, de notre « patron », Bachir Hadj Ali. Ce dernier était pour moi tout là-haut, au sommet des sommets, un intouchable à qui on doit obéir sans réserves.

Jamais je ne t’ai vu, Lucette, t’énerver, t’emporter. Toujours, au contraire, présente pour dédramatiser et aplanir les problèmes qui pouvaient se poser quand Bachir était mécontent.

Repose en paix Lucette, tu le mérites bien et l’Algérie non seulement se souviendra mais, aussi, te sera toujours reconnaissante pour ton action, ton engagement en faveur des humbles et de la justice sociale pour tous.
Quant à moi, je te dis seulement merci, mille mercis pour ton soutien quotidien et ton aide qui m’ont été précieux.

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Kh G.

Hommage : LUCETTE !

Mohamed Benchicou
le 26 mai 2014

Elle m’avait appris l’histoire, la géographie et deux ou trois petites choses dont je saurai plus tard qu’elles m’avaient servi de lanternes quand, dans ma vie, il faisait nuit.

C’était en 1971, à Alger, sous Boumediene et Lucette venait en Deux chevaux, « ma brouette pour aller chaque samedi à Cherchell ». C’était en 1971, sous Boumediene et « Cherchell », il valait mieux ne pas répéter deux fois. On ne savait jamais. Du reste, Lucette ne parlait ni de Cherchell, ni du PAGS, ni même de politique, seulement d’histoire, de géographie, de la pluie parfois, du mauvais temps et du bac. J’étais son meilleur élève, ce qui ne m’ouvrait droit à rien, seulement à des remontrances : « Ne dors pas sur tes lauriers ! » C’était la combattante qui parlait, mais moi, en retard d’une époque, je parlais à la prof. Elle avait des cheveux blonds, des yeux rieurs, un optimisme exaspérant, une vitalité de jeune fille. « Tu as compris ? Ne dors pas sur tes lauriers ! » Non, Lucette, c’est promis ! Des yeux rieurs, un sourire éternel accroché aux lèvres d’une belle bouche. Comment y voir le portrait d’une dame à la vie si dure, aux idéaux si intransigeants ?

Lucette, Moudjahida, journaliste engagée à l’hebdomadaire du Parti communiste algérien, puis à Alger Républicain en 1952. Elle ne parlait pas de cela, Lucette. Jamais. Seulement d’histoire, de géographie, de la pluie et du beau temps. Elle ne parlait pas de la guerre. Elle l’avait faite du côté du FLN. Elle ne parlait pas de torture. Ni de Bachir. Ni de Cherchell. Ni d’Ain-Sefra :

« Je jure sur la haine et la foi qui entretiennent la flamme
Que nous n’avons pas de haine contre le peuple français ».

Bachir Hadj Ali écrivait-il pour Lucette ? Sans doute.

« Je jure sur l’angoisse démultipliée des épouses
Que nous bannirons la torture
Et que les tortionnaires ne seront pas torturés ».

Elle ne parlait pas de cela. Non jamais.

Elle ne parlera plus de rien. Lucette est morte aujourd’hui.

Il n’y a brusquement rien à dire. Tout a été dit.

Sources TSA

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MESSAGE – TÉMOIGNAGE

Les amies de Lucette

Pour Lucette ,

Qui sinon toi
Patrie au cercueil décloué
Qui souffle aux lèvres de Lucie en veste rouge
Le cri de Houriya emmurée

Kateb Yacine (extrait « Le fourgon cellulaire »)

Lucie Safia Hadj Ali née Larribère n’est plus. Les lèvres de « Lucie en veste rouge », c’est Lucette que célèbre Kateb Yacine, ont rendu leur dernier souffle. Celle que tout le monde appelait Lucette, est décédée ce matin à la Seyne sur Mer, près de Toulon, entourée de ses enfants. Elle repose loin de l’Algérie qui l’a vue naître et qu’elle a aimée de toutes ses forces. Sincèrement et passionnément. Jusqu’à ce dernier souffle. Après une vie accomplie, elle s’en est allée en ce mois de mai rejoindre son amour, Bachir Hadj Ali, parti en mai lui aussi.

Née à Oran en 1920 dans une famille de militants, Lucette, tout comme ses sœurs Suzanne, Paulette et Aline, s’est naturellement engagée contre le système colonial, contre toutes les injustices, contre toutes les oppressions. Celles qui brutalisent les peuples et les femmes.

Lucette était une combattante. Depuis bien avant 1954 et jusqu’à la fin de sa vie, elle a été de toutes les luttes pour la liberté, l’émancipation des femmes et le progrès social. Son courage n’a d’égal que sa modestie.

Et c’est avec une immense pudeur qu’elle a accepté enfin de livrer son « Itinéraire d’une militante algérienne » et de publier les lettres que lui adressait Bachir pendant la longue et douloureuse séparation qu’ont imposée les auteurs du coup d’Etat de 1965 à tous ceux qui s’y étaient opposés.

Plus tard, Lucette a quitté l’Algérie en 1993, la mort dans l’âme. Il a fallu toute la force de persuasion de ses camarades pour décider celle qui ne redoutait rien, à s’éloigner de sa terre natale et de trouver refuge auprès de ses enfants.
Elle est retournée en Algérie dès qu’elle l’a pu et jusqu’à ce que son état de santé ne lui permette plus de se déplacer.

Lucette ne s’est pas éteinte car chacune et chacun de nous garde vivante la flamme passionnée de son regard. A Alger, Oran, Marseille et Paris, sa révolte contre le code de la famille et contre toutes les injustices résonne encore. Que Lucette repose en paix.

Le 26 mai 2014

Les amiEs de Lucette

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LUCETTE HADJ ALI EST DÉCÉDÉE

blog de Bernard Deschamps
le Mercredi 28 mai 2014

http://www.bernard-deschamps.net/article-lucette-hadj-ali-est-decedee-123754784.html

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de gauche à droite : Mireille Berthier, Annie Deschamps, Lucette Hadj Ali, Naget Khadda, Germain Allogues et Alain Cymbler

Avril 2008. Nous avions rendez-vous avec Naget Khadda, la veuve de Mohamed Khadda, à son domicile à Alger. Elle avait gentiment accepté de recevoir tout notre groupe de voyageurs. Le domicile de Naget qui comptait également à l’étage l’atelier de son mari resté en l’état, est un véritable musée des œuvres du chef de file des peintres qui, à l’indépendance, ont rompu avec la tradition orientaliste et révolutionné la peinture algérienne.

Naget nous ouvre. Nous pénétrons dans la salle de séjour dont les murs sont tapissés de tableaux, et, ho surprise ! car nous n’y étions pas préparés, Naget nous présente son amie Lucette Hadj Ali, que l’on aperçoit sur la photo ci-contre. L’émotion que j’ai alors éprouvée est sans doute la plus forte que j’aie jamais ressentie. J’avais la gorge nouée. Incapable pendant de longues minutes de prononcer la moindre parole, car me revenait soudain en mémoire le parcours de son mari Bachir Hadj Ali, poète et secrétaire général du Parti Communiste Algérien, l’initiateur des maquis communistes pour l’Indépendance, les Combattants de la Libération dont Lucette fit partie dès l’origine. Négociateur, en compagnie de Sadek Hadjeres en 1956 avec Ramdane Abane, de l’intégration des militants communistes au sein du FLN.

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L’arbitraire

 [8]

Bachir qui sera pourchassé par les troupes françaises... et emprisonné et horriblement torturé en 1965 lors de la prise du pouvoir par Houari Boumedienne. Mohamed Khadda peindra Le supplicié (ci-dessous) d’une violence et d’une douleur insoutenables en hommage à son ami Bachir. Ce tableau que nous avons pu voir, était toujours dans son atelier.

Lucette Larribière, de son nom de jeune fille, était née en 1920 à Oran. Elle vient s’installer à Alger en 1942 où elle est journaliste à l’hebdomadaire des communistes algériens Liberté, puis au mensuel Femmes d’Algérie. Elle collaborera par la suite au quotidien Alger Républicain aux côtés d’Henri Alleg, Jacques Salort, Boualem Khalfa, Isaac Nahort. Ces dernières années, elle était venue vivre en France auprès de ses enfants.

Ce qui frappait d’emblée chez Lucette qui avait tant donné et tant souffert, était son sourire d’une infinie douceur.

Les obsèques se dérouleront vendredi 30 mai à La Seyne-sur-Mer, à 14h.15, chambre funéraire, 2, rue Alfred de Musset et à 15h.30 au crématorium.

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FORUM

MESSAGES :


LUCETTE ET SA VIE D’ALGERIENNE COMMUNISTE

30 mai 19:10, par rouani djamel

Merci camarades photos sur ce lien

https://www.facebook.com/rouanidz/media_set?set=a.4207247195247.1073742024.1706967086&type=3+https://www.youtube.com/watch?v=TVV4J3arL3s


L’ARBITRAIRE, par BACHIR HADJ ALI

30 mai 18:19, par Safiya

Je pleure de colère tardive

Je pleure d’indignation impuissante

Je pleure d’ignorer l’histoire réelle de mon pays et de ses Hommes

Je pleure l’irréparable fêlure de l’imposture

Je pleure la méconnaissance d’hommes et de femmes qui ont tant donné pour que l’on soit et qui restent frappés d’ostracisme du fait qu’ils-elles sont communistes

Pour Lucette et Bachir femme et homme Amour-toujours

Tu es absente Lucette autant que l’est Bachir ton amour

De ma mémoire effilochée

De petite fille colifichet

Vrillée de fils de fer barbelés

Avec Bèba et Yemma harcelés

Tu es absente Lucette autant que l’est Bachir ton amour

De ma mémoire d’adolescente

Refusant la vie indécente

De mes élans contrariés

Et mon devenir entravé

Tu es absente Lucette autant que l’est Bachir ton amour

De ma mémoire de "prime" femme

Qui voulait être et ne pas rendre âme

Prenant le maquis de l’exil âpre

Et mes vingt ans en bandoulière

Je te découvre à l’automne de ma vie

Au moment où tu quittes la tienne de vie

Et te remercie pour ce par delà la mort

Tu nous donnes encore

À titre posthume

Combler nos lacunes



[1socialgerie s’excuse auprès des lecteurs de l’omission involontaire du nom de l’auteur de ce message Louelh Khider ; le message était particulièrement significatif du fait que Khider était un collaborateur proche de Bachir dans des conditions de travail particulièrement éprouvantes

[2Itinéraire d’une militante algérienne (1945-1962) - Lucette Larribère Hadj Ali - éditions du Tell 2011 - 3 rue des frères Torki, 09000 Blida Algérie www.editions-du-Tell.com

[3sur socialgerie se référer entre autres à la brève 435 : PCA-CDL (Combattants de la libération) et FLN-ALN DANS LA GUERRE D’ INDÉPENDANCE : LIENS UTILES sur socialgerie", mise en ligne le 5 février 2012 - sous rubrique “50ème ANNIVERSAIRE
DE LA FIN DE LA GUERRE DE LIBÉRATION EN ALGÉRIE”

[5SAFIA : est le surnom de Lucette Laribere (épouse
De Bachir Hadj Ali ) qui vient de nous quitter hier à l’âge de 95 ans

[6Bachir Hadj Ali : Bachir Hadj Ali est né dans la Casbah d’Alger le 10 décembre 1920 d’une famille modeste originaire d’Aït Hammad (Azeffoun) en Kabylie. Il suit les cours de l’école coranique et de l’école française mais, pour aider sa famille, renonce en 1937 à entrer à l’École normale d’instituteurs.
Après sa démobilisation, il adhère en 1945 au Parti communiste algérien (PCA). En 1948 il devient rédacteur en chef du journal “Liberté”, organe central du PCA, entre à son secrétariat en 1951 et est en 1953 condamné à deux ans de prison par les tribunaux coloniaux pour atteinte à la sûreté de l’État.
Demeuré dans la clandestinité durant toute la guerre de libération nationale, Bachir Hadj Ali négocie en 1956 avec Sadek Hadjerès l’intégration à titre individuel dans l’ALN des « Combattants de la libération », organisation militaire des communistes algériens, créée en 1954, dont il est responsable. Il prend alors la direction du PCA.
Après l’indépendance
Après l’Indépendance le président Ben Bella interdit en novembre 1962 le PCA. Bachir Hadj Ali est, auprès de Mouloud Mammeri, Jean Sénac, Mourad Bourboune, l’un des fondateurs de l’Union des écrivains algériens, dont il démissionne en 1963.
Après la prise du pouvoir par Houari Boumediène le 18 juin 1965, il crée avec la gauche du FLN, Hocine Zahouane et Mohammed Harbi, l’« Organisation de la Résistance Populaire » (ORP). Il est en septembre arrêté et torturé dans les locaux de la Sécurité militaire à Alger. Transféré en novembre à la prison de Lambèse il écrit L’Arbitraire sur des feuilles de papier toilette qu’il parvient à transmettre, dissimulées dans des cigarettes évidées, à sa femme Lucette Laribere lors de ses visites. Le texte qui décrit les tortures qu’il subit, et dont il conservera de graves séquelles, est publié en 1966 aux Editions de Minuit.
Libéré en 1968, Bachir Hadj Ali est assigné à résidence à Saïda puis Ain Sefra. Interdit de séjour dans les grandes villes algériennes, il ne regagne Alger qu’en 1974.
Écrivant poèmes et essais, Bachir Hadj Ali, fondateur en 1966 du Parti de l’Avant-Garde Socialiste (PAGS), mène dès lors une intense activité, interrompue à partir de 1980 par la perte progressive de la mémoire. Il meurt à Alger le 8 mai 1991.

[7Goumriette lebroudj : pigeonne qui niche les hautes tours

[8voir aussi sur socialgerie

  • SEPTEMBRE 1966 ... OCTOBRE 1988 ..... ???? - L’ARBITRAIRE, par BACHIR HADJ ALI - LE DEVOIR DE VIGILANCE ET DE MOBILISATION... - mise en ligne le 14 janvier 2010, article 135.

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